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Les autorités au pied du mur

Publié le 20/12/2015, par dans Non classé.

Faute d’anticipation, le gouvernement a été poussé à revoir dans l’urgence sa copie en matière de politique budgétaire, pour tenter de limiter les dégâts induits par la baisse drastique des cours du pétrole, seule source de revenus du pays.
Il laisse entrevoir, par ailleurs, une possible mise en branle, à moyen terme, d’une politique ciblée des subventions pour rationaliser ses dépenses.

La démarche semble pourtant très peu assurée de la part du gouvernement, qui veut en même temps grignoter quelques économies au vu de la conjoncture économique difficile, tout en reculant la perspective d’une remise en cause pure et simple de la politique de subventions, jugée anti-économique et souvent décriée par les institutions internationales.

Alors qu’il aurait pu s’attaquer à ce « fardeau» avec plus de sérénité lors des années fastes, en proposant des mécanismes de protection des couches les plus vulnérables et en luttant contre le gaspillage, le gouvernement — qui se retrouve empêtré dans une situation financière inextricable qui risque de s’aggraver au fil de la baisse du prix du baril — souffle le chaud et le froid dès que la question des subventions est abordée, tant les craintes d’une contestation sociale sont tangibles.

Pour le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, la révision de la politique de subventions relève d’un caractère « sensible et compliqué». « Nous travaillons sur la maîtrise de la politique des aides sociales tout en continuant à protéger les couches défavorisées. C’est notre vision à moyen terme», a-t-il indiqué récemment, dans ses réponses aux questions des membres du Conseil de la nation à l’issue du débat sur le texte de loi de finances 2016.

Exercice difficile

Le gouvernement lorgne ainsi clairement vers l’option maintes fois ébauchée par le Fonds monétaire international (FMI) sans oser y aller frontalement. En effet, si les quelques hausses annoncées sur les prix des carburants et de l’électricité, par exemple, ont déjà provoqué un tollé politique et une levée de boucliers contre une démarche jugée antisociale, il est aisé d’évaluer la réaction face à une remise en cause de la politique de subventions, considérée comme un acquis.

La réaction sera, selon toute vraisemblance, d’autant plus virulente que la conjoncture économique a déjà apporté son lot de mauvaises nouvelles sur le front du pouvoir d’achat de la population. Difficile, dans ces conditions, d’assumer de but en blanc une remise en cause des subventions qui coûtent au budget de l’Etat quelque 30 milliards de dollars, dont 19 millions de dollars de transferts sociaux, et de faire accepter une mesure aussi douloureuse aujourd’hui alors que les revenus de dix ans de faste ont été en partie engloutis par la corruption, comme l’ont prouvé les scandales financiers dévoilés ces dernières années.

Le gouvernement cherche en tout cas une porte de sortie, comme le montrent les différentes déclarations de M. Benkhalfa, qui modifie ses sorties médiatiques au fil des mois comme pour laisser aux Algériens le temps de s’accommoder à l’idée.

Le ministre des Finances avait déclaré il y a quelques mois : « Nous avons dit au FMI qu’un changement brutal est synonyme de grand danger. Le changement doit se faire de manière progressive. Il est simplement impossible d’arrêter une échéance d’une année ou même de dix ans.» Depuis, M. Benkhalfa a arrêté un délai de deux ans pour un début d’application de cette démarche.

Jouer l’équilibrisme

Il reste à savoir quelles chances a cette démarche d’aboutir de la part d’un gouvernement trop souvent épinglé pour des reculades et des remises en question de ses propres décisions. En tout cas, le ministre des Finances a expliqué que la démarche du gouvernement pour les prochaines années consiste à établir une « critériologie» des aides sociales, qu’elles soient explicites ou implicites.

L’objectif étant de passer du système actuel de subventions généralisées à un système de subventions ciblées, selon M. Benkhalfa, qui a insisté sur le maintien par l’Etat de sa politique d’aide aux catégories de la société les plus démunies.

Le ministre explique également que les augmentations des prix prévues par la loi de finances sur l’électricité, le gaz et le gasoil visent à « rationaliser la consommation de ces produits qui demeurent, malgré ces augmentations, subventionnés par l’Etat».

Un discours qui montre que le gouvernement tente de jouer à l’équilibriste entre ce qu’il juge être une nécessité économique et le souci de maintenir la paix sociale quitte à creuser le déficit budgétaire. Il est à rappeler que malgré la grave crise dans les finances publiques, la LF-2016 prévoit une hausse de 7,5% des transferts sociaux qui devront ainsi atteindre 23% du budget de l’Etat, avec notamment « 477 milliards de dinars pour le soutien à l’habitat, 446 milliards pour le soutien aux familles, dont 222 milliards de dinars pour les subventions des prix des produits de base (céréales, lait, sucre et huile) et 316,5 milliards pour le soutien à la santé publique».

De même, l’Etat prévoit de maintenir le niveau de ses subventions indirectes, dont le coût total s’élèvera à 1500 milliards de dinars, dont notamment « 630 milliards de dinars de différentiel entre les prix réels des carburants, y compris les quantités importées et leur prix de cession, plus de 750 milliards de dinars de différentiel entre le prix réel du gaz naturel et son prix
de consommation, ainsi que 154 milliards de dinars de subvention d’équilibre à Sonelgaz» Lire la suite

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Le PT proteste contre la LF 2016

Publié le 20/12/2015, par dans Non classé.

A l’appel du Parti des travailleurs (PT) aux élus et sympathisants de la région de Annaba d’observer un sit-in sur le cours de la Révolution, face au théâtre régional Azzedine Medjoubi, nombreux sont ceux qui ont répondu « présent», hier, avons-nous constaté sur place.
En effet, il était 10h, lorsque plusieurs dizaines d’élus du PT à l’APW et à l’APC et autres sympathisants ont manifesté pacifiquement, sous les regards de plusieurs centaines de curieux massés sur le cours de la Révolution, la plus importante place publique de la wilaya. « Non à la loi de finances 2016», « Non à l’appauvrissement du peuple», « Non à la prédation» étaient, entre autres, les slogans brandis par les manifestants du parti de Louisa Hanoune.

Conduits par Smaïl Kouadria, député PT, les protestataires venaient de Annaba, de Souk Ahras, d’El Tarf et de Guelma. Ils ont été accueillis par un impressionnant dispositif sécuritaire composé en majorité d’agents en civil des renseignements généraux de la sûreté de wilaya de Annaba. Pour parer à toute éventualité, ils ont infiltré la foule sans qu’il y ait d’arrestation ni un quelconque empêchement de l’action des représentants de ce mouvement de protestation. Avant midi, les protestataires se sont dispersés dans le calme, laissant les badauds vaquer à leurs préoccupations. Lire la suite

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Emigration clandestine : 25 harraga arrêtés, dont 15 dénoncé par les Italiens

Publié le 20/12/2015, par dans Non classé.

Les unités du groupement des garde-côtes de Annaba, relevant de la station maritime Est, ont intercepté, hier vers 2h, 25 jeunes candidats à l’émigration clandestine, entassés dans deux embarcations artisanales, a-t-on appris de la Protection civile.
Agés entre 19 et 39 ans, ces harraga, tous originaires de Annaba, tentaient de braver les risques de la mer pour traverser la Méditerranée avec l’espoir de rejoindre la rive européenne. Pour contourner la vigilance des gardes-côtes, le premier groupe, composé de 10 harraga, a appareillé vers minuit depuis Sidi Salem, une plage de la commune d’El Bouni. Sa felouque a été aperçue et interceptée à 1h30 par les unités semi-rigides d’intervention rapide des garde-côtes.

Elle naviguait à 4 miles nautiques au nord-est de Ras El Hamra (Annaba). Avec à son bord 15 jeunes infortunés, la seconde embarcation a été signalée vers 5h par les garde-côtes italiens à leurs homologues algériens. Ils étaient pratiquement à 25 miles au nord de Ras El Hamra, c’est-à-dire dans les eaux internationales. Pour tromper la vigilance des gardes-côtes, ils avaient levé l’ancre, quatre heures auparavant, depuis la plage déserte de Oued Bagrat, dans la commune de Seraïdi. Les malheureux harraga n’ont affiché aucune résistance puisqu’ils ont obtempéré, selon la même source, à l’ordre de la marine militaire d’arrêter leur embarcation pour faciliter l’opération de rapatriement. A terre, au port militaire de Annaba, ils ont subi une visite médicale par le médecin de la Protection civile avant d’être auditionnés par la police militaire. Hier avant midi, ils ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Annaba pour répondre de leur acte. Lire la suite

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Ahd 54 : Rebaïne appelle à davantage d’efforts pour bâtir un Etat moderne

Publié le 20/12/2015, par dans Non classé.

Le parti Ahd 54 a appelé hier à Barika (Batna), par la voix de son président, Ali Fawzi Rebaïne, les Algériens à « déployer davantage d’efforts pour bâtir un Etat fort et moderne et aller de l’avant dans le processus du changement».
S’exprimant au cours d’une rencontre qui a rassemblé les militants locaux et sympathisants de ce parti au centre culturel Ahmed Benâlia de Barika, M. Rebaïne a souligné la nécessité de « fédérer les efforts et d’œuvrer de concert pour édifier un Etat moderne doté d’institutions fortes et engager des réformes politiques et économiques profondes, sans pour autant mettre en cause la nécessaire conciliation entre démocratie et stabilité».

Le président de Ahd 54 a également affirmé que l’avenir du pays demeure tributaire de la concrétisation de la paix sociale et d’un développement durable, insistant sur « la grande importance» d’avoir un débat national sur les moyens de faire aboutir une transition politique dans le pays. Après avoir longuement évoqué l’histoire glorieuse du peuple algérien durant la Révolution, Ali Fawzi Rebaïne a plaidé pour la récupération des archives relatives à la lutte armée qui doit être, selon lui, une « préoccupation car devant permettre d’écrire l’histoire». Il a enfin insisté sur le rôle de l’élu qui « doit être réhabilité dans ses fonctions» puisqu’il est le « mieux habilité à assurer la mission du développement socioéconomique local escompté du fait de sa proximité et de son contact direct avec les citoyens», a-t-il soutenu. Lire la suite

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Abdelmalek Sellal en visite à Sétif : «Se réformer ou se soumettre»

Publié le 20/12/2015, par dans Non classé.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a mis à profit son déplacement, hier à Sétif, pour non seulement donner un aperçu de la nouvelle démarche du gouvernement, mais aussi décocher des flèches en direction de l’opposition qui a été indirectement égratignée. M. Sellal a abordé nombre de sujets de l’heure.
Au volet économique, il a parlé d’exportation, le nouveau cheval de bataille de son gouvernement. « Avec l’entrée en production des complexes sidérurgiques de Bethioua, de Bellara et l’augmentation de la production d’El Hadjar, l’Algérie, qui produira plus de 6 millions de tonnes de rond à béton en 2018, sera en mesure d’exporter l’excédent.

Ceci est valable pour le ciment. On doit par ailleurs encourager la production locale. Il n’est plus permis de recourir aux entreprises étrangères qu’en cas de force majeure. La priorité est donnée à l’outil national. Cette démarche a donné des résultats, sachant qu’en 2015, nos importations ont diminué de 12,9%.

Ce n’est pas énorme, mais cet indice nous encourage à aller de l’avant. Ne faisons plus de différence entre les secteurs privé et public, le gouvernement se réjouit des performances réalisées par le privé algérien qui a, à lui seul, recruté 73% des travailleurs embauchés en 2015», a déclaré le premier responsable de l’Exécutif qui a affirmé que la règle des 51/49% ne sera pas révisée : « Que les Algériens se rassurent, le gouvernement n’a aucune intention de brader le pays.

La règle des 51/49% n’est pas négociable, tout comme la question de la privatisation et de l’ouverture du capital de Sonatrach, de Sonelgaz, de Naftal et autres entreprises stratégiques. Ce point n’est pas à l’ordre du jour du gouvernement, qui n’a pas non plus l’intention de recourir au FMI. Le défi, aujourd’hui, est de surmonter la crise, de bâtir une économie diversifiée, forte et juste. Nous n’avons pas d’autre choix. Changer et se réformer ou subir et se soumettre.»

Dans cette sortie médiatique, M. Sellal contredit les derniers propos du président du FCE, Ali Haddad, qui annonçait en grande pompe la prochaine privatisation des grandes entreprises nationales. Le Premier ministre va plus loin : « Le ministre des Finances ne peut faire des transferts financiers comme il l’entend. Cette mission est du ressort du gouvernement et du Premier ministre. Les gens qui parlent de l’article 66 de la loi de finances 2016 tendant à encourager les entreprises font non seulement fausse route, mais veulent induire en erreur l’opinion publique. Quant à l’article 77 de ladite loi, ce n’est qu’un mécanisme technique financier. Il faut savoir que le gouvernement que je dirige n’est ni communiste ni libéral, mais pragmatique.»

M. Sellal a été, le moins qu’on puisse dire, subjugué par les prouesses des quatre complexes industriels visités à Sétif, où le privé est le premier employeur d’un secteur économique qui ne connaît pas la crise.

Convaincu par les arguments de ses hôtes, le Premier ministre, qui n’avait pas prévu de visiter le Park Mall, a bousculé non sans plaisir son programme, au grand bonheur du propriétaire du site, le patron de Prombati, Rachid Khenfri, qui compte réaliser un autre Park Mall à Alger, plus grand que celui de Dubai… Lire la suite

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40 greffes rénales programmées en 2016

Publié le 20/12/2015, par dans Non classé.

Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Annaba a clôturé son programme de greffe rénale en réalisant hier, avec succès, les deux dernières interventions, auxquelles il faut ajouter huit placements de fistule sur des nouveaux insuffisants rénaux.
Depuis juillet dernier, onze transplantations ont été effectuées. Pour 2016, le CHU a d’ores et déjà établi son programme qui comportera, selon la direction générale, 40 greffes rénales et une centaine de poses de fistule. Dans un passé récent, ces deux types d’intervention s’effectuaient dans les hôpitaux de la capitale. « Le CHU de Annaba a honoré son engagement devant le ministre de la Santé d’assurer en 2015 la transplantation rénale pour au moins 11 couples.

Pour la prochaine année, 40 autres couples sont d’ores et déjà programmés. Inscrits dans la longue liste d’attente, une centaine d’autres patients bénéficieront d’une pose de fistule sur leur bras facilitant la lourde séance de dialyse en attendant leur tour», estime l’équipe chirurgicale en charge des insuffisants rénaux chroniques (IRC) de la région de Annaba.

Encore une fois, l’exploit a été réédité ce week-end avec les deux dernières greffes rénales de l’année, donnant un espoir certain aux nombreux IRC de la région. Devenu un habitué des couloirs de l’hôpital Ibn Rochd, le professeur Chaouche Hocine de l’hôpital Mustapha d’Alger s’est, encore une fois, associé à l’événement. Il était là pour conduire la délicate opération de transplantation rénale au profit de deux couples qui avaient pratiquement perdu espoir. La préparation néphrologique a été assurée avec succès par une équipe pluridisciplinaire du CHU de Annaba.

A ses côtés, le staff de chirurgie générale qui a pris part à l’intervention, qui s’est déroulée au niveau du bloc opératoire de ce service. Selon des sources médicales, les deux couples se portent très bien. Lire la suite

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