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Détention de Hassen Bouras : la LADDH saisit Bouteflika

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

La Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (Laddh) demande l’intervention du président de la république en faveur de la libération de Hassen Bouras, militant des droits de l’homme et journaliste.
Tout en dénonçant  » l’acharnement judicaire dont fait objet son militant depuis plusieurs années en raison de son combat contre la corruption dans la wilaya d’El Bayadh, la Laddh implore le président d’honorer ses engagements en matière de préservation de la liberté d’expression.

 » Il est clairement établi que les représailles et les intimidations dont il fait l’objet ont pour but de l’empêcher d’exercer sa profession de journaliste en toute liberté et de l’intimider en raison de ses activités de défenseur des droits de l’homme, peut on lire dans cette lettre.

M. Hassan Bouras est détenu depuis 02 octobres 2015 par la police, a comparu devant le procureur de la cour d’El Bayadh puis devant le juge d’instruction le 04 octobre 2015 qui a ordonné sa mise en détention. Il est accusé d’outrage à corps constitué et incitation des citoyens à s’armer contre l’autorité de l’Etat. Lire la suite

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«Un éminent leader»

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

« C’est avec une grande affliction que nous avons appris le décès de Hocine Aït Ahmed, l’un des éminents leaders de la Guerre de Libération nationale qui a libéré la nation algérienne du joug colonial», écrit M. Ould Haidallah dans un message adressé au président
de la République. « En cette douloureuse circonstance, je vous présente mes sincères condoléances et je tiens à assurer à travers vous, le gouvernement et le peuple algériens, de ma profonde sympathie.» Lire la suite

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«Un pionnier de la diplomatie algérienne»

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

Le moudjahid Hocine Aït Ahmed est « l’un des pères de la Révolution et un pionnier de la diplomatie algérienne». Le ministre, qui s’est rendu au siège du FFS, a déclaré qu’il est venu « rendre hommage à l’un des pères fondateurs de la Révolution algérienne et un pionnier de la diplomatie de l’Algérie combattante qui a su mobiliser des soutiens précieux à Bandung, à New York et à travers le monde». Le défunt Aït Ahmed a su, selon M. Lamamra, « refléter fidèlement les aspirations du peuple algérien à travers sa vie et son œuvre». Lire la suite

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«Un grand homme d’état»

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

« C’est avec émotion que j’ai appris la triste nouvelle de la disparition, le mercredi 23 décembre 2015 à Lausanne, à l’âge de 89 ans, de Hocine Aït Ahmed, dirigeant historique de la guerre d’indépendance de votre beau et grand pays, la République algérienne démocratique et populaire», a écrit le président béninois dans un message adressé au président de la République. « Je salue la mémoire de ce grand homme d’Etat (…), président du parti Front des forces socialistes (FFS) et seul survivant des ‘‘Neuf Fils de la Toussaint ». En ces moments de recueillement et d’hommage, je voudrais exprimer, au nom du peuple béninois, de son gouvernement et en mon nom propre, nos condoléances attristées à votre Excellence. Par ailleurs, je vous serais reconnaissant de bien vouloir transmettre à sa famille et à l’ensemble du peuple frère et ami algérien, l’expression sincère de ma compassion et de ma solidarité.» Lire la suite

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«Nous sommes tous Aït Ahmed»

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

Malgré l’ampleur de la tâche, Si L’Hocine aura eu droit à de belles funérailles.
Il est des enterrements heureux qui résonnent comme une seconde naissance. Les funérailles de Hocine Aït Ahmed – Allah yerrahmou – sont certainement de ceux-là. Combien étaient-ils ? 100 000 ? 200 000 ? 500 000 ? Plus ? Moins ? Difficile à dire. Ils étaient déjà des milliers à investir, dès la veille de l’enterrement, la plateforme de Thissirth n’Echikh aménagée pour accueillir la dépouille de Dda L’Ho.

La route reliant la ville de Mekla à Aïn El Hammam connaissait, dès les premières lueurs du jour de ce vendredi saint, une procession interminable de silhouettes intrépides, bravant le froid, la faim et la nuit, parcourant plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre le village d’Ath Ahmed, ultime destination du parcours flamboyant du dernier des « 9». Et la foule compacte de grossir d’heure en heure, jusqu’à atteindre une masse critique rendant la mission quasiment impossible aux organisateurs. Malgré l’ampleur de la tâche, Si L’Hocine aura eu droit à de belles funérailles.

Des obsèques populaires, comme il l’avait souhaité, avec, en prime, un soleil printanier en plein hiver « janviérique», comme pour dire que ce premier jour du Nouvel An qui se lève, s’il est bien imbibé de tristesse, augure d’une aube nouvelle dont les restes du géant seraient le ferment. D’ailleurs, ils étaient nombreux à s’insurger : « Mais qui vous dit que Si L’Hocine est mort ?» Formidable dialectique du fumier et de la rose admirablement exprimée par Saïd Mekbel dans son dernier billet, qui colle parfaitement à ce que nous avons vu à Ath Ahmed : cette image prométhéenne (et prometteuse) d’un deuil semeur d’espoir.

5h : cap sur Aïn El Hammam

Tizi Ouzou, 5h. Nous quittons à la sauvette l’hôtel Lalla Khedidja où nous avions élu domicile depuis mardi pour gagner les hauteurs de Aïn El Hammam. C’est qu’en tenant compte de l’affluence record attendue pour l’événement, le risque était grand d’être bloqués sur la route. La ville était déserte en ce lendemain de réveillon mâtiné de mélancolie. La veille, sur la placette entourant l’ancienne mairie, un écran géant relayait la retransmission en direct de l’arrivée de la dépouille de feu Hocine Aït Ahmed à l’aéroport d’Alger.

Emouvant malgré les images censurées à outrance (pas un seul plan de la foule massée à l’extérieur de l’aéroport). Une file de 4×4 sécuritaires et autres fourgons de police était déjà stationnée à la sortie de la ville. Des engins de toute sorte, dont plusieurs ambulances de la Protection civile, ponctuent le paysage. Arrivés à hauteur de la route qui monte vers Michelet via Chaïb, un barrage de police filtre les automobilistes. Nous passons sans peine.

En traversant Mekla et ses rues désertes, notre attention est attirée par une haie d’honneur jalonnant tout le trajet, formée par des policiers en tenue d’apparat, donnant le sentiment qu’on avait affaire à un enterrement de chef d’Etat. Aït Ahmed n’avait certes pas occupé le poste de président de la République, mais on ne peut s’empêcher de voir en lui, par l’empreinte qu’il a laissée dans la mémoire collective et l’émoi profond que sa disparition a provoqué, notre Président de cœur, celui que ces milliers de voix venues l’accompagner à sa dernière demeure regrettaient vivement de n’avoir pas eu comme timonier.

Feux de camp et nuit à la belle étoile

La route se déploie sur un tapis de velours, une voie carrossable fraîchement bitumée. « Même les dos-d’âne ont été rasés», commente Mourad, notre bienveillant accompagnateur qui nous étonnera toujours pas sa connaissance fine de la géographie tortueuse de la Kabylie. 6h passées. A quelques kilomètres de Mekla, barrage citoyen à un carrefour. « Vous devez laisser votre véhicule ici et continuer à pied», ordonne un membre du service d’ordre. Après quelques pourparlers amicaux, nous sommes autorisés à poursuivre notre ascension dans la nuit montagneuse.

Un deuxième barrage filtrant se profilera bientôt. Dans l’intervalle, des processions citoyennes prennent le chemin d’Ath Yahia, des jeunes brûlant d’impatience qui ne pouvaient attendre les premières navettes en bus. Un avis de l’APC de Mekla placardé sur la façade d’un café exhortait les citoyens à s’abstenir de prendre leurs véhicules. Un homme d’un certain âge, en tenue de cycliste de couleur rouge incrustée de petits drapeaux, a eu la lumineuse idée de faire le trajet depuis Tizi à vélo. Chapeau !

Arrivés à l’orée du village d’Ath Ahmed, nous rejoignons la file de voitures garées sur le bas-côté. Nous remarquons d’emblée que les matricules couvrent quasiment les 48 wilayas. Beaucoup parmi ces automobilistes ont passé la nuit dans leur habitacle. Certains ont dormi carrément à la belle étoile. Les plus futés ont déployé une tente de camping pour un bivouac en plein air. Des feux de camp sont allumés çà et là pour se réchauffer.

Aux abords de la plateforme de Thissirth n’Echickh, c’est un véritable charivari d’engins en tout genre, des camions de la police, des tentes de la Protection civile, un « point santé» à l’enseigne de l’hôpital Nedir Mohamed de Tizi Ouzou, des caméras perchées sur les toits. Un écran géant à été installé où l’on pouvait se pâmer devant le verbe savoureux de Si L’Hocine « déclamant» un discours dans sa langue incisive. Et c’est comme s’il était là, en chair et en os. Des secouristes du Croissant-Rouge distribuent des bouteilles d’eau minérale. Et tout le long du parcours, des fardeaux d’eau sont mis gracieusement à la disposition de la population. Même la Wifi est assurée.

Le jour ne s’est pas levé que l’esplanade de Thissirth n’Echikh était déjà noire de monde. A mesure que l’horloge tourne, la foule grossit. Des myriades de bus continuent à déposer des contingents de citoyens affligés par la perte du gentleman opposant. D’aucuns parmi les présents sont drapés du poster du leader charismatique. D’autres s’enveloppent de l’emblème national. Le drapeau berbère est brandi fièrement par certains. Des femmes paradent en scandant des « achewik», des chants funéraires traditionnels qui donnent la chair de poule.

Des délégations communales agitent chacune une banderole en l’honneur du chef historique : « Ath Waghlis pleure Dda L’Hocine. Son combat Lire la suite

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«L’un des symbole de la lutte pour l’indé-pendance»

Publié le 02/01/2016, par dans Non classé.

« C’est avec une grande affliction que j’ai appris la nouvelle du décès du grand moudjahid Hocine Aït Ahmed, l’un des symboles de la lutte algérienne pour l’indépendance et l’édification de l’Etat algérien moderne», écrit le président tunisien dans un message adressé au président de la République. « Suite à la disparition de ce symbole de l’histoire contemporaine, je présente à votre Excellence ainsi qu’au peuple algérien frère et à la famille du défunt mes sincères condoléances et l’expression de ma profonde sympathie, priant Dieu Tout-Puissant de lui accorder Sa Sainte Miséricorde, de l’accueillir en Son Vaste Paradis et d’assister ses proches et ses compagnons de lutte.» Lire la suite

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