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Révision de la Constitution : Bouteflika se décide enfin !

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Le document de la présidence de la République ne précise pas le contenu de cet avant-projet de révision constitutionnelle.
Abdelaziz Bouteflika relance son projet de révision constitutionnelle. Un communiqué émanant de la présidence de la République indique que le chef de l’Etat « a présidé, lundi à Alger, un conseil restreint consacré à l’examen de l’avant-projet de révision de la Constitution». « Ont pris part à cette rencontre le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le ministre d’Etat et directeur de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia, le ministre d’Etat et conseiller spécial auprès du président de la République, Tayeb Belaïz, le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, Ahmed Gaïd Salah, le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Louh, et Boualem Bessaïeh, conseiller auprès du président de la République», précise la même source, reprise par l’APS.

Le document ajoute que « d’autres rencontres seront consacrées à la finalisation de cet avant-projet, sous la direction du chef de l’Etat». Le document de la présidence de la République ne précise cependant pas le contenu de cet avant-projet de révision constitutionnelle. Il n’indique pas non plus d’échéance quant à la mise en œuvre de la révision de la Constitution, qui interviendra très probablement par voie parlementaire.

Le directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, avait précisé, lors d’une récente intervention télévisée, que « des signes montrent que la révision de la Constitution est proche». Mais il avait ajouté que le choix et l’annonce de la date de cette révision revenaient au président de la République. Dans plusieurs de ses messages, le chef de l’Etat a donné les grandes lignes de ce que sera la révision de la Constitution. Il a fait savoir que la prochaine Loi fondamentale comportera des dispositions qui « donneront plus de droits» à l’opposition parlementaire, qui « renforceront le rôle du Parlement» et « consacreront un Etat civil».

Ce sont d’ailleurs les grands axes qui ont été développés par des proches du chef de l’Etat, à commencer par le président de l’APN, Mohamed Larbi Ould Khelifa, et le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, qui s’est souvent mis dans la posture de porte-parole du pouvoir. L’imminence de la révision constitutionnelle intervient dans un contexte marqué par une guerre de clans au sommet du pouvoir. C’est d’ailleurs l’un des premiers chantiers que le chef de l’Etat concrétise en l’absence du général Toufik, écarté le 13 septembre dernier.

Des rumeurs insistantes avancent même que le blocage de la révision constitutionnelle, maintes fois annoncée puis reportée, serait lié à des désaccords entre les deux hommes sur des questions fondamentales. A commencer par la création ou pas du poste de vice-Président. Un poste qui sera apparemment créé pour suppléer l’absence physique du chef de l’Etat sur le plan international. Deux personnalités nationales sont citées comme possibles titulaires de ce poste : Abdelmalek Sellal et l’ancien diplomate Lakhdar Brahimi. La sortie de Bouteflika intervient dans un climat marqué par des doutes sur sa capacité physique à gérer les affaires de l’Etat.

Le doute s’est publiquement installé depuis qu’un groupe de personnalités nationales, dont d’anciens moudjahidine, a demandé audience au chef de l’Etat qui n’a jamais répondu directement. Reste maintenant à savoir si le chef de l’Etat soumettra l’avant-projet de révision constitutionnelle à débat ou s’il va se suffire des propositions faites à Ahmed Ouyahia, qui a reçu des personnalités nationales tout au long de l’année 2014. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Polémique sur une station de lavage-graissage à Chlef

Dans une lettre remise à notre bureau, les habitants de la Zone 2, à Haï Nasr, dans la commune de Chlef, dénoncent l’installation d’une station de lavage-graissage des véhicules en milieu urbain.

Ils affirment que l’activité est maintenue sans l’avis des riverains et malgré l’opposition des occupants du quartier. « Une enquête a été ouverte en juillet dernier, à travers laquelle nous avons exprimé notre refus ferme et catégorique concernant cette installation de nuisance et polluante. Un climat de stress et de tension commence à s’installer, car notre plainte demeure toujours sans réponse de la part des services de l’APC de Chlef», soulignent-ils dans leur correspondance adressée au chef de l’exécutif de wilaya.

Et d’ajouter : « Une employée du service d’hygiène de l’APC leur a fait savoir que le propriétaire de la station détient une carte d’artisan et que celle-ci lui confère le droit d’exercer et qu’aucune loi ou règlement, autorité ou avis du voisinage ne l’interdit.» Cependant, les plaignants se disent déterminés à mettre fin à ce projet générateur de nuisance et de pollution. Selon nos informations, le propriétaire de la station de lavage-graissage a été autorisé par l’APC de Chlef à exercer son activité, après avis de la direction de l’environnement de la wilaya.

Centre commercial Sidar : les propriétaires dénoncent le chantage

Les propriétaires des biens immobiliers ou commerciaux du centre commercial Sidar d’El Mohammadia n’en reviennent plus de se voir « plumés» par la société Sidar en charge de la gestion administrative et logistique de ce site. Outre le fait que les installations (ascenseurs, chaudières, climatisation, etc.) laissent à désirer et que l’insécurité devient de plus en plus intolérable, les propriétaires ont été pris au dépourvu et sommés de verser par anticipation deux années de charges de gestion. « Une violation flagrante du contrat de propriété qui ne stipule rien de tout cela», nous affirme un représentant des propriétaires. Un « chantage inouï», ajoute-t-il, de la part de cette entreprise mastodonte, dont le capital social ne dépasse, paradoxalement, pas les 100 000 DA, la même valeur sociale qu’une petite start-up lancée dans le cadre de… l’Ansej.

Baptisation du siège de la GN de Blida

Le siège du 1er commandement régional de la Gendarmerie nationale de Blida a été baptisé, dimanche, au nom du chahid Mohamed Salah en présence des autorités militaires et de la famille du défunt. Cela entre dans le cadre de l’application de la décision du vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) portant sur la baptisation des bâtiments et sites militaires aux noms des chouhada en reconnaissance de leur rôle dans l’indépendance du pays.

Né le 3 mars 1935 à Blida, Mohamed Salah a vécu dans une famille pauvre comme la grande majorité des Algériens de l’époque.
Au départ, il était fidaï et s’occupait de la collecte et du ravitaillement, avant de rejoindre les rangs de l’Armée de libération en 1956 dans la zone Aghni –Bouhartit et Mermoucha. En 1957, lors d’un accrochage contre les soldats de l’armée coloniale français, il tomba avec son compagnon Kamane Hamoud au douar Bellithou de la Wilaya IV historique.

La commission des permis dans les daïras

Selon un communiqué émanant de la wilaya de Blida, à partir du 20 décembre les usagers contrevenants de la circulation routière concernés par un délit ou une infraction entraînant le retrait immédiat du permis de conduire doivent se rapprocher des commissions des daïras de retrait du permis et non pas du siège de la wilaya comme auparavant. Cela est institué dans le cadre de l’amélioration des services envers les citoyens pour alléger la pression sur les services de la wilaya, qui connaissent un afflux important de citoyens causant souvent l’anarchie au sein de cette institution. Lire la suite

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L’Etat veut booster les «territoires»

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Les Assises nationales de l’aménagement du territoire se sont ouvertes hier au Palais des nations de Club des Pins (Alger) sur le thème « Dynamiques territoriales : alternative pour une croissance économique durable», en présence de Nouredine Bedoui, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Mohamed Seghir Babès, président du Conseil national économique et social (CNES), et Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA.

Amar Ghoul, ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, a délivré un message politique : « Il s’agit d’aménager le territoire pour édifier une économie diversifiée et compétitive hors hydrocarbures. Le Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) est un acte par lequel l’Etat affiche son projet territorial. Il montre comment l’Etat compte assurer, dans un cadre de développement durable, l’équilibre, l’équité et l’attractivité du territoire dans toutes ses composantes, y compris la défense et la sécurité nationales.»

En réalité, dans un contexte de chute des prix des hydrocabures, le gouvernement veut aller vers l’émergence d’une économie qui exploite les potentialités de l’ensemble des territoires et tire ses sources de croissance de la productivité et de l’innovation, en substitution à la dépense publique. Le plus grand challenge reste de transformer les secteurs consommateurs de budget en sources génératrices de richesses et de plus-values hors hydrocarbures.

« Nous sommes dans une étape d’évaluation. La tenue de ces Assises constitue une opportunité pour évaluer le SNAT sur la période 2010-2015. Le SNAT s’étale jusqu’à 2030 et l’évaluation doit se faire tous les cinq ans», a ajouté Amar Ghoul.

Les déclinaisons du SNAT au niveau sectoriel et territorial sont comme suit : 21 Schémas directeurs sectoriels (SDS), 9 Schémas d’espaces de programmation territoriale (SEPT), un Schéma directeur d’aménagement du littoral (SDAL), 4 Schémas directeurs d’aménagement des grandes villes (Alger, Oran, Constantine, Annaba) et 48 Plans d’aménagement du territoire de wilaya (PATW).

Le ministre a en outre souligné que les « bouleversements» que connaît le monde, l’environnement de crise, les difficultés économiques engendrées par la chute des cours du pétrole imposent à l’Algérie l’élaboration de programmes qui exploitent toutes les compétences dont elle dispose.

C’est dans ce contexte plein d’incertitudes que l’économie nationale doit opérer sa transition. Le gouvernement semble avoir choisi une stratégie qui s’appuie sur des leviers considérés comme moteurs et catalyseurs afin de réduire la vulnérabilité de notre pays vis-à-vis des exportations d’hydrocarbures. Parmi les secteurs prioritaires figurent l’industrie, l’agriculture, le tourisme et l’artisanat, les transports, le commerce et les services.

Pour le tourisme, il s’agit de créer un cadre pour l’émergence d’un tourisme de masse, captant les nationaux et les Algériens établis à l’étranger, favorisant les échanges au niveau national et construit sur les atouts naturels et les spécificités de l’Algérie.

Mais force est de constater que la mobilisation financière dans ce domaine est difficile compte tenu de la rareté des ressources et la compétition inégale avec les pays de la région, qui ont une organisation touristique plus efficiente.

Il apparaît opportun de recentrer la politique algérienne vers l’optimisation du tourisme national et la promotion d’un tourisme international plus ciblé, plus marchand et intégré dans un « package» plus large en termes d’offre de services touristiques et culturels.
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Les sénateurs s’en prennent à l’opposition

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Les membres du Sénat ont défendu la copie du gouvernement et dénoncé les initiateurs de la pétition visant à bloquer le projet de loi de finances 2016.
L’appel lancé par les élus de la Chambre basse du Parlement à leurs collègues sénateurs pour dénoncer le plus controversé des projets de loi de finances qu’a connus la législature pluraliste n’a pas été, selon toute vraisemblance, entendu. Hier, au premier jour des débats autour du PLF 2016, les premiers intervenants ont saisi la tribune du Conseil de la nation pour répondre aux députés de l’opposition et à tous ceux qui ont qualifié ce texte d' »antisocial» et de « projet de la honte». Le ton est, d’ailleurs, donné par le président du Sénat, Abdelkader Bensalah.

A l’entame des travaux, avant la présentation du texte par le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, M. Bensalah a invité les sénateurs à ne pas entraîner le Sénat dans des débats stériles qui, de surcroît, ne le concernent pas. En somme, il a appelé les élus à discuter seulement des dispositions présentées par le gouvernement. Trente sénateurs se sont inscrits pour participer au débat, qui s’étalera sur deux jours. Et sur les douze qui se sont exprimés dans la matinée d’hier, seul l’élu FFS Tamadartaza Moussa a osé critiquer les dispositions contenues dans la LF 2016.

Répercutant la position des députés de son parti, il a estimé que la loi de finances, qui est la deuxième loi qui gère un pays, doit être ouverte vers la construction véritable d’un Etat de droit et de tous les droits et doit avoir comme matrice la justice sociale et la distribution équitable des richesses. Or selon M. Tamadartaza, cette loi de finances renferme des articles dangereux et antidémocratiques ; il cite les articles 2, 55 et 66 qui « portent atteinte à la souveraineté» nationale.

Ce sénateur du plus vieux parti de l’opposition a reproché au gouvernement la légèreté dont il a fait preuve en matière de communication ainsi que le flou qui caractérise les articles portant sur la privatisation. « Le gouvernement n’a fait aucun effort pour expliquer et apporter les arguments nécessaires concernant les nouvelles taxes introduites dans la LF 2016. Le citoyen n’a pas à payer la facture de la mauvaise gestion de nos dirigeants», lance l’élu FFS.

Et de rappeler que les membres du Sénat ont été destinataires d’une pétition de leurs collègues de l’APN, leur signifiant leur opposition à la LF 2016 approuvée le 30 novembre par les députés de la majorité. Il a été expliqué à chacun des sénateurs « les moyens antidémocratiques dont le gouvernement et ses relais ont usé pour faire passer en force ce texte à l’APN». Il est aussi question, dans cette pétition, d’attirer l’attention des sénateurs sur les dangers que ce texte fait peser sur le pays, sur les deniers publics, sur la cohésion nationale et sur le sort de la nation et des institutions de l’Etat et sa souveraineté.

En réponse à cette pétition, El Hachemi Djiar, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et sénateur du tiers présidentiel, et Abbas Bouamama (élu RND) ont vivement critiqué les initiateurs de cette pétition et dénoncé les attaques contre les institutions de l’Etat : « Les institutions de l’Etat ne sont ni en hibernation ni paralysées. Il faut que cessent ces attaques.» Djiar récuse dans le fond et dans la forme les accusations des partis de l’opposition et défend la copie du gouvernement : « Ce projet de loi de finances n’a été élaboré ni pour sanctionner le citoyen pauvre ni pour servir les hommes riches. Il a été élaboré dans une conjoncture particulière.»

Abbas Bouamama invite, quant à lui, l’opposition à « un peu de retenue» et estime que ce projet n’a pas pour objectif d’affamer le citoyen. « C’est une honte de dire que les nouvelles dispositions contenues dans la LF 2016 visent à affamer et à sanctionner les citoyens. Ce projet tout à fait ordinaire a été élaboré dans une conjoncture peu ordinaire», affirme le sénateur RND.

Pour cet élu, l’opposition est en campagne électorale qui ne dit pas son nom, d’où son agitation et son acharnement contre ce projet de loi. « L’opposition ne se soucie guère des préoccupations des citoyens, son acharnement contre ce texte de loi obéit à une arrière-pensée politique», accuse-t-il. Aujourd’hui, il est attendu les interventions de Mme Zohra Drif Bitat, des chefs de groupe parlementaire ainsi que les réponses du ministre. Le vote relatif à la LF 2016 est prévu pour demain. Lire la suite

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Le phénomène s’intensifie à Annaba : 39 harraga arrêtés

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Les éléments des garde-côtes relevant de la station maritime Est de Annaba ont intercepté, hier en haute mer, lors de trois opérations distinctes, 39 candidats à l’immigration clandestine dont trois mineurs, avons-nous appris de la Protection civile.
Les trois embarcations artisanales à bord desquelles ont pris place 10, 18 et 11 jeunes harraga avaient appareillé depuis la légendaire plage de Sidi Salem, dépendant de la commune d’El Bouni. Selon les premières informations, deux des embarcations ont été interceptées à 5h, à 10 miles nautiques au nord-est de Ras El Hamra.

Quant à la troisième, elle a été aperçue et arrêtée deux heures après, à la même distance.
Les harraga sont partis avec la ferme intention de braver les risques de la mer pour quitter le pays à la recherche d’un avenir meilleur. Ramenés à bon port, il s’est avéré que ces jeunes infortunés sont originaires de la wilaya de Annaba. Ils ont été auscultés par un médecin avant d’être auditionnés par la police militaire et présentés, dans l’après-midi, devant le parquet de Annaba.

Vingt-quatre heures auparavant, les mêmes services avaient intercepté 16 harraga, dont deux mineurs, tandis que 12 autres avaient été arrêtés la veille. L’intense reprise du phénomène de la harga constatée ces derniers jours à Annaba s’explique, selon l’un des mis en cause, rencontré dans les couloirs du tribunal de Annaba, par « l’arrivée en Italie de dizaines de migrants clandestins, dont la plus importante expédition est partie à l’aube, vendredi dernier».

En effet, il ne se passe pas un jour sans que l’on assiste à des dizaines de départs à partir des plages de la wilaya. La majorité des harraga confirment leur arrivée à leurs proches, le lendemain par téléphone.

A la baisse de vigilance jamais constatée au niveau des frontières maritimes de Annaba, il faut ajouter des conditions climatiques plus que favorables, encourageant également la contrebande du corail vers la Tunisie. Lire la suite

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La stabilisation au cœur de la NPEV

Publié le 15/12/2015, par dans Non classé.

Les convergences de forme et les divergences de fond rythment la coopération entre Alger et Bruxelles.
Accord d’association jugé « asymétrique» par le gouvernement algérien, absence de « réformes audacieuses», réplique l’Union européenne. Cependant, la Nouvelle politique européenne de voisinage (NPEV), qui entrera en vigueur à partir de l’année prochaine, pourrait rééquilibrer les rapports entre les deux parties, tant l’Algérie a « activement» pris part à son élaboration.

C’est en tout cas le souhait exprimé par Marek Skolil, ambassadeur de l’Union européenne à Alger, et Ali Mokrani, directeur de la coopération avec l’UE au ministère des Affaires étrangères, lors d’un débat organisé hier à Alger. Pour Bruxelles, « la priorité politique dans le cadre de la Nouvelle politique européenne de voisinage serait la stabilisation et le soutien au développement économique», a indiqué Marek Skolil.

L’ambassadeur de l’UE estime que « les questions de sécurité, de terrorisme, de migration et de stabilisation sont les nouveaux défis auxquels font face l’Union européenne et ses voisins dans une région aux intérêts communs». Et c’est dans ce domaine, particulièrement, que Bruxelles attend de l’Algérie un apport certain. « Nous reconnaissons le rôle de l’Algérie dans la stabilisation de la région au regard de son expérience, sa connaissance, son savoir-faire.

Cela est utile pour nous Européens, y compris pour des pays membres qui auparavant ne plaçaient pas la sécurité dans leurs priorités», a encore précisé M. Skolil. La NPEV — à laquelle l’Algérie préfère « l’approche participative et non d’adhésion» — opère également un recentrage en « introduisant des méthodes de travail nouvelles, dont la suppression du traditionnel paquet annuel de rapports par pays. Ils seront désormais mieux adaptés à la nature de chaque relation et au calendrier de travail y afférent», explique le représentant de Bruxelles à Alger.

Marek Skolil a, par ailleurs, affirmé que « les suggestions de l’Algérie dans l’élaboration de la NPEV ont été largement reprises, à savoir la flexibilité, la différenciation, le renforcement de la coappropriation et enfin l’intégration des voisins». Une satisfaction pour la partie algérienne. « L’Algérie relève avec satisfaction que ces principes aient été retenus comme fondement de la Nouvelle politique européenne de voisinage», a observé Ali Mokrani.

Ce dernier rappelle à ce titre que « la NPEV ne doit pas être une fin en soi, mais un instrument qui apporte une valeur ajoutée à l’Accord d’association en vue de relever les défis communs de sécurité et de développement dans la région et également de contribuer à la réalisation des priorités nationales relatives à la diversification économique, synonyme de promotion des exportations hors hydrocarbures, à la sécurité alimentaire et au renforcement des capacités». Le représentant du ministère des Affaires étrangères n’a pas manqué au passage de critiquer l’Accord d’association qui a pris la forme d' »une relation purement commerciale asymétrique».

M. Mokrani a exprimé le souhait de voir, à la faveur de cette NPEV, « l’Union européenne contribuer à la diversification économique, transformer les parts du marché en investissement et permettre à l’Algérie de retrouver toute sa place de fournisseur d’hydrocarbures, bref, de soutenir les efforts du gouvernement». Il espère également un « renforcement» du dialogue politique et mettre la dimension économique « au centre des priorités».

Pour ce faire, l’Algérie doit consentir des efforts considérables dans la gouvernance, les réformes économiques audacieuses et l’amélioration du climat des affaires à même de permettre une attractivité des investisseurs. Rien, du moins pour le moment, n’indique une réorientation stratégique dans la politique gouvernementale en matière économique. La question de la gouvernance demeure la problématique centrale. Lire la suite

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