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Enquête de l’ONS : Tout sur le travail et l’emploi en Algérie

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

Plus de 4 millions de travailleurs n’étaient pas, en septembre 2015, affiliés à la Sécurité sociale, et ce sur un total de 10 millions de personnes qui représentent la population occupée du pays.
Ainsi, selon la dernière enquête de l’Office national des statistiques (ONS), rendue publique lundi, 61,5% de la population active est déclarée à la Sécurité sociale, contre 51% pour l’année 2005. Cette augmentation sur une décennie est, certes, importante, mais elle ne reflète toutefois pas les efforts fournis par les pouvoirs publics afin de rendre obligatoire et systématique cette affiliation. Pourtant, deux travailleurs sur trois sont salariés, selon cette enquête.

« Le salariat continue à constituer la forme d’emploi dominante et touche en moyenne sept occupés sur dix (69,8%). Cette part est nettement plus importante auprès des femmes, puisqu’elle atteint 78,8%, soit en moyenne huit femmes occupées sur dix», explique l’ONS. Les employeurs et les indépendants représentent quant à eux 28,7% de l’ensemble de la population occupée.

D’ailleurs, note l’ONS, « on relève une progression en volume de l’auto- emploi, les employeurs et les indépendants avec un solde de 231 000 par rapport à septembre 2014, de l’emploi salarié, avec une augmentation de 134 000 par rapport à la même période. En revanche, le volume des aides familiaux a connu une baisse de 10 000».

Une frange appelée, peut-être, à augmenter, puisque l’enquête affirme que 31,9% des chômeurs se déclaraient, au mois de septembre 2015, à la recherche de moyens pour s’installer à leur compte. Pour ce qui est du secteur d’activité, l’enquête montre que le secteur des services marchands et non marchands absorbe 61,6% de la main-d’œuvre totale, suivi du BTP avec 16,8%, l’industrie avec 13,0% et enfin l’agriculture avec 8,7% de la population active. Et ces chiffres changent selon le milieu de résidence des travailleurs : 67,9% des urbains travaillent dans les commerces et services et seulement 3,4% sont dans l’agriculture, tandis que les ruraux sont 48,1% dans les commerces et services, et 19,8% à travailler dans l’agriculture.

Concernant le secteur juridique dans lequel exerce la population active algérienne, force est de constater que les statistiques diffèrent selon le sexe des travailleurs. « La ventilation selon le secteur juridique fait ressortir que l’emploi dans le secteur privé forme 58,0% de l’emploi total, avec un volume de 6 139 000, soit une quasi-stagnation par rapport à septembre 2014. D’importantes disparités sont observées selon le sexe ; l’emploi féminin se concentre essentiellement dans le secteur public, soit 64,1% de l’emploi féminin total», énonce l’ONS.

Ainsi, si la majorité de la population active travaille dans le privé mixte, à hauteur de 54,5% en milieu urbain et 65,4% en milieu rural, la tendance s’inverse pour ce qui est de la gent féminine. Elles sont ainsi 65,8% de travailleuses en milieu urbain à exercer dans le secteur public, tandis qu’elles sont 57,9% en milieu rural. Ce qui peut éventuellement être expliqué par les conditions de travail plus avantageuses, notamment en termes d’horaires, fournies par les administrations et entreprises privées ou publiques.

D’ailleurs, l’enquête de l’ONS nous apprend que 51,4% de la population active travaille de 40 à 48 heures par semaine, à part quasi égale entre hommes et femmes, tandis qu’ils sont 17,9% à travailler 50 heures et plus par semaine, à raison de 20,6% d’hommes et 5,5% de femmes.

La population active, qui est composée de 11 932 000 personnes, dont 59,9% du taux de participation à la force de travail a entre 25 et 34 ans, tandis que 9% ont entre 60 ans et plus. Par ailleurs, 21,2% des Algériens âgés entre 15 et 24 ans ne sont ni dans la force de travail ni scolarisés, taux qui grimpe pour les Algériennes, puisqu’elles sont 32,1%, contre 10,8 % pour les hommes. Lire la suite

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Enième implication de l’institution militaire dans le débat politique

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

Ce n’est pas la première fois que le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) investit le terrain politique, et réaffirme son soutien au chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika.
Et c’est vraiment un secret de Polichinelle que de dire que le destin des deux hommes est lié depuis que le premier a été nommé par le second au poste de chef de l’état-major suite au départ de son prédécesseur le défunt Mohamed Lamari. Gaïd Salah qui cumule depuis septembre 2013, à quelques mois de l’élection présidentielle d’avril 2014, les fonctions de vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée, ne rate aucune occasion pour afficher son soutien indéfectible au locataire du palais d’El Mouradia. Avant-hier à Alger, il a réitéré l' »engagement de l’armée à mener amplement ses missions constitutionnelles et nationales».

Quoi de plus normal en fait ? Gaïd Salah le rappelle quand même en saluant « en premier lieu, la démarche de Son Excellence le président de la République», à travers la révision de la Constitution qu’il considère « à juste titre comme le pivot dans le renforcement du processus démocratique de notre pays et de la vision d’avenir visant à consolider les fondements de l’unité nationale».

L’intervention du chef d’état-major est faite à dessein. Le régime mis en place par Abdelaziz Bouteflika, sérieusement mis en difficulté par l’amenuisement de la rente pétrolière et par la maladie du Président, a tellement besoin d’étaler ses atouts qu’il accorde peu de soucis aux formes. Un responsable de l’armée a-t-il donc le droit de commenter le bilan de l’Exécutif ? Aucune loi ne l’y autorise.

Le chef d’état-major le fait tout de même en plaçant l’institution militaire dans le débat politique et économique. « Les intérêts personnels ne peuvent en aucun cas être un prétexte pour omettre ce qui a été réalisé dans notre pays comme acquis durant les dernières années, ce qui est une réalité concrète que personne ne peut nier», soutient le vice-ministre de la Défense qui commente le bilan de Bouteflika en citant notamment « les réalisations dans le secteur de l’habitat ainsi que dans d’autres secteurs, et qui constituent de véritables aspects de développement, dont nous sommes convaincus que les générations futures sont conscientes de leur dimension».

Le message est on ne peut plus clair. Le contexte politique délétère dans lequel interviennent et la révision de la Constitution et la signature de la loi de finances 2016 très contestée par de larges pans de l’opposition a appelé encore une fois l’intervention du vice-ministre de la Défense pour apporter le soutien à un Exécutif en difficulté et signifier à qui veut l’entendre que le pouvoir politico-militaire est bien décidé à mener à terme ses propres projets, et surtout conduire comme bon lui semble sa propre régénération.

L’Algérie est, en fait, l’un des rares pays au monde où les responsables de l’armée s’immiscent encore dans la chose politique. Même dans les contrées où les militaires demeurent encore les maîtres du jeu politique, l’on sauve toujours les formes. Personne n’ignore, aujourd’hui, le rôle qu’est devenu celui de l’armée dans le destin national, mais l’impliquer de la sorte sur la scène politique et en faire un outil de pouvoir en place et lieu d’une institution garante des lois de la République, c’est l’exposer forcément aux quatre vents.

Si l’armée a ses missions constitutionnelles, que le projet de révision constitutionnelle n’a d’ailleurs pas modifiées, c’est pour s’y tenir à la lettre. Et c’est ce que les soldats de l’ANP accomplissent avec beaucoup de sacrifices et d’engagement. A-t-on besoin d’impliquer l’institution militaire dans un rôle qui n’est pas le sien ? De larges pans de la société en disconviendraient.

L’intervention, jeudi dernier, de Gaïd Salah vient en fait rappeler la polémique née de la lettre qu’il avait adressée au secrétaire général du FLN, Amar Saadani, dans laquelle il le félicitait pour sa reconduction à la tête de l’ex-parti unique. Lire la suite

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Bordj Badji Mokhtar : Important lot d’armes saisi

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.

Une tentative d’introduction d’une importante quantité d’armement et de munitions a été déjouée par un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP) relevant du secteur opérationnel de Bordj Badji Mokhtar, a indiqué, jeudi, le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué.

« Dans le cadre de la lutte antiterroriste et de la sécurisation des frontières et grâce à la permanente vigilance des forces de l’ANP, un détachement relevant du secteur opérationnel de Bordj Badji Mokhtar (6e Région militaire) a mis en échec, lors d’une patrouille de reconnaissance opérée près des frontières le 13 janvier 2016, une tentative d’introduction d’une importante quantité d’armements et de munitions», a indiqué le MDN.

Il s’agit « d’un fusil-mitrailleur de type kalachnikov, cinq fusils semi-automatiques, un lance-roquettes, un canon d’une mitrailleuse (12,7 mm), 1096 balles de différents calibres, quatre chargeurs de munitions et 40 kilogrammes de kif traité», a précisé la même source.
Dans le même contexte, « un autre détachement relevant du secteur opérationnel de Boumerdès (1re Région militaire) a découvert et détruit trois refuges de terroristes, près de la commune de Timezrit».
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« Sur le fil », 1ère exposition personnelle de Kenza Bourenane inaugurée à Alger

Publié le 16/01/2016, par dans Non classé.
ALGER – L’artiste peintre Kenza Bourenane propose une vingtaine de toiles abstraites aux thématiques sombres dans « Sur le fil », sa première exposition personnelle inaugurée vendredi à Alger. Visible jusqu’au 30 janvier à la galerie « El Yasmine » à Dély Ibrahim (Ouest d’Alger), l’exposition invite à découvrir l’univers fantomatique et torturé de…

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Attentat de Jakarta: les deux victimes algériennes identifiées

Publié le 15/01/2016, par dans Non classé.

Les deux ressortissants algériens figurant parmi les victimes de l’attentat terroriste qui a frappé jeudi la capitale indonésienne, Jakarta, ont été identifiées, indique vendredi un communiqué du ministère des Affaires étrangères (MAE).
« Le ministère des Affaires étrangères, dans le prolongement de son communiqué du 14 janvier 2016 relatif aux victimes algériennes suite à l’attentat terroriste de Jakarta (Indonésie), confirme que deux ressortissants figurant parmi les victimes ».

Il s’agit de Amer-Ouali Tahar, décédé, né le 24 juillet 1946 à Ogdal (W. de Tizi Ouzou), fils de Mohamed et de Amer-Ouali Tassadit, immatriculé auprès du Consulat général d’Algérie à Montréal, qui est détenteur également de la nationalité canadienne, et son frère Amer-Ouali Mourad, blessé, né le 8 octobre 1971 à Ain Ouessara (W. de Djelfa) toujours hospitalisé à Jakarta, précise la même source.

Le centre de veille et de gestion des crises du ministère des Affaires étrangères est en « contact permanent » avec l’ambassade d’Algérie à Jakarta et « suit de près » l’évolution de l’enquête des autorités indonésienne à la suite de cet attentat, ajoute le communiqué. Lire la suite

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Secousses au sein des partis de la CLTD

Publié le 15/01/2016, par dans Non classé.

Trois partis membres de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique CLTD traversent des zones de turbulences. Les dirigeants de Jil Djadid, RCD et MSP semblent confrontés à des résistances internes.
Jil Djadid vient d’annoncer que son ex-porte parole, Sofiane Sakhri, a été condamné par le tribunal de Cheraga à payer un 1 dinars symbolique au président du parti, Sofiane Djilali. Celui-ci avait porté plainte pour diffamation contre trois responsables de son parti, dont Sakhri, en les accusant d’avoir  » spolié » la page Facebook de Jil Jadid pour annoncer  » la démission de plusieurs cadres ». L’affaire remonte à octobre dernier.

Le RCD n’a pas chapé aux troubles internes. Le parti a, tout récemment, exclu l’un de ses fondateurs, Nordine Ait Hamouda qui aurait fait campagne contre le candidat de son parti, lors des dernières sénatoriales. Le RCD vit ces jours-ci au rythme des accusations échangées entre Ait Hamouda et les responsables du bureau de Tizi Ouzou.

Le MSP de Abderrazak Makri donne l’impression de mieux gérer ses tensions internes. El Hachemi Djaaboub, ex-ministre, a annoncé sa démission du Conseil consultatif, sans toutefois dévoiler en public les raisons de sa décision. La démission, d’après des proches du parti, survient suite à un  » désaccord » au sujet des positions du mouvement. Bouguerra Soltani, l’ancien président du MSP, avait affiché ouvertement son désaccord avec Makri qui a placé le Mouvement dans le camp de l’opposition.

Les dissidences et les mouvements de redressements sont une pratique assez courante au sein des formations politiques en Algérie. Les raisons ont souvent un rapport avec une guerre de leadership et le partage des dividendes liées aux postes.

Le rapprochement initié par les membres de la CLTD, autour de la transition politique, est cause de frustrations pour un nombre de cadres partisans, qui aspirent à décrocher des places dans les institutions de l’Etat.

Jil Djadid vient d’annoncer que son ex-porte parole, Sofiane Sakhri, a été condamné par le tribunal de Cheraga à payer un 1 dinarsymbolique au président du parti, Sofiane Djilali. Celui-ci avait porté plainte pour diffamation contre trois responsables de son parti, dont Sakhri, en les accusant d’avoir  » spolié » la page Facebook de Jil Jadid pour annoncer  » la démission de plusieurs cadres ». L’affaire remonte à octobre dernier.

Le RCD n’a pas chapé aux troubles internes. Le parti a, tout récemment, exclu l’un de ses fondateurs, Nordine Ait Hamouda, qui aurait fait campagne contre le candidat de son parti, lors des dernières sénatoriales. Le RCD vit ces jours-ci au rythme des accusations échangées entre Ait Hamouda et les responsables du bureau de Tizi Ouzou.

Le MSP de Abderrazak Makri donne l’impression de mieux gérer ses tensions internes. El Hachemi Djaaboub, ex-ministre, a annoncé sa démission du Conseil consultatif, sans toutefois dévoiler en public les raisons de sa décision. La démission, d’après des proches du parti, survient suite à un  » désaccord » au sujet des positions du mouvement. Bouguerra Soltani, l’ancien président du MSP, avait affiché ouvertement son désaccord avec Makri qui a placé le Mouvement dans le camp de l’opposition.

Les dissidences et les mouvements de redressements sont une pratique assez courante au sein des formations politiques en Algérie. Les raisons ont souvent un rapport avec une guerre de leadership et le partage des dividendes liées aux postes. Le rapprochement initié par les membres de la CLTD, autour de la transition politique, est cause de frustrations pour un nombre de cadres partisans, qui aspirent à décrocher des places dans les institutions de l’Etat.

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