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Transport en commun : Une nouvelle grille qui fait désordre

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

Les syndicats des chauffeurs de taxi parlent de « réajustement des prix». Le ministre des Transports aurait promis à l’UNAT une augmentation de 10%.
Les chauffeurs de taxi de la station du Caroubier se sont donné le mot : augmenter les tarifs. Les clients ont été surpris par cette hausse des prix intervenue dès l’entrée en vigueur de la loi de finances 2016. Les syndicats des chauffeurs de taxi préfèrent parler de « réajustement» des tarifs. La « nouvelle tarification» affichée à l’entrée des bureaux des deux syndicats de la station du Caroubier (Unact-UGCAA et SNTT-UGTA) renvoie à l’arrêté interministériel n°2503 du 29 décembre 2012. « Les augmentations sont en fait un simple réajustement des tarifs.

Elles varient entre 50 et 100 DA selon les destinations. Nos adhérents n’ont pas voulu tenir compte de cette grille tarifaire qui prévoit 3 DA/km. Mais maintenant, avec l’augmentation des prix des carburants et toutes nos charges (pièces, pneus, etc.), nous sommes contraints de revenir à cet arrêté. Je prends Oran comme exemple. L’arrêté de 2012 prévoit un tarif de 1296 DA. Même avec les derniers réajustements de 100 DA pour la ligne d’Oran, on n’a pas dépensé toute la cagnotte», indique Saïd Boukerrou-Aziouez, secrétaire général adjoint de l’Union nationale des chauffeurs de taxi (Unact).

Une nouvelle augmentation pourrait éventuellement intervenir avec l’entrée en service des péages sur l’autoroute Est-Ouest. « Avec l’installation du péage, les prix devront être rectifiés également et c’est à ce moment-là qu’on atteindra les prix contenus dans l’arrêté de 2012», précise Bessaï Abdelhadidi, membre du bureau exécutif de la wilaya d’Alger de la SNTT-UGTA.

Où est la promesse du ministre ?

La hausse des prix a touché uniquement les taxi interwilayas. S’agissant du transport par taxi individuel et collectif, les syndicats estiment qu’il faut réviser la loi. « Les chauffeurs de taxis collectif et à compteur n’ont pas augmenté les prix. La prise en charge en course s’élèvera à 20 DA par kilomètre, le stationnement pour attente (15 minutes) à 20 DA et le transport de bagages supérieur à 15 kg sera facturé à 10 DA. Par contre, ce que nous proposons pour éviter l’éventualité d’une hausse des prix, c’est la légalisation du jumelage.

Le ministère hésite en raison du problème lié à la mixité», indique Bessaï. A la gare routière Sogral, au Caroubier, les opérateurs n’ont pas augmenté leurs prix alors que leur représentant syndical, l’Union nationale des transporteurs (UNAT), l’a proposé à la tutelle avant l’entrée effective de la LF 2016 (ajustement du taux de TVA sur la vente de gasoil).

« Une réunion s’est tenue à la mi-décembre avec le ministre des Transports, M. Talai, qui a rassuré les transporteurs et promis une augmentation d’au moins 10%. Le ministre nous a indiqué qu’une commission planchera sur la question. Mais à ce jour, nous n’avons rien vu. Nous attendons la concrétisation de la promesse de M. Talai», indique Mohamed Belal, président de l’UNAT, contacté par El Watan.

En attendant, les transporteurs collectifs urbains ont pris de court le syndicat en décidant d’augmente les prix de 5 DA. Le ministère des Transports écarte toute augmentation dans le transport public. Le ministre, Boudjemaa Talai, a évoqué, dans une déclaration à Liberté, des mesures d’accompagnement au profit des transporteurs privés pour « minimiser l’impact des augmentations» des prix des carburants. Lire la suite

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Qui protège Chakib Khelil ?

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

Les cadres de Sonatrach qui se retrouvent dans le box des accusés le disent à haute voix : « Je n’avais pas le pouvoir de dire non au ministre. Si je l’avais dit, on m’aurait désigné la sortie. Il avait même donné instruction par écrit de lui transmettre les noms des cadres refusant de s’exécuter.»
Les révélations livrées par les accusés dans l’affaire Sonatrach 1, dont le procès se déroule au tribunal d’Alger depuis quelques jours, ne laissent aucun doute sur la responsabilité de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil. Rien ne se faisait sans lui, sans son aval, sans ses instructions écrites et verbales.

Les cadres de Sonatrach qui se retrouvent dans le box des accusés le disent à haute voix : « Je n’avais pas le pouvoir de dire non au ministre. Si je l’avais dit, on m’aurait désigné la sortie. Il avait même donné instruction par écrit de lui transmettre les noms des cadres refusant de s’exécuter.» Les réponses de l’ex-vice-président de l’activité Amont, Belkacem Boumedienne, au juge qui l’interrogeait avant-hier ne souffrent d’aucune ambiguïté.

Et de telles déclarations auraient au moins suscité l’intérêt de la justice de convoquer Chakib Khelil qui, au fil du procès de Sonatrach 1, est en train de devenir le personnage central d’un scandale de corruption qui n’a pas fini de livrer ses secrets. La lumière ne sera jamais faite et la vérité jamais dite, si celui-ci n’est pas entendu par les juges en charge du dossier.

Mais pourquoi la justice évite de le convoquer ? Chakib Khelil qui a régné en maître sur le secteur de l’énergie onze ans durant, assurant même le poste de PDG de Sonatrach de 2001 à 2003, ne pouvait pas ne pas savoir ce qui se tramait au sein du groupe pétrolier.

La justice va-t-elle continuer à préserver ce membre du clan présidentiel, proche collaborateur du président Abdelaziz Bouteflika et dont le nom a été même cité par la justice italienne dans ce qui est appelé affaire Sonatrach 2, dans laquelle le neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui, Farid, présenté comme son homme de main, est impliqué ? Refuse-t-elle de franchir cette ligne rouge dessinée par le pouvoir après l’annulation pour un prétendu vice de forme du mandat d’arrêt international lancé en été 2013 par l’ex-procureur général près la cour d’Alger, Belkacem Zermati ?

Si Chakib Khelil demeure toujours intouchable malgré les demandes insistantes de la défense des accusés dans l’affaire Sonatrach 1 et en dépit des révélations des cadres appelés à la barre par les juges du tribunal d’Alger, c’est qu’il y a vraiment des parties pourvues d’un pouvoir qui le protègent et arrivent à l’extraire des mains de la justice.

L’ancien garde des Sceaux, Mohamed Charfi, en sait quelque chose pour avoir été démis de son poste de ministre. « N’est-ce pas, Si Amar, vous qui êtes venu, le jour même de votre installation à la tête du FLN, me proposer amicalement de préserver mon poste de ministre de la Justice en m’engageant à extirper Chakib Khelil de l’affaire Sonatrach 2 comme on extirpe un cheveu de la pâte», écrivait le ministre dans une tribune publiée par El Watan en février 2014.

La non-convocation de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines n’a pas d’autre explication que celle qui se vérifie chaque jour : il est vraiment protégé par ceux qui détiennent aujourd’hui les clés du pouvoir en Algérie. Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani, l’a soigneusement expliqué, il y a presque un mois, sur une chaîne de télévision privée.

Il affirmait à qui voulait l’entendre que Chakib Khelil est « innocent». « C’est, disait-il, le meilleur ministre de l’Algérie depuis l’indépendance.» Le patron de l’ex- parti unique qui est devenu le porte- parole du régime mis en place par le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, soutenait que l’ancien ministre de l’Energie a été « victime des rapports des colonels du DRS».

A travers Khelil, on a donc voulu atteindre le Président, expliquait-il. Y a-t-il alors meilleure mise en garde que celle-ci, qui plus est venant de la part d’un Amar Saadani promu à un rôle de premier plan depuis son intronisation controversée à la tête du FLN. Chakib Khelil serait-il donc intouchable, puisqu’il est innocenté par le pourfendeur de l’ancien patron des Services du renseignement, le général Mohamed Mediène dit Toufik, démis de ses fonctions en septembre dernier ? Qui osera alors défier l’ogre ? L’aveu du magistrat qui a jugé l’affaire de l’autoroute Est-Ouest en dit long sur la situation de la justice en Algérie. « Ce n’est certainement pas moi, un petit juge, qui vais ramener un ministre en activité», asséna-t-il aux avocats qui réclamaient la présence au procès de Amar Ghoul.

Ceux qui jugent aussi l’affaire Sonatrach 1 auraient même pu s’intéresser aux déclarations de Hassan Laribi, député du Parti de la justice et du développement de Abdallah Djaballah, qui a révélé, il y a quelques jours, que l’ex-chef du DRS, le général Toufik, lui a dit que ses « services ont découvert un compte bancaire appartenant à Chakib Khelil contenant plus de 190 millions de dollars». Mais il semble bien qu’on n’en est pas encore au temps où la justice fait son travail en toute indépendance, loin des influences et des pressions. Lire la suite

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Procès de l’affaire Sonatrach 1 : L’ex-PDG du CPA nie les faits et accuse le DRS de lui avoir fait subir le «pire»

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

Dimanche tard dans la soirée, Hachemi Meghaoui, ancien PDG du CPA et conseiller financier d’Al Smaïl, poursuivi pour le crime « participation à organisation d’association de malfaiteurs», « délit de complicité dans la passation de marché public dans le but d’octroyer à autrui d’indus avantages», « complicité dans dilapidation des deniers publics», « blanchiment d’argent», « corruption et trafic d’influence», est appelé à la barre.
Il nie tous les faits reprochés. « J’ai travaillé avec la société allemande et mes revenus ont été virés dans une banque très regardante sur les questions de corruption. Quand j’ai vendu mes actions, on m’a donné un chèque que j’ai viré sur mon compte. Comment peuvent-ils m’accuser de blanchiment d’argent ?» Il évoque des « pressions exercées» par les agents du DRS, « y compris sur le juge». « Les agents allaient et venaient dans le bureau du juge. C’est sous leur pression qu’il m’a placé sous mandat de dépôt. Il était question que je sois mis sous contrôle judiciaire. Je ne suis pas un délinquant. On m’a fait subir le pire.» Sur sa relation avec Al Smaïl, il explique l’avoir rencontré en 2007, étant donné qu’il était une connaissance de son fils Yazid.

Il lui parlait de ses problèmes, mais aussi de ses ambitions « d’agrandir» sa société, en lui proposant d’être son conseiller financier. « J’ai été recruté par Contel Algérie pour m’occuper de l’organisation, des budgets, de la procédure comptable, etc. Vers la fin de 2007, il m’a parlé de son vœu de créer un groupe avec des secteurs prioritaires pour l’Etat, comme l’agriculture, les mines et la construction. Il m’a proposé le poste de président du CA du holding Contel qui était la seule forme permise par la loi», explique l’accusé. Le commissaire aux compte, ajoute-t-il, lui a dit que ce poste revient à un actionnaire. « C’est là qu’il m’a proposé d’être actionnaire à hauteur de 12%.

Les autres associés sont Al Smaïl, Mohamed Réda Meziane, mon fils, Ourabah, Benthabet Dorbani et Fertas. A Contel, j’étais conseiller. Les actionnaires, dont Meziane, je ne les connaissais pas.» Meghaoui insiste sur « les conditions de terreur» créées par le DRS, pour lui faire signer les PV. Il ne cesse de répéter qu’il n’a aucun lien avec les marchés, étant donné qu’ils ont été attribués avant son recrutement à Contel. Le juge appelle Al Smaïl. « Avait-il un avis sur les contrats avec Sonatrach ?» L’accusé dément. « Il n’a aucun lien avec ces marchés», dit-il.

Lui aussi croit « improbable» son voyage avec son fils et Al Smaïl en Allemagne pour signer des contrats de consulting en 2007. Il dit s’être déplacé seul au mois de mai 2007. Quant aux autres contrats, souligne-t-il, il les ignorait totalement. Selon lui, il percevait un salaire mensuel de 10 000 euros (300 000 d’euros en tout) qu’il qualifie de « minable» comparativement aux « prestations assurées», dit-il. Lui aussi acculé par le juge finit par contredire Al Smaïl, en disant qu’il a eu à traiter les dossiers de commerce extérieur, y compris les contrats avec l’étranger. Il déclare être au courant du contrat de consulting de son fils, mais pas d’Al Smaïl.

Le juge : « Pourquoi c’est uniquement vous et votre fils qui avaient obtenu ces contrats ?» L’accusé : « Ils n’ont rien à voir avec le holding. Les Allemands avaient besoin de moi, d’Al Smaïl et de mon fils, chacun dans son activité…» L’accusé reconnaît certains propos devant le juge et en dément d’autres sous prétexte qu’il ne maîtrisait pas la langue arabe. « Je n’ai jamais dit qu’Al Smaïl a bénéficié d’un contrat de consulting avec les Allemands grâce à lui, au même titre que son fils. Le juge a fait une mauvaise interprétation de mes propos…» Le juge : « Qu’en est-il des 50 000 euros versés par la société allemande sur le compte de votre fils ?»

L’accusé ignore ce versement, mais pour ce qui est des biens qu’il a acquis dès 2007, des comptes en devises en France et plusieurs autres dérivés qu’il dit avoir déclarés au juge d’instruction. L’origine de ces fonds est liée aux jetons de présence 1990-2005 en tant que cadre dirigeant d’établissements bancaires. Le juge lui demande pourquoi les Allemands transfèrent en France, alors que toutes les activités se trouvent en Algérie. « J’ai signé avec une société se trouvant en Allemagne. J’avais un compte que j’ai ouvert en 1994, avec l’idée de fuir le pays. Mais je ne l’ai pas fait et le compte est resté. Je recevais mes frais dans ce compte pour éviter le change parallèle du square Port Saïd», dit-il.

Le juge : « Le montant total des virements a atteint 300 000 euros.» L’accusé : « Je ne l’ai pas caché.» Le magistrat exhibe le rapport d’une inspection de la Banque d’Algérie à BNP Paribas, qui fait état de nombreux virements suspects de Contel. « D’abord, je n’ai jamais reçu de virement de Contel, mais plutôt du holding. Les 32 millions de dinars sont mes dividendes. Ils étaient dans mon compte courant, avant d’être transférés au compte-épargne pour avoir droit aux intérêts.» Il s’attaque avec virulence aux inspecteurs de la Banque d’Algérie qui, selon lui, ne connaissent pas la réglementation. Le magistrat le rappelle à l’ordre et lève l’audience qui a été chahutée par la présence d’un témoin qui n’avait pas à être dans la salle. Il s’agit de Benthabet Dorbani, qui a fini par quitter les lieux. Lire la suite

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Procès Sonatrach 1 : Des accusés de plus en plus déstabilisés

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

Le procès Sonatrach 1 s’est poursuivi hier au tribunal criminel près la cour d’Alger avec l’audition du dernier accusé du groupe impliqué dans les contrats de télésurveillance, mais aussi avec le début des questions de la défense et du parquet. Soumis à rude épreuve, Mohamed Réda Djaafer s’est enfoncé, impliquant tantôt Mohamed Réda Meziane, tantôt sa banque qui n’a pas donné de justificatifs aux virements reçus sur son compte. Il est le premier accusé à être déstabilisé, voire confondu.
Hier, dès l’ouverture de l’audience au tribunal criminel d’Alger où se tient le procès Sonatrach 1, le président appelle Yazid Meghaoui, poursuivi pour « participation à organisation d’une association de malfaiteurs», et pour les délits de « participation dans la passation de marché en violation de la réglementation dans le but d’octroyer à autrui d’indus avantages», « trafic d’influence», « participation à la dilapidation des deniers publics», « corruption» et « blanchiment d’argent».

Meghaoui nie tout en bloc avant que le juge ne le ramène aux détails de l’affaire. Il affirme avoir commencé en 2005 au département transport de Contel Algérie avant de rejoindre, en 2008, le holding où il s’occupait de l’activité transport. Il dit avoir connu Al Smaïl Djaafer « bien avant» qu’il n’intègre sa société et rejette tout lien avec les contrats obtenus par Contel auprès de Sonatrach.

A propos des contrats de consulting avec la société allemande, Meghaoui déclare : « J’ai rencontré des travailleurs de la société allemande à Hassi Messaoud, où ils m’ont parlé des problèmes de transport de matériel auxquels ils sont confrontés. Une fois à Alger, j’ai contacté les représentants de la société et j’ai offert mes services. Quelque temps après, des responsables m’ont appelé d’Allemagne, me demandant de les rejoindre sur place. J’en ai parlé à Al Smaïl. Nous avons fait le voyage ensemble. J’ai été reçu et j’ai discuté du contrat avec les dirgeants.

J’ai moi-même proposé le montant de 8000 euros par mois, qu’ils ont accepté. Mon travail consistait à leur fournir toutes les informations relatives au secteur du transport et à prendre en charge les problèmes y afférents», dit-il, avant que le juge ne l’arrête : « Vous leur donniez toutes les informations sur le transport ?» L’accusé : « Cela fait partie de mon travail. Ils ont besoin de connaître le secteur et ses problèmes.» Il déclare ignorer l’existence des contrats de consulting trouvés chez Al Smaïl et explique : « Pour moi, il doit s’agir d’une reproduction par scanner de son contrat.» Le magistrat interroge Yazid Meghaoui sur son voyage à Nuremberg. « C’était en juin 2008. Je suis parti avec Benthabet Dorbani et Al Smaïl. Chacun de nous avait une mission de travail.

Le soir, nous nous sommes rencontrés dans un restaurant en présence de deux Allemands et Mohamed Réda Meziane nous a rejoints. Lui et Al Smaïl se sont retirés avec un des Allemands pour se mettre à une autre table. Je ne sais pas de quoi ils ont discuté.» Lui aussi revient sur les propos tenus devant le DRS en affirmant avoir subi « de terribles pressions». Il déclare que Al Smaïl n’a aucune relation avec le contrat de consulting avec les Allemands, mais se contredit en affirmant que c’est lui qui intervenait en cas de retard de versement de son salaire.

Sur les 50 000 euros versés par Al Smaïl sur son compte en France, l’accusé explique : « Les seuls virements que j’ai recus proviennent de la société allemande.» Il confirme avoir voyagé avec Réda Meziane et Al Smaïl en Belgique et à Nuremberg. « Al Smaïl nous a proposé d’aller à Nuremberg parce qu’il devait voir ses partenaires», précise l’accusé. Pour lui, « Fawzi n’avait rien à voir avec les contrats de Sonatrach.

Mais son frère Réda a joué un grand rôle. C’est un avis que j’ai exprimé au DRS et au juge». Sur le virement de 26 millions de dinars par Contel Algérie sur son compte domicilié à la BNP, Meghaoui affirme qu’il s’agit « de dividendes» dont les justificatifs ont été présentés. « Ils ont été virés du holding et non pas de Contel Algérie», répond-il au juge qui évoque le rapport de l’inspection de la Banque d’Algérie qui relève que la somme a été virée sur son compte en tant que salarié et non en tant qu’associé. L’accusé s’attaque à la banque qui l’aurait « enfoncé» en refusant de remettre les justificatifs.

Des chiffres qui donnent le tournis

Le juge donne la parole aux avocats de la partie civile pour interroger Mohamed Reda Al Smaïl. Me Abdoun lui demande s’il a travaillé avec le CPA. « Contel a travaillé avec le CPA en 2004 dans le cadre de la sécurisation et de la surveillance électronique. Elle l’avait déjà fait fin 1999, avec ma première société Sopite, avec celle de ma famille Sogit et avec la société Fitel, qui était gérée par Abderrahim Fertas. J’ai connu le CPA en 1992», répond Al Smaïl. Me Benrabah s’intéresse aux dividendes et aux chiffres d’affaires des sociétés de Al Smaïl.

Jusqu’en 1999, dit-il, le chiffre d’affaires était de 30 millions de dinars, avant de passer à 300 millions de dinars, puis à 3 milliards de dinars en 2009. « Comment se fait-il que cette société allemande qui perd, comme vous le dites, 2 millions d’euros peut-elle vous ouvrir un compte crédit en France ?» demande l’avocat. L’accusé : « C’est un crédit d’investissement entre Contel et Funkwerk. J’ai aussi demandé, en tant que personne physique, qu’ils me remboursent mes frais et mes prestations effectuées dans le cadre de notre partenariat. Ils ont décidé de m’ouvrir un crédit pour que je puisse être payé.» Me Abdelmadjid Sellini l’interroge sur les chiffres d’affaires de la société Sopite.  » Entre 30 et 300 millions de dinars», dit-il.

L’avocat rebondit : « Il n’y a aucun document qui le prouve. C’est une société d’un million de dinars de capital. Quels sont les contrats qu’elle a obtenus ?» Al Smaïl : « Une centaine de marchés…» A propos du marché du commandement des forces aériennes que la société n’a pas obtenu, Al Smaïl affirme qu’il a été annulé faute de budget, mais l’avocat n’est pas de cet avis : « Je n’ai Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

– Des milliers de livres stockés et non accessible aux lecteurs

Quelque 7000 titres ont été édités en Algérie entre 2003 et 2015 dont de nombreuses copies sont stockées à la Bibliothèque nationale sans être disponibles pour le lecteur dans les bibliothèques publiques, les universités, les écoles, voire les établissements pénitentiaires et les mosquées, a indiqué lundi à Alger le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi.

« Il y a des milliers de titres édités à l’occasion des différentes manifestations organisées par le ministère de la Culture grâce à des subventions accordées à l’initiative du président de la République, mais ils sont stockés à la Bibliothèque nationale sans être disponibles pour le lecteur», a souligné le ministre à l’ouverture d’un colloque sur la lecture et le livre d’enfant.

Lors de la rencontre organisée par l’Assemblée populaire de wilaya (APW) d’Alger et la Bibliothèque nationale, le ministre a indiqué qu’il espère rapprocher le livre des lecteurs, notamment les enfants. « On a instruit les directeurs des bibliothèques publiques dans toutes les wilayas afin que des cartes d’adhérents gratuites soient accordées à tous les enfants scolarisés pour les inciter à la lecture», a-t-il ajouté.

– Premier Salon des entreprises à Béjaïa

Le premier Salon des entreprises nationales se tiendra du 3 au 6 mars à Béjaïa. Ce sera le premier salon organisé après la signature de l’arrêté interministériel relatif aux conditions et aux modalités d’offres en matière de crédit à la consommation. Ce salon consacrera une large part à cette formule. Selon l’organisateur, Rachid Hessas, directeur général de RH International Communication, cet événement permettra d’apprécier l’intérêt que portent les consommateurs aux produits nationaux.

Il est attendu une forte participation des entreprises publiques et privées représentant l’ensemble des secteurs d’activité. En marge du salon, une journée professionnelle se tiendra au niveau d’un hôtel de la ville, durant laquelle des conférences et des débats sur diverses questions seront organisées, notamment la contrefaçon, le rôle et l’importance économique du crédit à la consommation, la publicité et le marketing.

– Le magazine DZ Entreprise dans les kiosques

Le n° 35 (décembre 2015) de DZ Entreprise est dans les kiosques. Il s’agit en fait du premier magazine de l’entreprise algérienne qui donne un éclairage sur notre économie et suit les indices des secteurs. Il se veut un moyen privilégié d’information des décideurs (chefs d’entreprise, cadres, investisseurs professionnels et épargnants). Les lecteurs trouveront une sélection d’articles autour du marché de l’immobilier en totale dérégulation, de la fièvre de l’industrie automobile et de la concurrence déloyale. Lire la suite

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Mohamed Aïssa : L’instance de la fetwa mise en place avant mars prochain

Publié le 05/01/2016, par dans Non classé.

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a déclaré hier à Constantine que l’instance de la fetwa sera mise en place « d’ici mars prochain».
« Dans la conception du département des Affaires religieuses et des Wakfs, le mufti de la République est une académie, une instance, regroupant dans sa composante des imams, des membres du Haut Conseil islamique (HCI), des conseils scientifiques des wilayas, des exégètes et des spécialistes dans différents domaines», a précisé le ministre lors d’une conférence de presse tenue en marge de l’ouverture de la 17e Semaine nationale du Saint Coran.

Il a souligné, dans le même contexte, que la diversification de la composante de l’instance de la fetwa vise « à garantir un examen minutieux des questions soulevées». M. Aïssa a ajouté que l’instance de la fetwa, actuellement en phase de parachèvement, sera mise en place après l’adoption du projet de la révision de la Constitution.

A une question relative sur la stratégie pour immuniser et sécuriser intellectuellement la société algérienne, contre les « idées djihadistes» répandues sur les réseaux sociaux, le ministre a précisé qu’un observatoire national de lutte contre l’extrémisme religieux sera créé très prochainement. Il a détaillé que cet organisme réunira plusieurs départements et instances en mesure d’analyser et de proposer une démarche à suivre pour préserver la société contre l’extrémisme. Lire la suite

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