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Procès Sonatrach 1 : Une affaire politique à l’habillage judiciaire

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

De nombreux avocats regrettent que l’affaire soit « traitée de manière judiciaire», alors que certains hommes politiques
lui ont donné, par leurs déclarations, un cachet purement politique.
C’est dans une ambiance lassante que le procès de l’affaire Sonatrach 1 s’est poursuivi, hier, au tribunal criminel près la cour d’Alger. Durant toute la journée, le greffier a eu du mal à achever la lecture des 70 pages de l’arrêt de renvoi devant une assistance qui avait majoritairement déserté les bancs de la salle d’audience. Pourtant, les faits résumés par ce document de 299 pages, dont la moitié a été lue, ne sont pas des moindres : « association de malfaiteurs», « blanchiment d’argent», « corruption», « trafic d’influence», « violation de la réglementation des marchés publics», « dilapidation de deniers publics», « abus d’autorité», « perception d’indus cadeaux»…

En bref, des faits pour lesquels les 18 accusés risquent de lourdes peines, notamment ceux poursuivis pour des crimes et qui, à l’exception de l’ex-PDG de Sonatrach Mohamed Meziane (laissé en liberté), se trouvent en détention et donc dans le box des accusés, à savoir Mohamed Réda El Smaïl (patron du groupement privé Contel Contracting Algérie, son conseiller financier), l’ex-directeur général du CPA Hachemi Meghaoui, son fils Yazid, les deux enfants Meziane, Fawzi et Bachir, ainsi que les deux ex-vice-présidents de Sonatrach, Belkacem Boumedienne et Benomar Zenasni.

Cependant, c’est dans le hall de la cour d’Alger que les débats s’enflamment. Certains avocats, comme Me Bergheul, regrettent que des personnalités comme Amar Saadani (secrétaire général du FLN), le général Toufik (ex-patron du DRS) et plus récemment, le député islamiste, Hacène Laribi, ne soient pas convoqués à la barre pour être entendus en tant que témoins. « Le secrétaire général du FLN a dit qu’il n’y a rien dans le dossier et que tous les procès-verbaux ont été fabriqués pour s’attaquer au ministre de l’Energie et au Président.

Laribi vient lui aussi nous apprendre que le général Toufik lui a confié que des montants ont transité par le compte de Chakib Khelil. Nous voulons que ces personnes nous disent pourquoi les accusés vont être jugés. Y a-t-il vraiment une affaire Sonatrach ? Est-ce qu’il s’agit d’une fabrication ou non ? L’opinion publique doit savoir ce qui s’est passé. Il est du devoir de tous d’arriver à la vérité. Nous sommes devant un dossier judiciaire certes, mais avec un habillage politique.

En tant que collectif de la défense, il aurait fallu agir d’une seule voix pour réclamer la présence devant le tribunal de toutes ces personnalités qui ont du poids sur la scène politique», explique Me Bergheul. Selon lui, « il y a trop de zones d’ombre qui méritent la lumière». Un avis que partagent certains de ses confrères, mais en évoquant d’autres énigmes non encore élucidées, citant au passage la « dissimulation de documents par des cadres dirigeants de Sonatrach, épargnés par l’enquête et qui sont toujours en fonction.

Mais, aussi la responsabilité avérée de l’ex-ministre de l’Energie, sans pour autant qu’il ne soit entendu, ne serait-ce qu’en tant que témoin lors de l’instruction», révèlent certains avocats. Ils reviennent longuement sur « les anomalies qui entachent» l’instruction, comme par exemple « l’iniquité dans la distribution des inculpations et des non-lieu» à des personnes qui pourtant sont auteurs des mêmes faits commis durant la même période.

D’autres avocats s’attardent plutôt sur le fait que sur les sept accusés poursuivis pour des crimes, un seul, l’ex-PDG de Sonatrach, se trouve en liberté et n’a à aucun moment fait l’objet d’une prise de corps, comme le stipule le code de procédure pénale. Aujourd’hui, le tribunal devra entendre le premier accusé. L’audience, pour beaucoup, s’annonce très riche en informations.
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L’inévitable procès du régime

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Un parcours sans faute de 70 années de militantisme, suscitant l’admiration de générations d’Algériens et faisant pâlir de jalousie ses détracteurs qui ont fait preuve de lâcheté ou de compromission devant l’histoire.
Si la mort d’un historique ne peut passer sous silence, celle de Hocine Aït Ahmed est un événement sans précédent qui laissera bien des traces. Ce géant de l’histoire de l’Algérie a marqué du sceau du combat les pages du Mouvement national et la lutte pour l’indépendance ainsi que les pages de la lutte pour la démocratie et l’autodétermination du peuple algérien. Un parcours sans faute de 70 années de militantisme, suscitant l’admiration de générations d’Algériens et faisant pâlir de jalousie ses détracteurs qui ont fait preuve de lâcheté ou de compromission devant l’histoire. Sa vie durant a été une leçon d’indignation face à l’injustice et à l’autoritarisme. Il ne pouvait en être autrement de sa mort.

Dès l’annonce de son décès le mercredi 23 décembre, ce sont toutes les pages de l’histoire de l’Algérie qui se sont ouvertes par ce mécanisme tant redouté par les tenants du pouvoir qu’est la justice de l’histoire. Sa mort semble même être un acte politique, une dernière salve d’un guerrier qui n’a jamais courbé l’échine ni abdiqué.

Le procès du pouvoir s’ouvre avec pour juge un peuple qui n’a jamais douté de Hocine Aït Ahmed et qui se réveille sur ce sentiment amer d’avoir raté avec lui le grand rendez-vous avec la liberté. Depuis donc mercredi dernier, médias, réseaux sociaux et lieux publics n’ont pour sujets que le parcours de Hocine Aït Ahmed, d’une part, et l’implacable jugement de l’histoire sur ses adversaires des groupes de décideurs de 1962 à nos jours, d’autre part.

Le procès est ouvert et les accusés ne manquent pas, à leur tête, au grand dam de Louisa Hanoune, l’inévitable Houari Boumediène dont l’anniversaire de la mort interviendra, comme le veut le hasard de l’histoire, cette semaine. Celui qui mit dans ses geôles le rédacteur du rapport de Zeddine et père de la Révolution et la diplomatie algériennes, Hocine Aït Ahmed, est jugé par « contumace» pour le hold-up du rêve de tout un peuple.

Avec sa mort, le peuple juge pour Aït Ahmed et pour l’histoire, Boumediène et tous les responsables de la tragédie algérienne, dont le premier acte a été commis en 1962 et réédité à chaque rendez-vous électoral. Un autre anniversaire intervient aussi cette semaine, celui de la mort de Abane Ramdane, autre figure de proue de la Révolution algérienne, assassiné par les siens. Et encore une fois et pour l’histoire, Hocine Aït Ahmed, alors en prison, a défendu Abane quand d’autres dirigeants de la Révolution ont acquiescé à l’ordre de liquidation physique prononcé contre lui.

Comment peut-on dire d’un homme de sa stature, ayant fait face à toutes les injustices et refusant tous les honneurs factices que lui proposaient des dirigeants souffrant de légitimité, avoir passé au crépuscule de sa vie un deal avec le pouvoir ? Ses derniers vœux d’enterrement suffisent à dire à tous les malhonnêtes qui continuent de déverser leur fiel qu’il est plus grand pour que l’atteignent tous les écrits commandés. Le seul contrat qu’Aït Ahmed ait passé est un contrat de fidélité à ses idéaux et ses combats pour l’autodétermination du peuple algérien. Il a vécu pour le peuple et c’est ce même peuple qu’il appelle pour l’enterrer. Une autre leçon qui fausse les calculs des manipulateurs. Lire la suite

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L’affaire de plagiat du tube Didi par Khaled : Fausses notes

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Le titre Didi, issu de l’album éponyme Khaled en 1992, « enjolivé» par Don Was, producteur des Rolling Stones et Michael Brook, ayant fait danser et rêver les Algériens et le monde entier, est en fait un plagiat. Un « emprunt» de la chanson Eli Kan, éditée en Algérie en 1988 et des chansons identiques Angui ou Selmi de Cheb Rabah, de son vrai nom Rabah Zeradine, d’origine kabyle, natif d’Alger ayant vécu à Oran.
Dans sa décision prononcée, le tribunal de Paris a condamné Khaled à restituer à Cheb Rabah les droits d’auteur perçus pour la composition musicale de l’œuvre Didi, commercialisée à partir de 1991, au titre de son exploitation dans le monde, mais pour une période postérieure à juin 2003 en raison d’une prescription partielle. Le raïman a également été condamné à payer à Cheb Rabah la somme de 100 000 euros en réparation de son préjudice moral, et une autre de 100 000 euros en réparation des atteintes à son droit moral d’auteur.

Soit un lourd tarif de 200 000 euros. De front, le tribunal a ordonné à la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) de modifier toute sa documentation quant à la chanson Didi pour faire désormais bénéficier cheb Rabah, d’une part, des droits de reproduction mécanique et d’exécution publique « en tant que compositeur» de l’œuvre.

L’avocat de Cheb Rabah, Jean-Marie Guilloux, avait appelé la rédaction d’El Watan en fournissant des informations accablantes : « C’est une reprise qui repose sur un mensonge. L’analyse de la totalité de la musique de la chanson Didi a été effectuée par un expert désigné par la cour d’appel de Paris : une comparaison et l’examen des deux pièces ; l’initiale composition de Cheb Rabah et celle de Didi interprétée par Khaled font ressortir des chiffres identiques. L’expert en musique a relevé que Didi était à 90% identique à la composition de Cheb Rabah.

80% à 89% au niveau de la mélodie et du rythme, et 90% de similitude à celui de l’harmonie. La seule différence, c’est l’introduction de la section cuivre… Khaled est soumis à une exécution provisoire. Il doit payer les 200 000 euros de préjudice moral à Cheb Rabah. Et après, l’expertise est éloquente…». Lire la suite

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L’Algérie vue du ciel de Yann Arthus Bertrand : Beauté survolée

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Le documentaire L’Algérie vue du ciel, réalisé par Yann Arthus Bertrand, a été diffusé le mardi 16 juin à 19h56 sur France 2. Explosion d’audimat.
L’Algérie vue du ciel a été conçu en février dernier, avec l’aide de l’armée algérienne qui a mis des hélicoptères à la disposition du célèbre photographe et réalisateur français. Le pitch du documentaire : un Algérien de France s’adresse à un frère resté au pays pour raconter ce qu’est l’Algérie d’aujourd’hui, filmée depuis les airs par le célèbre photographe Yann Arthus Bertrand. Le documentaire est construit autour d’un voyage en trois parties.

Le Nord, moderniste, est tourné vers la Méditerranée, tandis que le Centre est fait de régions rurales et traditionnelles. Enfin, le Grand Sud est comme un autre monde, avec son immense désert. Ce périple permet de découvrir les côtes indentées de l’Oranais, les plaines agricoles de la Mitidja, les contreforts de l’Atlas, les falaises d’Alger, les plages, les cimes enneigées, ou encore l’incroyable diversité minérale du Sahara. « J’ai été soufflé par la beauté de l’Algérie. Je trouvais intéressant de valoriser ce pays qui a des paysages incroyables, et de le faire découvrir aux gens… Ce séjour dans le Sud s’est passé de manière formidable.

L’armée algérienne a mis à notre disposition des hélicoptères pour que nous puissions réaliser nos images. Les personnes que nous avons rencontrées ont été très chaleureuses. Beaucoup savaient qui j’étais et connaissaient mes livres… Tout m’intéresse en Algérie. C’est un pays sublime, dont on entend tellement parler ! Tamanrasset et l’Assekrem, où je me suis rendu cette fois-ci, font partie des plus beaux endroits du monde. J’avais oublié combien c’était beau ! Mon message, aujourd’hui, est plus humaniste qu’écologiste. Parfois, dans notre monde basé sur le commerce et l’échange, l’écologie a du mal à passer…», commentera le réalisateur Yann Arthus Bertrand dans le périodique Binatna. Lire la suite

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Les papys font de la résistance

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Ce sont deux légendes vivantes de la musique d’expression kabyle. Ils ne se sont pas affichés ensemble, officiellement en Algérie, depuis 25 ans. C’était le 20 avril 1990 à Oued Aïssi.
Idir et Lounis Aït Menguellet, hôtes du Salon de la créativité s’étant tenu du 20 au 27 octobre 2015, au grand bonheur de leurs admirateurs. Des guest stars de l’Office des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), organisateur de cet événement. Lors de ces fébriles retrouvailles, les deux monuments Idir et Lounis Aït Menguellet ont animé un point de presse où ils se sont exprimés durant une heure sur l’amazighité, sur leurs projets respectifs, sur la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe»…

Sortant de convalescence, Lounis Aït Menguellet célébrera ses 50 ans de carrière en 2017 avec la sortie d’un coffret résumant son parcours, édité par Izem et l’ONDA. Idir publiera en 2016 un nouvel album où figurera vraisemblablement La Bohème, en duo avec le grand chanteur français Charles Aznavour. Lire la suite

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Hommage : Rassemblement populaire demain à Oran

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Demain vers 16h30, des citoyens oranais issus de la société civile se rassembleront à la place du 1er Novembre pour rendre un hommage posthume à Aït Ahmed, qui nous a quittés la semaine dernière.
Cet hommage se voulant populaire est non pas de l’initiative du bureau régional du FFS à Oran, mais est de la volonté de la société civile, nous explique Chafaâ Aguenihanaï, le coordinateur du FFS de la wilaya d’Oran. Il faut dire que depuis jeudi dernier, le bureau d’Oran de ce parti, sis dans le quartier historique de Sidi El Houari, connaît une affluence extraordinaire de citoyens oranais venus présenter leurs condoléances. Les représentants locaux des partis politiques, notamment le FLN, le RND et le MDS, se sont également déplacés pour signer le registre des condoléances.

Au niveau des autorités locales, le président de l’APW a appelé le coordinateur d’Oran du FFS pour faire part de ses condoléances au nom de la wilaya d’Oran. « Hocine Aït Ahmed appartient à tous les Algériens», nous dit encore Chafaâ Aguenihanaï. Tous les Algériens le pleurent. Je suis ému par les marques de sympathie à son égard au niveau de la wilaya d’Oran. Notez que beaucoup d’Oranais s’organisent pour aller jusqu’à Aïn Hammam, à Tizi Ouzou, pour assister à ses funérailles vendredi prochain. Lire la suite

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