formats

Discours et lois, en attendant l’application

Publié le 30/12/2015, par dans Non classé.

Razika. Un prénom qui cristallise les affres de tant d’autres victimes des abus et de la violence d’une société envers ses femmes. Cette jeune femme avait été, en novembre dernier, froidement assassinée par un homme qui la harcelait depuis de longs moments, en pleine journée, dans les rues de la ville de Magra, à M’sila.
Ce énième crime a relancé le débat autour du projet de loi sur la violence contre les femmes, bloqué depuis plusieurs mois au Sénat, qui avait préféré temporiser avant de programmer sa présentation. « Annulé sous pression des islamistes», accusait-on. Et pour cause : son adoption par le Parlement, le 5 mars, avait donné lieu à une levée de boucliers « conservatrice» d’un autre âge et une multiplication de violents discours misogynes, au sein de la société, mais aussi et surtout au sein de l’élite politique.

Il aura ainsi fallu attendre le début de ce mois de décembre pour, qu’enfin, les femmes jouissent du b.a.-ba de la protection qu’un citoyen peut attendre des lois de son pays. En sus de ses dispositions en matière de violences conjugales et sexuelles, cette loi sanctionne le harcèlement psychologique et le harcèlement de rue. Et, bien que rares au milieu de la cohorte de propos rétrogrades et misogynes qui ont entouré l’adoption de ces lois, les discours volontaristes se sont voulus fermes. Ainsi, le président de la République a annoncé une réforme du sacro-saint code de la famille.

Cette révision, rendue publique à l’occasion du 8 mars, journée internationale de la lutte pour les droits des femmes, visera à revoir le divorce dans ses deux formes et à l’introduction de « nouvelles mesures législatives et incitatives afin de renforcer et de préserver les droits de la femme algérienne et sa place au sein de la société».

Le gouvernement a ainsi été chargé de mettre en place « un comité ad hoc de la révision et du réaménagement des articles dudit code, relatifs au divorce, qui prêtent à interprétation, en vue d’y introduire les clarifications et précisions nécessaires afin de combler les insuffisances et garantir la protection des droits des deux conjoints et des enfants, ainsi que la préservation de la stabilité de la famille algérienne». Une commission dont on attend toujours les conclusions… Lire la suite

formats

Bouteflika évite le recours au référendum

Publié le 30/12/2015, par dans Non classé.

Selon le chef de l’Etat et les principaux promoteurs de ce projet, cette nouvelle « réforme constitutionnelle» marquera « des progrès dans plusieurs domaines», parmi lesquels « le champ politique et celui de la gouvernance».
Le président Abdelaziz Bouteflika met fin aux supputations sur la voie « choisie» pour approuver sa révision constitutionnelle. Dans le communiqué sanctionnant le dernier Conseil des ministres restreint consacré à l’examen et à la validation de l’avant-projet de loi, le chef de l’Etat affirme que le texte passera par le Parlement, donc comme en 2008.

Le président Bouteflika évite ainsi le recours au référendum, une possibilité prévue dans la Constitution en vigueur. L’article 174 de la Constitution stipule que « la révision constitutionnelle est décidée à l’initiative du président de la République. Elle est votée en termes identiques par l’Assemblée populaire nationale (APN) et le Conseil de la nation dans les mêmes conditions qu’un texte législatif».

Et le texte est soumis par référendum à l’approbation du peuple dans les cinquante jours qui suivent son adoption. Mais cette dernière étape est désormais écartée. L’avant-projet de loi sera remis, dans les tout prochains jours, aux partis politiques, aux associations et aux personnalités nationales ayant pris part au premier cycle de consultations menées en 2011 par Abdelkader Bensalah, et au second cycle dirigé par Ahmed Ouyahia en juin 2014.

Le contenu de cette réforme sera également porté à la connaissance de l’opinion publique par les médias, précise le communiqué de la présidence de la République. Selon le chef de l’Etat et les principaux promoteurs de ce projet, cette nouvelle « réforme constitutionnelle» marquera « des progrès dans plusieurs domaines», parmi lesquels « le champ politique et celui de la gouvernance».

Unité nationale et identité

Elle va, lit-on dans le communiqué, assurer « la consolidation de l’unité nationale autour de notre histoire, de notre identité et de nos valeurs spirituelles et civilisationnelles». Cette consolidation va-t-elle conduire à l’officialisation de tamazight, comme réclamé depuis de longues années par des partis et de nombreuses associations ? Le communiqué de la Présidence fait état également de la consécration de « la promotion des droits et libertés des citoyens et le renforcement de l’indépendance de la justice». Le président de la République ne sera-t-il donc plus le premier magistrat du pays ?

Autres points sur lesquels a porté cette révision : « L’approfondissement de la séparation et de la complémentarité des pouvoirs» et « l’accès de l’opposition parlementaire aux moyens d’assumer un rôle plus actif, y compris par la saisine du Conseil constitutionnel». A cela s’ajoute la mise en place d' »un mécanisme indépendant renforcé de surveillance des élections au service de la démocratie pluraliste».

L’opposition n’y croit pas

Les aspects visant à protéger les libertés ont été commentés par l’avocat Miloud Brahimi, ancien président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, qui dit, dans une déclaration à l’APS, « prendre acte de cette volonté affichée des droits et des libertés des citoyens». Si les promoteurs de cette réforme la présentent comme « révolutionnaire», les partis de l’opposition, qui ont boycotté les consultations, disent ne pas en attendre grand-chose, considérant que le but inavoué de cette révision est de « pérenniser le pouvoir actuel». C’est le cas des partis regroupés dans la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD), mais aussi des formations qui sont dans le Pôle des forces du changement, à leur tête le parti de Ali Benflis.

Ce dernier avait d’ailleurs affirmé que la révision constitutionnelle ne va pas régler la crise de gouvernance pour la simple raison que « le problème est dans l’application et le respect des textes de loi». Le chef de l’Etat, qui ne cesse de parler de cette réforme constitutionnelle depuis 2011, est ainsi attendu au tournant. Si son entourage évoque un texte « révolutionnaire» qui balisera le terrain pour la « démocratisation» de l’Algérie, les autres forces politiques n’y croient pas trop, rappelant le « coup» de 2008, où le chef de l’Etat avait trituré la Constitution pour pouvoir se représenter en 2009 pour un troisième mandat.

Des juristes et constitutionnalistes avaient longtemps parlé de la Constitution et de ce qui doit changer pour notamment sortir du « système présidentialiste» actuel. Et les spéculations vont bon train. Certains tablent sur un système à la française avec un Premier ministre aux larges prérogatives, responsable direct devant le Parlement. D’autres doutent que le chef de l’Etat renonce à ses pouvoirs et prérogatives très larges. Ce sera plus clair une fois l’avant-projet de loi rendu public. Lire la suite

formats

AÏt Ahmed, confluent de légitimités

Publié le 30/12/2015, par dans Non classé.

Jamais un leader politique national n’a été aussi porté au panthéon de l’histoire comme c’est le cas de Hocine Aït Ahmed. Les valeurs de résistance, de liberté, de démocratie et de réconciliation fondant le socle de son engagement n’ont jamais été autant célébrées.
Le pays vit une semaine très émouvante remplie d’hommages et de gratitude populaire à l’égard d’un homme à part. Son parcours, son combat, sa figure sont sanctifiés dans un moment de communion nationale. La disparition de cet impénitent combattant est aussi un acte hautement politique et d’une immense portée historique.

Cela lui ressemble superbement. Transcendant tous les clivages politiques, idéologiques, historiques et générationnels, le peuple s’est réapproprié les combats et les causes du chef historique et de l’irréductible opposant à l’autoritarisme. Il aurait aimé vivre ce moment rare et voir son combat triompher dans l’esprit et les cœurs de ses compatriotes. L’enfant de Aïn El Hammam est définitivement entré dans la légende. Comment alors ce leader politique, qui durant sa vie militante a été farouchement combattu, emprisonné, condamné, exilé, persécuté, est redevenu soudainement une icône, une source de fierté nationale retrouvée ?

Il est indéniable que l’inspirateur du combat révolutionnaire contre l’occupation coloniale assumait des valeurs de liberté, de démocratie et du respect des droits de l’homme dans les pires moments de l’Algérie indépendante. Historique, révolutionnaire, combattant permanent en faveur de la démocratie, intellectuel, chef politique charismatique hors pair. Hocine Aït Ahmed est un militant aux multiples légitimités qui font de lui un homme d’exception. Un confluent de légitimités. Un liant national. Un des pères fondateurs, le dernier, le plus fougueux parmi eux. L’homme de l’Organisation Spéciale est resté jusqu’au bout un véritable OS.

D’évidence, sa disparition vient rappeler aux Algériennes et Algériens la fin d’une génération qui se confondait avec une époque glorieuse. La perte d’un père au moment même où le pays n’en finit pas de se chercher, où les Algériens sont en quête permanente d’une Algérie tant rêvée. « Au-delà de la compassion, du deuil qui sied à la circonstance de recueillement, avec la disparition de Hocine Aït Ahmed, il s’est exprimé une demande nationale et le besoin d’un leader qui transcende et qui incarne l’idée nationale.

Et qui mieux qu’un Aït Ahmed pour l’incarner», analyse le sociologue Nacer Djabi. Faute d’avoir produit des nouvelles figures après l’indépendance nationale, les Algériens « se tournent vers celles du Mouvement national qui ont engagé une lutte victorieuse. La mort d’Aït Ahmed est celle d’un père. C’est la fin d’une génération et ce moment nous interpelle en tant que société, mais surtout en tant que système politique à créer les conditions historiques pouvant permettre la production de nouveaux leaders», poursuit le sociologue qui scrute le mouvement de la société.

Cependant, dans cet élan unanime, Nacer Djabi y décèle « la manifestation d’un sentiment de culpabilité à l’égard d’un homme, le refus d’assumer la citoyenneté portée et donnée par les hommes comme Aït Ahmed, on veut la reprendre maintenant qu’il est parti». Dans cette expression populaire, point de culte de personnalité contre lequel Aït Ahmed s’est toujours dressé, mais une adhésion à un idéal, un rêve, une utopie pourtant réaliste et réalisable.

Dans ce mouvement spontané de réappropriation de l’idée du combat libérateur et sa continuité durement assumée par Aït Ahmed et bien d’autres parmi ses compagnons s’exprime aussi un fort désir d’émancipation. Le rapport à l’Etat et à la nation se désarticule à mesure d’usurpation, de détournement de souveraineté et d’injustices commises au nom même de cet Etat et au nom d’une légitimité historique. La désillusion a eu des conséquences fâcheuses sur le lien national. Le désespoir a été à la mesure de l’énorme rêve indépendantiste brisé.

« L’Etat représentant, incarnant et défendant les intérêts du peuple et les aspirations de la société dans sa diversité, a été confisqué par une caste prédatrice et ne répond plus aux aspirations du peuple et de la société», regrettait Aït Ahmed dans un de ses discours célébrant l’anniversaire de la création du Gouvernement provisoire de la Révolution algérienne (GPRA). La disparition du dernier des historiques a eu un effet d’électrochoc au sein de l’opinion qui montre et démontre son attachement viscéral à une certaine idée de l’Algérie, d’un Etat moderne, universel, dynamique qui exprime légitimement la souveraineté et les aspirations citoyennes, celui que Hocine Aït Ahmed n’a eu de cesse de revendiquer.

Mais au même moment, elle réveille un sentiment de peur et des inquiétudes de ne pas voir émerger des figures nouvelles en mesure d’incarner cet esprit d’un Etat-national au service des citoyens. Pourtant ces femmes et ces hommes existent, certes, écrasés par des attitudes arrogantes des détenteurs du pouvoir de l’Etat. Ils se saisissent de ce moment historique et envoient un fort message pour briser ce cercle de défaites permanentes dans lequel est enfermé le pays. Lire la suite

formats

Hocine Ait Ahmed : Les amis lui rendent un dernier hommage à Lausanne

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Ce mardi vers 11 heures, la famille du défunt Hocine Ait Ahmed à organisé une cérémonie de recueillement au centre funéraire Montoie à Lausanne en Suisse.
Plusieurs centaines de personnes ont fait le déplacement depuis plusieurs villes européennes. Des officiels ainsi que plusieurs personnalités politiques et artistes ont fait le déplacement. Le chanteur Idir, la famille Mecilli, Ferhat Mhenni, Ahmed taleb Ibrahimi, l’ambassadeur d’algerie en suisse et l’ambassadrice de suisse à Alger ont tous présenté leur sympathie à Jugurtha Ait Ahmed fils de Si Lhocine.

Ce dernier a précisé aux présents que  » c’est un recueillement sur un héro national et qu’il faut que la rencontre reste dans son contexte prévu », chose qui a été respectée par tous les présents. La mère du défunt Matoub Lounes, Na aldjia a Rendu hommage au « regretté » a travers un chant traditionnel, accompagnée par le chanteur Idir.

Jugurtha Ait Ahmed a précisé que le corp de son père « sera rapatrié jeudi dans un avion de ligne d’air Algérie et pas dans un avion affrété spécialement. Il sera au siège national du FFS, la soirée et la nuit du vendredi avant son acheminement le vendredi tôt le matin vers son village natal Ath Ahmed ou il sera enterré parmi les siens », a précisé le fils du défunt. Lire la suite

formats

Les Algériens de Montréal rendent hommage à Ait Ahmed

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Les Algériens du pays de l’érable rendront hommage à Ait Ahmed à partir d’aujourd’hui à travers plusieurs activités.

Le FFS Canada organisera samedi prochain à Montréal un hommage qui se tiendra dans un salon funéraire musulman dans l’Est de la ville. L’événement se tiendra au lendemain de l’enterrement du leader historique algérien dans son village natal, Ath Ahmed, à 160 km au sud-est d’Alger dans la wilaya de Tizi-Ouzou,

 » Il y aura des affiches du parti. Les slogans chers à Ait Ahmed : la constituante, Tamazight langue nationale et officielle, le consensus national. Tous les citoyens algériens ou autres sont les bienvenus et aucune récupération ne sera tolérée que ce soit du pouvoir ou autre, explique à El Watan Mohamed Arezki Ferrah, membre du Front des force socialistes au Canada,

Il dit assumer  » le caractère partisan de l’hommage. Une décision mûrement réfléchie après plusieurs réunions tenues suite au décès de Dda Lhocine.

La crainte d’une récupération par le MAK n’est pas étrangère à cette décision et ce bien que le mouvement de Ferhat Mhenni n’ait rien annoncé à Montréal, quoique certains de ses sympathisants sont impliqués dans différentes actions pour honorer la mémoire de Ait Ahmed le fils de la Kabylie.

 » Le MAK est en train d’essayer de faire une action pour Dda Lhocine, alors qu’ils l’ont dénigré et critiqué à longueur de journée. Je suis désolé. Tous les gens qui se sentent touchés par sa mort quelle que soit leur appartenance sont les bienvenus. Mais venir avec des drapeaux autres que l’emblème national pour lequel Dda Lhocine a donné 70 ans de sa vie, il n’en est pas question rajoute ce résident de Montréal.

Farid Khellaf, proche du FFS lui aussi et qui devrait prendre un vol Montréal-Alger pour assister aux funérailles, estime qu' » on ne peut pas dissocier Ait Ahmed du FFS. Il a deux familles : sa femme et ses enfants et la grande famille du FFS»

Rassemblement vendredi

Vendredi prochain jour d’enterrement de Ait Ahmed, un rassemblement est prévu au centre-ville de Montréal.  » Ce sera un rassemblement où les citoyens sont invités à se recueillir avec les mots d’ordre chers à Ait Ahmed : la constituante, le Maghreb des peuples et démocratique, les droits de l’homme et la justice sociale, explique Ali ihaddaden l’un des organisateurs.

Un appel a été lancé sur les réseaux sociaux pour la participation au rassemblement.  » Hocine Aït Ahmed, l’un des dirigeants historiques de la lutte de libération de l’Algérie, militant pour la démocratie, la justice sociale et les droits humains. Partisan de l’union des peuples maghrébins et fervent défenseur des causes des peuples opprimés à travers le monde, sera enterré dans son village natal Ain El hammam, en Algérie, ce premier janvier 2016. Afin de rendre un dernier hommage à ce grand Homme, un rassemblement se tiendra le 1er janvier 2016 à Montréal. Rassemblons nous pour saluer la mémoire de ce grand militant des causes justes qui a mené un combat pendant plus d’un demi-siècle, sans reniement ni compromission, peut-on lire dans le communiqué.

Une veillée-hommage ce soir

Aujourd’hui, mercredi, une veillée-hommage sera aussi organisée en hommage à Ait Ahmed par un groupe d’Algériens regroupés dans un comité qui commémorera ce  » symbole de la révolution algérienne, militant constant pour la liberté, la démocratie et les droits de l’homme.

L’une des membres de ce comité qui a préféré ne pas s’identifier estime que Hocine Ait Ahmed  » appartient à tout le monde et chacun le voit comme ça lui convient. Il ressemble beaucoup au rapport qu’on a avec l’Algérie. Elle nous appartient, mais chaque Algérien la voit selon ses desseins et d’autres l’aiment plus que leurs desseins. Sa vie est collée à la vie du pays naissant.

Mercredi 29 décembre : https://www.facebook.com/events/1656910554582586/

Vendredi 1er jamvier 2016 : https://www.facebook.com/events/1545765989079402/

Samedi 2 janvier 2016 : https://www.facebook.com/profile.php?id=100008802908292

Lire la suite

formats

Jijel : un salon de la calligraphie met en relief un patrimoine vieux de plusieurs siècles

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.
Jijel : un salon de la calligraphie met en relief un patrimoine vieux de plusieurs siècles
JIJEL – Un premier salon national de la calligraphie arabe s’est ouvert mardi à la maison de la culture Omar-Oussedik de Jijel avec l’ambition de mettre en relief la richesse d’un patrimoine immatériel vieux de plusieurs siècles. Vingt-quatre (24) artistes dont seize (16) sont venus de différentes wilayas du pays…

Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair