formats

Le P/APC de Boumerdès suspendu par le wali

Publié le 06/01/2016, par dans Non classé.

Le P/APC de Boumerdès, d’obédience FFS, a été relevé de ses fonctions lundi, 4 janvier, par le wali, Mme Nouria Yamina Zerhouni. Cette décision a été prise suite aux poursuites judicaires enclenchées contre lui pour  » une affaire liée à la gestion de deniers publics.

Cependant, cette mesure n’a pas été du gout de certains cadres locaux du FFS, qui accusent l’administration  » d’avoir fomenté un complot contre notre camarade.Hier (mardi, ndrl), deux députés et des élus du parti à l’APW se sont empressés au siège de l’APC pour  » dénoncer la décision.Certains ont même usé de la force en perturbant les travaux de l’Assemblée tenue pour désigner l’intérimaire.

Scandalisés par  » l’attitude irresponsabledes contestataires, les élus se sont vus contraints à reporter la réunion à une date ultérieure. Selon nos sources, le P/APC, dont la gestion est décriée par 14 élus sur les 19 que compte l’Assemblée, est poursuivi pour une affaire liée au vol par des inconnus en août dernier d’un matériel qui était mis sous-séquestre par la justice au niveau du parc communal. Une affaire impliquant 11 fonctionnaires de l’administration dont 4 chefs de service. Les prévenus sont poursuivis pour  » non dénonciation et dissimulation de crime et destruction de pièces à conviction.

Mme la wali a agi en application de l’article 43 du nouveau code communal qui stipule que  » l’élu faisant l’objet de poursuites judiciaires pour crime ou délit en rapport avec les deniers publics….est suspendu par arrêté du wali, jusqu’à intervention de la décision définitive de la juridiction compétente. Cet article qui pèse comme une épée de Damoclès sur la tête des élus énonce qu’  » en cas de jugement définitif l’innocentant, l’élu reprend automatiquement et immédiatement l’exercice de son activité électorale.

Il est à rappeler que pas 12 P/APC ont été suspendus de leurs postes durant ces 4 dernières années en raison des plaintes déposées à leurs encontre pour des affaires liées, notamment, au non-respect de la réglementation en vigueur dans l’octroi des marchés publics. Certains considèrent ces suspension comme un abus d’autorité et une violation du principe de présomption d’innocence alors que d’autres les voient comme une solution contre les maires qui piétinent les lois de la République lors de l’exercice de leur fonctions. Lire la suite

formats

Décès de l’acteur égyptien Mamdouh Abdelalim à 59 ans

Publié le 06/01/2016, par dans Non classé.
Décès de l'acteur égyptien Mamdouh Abdelalim à 59 ans
LE CAIRE – L’acteur égyptien Mamdouh Abdelalim est décédé mardi au Caire à l’âge de 59 ans suite à une attaque cardiaque survenue en plein exercice physique dans une salle de sport, a annoncé le syndicat égyptien des artistes cité par l’agence Mena. « Mamdouh Abdelalim était dans une salle de…

Lire la suite

formats

«Chakib Khelil a tout fait endosser au PDG de Sonatrach»

Publié le 06/01/2016, par dans Non classé.

Acculés, les accusés sont tantôt perdus, tantôt confondus par des réponses parfois contradictoires.Belkacem Boumedienne affirme que Chakib Khelil lui a déclaré à propos de Mohamed Meziane qu’il doit « assumer ses responsabilités».
Les questions des avocats et du parquet général se sont poursuivies hier au tribunal criminel d’Alger où se tient le procès de l’affaire Sonatrach 1. Me Zouakou, agent judiciaire du Trésor, demande pourquoi avoir procédé au lotissement des marchés de télésurveillance. « C’est la commission des marchés qui a fait la proposition. Cela entre dans le cadre de la stratégie de Sonatrach», répond Boumedienne. Selon lui, le plus important lot a été accordé à Siemens et non pas à Contel-Funkwerk.

Le juge : « Contel était-elle la plus chère par rapport aux autres ?» L’accusé confirme et précise que la hausse était de 40% par rapport aux autres offres. Me Zouakou : « Pourquoi avoir décidé de négocier une baisse de 15% des prix et non pas plus ?» L’accusé : « Le taux de 15% de baisse a été décidé par moi en tant que vice-président et par le PDG. La perception de Sonatrach est d’analyser les offres. Nous maîtrisons la construction, mais pas le procurment et l’ingeneering. Nous nous fions à notre instinct.

Le partenaire dit que c’est la technologie qui dicte le prix…» A propos du choix du gré à gré, Belkacem Boumedienne est formel : « C’est une procédure légale. Si nous avions opté pour une large consultation nous aurions perdu beaucoup de temps alors qu’il y avait urgence pour sécuriser les installations.» Et de préciser : « Sonatrach a lancé quelques 5000 avis d’appel d’offres qui se sont avérés infructueux. Il fallait revoir les procédures.» Boumedienne revient sur l’organisation de l’Amont, révélant que Mustapha Hassani, qui avait déclaré n’avoir fait que signer, « a sous ses ordres dix régions. Il est le maître de l’ouvrage. Il a le pouvoir de refuser».

Me Abdelmadjid Sellini veut savoir si le gré à gré est exceptionnel ou une pratique généralisée, et l’accusé révèle qu' »il y a eu au moins un millier de gré à gré. Pour le carburant par exemple, nous sommes passés par un avis d’appel d’offres alors que c’est un produit de monopole. Nous étions presque en infraction. Je veux dire qu’à la base ce sont des consultations qui peuvent devenir un gré à gré. Lorsqu’il y a eu l’acccident de Skikda, les responsables savaient qu’il s’agissait d’un incident très grave.

Lorsqu’il y a eu l’attaque de Rhourd Ennous, les autorités savaient que derrière il y avait quelque chose d’extrêmement grave. Lorsqu’il y a eu Tiguentourine, nous étions loin de la période des années du terrorisme». Sur la classification de Contel, il déclare que « le rapport de la commission des marchés l’a placé à la première position. Je sais que Funkwerk est fabriquant». L’avocat : « Mais ce n’est pas Funkwerk qui a soumissioné…» L’accusé : « C’est groupement algéro-allemand Contel faisait de la prestation de service.»

Les graves remontrances de Siemens à Sonatrach

Interrogé sur la délégation de signature donnée à Mustapha Hassani, l’accusé affirme que ce dernier avait le « pouvoir» de refuser d’apposer sa signature. L’avocat rebondit : « Vous êtes nommé par décret présidentiel, donc vous aussi vous pouviez refuser d’exécuter les ordres du PDG ou du ministre, puisque vous vous référez uniquement au président…» L’accusé : « Je ne peux pas refuser les deux ordres du ministre et du PDG. Lorsque je vois que quelque chose ne va pas, je peux en discuter.» Des propos qui ne cadrent pas ce qu’il avait affirmé lors de l’audition, où il a dit ne pas pouvoir s’opposer au ministre.

Le juge : « Voulez-vous dire que ces ordres étaient légaux ?» L’accusé acquiesce. Les retards enregistrés par Contel, Boumedienne les impute à Sonatrach. L’avocat : « Et les pénalités que vous aviez appliqué sur elles, comment les interpréter ?» L’accusé se perd. « Si elles existent, la responsabilité de Sonatrach est dégagée», dit-il. A une question du procureur général sur le recours à un comité de cadres chargés d’étudier le marché, Boumedienne reconnaît que l’idée est bonne, « mais elle ne pouvait être appliquée en raison de l’urgence liée à l’impératif sécuritaire».

A propos des graves remontrances de Siemens contre la commission des marchés de Sonatrach, contenues dans une lettre où la société allemande conteste le lotissement des marchés en disant qu’il lui revenait de droit, que le procureur général qualifie de « honteuses», Boumedienne déclare : « Nous étions dans une naissance de consultation pour 984 sites à sécuriser. Sonatrach a décidé de partager le marché entre les partenaires et par région, sur la base de critères commerciaux, techniques et politiques.» Le procureur général : « Siemens ne s’est pas retiré. Elle vous a dit que lorsque vous travaillerez dans les normes, elle reviendrait.» L’accusé persiste à affirmer qu’il ignorait l’existence de cette lettre. « On m’a dit qu’elle s’est retirée parce qu’elle voulait prendre tous les marchés», indique t-il.

Me Miloud Brahimi demande à l’accusé ce qu’il fait en prison. Boumedienne répond : « Je voudrais que Al Smaïl et Meziane Mohamed Réda, avec lesquels j’ai été confronté, racontent ce qui s’est passé devant le juge.» Le président appelle les concernés. Mohamed Réda : « Le juge m’a demandé si j’ai été voir Boumedienne dans son bureau. J’ai dit non, mais il faut voir avec Al Smaïl. Il m’a demandé de partir.» Al Smaïl : « Le juge m’a dit ‘connaissez-vous cette personne ?’ J’ai dit oui, c’est Belkacem Boumedienne. Il m’a demandé de sortir.» Belkacem Boumedienne : « Après la réponse de Al Smaïl, le juge m’a dit ‘je vous place sous mandat de dépôt’. Je ne sais même pas pourquoi.»

Me Attef demande des explications sur la rencontre de l’accusé avec les agents du DRS. Il répond : »Ils m’ont donné huit informations, mais je me limite à deux qui sont liées au dossier. Ils m’ont dit que j’avais un gros problème. Les enfants Meziane sont liés au marché de telésurveillance. J’ai répondu que je dois voir avec le conseil d’administration et le service juridique. Ils m’ont dit d’aller vérifier. Le service juridique m’a confirmé l’existence de Meziane, mais sans pour autant Lire la suite

formats

Réactions

Publié le 06/01/2016, par dans Non classé.

– Ali Benflis (TalaiE el Houriat) : « Ce projet ne m’a inspiré que des réactions attristées»

Benflis est triste pour l’Algérie. Il pense que le mal profond dont souffre le pays n’a pas pour origine la Constitution, mais le système politique lui-même. Un système qui sacralise ou violente la Constitution à sa guise. « Nous sommes, explique-t-il, face à un système politique qui a fait son temps et a failli.

D’où le caractère vital pour le pays d’une transition démocratique graduelle, ordonnée et apaisée dont l’élaboration d’une nouvelle Constitution ne serait qu’un élément, qu’une étape.» Pour Benflis, le projet de révision constitutionnelle, rendu public hier, ne lui a inspiré que des réactions attristées. « Près de cinq années de perdues pour le pays pour un résultat aussi dérisoire. Près de cinq années de perdues pour le pays juste pour permettre à un régime politique d’avoir sa Constitution qui ne sera pas celle de la République et qui, en tout état de cause, ne lui survivra pas.

Près de cinq années de perdues pour le pays alors que restent intacts la vacance du pouvoir, l’illégitimité des institutions et l’accaparement du centre de la décision nationale par des forces extra-constitutionnelles qui sont au cœur de la crise du régime d’une exceptionnelle gravité, dont le pouvoir politique en place s’obstine à détourner les regards de nos concitoyennes et de nos concitoyens qui n’en sont pas dupes», note Benflis. Il ajoute qu' »il est triste pour le pays que la Constitution de la République ait été réduite à incorporer une logorrhée politicienne sans consistance, sans profondeur de vues et sans cohérence politique ou juridique. Il est triste pour le pays que la Constitution de la République soit instrumentalisée par le régime politique en place à la seule fin de gagner des sursis et de durer».

– Mohcine Belabbas (RCD) : « La CSE est une offre en trompe-l’ œil»

La légitimité des institutions et la cohésion de la collectivité nationale sont les deux points qui ont retenu l’attention du RCD à propos du projet de loi portant révision de la Constitution qui vient d’être rendu public après, selon M. Belabbas, une incubation de plusieurs années effectuée dans l’opacité, sans que l’on connaisse, aujourd’hui encore, les modalités d’adoption de ce texte.

S’agissant du premier point qui renvoie à la protection du premier des droits du citoyen : la garantie de voir son choix électoral reconnu et respecté, le message appelle, de l’avis du RCD, clarification et implique la plus extrême vigilance. « L’annonce de la constitutionnalisation d’une commission de surveillance des élections (CSE) apparaît comme une offre en trompe-l’œil destinée à entretenir la confusion pour reconduire les méthodes du passé, ce qui ne répond ni au problème crucial de la légitimité des instituions ni, par voie de conséquence, à la demande de l’opposition», explique M. Belabbas.

Le deuxième point portant sur l’officialisation de la langue amazighe consacre enfin le combat de plusieurs générations pour une demande légitime et essentielle pour l’harmonie et la crédibilité des paramètres définissant le cadre devant accueillir notre destin collectif. Il reste, cependant, à faire de cette avancée une pratique effective qui replace la dimension amazighe, langue, culture et histoire dans la vie publique. A cet égard, la promulgation de la loi organique et les termes dans lesquels elle sera formulée doivent retenir l’attention des citoyens.

– Soufiane Djilali (Jil Jadid) : « Ce projet est un désaveu à l’amendement de 2008»

Ce projet, premièrement, est un désaveu à l’amendement de 2008. Le président Bouteflika de manière diplomatique vient de nous dire qu’il a fait une erreur lorsqu’il a touché à la limitation des mandats et aux prérogatives du chef du gouvernement. Deuxièmement, il faut dire que le travail de l’opposition a porté quelques fruits.

C’est grâce à sa pression continue que le pouvoir a cédé sur la question de tamazight et un petit pas sur la commission indépendante. Bien sûr, celle-ci ne répond pas au vœu de l’opposition, mais à l’évidence le pouvoir essaye de séduire l’opposition. Quant au reste des amendements proposés, ils relèvent plus de la propagande électoraliste qu’autre chose en particulier. Il n’y a rien de spécifique concernant l’indépendance de la justice.

– Abderrazak Makri (MSP) : « Ce projet n’est qu’une tentative de distraire la scène politique»

« Nous constatons que le temps pris pour la préparation de ce projet et les promesses annoncées en grande pompe n’étaient finalement que des illusions et une tentative de distraire la scène politique. Cette Constitution n’est ni consensuelle ni porteuse de grandes réformes et n’exprime, malheureusement, que les orientations du président de la République et de son entourage», regrette Makri dont le parti ne s’attendait pas à une révolution de la Constitution.

De l’avis de Makri, il s’agit là d’une continuité dans la nature du système politique qui « ne ressemble à aucun système constitutionnel dans le monde et qui fait que le Président gouverne sans assumer les responsabilités et que ce projet ne permet pas à la majorité parlementaire de composer un gouvernement.

Le MSP déplore la non-prise en charge dans ce projet de la proposition de la classe politique concernant la mise en place de l’instance nationale indépendante pour l’organisation des élections et, de ce fait, rien ne changera dès lors que c’est le ministère de l’Intérieur qui gérera le dossier des élections. « Les textes n’ont jamais posé de problème en Algérie, les lois sont parfois parfaites mais ce qui pose problème, ce sont la corruption du système politique, le non-respect et la non-application des lois».

– Hocine Khaldoune (FLN) : « Nos propositions ont été prises en charge»

Ce projet, selon Khaldoune, a pris en charge les propositions faites par le FLN et qui traduisent les préoccupations du peuple. « Nous avons suggéré l’officialisation de tamazight et la séparation des pouvoirs. Le texte détaille ces deux points et mentionne les limites du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif et la procédure suivie pour la nomination d’un Premier ministre», explique Khaldoune qui se réjouit de voir également la proposition portant sur l’instauration du régime d’une session unique parlementaire retenue Lire la suite

formats

Réactions

Publié le 06/01/2016, par dans Non classé.

Si El Hachemi Assad. SG du Haut Commissariat à l’amazighité (HCA)
« La décision permettra un aménagement efficace de tamazight»

Suprême satisfaction ! Le HCA considère cette reconnaissance du statut officiel de tamazight comme un acquis important qui consolidera davantage l’unité nationale et la démocratie en Algérie. L’officialisation veut dire que tamazight détient désormais un autre statut juridique. Lors de mes précédentes déclarations à la presse et d’une manière mesurée, j’ai explicité que nous, au HCA, étions assurés que le processus de l’officialisation est amorcé dès l’instant de son introduction dans l’ancienne Constitution puis son accession au statut de langue nationale. Donc, c’était une question de temps et voilà, le moment est venu pour l’annoncer et rendre justice à ce préjudice de l’histoire.

Cette décision est un acte méthodologique qui permettra un aménagement efficace et planifié de notre langue sous l’égide d’une académie de la langue amazighe. Une des retombées positives de cette officialisation est que l’Etat mettra davantage de moyens pour rattraper le retard accusé en matière de recherche, de développement, d’enseignement et de diffusion. Le véritable processus de mise en œuvre de la volonté constitutionnelle trouvera alors tout son sens. C’est de notre rôle de prendre de l’initiative pour ne pas confiner cette décision dans un cadre strictement théorique. Nous devons travailler sans relâche pour installer les instruments institutionnels d’accompagnement et œuvrer dans la production littéraire, scientifique et culturelle de qualité.»

AlI brahimi. Ancien député, militant de la cause amazighe
« Un droit inaliénable et historique…»

La langue amazighe vient d’être consacrée langue officielle dans la nouvelle mouture constitutionnelle présentée par le chef de l’Etat ! Indépendamment du contexte de délabrement institutionnel, politique, économique et culturel du bilan du pouvoir et des calculs de survie d’un régime honni par l’ensemble des citoyens libres de ce pays, l’instant et la décision sont historiques ! Nous prenons cette justice tardive sans remercier quiconque, parce que c’est notre droit naturel de parler, écrire, travailler et vivre dans notre langue maternelle et parce que c’est le droit historique inaliénable d’une langue et d’une culture qui ont survécu à des millénaires de déni et de répression, de recouvrer, sans conditions, leur souveraineté sur leur territoire historique ! (…).

L’Algérie et la plus grande part de l’Afrique du Nord appartiennent aux espaces linguistiques et culturels arabophone et francophone, mais ne seront jamais arabes ni français parce qu’elles sont déjà amazigh et qu’elles doivent le rester ! (…) La fin institutionnelle du déni lève aussi toute couverture à l’amalgame islamité-arabité qui n’a bizarrement de prétention qu’en Afrique du Nord. Il reste et appartient aux formations politiques islamistes de renoncer à cet abus culturel et linguistique en acceptant sincèrement, voire en rejoignant la marche du peuple amazigh vers le recouvrement total et la reconstruction de sa souveraineté culturelle !

Le socle identitaire de l’Algérie est aujourd’hui conforté à charge pour le régime auteur du déni anti-amazigh d’entreprendre la thérapie collective identitaire et culturelle pour différencier arabisme et arabophonie ! Plus au-delà, il appartient maintenant à ceux qui s’arrangeaient du déni culturel anti-amazigh pour justifier leur tiédeur ou leur refus d’intégrer les rangs du mouvement démocratique, de se mobiliser pour imposer la citoyenneté, l’Etat de droit et l’Etat civil lequel ne saurait se confondre avec une dictature militaire ou religieuse (…)»

– Brahim Tazaghart. Militant de l’amazighité, écrivain et éditeur
« Une justice rendue au combat de plusieurs générations»

Je suis satisfait par cette décision portant officialisation de la langue amazighe. Satisfait pour tamazight et content pour l’Algérie qui consolide ainsi sa cohésion nationale. Avec l’officialisation de tamazight, c’est une nouvelle étape dans la refondation démocratique de la nation algérienne qui s’achève. C’est aussi l’indépendance du pays qui se consolide en se libérant de la conception jacobine de l’Etat qui est une conséquence directe de la colonisation.

Je crois que cette reconnaissance, qui vient rendre justice au combat de plusieurs générations de militants, est une leçon à retenir : ‘Ne jamais céder devant les difficultés et les obstacles, ni paniquer et faire fausse route au risque d’offrir aux nostalgiques de la colonisation leur revanche tant attendue.’ Elle exprime aussi la vérité que la construction des Etats et des nations n’est pas chose aisée, qu’elle est un processus continu avec des réaménagements et des correctifs à apporter en permanence.

En cet instant, le fait que nous n’avons pas tiré profit d’une manière optimale de la reconnaissance de tamazight comme langue nationale en 2002 me traverse l’esprit. C’est pour cette raison que j’appelle les militants de tamazight, les spécialistes et autres praticiens d’être à la hauteur de cette prochaine reconnaissance. C’est une décision essentielle à capitaliser. Avec des camarades, nous avons commencé, il y a un temps, à travailler sur la loi portant mise en œuvre de la reconnaissance de tamazight comme langue officielle. Nous étions certains que ce moment arrivera. Et face à l’histoire qui est en train de s’écrire, nous n’avons pas le droit à l’échec.» Lire la suite

formats

Quand Bouteflika se désavoue

Publié le 06/01/2016, par dans Non classé.

Quatre mandats présidentiels, trois révisions constitutionnelles. C’est unique dans les annales politiques ! Mais le président Abdelaziz Bouteflika l’a fait.
La première fois en 2001 pour constitutionnaliser la langue amazighe comme langue nationale, la seconde en 2008 pour enlever la limitation des mandats et en briguer autant qu’il le souhaitait, la troisième pour revenir à l’article 74 de la Constitution de 1996 qui limitait les mandats présidentiels à un, renouvelable une seule fois. Pourquoi le chef de l’Etat a fait donc tout ce tour pour revenir enfin à la mouture initiale, en verrouillant définitivement cette disposition ?

Le ministre d’Etat et chef de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia, avance un argument farfelu pour justifier et la révision de la Constitution en 2008 et la reconduction de Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat en 2014 : « En 2008, c’était une demande de la part de la société. Une personnalité particulière. Après cet amendement, il y a eu beaucoup de protestations. En 2014, j’avais dit que la candidature de Bouteflika était un sacrifice de sa part pour éviter au pays de sombrer dans la violence.»

Etonnant mais logique raccourci de la part d’Ahmed Ouyahia. Etonnant parce que la suppression de la disposition de limitation des mandats en 2008 était, faut-il rappeler, largement contestée. Abdelaziz Bouteflika n’aurait jamais fait deux autres mandats, s’il n’avait pas révisé la Constitution en 2008, sans se référer d’ailleurs à l’acceptation par voie référendaire du peuple souverain. C’est le Parlement réuni en deux Chambres qui l’avait avalisée, alors que les modifications touchaient l’un des principes de fond de la démocratie : le principe cardinal de l’alternance pacifique au pouvoir.

Pourquoi le président Abdelaziz Bouteflika revient aujourd’hui pour reprendre l’article 74 de la Constitution de 1996 et limiter les mandats présidentiels à deux seulement ? Le fait-il parce qu’après avoir brigué quatre mandats successifs dans des conditions très contestées, il veut se racheter auprès de l’opinion publique nationale et internationale ? Quelle trouvaille d’Ahmed Ouyahia quand il dit que « la candidature de Abdelaziz Bouteflika en 2014 était un sacrifice de sa part pour éviter au pays de sombrer dans la violence» !

Le chef de cabinet de la Présidence, qui s’interrogeait autrefois si « le 4e mandat du Président était une bonne chose pour l’Algérie», aurait pu chercher d’autres arguments encore plus passables auprès de l’opinion. Une révision constitutionnelle remettant au goût le principe de la limitation des mandats, dont les droits d’auteur en Algérie appartiennent exclusivement à l’ancien président de la République, Liamine Zeroual, et qui interviendrait avant les élections présidentielles d’avril 2014, aurait certainement gêné sa tenace ambition de briguer un quatrième mandat. Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair