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«Aït Ahmed avait une grande capacité d’écoute»

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Saïd Khelil était cadre du Front des forces socialistes. Il avait côtoyé Hocine Aït Ahmed pendant une quinzaine d’années. C’est à ce titre qu’il apporte son témoignage sur le chef historique du FFS dans l’entretien qu’il a bien voulu nous accorder.
– Quelle image gardez-vous de Hocine Aït Ahmed ?

C’était un homme affable, proche des militants. Il n’était pas ce chef distant et cassant. Son charisme suffisait pour exercer l’autorité. Humainement, il était très communicatif, du moins durant la période où on a travaillé ensemble. Il communiquait beaucoup et avait une capacité d’écoute rare. Il posait des questions et écoutait et cela l’aidait d’ailleurs. A l’époque où il dirigeait la direction nationale en Algérie, il y avait beaucoup de collégialité dans la prise de décision. C’était un homme attachant, remarquable et bienveillant.

– Dans quelles circonstances l’avez-vous rencontré ?

A l’époque, on militait au sein du FFS, une organisation clandestine. J’ai rencontré Hocine Aït Ahmed après les événements de 1980 (Printemps berbère, ndlr) et en 1985 lors d’un passage à Paris. C’est Mouloud Naït Maouche qui m’a fait rencontrer à la fois Ali Mécili et Hocine Aït Ahmed qui me connaissait en tant que militant. J’avoue que j’étais curieux de lui parler de vive voix.

Sans prétention, je devrais dire que c’était une découverte mutuelle. J’ai découvert un mythe personnifié. Cela correspondait à ce que j’imaginais. Il rayonnait, il débordait, il était très expressif. Puis, on est rentré dans le vif du sujet. La discussion tournait autour de la situation politique du pays suite aux arrestations des amis, militants de la Ligue des droits de l’homme en 1986. Il n’avait pas donné d’instructions, mais plutôt des échanges. Pour nous, il était une source d’inspiration, d’idées.

– Et la dernière rencontre ?

Des années sont passées et avec le terrorisme, des divergences sont nées et j’ai dû quitter le FFS. Mais franchement, j’aurais traîné une grosse frustration de ne pas le rencontrer et le saluer avant la rupture. Il a fallu attendre 2010 pour qu’enfin j’eue l’opportunité de le revoir à l’occasion d’un hommage à Mécili. Djamel Bensbaâ, ancien membre de la direction nationale du FFS, et moi-même étions partis pour le saluer. Il nous a reçus chaleureusement. On a discuté longuement, et c’est dire la grandeur de la personne. J’étais conscient que ça allait être la dernière rencontre. J’étais soulagé, car j’ai revu Hocine Aït Ahmed, ce grand dirigeant.

– Quelle a été sa pédagogie politique envers les militants ?

Il était très accessible, il était dans un esprit d’échanges, même contradictoires. Mais, je dois avouer que quand il était loin du pays, la prise de décision était compliquée. Aït Ahmed avait une immense stature, c’était un père de la Révolution, mais aussi un intellectuel qu’on écoutait avec délectation. On était dans une vulgate révolutionnaire, où les slogans sonnent avec l’action politique.

On était aussi dans des échanges intellectuels. Le FFS était un creuset de réflexion, il y avait des universitaires de renom comme Benissad ou encore Bencheikh, sans oublier ceux qui sont dans la direction nationale comme Bouhadef et Lahlou. Au FFS, il y avait des activistes et des universitaires. La mayonnaise avait bien pris, mais les événements douloureux qu’a connus le pays ont fait que cela n’a pas abouti.

Après son départ du pays, il y a eu la formule magique de la SGPI (secrétariat général par intérim). A Tizi Ouzou, il y avait Hamdani, Halet, Hamid Lounaouci et moi-même et à Alger, il y avait Bouhadef, Debaili, Djedai, Ali Rachedi et Daoud. Il y avait aussi Djamel Bensbaâ et Brahimi. C’était une gestion qui avait ses limites. J’ai une pensée pour Mahiou, victime de son dévouement, et aux martyrs de la démocratie.

– On prête souvent à Aït Ahmed des propensions au « zaimisme», à l’évacuation de la contestation au sein du FFS. Est-ce vrai ?

L’heure est au recueillement, à l’hommage et à la méditation. L’histoire d’Aït Ahmed est liée à l’histoire de la nation dont il est l’un des pères fondateurs. Outre son apport à la Révolution, il faudra noter que les années 1990 étaient une période trouble, complexe sur le plan politique et social. Il n’y a pas eu une adaptation à toutes ces évolutions. On avait en plus connu un désert politique de trois décennies et on était exigeants envers ce dirigeant.

En tout cas, il était un homme avec ses forces et ses limites. Il a irrigué de ses idées et de sa démarche une scène politique indigente face à un système monolithique, fermé. On s’était retrouvé dans une impasse génératrice de crises et pour ne pas éluder la question, je dois dire que l’environnement politique de l’époque n’a pas permis une évolution sereine de transition au sein du parti, de mon point de vue, depuis son éloignement.

– Aït Ahmed sera enterré dans son village natal. Qu’est-ce que cela symbolise pour vous ?

Cela ressemble au personnage. Jusqu’à la dernière minute, sa relation plus que mouvementée avec les autorités sera marquée par un dernier affront en refusant El Alia. C’est un juste retour des choses, ramener l’histoire à sa source, c’est-à-dire d’où il est parti. Lire la suite

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Sonelgaz : Les employés en grève à partir du 10 janvier

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

L’arrêt de travail a été décidé à l’issue de la réunion de la commission exécutive de la FNTIEG, la résolution ayant été votée à main levée à la quasi-unanimité.
Sonelgaz à l’arrêt ? Les employés de l’entreprise publique observeront, à partir du 10 janvier 2016, 3 jours de grève sur l’ensemble du territoire national. La Fédération nationale des travailleurs des industries électriques et gazières (FNTIEG), affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), met ainsi ses menaces à exécution, elle a déposé, hier, un préavis de grève auprès des instances compétentes, afin de protester contre l’annulation par la direction d’accords collectifs.

Cet arrêt de travail a ainsi été décidé à l’issue de la réunion de la commission exécutive de la FNTIEG, la résolution ayant été votée à main levée à la quasi-unanimité. Et même si ce débrayage est annoncé officiellement, le secrétaire général de la FNTIEG, Achour Telli, insiste sur l’obligation d’obtenir l’aval de l’ensemble des employés quant à ce mouvement de protestation. « Je demande à tous les représentants syndicaux de la fédération d’entamer, à compter de dimanche, un vote au sein de leurs unités.

Chacun des quelque 96 000 employés devra voter en faveur ou en défaveur de cette grève et des modalités retenues, et ce, dans le but de respecter les lois de la République régissant ce droit syndical», a expliqué M. Telli devant les membres de la commission. « Et s’ils estiment que l’on doit durcir davantage le ton, et aller vers, par exemple, une grève illimitée, ou une saisine de la justice, nous en discuterons en temps voulu», a-t-il ajouté.

Les employés de Sonelgaz dénoncent l’annulation « pure et simple» d’un accord collectif de rang supérieur, qui concerne des milliers de travailleurs, alors même qu’il a été négocié et paraphé, au début de l’année 2015, par la direction et le conseil d’administration de l’entreprise. Cet accord stipule, entre autres, la titularisation de plusieurs milliers d’employés ou encore l’octroi d’une prime de départ à la retraire. « L’accord collectif de rang supérieur est conforme à la loi, puisque validé par le conseil d’administration, déposé et enregistré par l’Inspection du travail et le tribunal, ce qui fait qu’il ne peut plus, d’un point de vue réglementaire, être annulé», rappelle la FNTIEG.

Les employés de Sonelgaz avaient d’ailleurs convenu, à deux reprises, l’organisation de grèves générales, qui avaient été annulées « par le secrétaire général de l’UGTA». Ce qui avait abouti à une rencontre avec le ministre de l’Energie, en novembre dernier, et à l’issue de laquelle la tutelle s’était engagée à maintenir l’accord collectif de rang supérieur.

Promesse qui n’a toutefois pas été honorée, déplorent les contestataires, et ce, en dépit des nombreuses correspondances adressées au ministère et qui n’ont obtenu aucune réponse. « Nous laissons la porte ouverte au dialogue, et nous invitons les responsables de la société ainsi que le ministre de tutelle à revoir leur position quant à nos revendications, et ce, s’ils veulent éviter la paralysie de l’entreprise», conclut M. Telli.
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Rassemblement populaire à Oran

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Un vibrant hommage a été rendu, hier en fin d’après-midi, au héros de la nation, Hocine Aït Ahmed, lors d’un rassemblement populaire organisé par la société civile sur la place du 1er Novembre (ex- place d’Armes).
Cette initiative citoyenne a vu la présence de centaines de personnes venues témoigner leur gratitude à l’architecte de l’indépendance, ravi aux Algériens mais pas à l’histoire, le 23 décembre. Le rassemblement, initié par la société civile, était encadré par l’association des jeunes intellectuels qui se sont joints à l’appel, aux côtés de la Ligue algérienne des droits de l’homme.

Dès 16h, les gens ont commencé à affluer. Des banderoles et des photos de feu Hocine ont été affichées ainsi que des pancartes sur lesquelles on lit : « Tu resteras éternellement dans nos cœurs, Hocine Aït Ahmed.» Après la lecture de la Fatiha du Saint Coran et l’hymne national, l’heure a été au recueillement dans une vive émotion et une ambiance digne de l’événement.

Plusieurs citoyens ont exprimé leur souhait d’aller jusqu’à Aïn Hammam (wilaya de Tizi Ouzou) pour assister aux funérailles populaires, demain.
Les représentants des partis politiques, les officiels et la société civile n’ont cessé, cette semaine, de se rendre au bureau du FFS à Sidi El Houari pour signer le registre des condoléances, tout comme beaucoup de citoyens qui gardent le souvenir d’un grand homme en la personne de Dda L’Hocine, considéré comme le plus grand stratège de la Révolution.

« Il s’agit du dernier porteur de l’esprit de Novembre qui a pu transmettre cet amour du pays et ce sens du courage et des responsabilités aux générations suivantes, en adoptant une noble attitude jusqu’à son dernier jour. C’est le souvenir que nous gardons et que nous transmettrons à nos enfants», nous a confié Mme Bakhta, venue au rassemblement avec ses petits-enfants. Lire la suite

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L’illustre ancêtre

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Décédé en 1901, Cheikh Mohand Ou L’Hocine a été enterré en son fief. Sa tombe deviendra un haut lieu de pèlerinage et ses nombreux dits, des dictons que l’on se répète à ce jour.
Cheikh Mohand Ou L’Hocine serait né en 1838. Originaire de Werdja, comme Lalla Fadhma n’Soumer, avec laquelle il est lié par des liens de sang, il s’est installé au petit hameau d’Ath Ahmed vers 1870, après avoir fait le tour de plusieurs zaouïas de Kabylie. Plus qu’un exégète qui se contente d’interpréter les textes sacrés, c’est un sage, un érudit, un poète au verbe éloquent. Conjuguant à merveille la sagesse kabyle et la parole divine, il entreprend d’instaurer une religion pragmatique toute maghrébine, à base de paix, de travail et de tolérance.

Sa réputation ne cesse de grandir au point que le petit village, dont il a fait son fief, est devenu le point de pèlerinage et de convergence de milliers de citoyens. On vient des quatre coins de la Kabylie afin de le solliciter pour un arbitrage autour d’un litige ou pour un simple conseil avisé. « On venait demander son avis pour toute chose. Aussi bien pour l’achat d’une paire de bœufs ou d’un champ que pour rendre justice lors d’un conflit entre deux parties rivales», raconte Boussaad Aït Ahmed.

C’est un véritable palais de justice qui s’instaure sur ce flanc discret du Djurdjura, au point que le juge de paix désigné par l’administration coloniale à Tizi Ouzou se retrouve au chômage, n’ayant point d’affaires à traiter. Il s’en offusque et convoque ce « personnage» qui lui dispute ce droit régalien que la France coloniale lui a octroyé. Cheikh Mohand, évidemment, ne répond pas à la convocation et le juge finira par se rendre lui-même à Ath Ahmed pour voir de près à quoi ressemble ce savant que tout le monde vénère comme un saint.

Après avoir fait poireauter l’illustre magistrat, Cheikh Mohand finira par le recevoir dans son modeste abri d’anachorète. Néanmoins, celui-ci veut mettre son intelligence et sa perspicacité à l’épreuve. Il lui lance alors : « Pourras-tu me dire combien de litres d’eau contiennent les mers et les océans ?» « Bien sûr», répond Cheikh Mohand. « Je te le dirais si tu arrêtes les fleuves et les rivières qui s’y déversent pour me permettre de compter», ajoute malicieusement le vénérable Cheikh.

Lors de la fameuse insurrection de 1871, menée par El Mokrani et Cheikh Aheddad, Cheikh Mohand Ou L’Hocine fera montre d’une prudente neutralité, même si la révolte est essentiellement portée par les adeptes de la Tariqa Rahmaniya, la confrérie à laquelle il appartient. Il aurait dit : « ûdhagh rebbi yidwen ur digh, anssi nidhen ur d awendekigh (je jure par Dieu que je ne marcherai ni avec vous ni contre vous).»

Au cours des années 1870 marquées par la faim et la misère de larges couches de la société paupérisées par l’insurrection et ses terribles conséquences, la zaouïa devient un refuge qui offre à boire et à manger à des milliers de visiteurs tout au long de l’année. « Les offrandes des plus riches permettaient de nourrir les plus pauvres», explique Boussaad Aït Ahmed. C’est le Cheikh qui ordonnera de bâtir ces fameux tunnels qui traversent le sous-sol d’Ath Ahmed et qui serviront lors de la Révolution de 1954.

Avec son illustre aîné, Cheikh Aheddad, Mohand Ou L’Hocine aura un différend historique. Incapables de s’entendre, les deux légendes se seraient jeté à la face de sinistres prophéties qui finiront par advenir. Cheikh Aheddad verra sa maison ravagée et sa mort en exil alors que Cheikh Mohand mourra sans descendance pour lui succéder. Décédé en 1901, Cheikh Mohand Ou L’Hocine sera enterré en son fief. Sa tombe deviendra un haut lieu de pèlerinage et ses nombreux dits, des dictons que l’on se répète à ce jour.
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Les cheminots réclament plus de sécurité

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Le trafic ferroviaire dans la banlieue d’Alger a été paralysé hier dans la journée. Et pour cause, les conducteurs-mécaniciens de train ont observé un mouvement de protestation suite à un accident mortel survenu la veille à Akbou, dans la wilaya de Béjaïa.
Cette situation n’a pas été sans perturber les déplacements des habitués du chemin de fer qui ont dû se rabattre sur d’autres moyens de transport pour rejoindre leur lieu de travail. Une collision entre un train de voyageurs et un camion semi-remorque s’est en effet produite mardi matin à hauteur d’un passage à niveau non gardé situé à la sortie est d’Akbou, faisant un mort et un blessé grave.

Un énième accident qui a suscité la colère des chauffeurs-mécaniciens de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), qui ont marqué un temps d’arrêt pour dénoncer leurs conditions de travail, à savoir le manque de sécurité des trains et la défectuosité de la signalisation, entre autres points que devaient aborder hier les protestataires lors d’une réunion à laquelle leur direction générale les a conviés.

Il est vrai que, pour reprendre les propos d’un syndicaliste joint hier par téléphone, ce n’est pas la première fois que ce type d’accident mortel survient au même endroit, en l’occurrence au niveau des passages à niveau. Rien que pour ce mois de décembre, rappelle-t-il, quatre accidents de même nature se sont produits sur les passages à niveau non gardés, à l’est du pays, à Sidi Bel Abbès, Chlef et Relizane.

Un autre accident toujours de même nature a été déploré lundi à hauteur de Bir Slam, à l’entrée ouest de Béjaïa, où un homme âgé de 39 ans a été heurté par l’autorail reliant Alger à Béjaïa, lui causant des blessures graves. Tout récemment encore, c’est une fillette, âgée à peine de sept ans, qui en a fait les frais, morte sur le coup après avoir été également heurtée par un train. Autant dire qu’une solution s’impose pour ces passages à niveau mortels…
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Le RND garde la majorité au Conseil de la nation

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Amar Saadani, secrétaire général du FLN, a perdu la bataille des sénatoriales. Il ne remporte pas la majorité au Sénat, et ce, en dépit de sa victoire aux élections pour le renouvellement de la moitié des membres élus du Conseil de la nation, qui se sont déroulées mardi dernier à travers les 48 wilayas du pays.
Selon les résultats préliminaires rendus publics hier par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, le FLN arrive en tête avec 23 sièges, suivi du RND avec 18 sièges. Les indépendants ont obtenu, quant à eux, quatre sièges, alors que le Front des forces socialistes (FFS) a remporté deux sièges et El Fadjr El Djadid un siège. Le parti dirigé par Ahmed Ouyahia conserve ainsi la majorité et demeure la première force politique au sein de la Chambre haute du Parlement avec 43 sénateurs contre 40 pour le FLN.

Avant les élections, le RND comptait 45 élus membres du Conseil de la nation ; 19 d’entre eux ont achevé leur mandat parlementaire alors que les 25 autres n’étaient pas concernés par le renouvellement partiel. Aujourd’hui, en remportant 18 sièges, le RND sort vainqueur avec 43 sénateurs. Le FLN, qui avait avant les élections 41 sénateurs, dont 24 ont achevé leur mandat parlementaire, en remportant 23 sièges, ajouté aux 17 restants, obtient un total de 40 sénateurs, deuxième après le RND.

Le secrétaire général du FLN avait, faut-il le rappeler, menacé d’exclusion les élus du FLN qui se présenteraient en dehors du cadre légal du parti. Parmi ces dissidents, trois se sont présentés aux sénatoriales en tant que candidats libres et ont remporté la première place à Constantine, Tébessa et Oum El Bouaghi. « Ces vainqueurs qui ont contesté la liste présentée par le FLN à l’issue des primaires organisées par le parti se sont présentés comme candidats indépendants. Donc en aucun cas, ils ne seront comptabilisés sur le compte du FLN. La loi et la Constitution sont claires à ce sujet», note une source parlementaire.

Amar Saadani a mobilisé tous les moyens humains et matériels pour récupérer la majorité perdue en 2012 au Sénat. Un pari qu’il n’a pas réussi… Seddik Chihab, chargé de communication au RND, se dit satisfait des résultats de ces élections : « Nous avons atteint les objectifs que nous nous sommes fixés. Le RND garde la majorité au Sénat et cela prouve qu’il est une force sérieuse sur laquelle on peut compter.» Chihab est persuadé que le RND, à travers cette victoire, va peser sur l’échiquier politique, notamment en matière d’équilibre au Parlement.

La proclamation officielle et définitive des résultats de l’élection sera faite par le Conseil constitutionnel, conformément aux dispositions de l’article 125 de la loi organique 12-01 du 12 janvier 2012 relative au régime électoral. Parallèlement, le président de la République rendra publique, incessamment, la liste des 24 sénateurs du tiers présidentiel. Le Conseil de la nation est composé de 144 membres, dont 96 élus au scrutin indirect et secret (deux tiers) et 48 désignés par le président de la République dans le cadre du tiers présidentiel.

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