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La nouvelle grille des salaires contestée

Publié le 10/02/2016, par dans Non classé.

Un vent de colère souffle dans le secteur de la formation professionnelle depuis l’adoption de la nouvelle grille des salaires émanant du ministère portant la promotion exceptionnelle du personnel ayant accumulé plus de 10 ans d’activité.
« Cette grille est complètement discriminatoire étant donné qu’elle rétrograde les professeurs d’enseignement professionnel des degrés 1 et 2, majoritairement ingénieurs et licenciés, s’emporte une enseignante. Non seulement, ils ne sont pas concernés par cette promotion mais se retrouvent à un grade inférieur à celui des enseignants formés dans ces centres ou carrément n’ont pas de diplôme sauf leur ancienneté et leur savoir-faire dans les métiers qu’ils enseignent.

Nous ne sommes pas contre la valorisation de ces enseignants qui sont après tout nos collègues, mais voulons être sur un pied d’égalité et non pas favoriser une catégorie au détriment d’une autre.» Dans une lettre au ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, ces enseignants, qui ne décolèrent pas, se disent être le parent pauvre du secteur vu qu’ils n’ont jamais bénéficié de promotion malgré leur dévouement dans les centres de formation professionnelle depuis près de trois générations. « On s’attendait à des mesures plus justes et équitables en matière de répartition des ressources nationales.

Mais au contraire, nous avons été surpris de voir une promotion salariale qui va contre les directives énoncées dans les correspondances du secrétaire général du ministère qui avait demandé de n’exclure aucun employé ayant plus de 10 années d’ancienneté. Au lieu de favoriser la stabilité dans le secteur, cette promotion ne fait que creuser l’écart entre les employés», renchérit notre interlocutrice.

Le collectif des professeurs de l’enseignement professionnel (PSEP 2) aborde aussi, à titre d’exemple, l’équité constatée dans le secteur de l’éducation nationale, où l’ancienneté et le niveau d’instruction influent grandement sur les salaires avant d’exiger réparation. Impossible d’avoir de plus amples informations sur cette promotion salariale, les responsables au ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels demeurant injoignables. Lire la suite

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La fuite des cerveaux se poursuivra

Publié le 10/02/2016, par dans Non classé.

La fuite des cerveaux se poursuit et le retour des compétences n’est guère assuré.
Mohamed Yassina Ferfera, directeur du Cread, a évoqué hier, lors de la présentation d’un ouvrage collectif — De la fuite des cerveaux à la mobilité des compétences — publié commandé par le bureau de l’OIT à Alger, la faiblesse des capacités d’attraction des pays d’origine face à des pays développés qui pillent les ressources des pays africains.

Le coordinateur de l’ouvrage collectif, Mohamed Saïb Musette, qui met en exergue le faible apport des compétences installées à l’étranger (300 seulement participant au PNR engagés par le ministère de l’Enseignement supérieur), critique l’article 51 de la Constitution qui ne facilitera pas le retour des compétences dans leur pays d’origine. Karim Khaled, sociologue et l’un des contributeurs à l’ouvrage collectif, parle d’un mythe et de l’existence d’un « foyer migratoire dormant» dans le pays où les cadres ne sont pas valorisés.

Selon l’ouvrage du Cread commandé par l’OIT, le volume des migrants maghrébins de niveau supérieur dans le monde reste à ce jour inconnu, puisque les pays du Maghreb ne diffusent aucune donnée sur les migrations selon le niveau d’instruction. Mais il est possible d’avoir une idée de l’évolution de cette catégorie avec les variations observées dans les pays de l’OCDE (pays développés) qui acueillent autour de 90% de Maghrébins à l’étranger.

Le volume des migrants ayant le niveau supérieur était de l’ordre de 585 000 en 2000, ils sont actuellement 853 000, soit un taux de croissance de 46%. Les ressortissants du Maroc, avec 397 000 migrants de niveau supérieur occupent le segment le plus important au niveau du Maghreb. En 2e position se trouve l’Algérie avec 37%, puis la Tunisie avec 12%. La Libye et la Mauritanie viennent en 4e et 5e positions avec 3% et 1% respectivement. Selon le document, le taux moyen des Maghrébins de niveau supérieur dans les pays de l’OCDE était de 9,2% en 1990 et il est passé de 17,6% en 2000 à 22,3% en 2010.

La hausse la plus importante est observée pour l’Algérie, avec plus de 16% depuis les années 1990. Elle est suivie de la Mauritanie, avec 12%, mais le taux est resté stable entre 2000 et 2010. La Tunisie a connu une hausse de près de 10% depuis 1990, et le Maroc un écart positif de 5,4% entre 1990 et 2010. Quant à la situation en Libye, après une chute entre 1990 et 2000, le taux est reparti à la hausse en 2010 avec 12% de plus.

L’essentiel des résultats présentés par les chercheurs réunis par le Cread a été résumé en cinq points : le phénomène de « brain drain» est devenu critique pour les cinq pays de l’UMA, selon les données de l’OCDE pour 2014 ; la fuite des cerveaux est fortement marquée pour les profils très prisés sur le marché international (ingénieurs et médecins) ; les dispositifs de lutte contre la fuite des cerveaux existent dans la plupart des pays du Maghreb ; les capacités de rétention des pays d’origine sont faibles face à la force des éléments attractifs des pays développés, en déficit de compétences et autres talents.

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Habitat : Tebboune veut rassurer les souscripteurs AADL et LPP

Publié le 10/02/2016, par dans Non classé.

Malgré la crise économique, les autorités semblent vouloir tenir leur promesse de loger tous ceux qui ont demandé un logement de type location-vente.
Pour cela, le gouvernement a décidé de programmer 450 000 logements supplémentaires dans le cadre de la formule AADL (location-vente). C’est ce qu’a indiqué, hier matin, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Abdelmadjid Tebboune, sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale.

« En plus du programme de 230 000 logements qui a été déjà lancé, le gouvernement a accepté de nous ajouter 450 000 unités, à raison de 80 000 logements par an», a indiqué le ministre, qui précise que la cadence de l’opération de préaffectation des logements pour les souscripteurs du programme AADL 2001 et 2002 a été accélérée. « Nous avons commencé l’opération avec un rythme assez lent pour des raisons techniques avec 300 décisions par jour à Alger, mais nous allons l’augmenter pour atteindre 4000 décisions par semaine», a-t-il assuré, tout en rappelant que cette opération concerne 83 000 souscripteurs dont 61 000 à Alger.

Cette cadence retardera donc l’opération de paiement de la deuxième tranche pour les souscripteurs de 2013, qui n’interviendra que dans plusieurs semaines, voire des mois. Sauf pour les wilayas qui ne disposaient pas du programme de 2001 et 2002. C’est le cas de Annaba, où une cité de 600 logements est déjà prête à être livrée. Dans d’autres régions, comme Khenchela, Béchar et Guelma, les responsables de l’AADL vont passer directement à l’étude des dossiers de 2013.

Par contre, l’opération de préaffectation des LPP (logements promotionnels publics) se fera au plus tard début mars, indique le ministre. « Pour le programme LPP, nous sommes en train de préparer les préaffectations (…) qui seront remises à partir de mars en fonction de l’état d’avancement des différents chantiers», a souligné M. Tebboune. « Nous avons quelque 1500 logements qui sont prêts à être préaffectés à leurs bénéficiaires, à l’exemple des projets de Bou Ismaïl, Koléa et Sidi Abdallah.

Mais nous attendons un nombre un peu plus important de 3000 ou 4000 logements avant de commencer l’opération», a-t-il dit. Le ministre a même démenti les rumeurs selon lesquelles les autorités ont abandonné les programmes publics de logements. Pour lui, « malgré la crise, le gouvernement continue à soutenir le logement».

« C’est un engagement du président de la République et c’est désormais inscrit dans la Constitution», argue-t-il. Il a d’ailleurs assuré que la résorption de la crise du logement est « proche». « En 1999, le déficit en logements était de 3,5 millions d’unités. Là, nous ne sommes qu’à 500 000 logements manquants», a-t-il expliqué. Par contre, le ministre a refusé de se prononcer sur les délais de livraison. Il a lié cela aux aléas de la construction.
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Entre avancées et «démagogie»

Publié le 10/02/2016, par dans Non classé.

La nouvelle Constitution garantit dans les faits la liberté de la presse. Ainsi dans son alinéa 1, l’article 41 ter annonce que « la liberté de la presse écrite, audiovisuelle et sur les réseaux d’information est garantie.
Elle n’est restreinte par aucune forme de censure préalable.» Pour Hassen Djaballah, professeur associé à l’Ecole de journalisme et ancien membre désigné du Conseil supérieur du journalisme (CSJ), l’article de loi est « une avancée». Pour lui, l’alinéa 2 qui stipule que « cette liberté ne peut être utilisée pour attenter à la dignité, aux libertés et aux droits d’autrui» et l’alinéa 4 qui affirme que « le délit de presse ne peut être sanctionné par une peine privative de liberté» sont de « grands acquis». « Si globalement le texte adopté constitue une avancée, il n’en demeure pas moins qu’il reste flou sur certaines questions qui peuvent être préjudiciables», estime M. Djaballah.

En cause, le flou qui entoure l’alinéa 3 de l’article de loi qui édicte que « la diffusion des informations, des idées, des images et des opinions en toute liberté est garantie dans le cadre de la loi et du respect des constantes et des valeurs religieuses, morales et culturelle de la nation». Pour le professeur d’université, cet alinéa ouvre la voie à toutes les interprétations.

Il regrette que des garde-fous n’aient pas été mis en place pour éviter les dérapages. « Il eut fallu préciser les contours pour éviter les mauvaises interprétations», juge-t-il. Et d’ajouter que « le risque réside dans les interprétations de l’alinéa qui pose problème par le juge, qui peuvent causer des dégâts». Pour lui, l’alinéa en question peut-être « dommageable pour la liberté de la presse».

De son côté, Ammar Belhimer, journaliste et fondateur de plusieurs publications, fustige l’article de la Constitution qu’il considère comme « de la pure démagogie». « Si l’on veut garantir la liberté de la presse, il suffit de laisser les gens créer leurs journaux, et bannir les pressions qui s’exercent à travers la publicité», affirme Ammar Belhimer.

Du côté du Syndicat national des journalistes (SNJ), on estime que « les principales revendications de la corporation des journalistes ont été prises en charge, avec le bannissement de la peine d’emprisonnement pour les délits de presse». Mais le SNJ rappelle dans son communiqué que « l’expérience récente des nouvelles lois en la matière, comme le code de l’information, la loi sur l’audiovisuel et celle sur la publicité, qui n’a
d’ailleurs jamais vu le jour, nous poussent à exprimer certaines réserves légitimes». « Une loi, celle suprême davantage encore, n’a de valeur que si elle est appliquée pour tous, de manière juste et non pas en fonction des humeurs ou des intérêts
des uns et des autres», conclut le SNJ. Lire la suite

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Décès du journaliste Ahmed Meziani

Publié le 10/02/2016, par dans Non classé.

La presse locale est en deuil dans la wilaya de Tizi Ouzou après la disparition du journaliste Ahmed Meziani, décédé à l’âge de 61 ans.
Il s’est éteint, hier, au CHU Nedir Mohamed de Tizi Ouzou, suite à une longue maladie. Quelques mois seulement avant son décès, le regretté avait lancé l’initiative de création d’un journal électronique (Infotime) en collaboration avec un groupe de nouveaux diplômés en journalisme de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, histoire de les encadrer et de les aider à s’imprégner des multiples contraintes du terrain. Une aventure qui allait être fructueuse, surtout avec l’ambition affichée par cette équipe de jeunes journalistes qui ne cherchent qu’un cadre favorable pour « pénétrer» de plain-pied dans la profession. Makhlouf Faked, l’un des anciens collègues du défunt dira : « Je suis très ému d’apprendre la nouvelle.

La mort d’Ahmed m’a vraiment affligé. C’ était un homme pluridisciplinaire, doté d’une culture générale globale et appréciable. Je l’ai rencontré pour la dernière fois il y a quelques mois, lors de la commémoration de l’anniversaire de la mort d’un ancien collègue assassiné, Achour Belghezli. Je l’ai côtoyé quand on a travaillé ensemble durant les années 1990 à l’hebdomadaire Le Pays, puis au quotidien Le Matin. Il y avait aussi avec nous un autre confrère assassiné par les terroristes, Saïd Tazerout». Par ailleurs, notons que le regretté a travaillé aussi comme correcteur à La Dépêche de Kabylie et collaborateurs à El Watan. L’enterrement est prévu, pour aujourd’hui, au village Ath Houari, dans la commune d’Assi Youcef, daïra de Boghni, à 40 km au sud de Tizi Ouzou.
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Droits et libertés : Consacrés dans les textes, violés dans la pratique

Publié le 10/02/2016, par dans Non classé.

Réunions, associations, expression, exercice des cultes, activité politique… ces droits et libertés sont consacrés et garantis par la Constitution. Une formule revient dans toutes les lois et législations algériennes pour affirmer ce principe : « Les droits et les libertés individuelles et collectives sont garantis.» Toutes les Constitutions algériennes, de 1989 à 2016, consacrent effectivement des chapitres entiers à cette question. Plusieurs articles évoquent des droits universels qui sont théoriquement inviolables.
La Constitution qui vient d’être validée par le Parlement ne déroge pas à la règle. Dans son préambule, un paragraphe est inclus pour souligner le caractère « sacré» des droits et des libertés. « La Constitution est au-dessus de tous, elle est la Loi fondamentale qui garantit les droits et libertés individuels et collectifs», lit-on dans ce texte. Comme les précédentes, la nouvelle Constitution consacre également son chapitre IV aux droits et aux libertés. Tout est mentionné dans une trentaine d’articles.

De la liberté de manifester pacifiquement à celle de l’exercice des cultes. Le législateur a brassé large. Il insiste fortement sur le respect des droits de l’homme qui est un domaine où le pouvoir algérien est un mauvais élève. Deux articles s’étalent sur ce sujet. « Les libertés fondamentales et les droits de l’homme et du citoyen sont garantis. Ils constituent le patrimoine commun de tous les Algériens et Algériennes, qu’ils ont le devoir de transmettre de génération en génération pour le conserver dans son intégrité et son inviolabilité», stipule l’article 32 de cette Constitution.

L’article 33 met l’accent également sur « la défense individuelle ou associative des droits fondamentaux de l’homme et des libertés individuelles et collectives». La nouvelle Constitution reprend également, dans son article 36, le principe de la liberté de conscience et la liberté d’opinion qui sont, selon cette disposition, « inviolables». « La liberté d’exercice du culte est garantie dans le respect de la loi», ajoute le même article. Les articles 41, 41 bis et 41 ter confirment également le caractère garanti « des libertés d’expression, d’association, de manifestation pacifique et de la presse». De même pour le droit de créer des partis politiques, des associations et des syndicats qui est « reconnu et garanti», comme le stipulent les articles 42, 43 et 56.

En somme, tous les droits sont garantis aux citoyen algérien. Un étranger qui lirait cette Constitution, et même les précédentes, ne trouverait rien à redire tant tous les ingrédients nécessaires à l’édification d’une réelle démocratie y sont transcrits. Mais le problème de l’Algérie, comme l’affirment de nombreux responsables politiques et juristes, ne réside pas dans les textes ; ce sont les pratiques qui annihilent toute avancée. Des responsables du pouvoir, parfois même des subalternes de l’administration, contournent les lois et violent la Constitution pour remettre en cause ces droits. Les exemples sont légion.

Durant les 16 dernières années, le même pouvoir qui tente aujourd’hui de montrer une façade démocratique a fait de la violation de tous les droits contenus dans la Constitution son sport favori. La création de partis politiques a été gelée pendant plus de 10 ans, les syndicats ont été malmenés, la presse a été constamment harcelée et les manifestations sont interdites. Ces exemples confirment, on ne peut plus clair, que la Constitution ne change rien sans une volonté politique de respecter ses dispositions.
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