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Développement local : Saïd Sadi lance la fondation Afud

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

I’nsaisissable et déroutant. Le Dr Saïd Sadi est là où il est le moins attendu : à savoir dans le développement local.
Alors que son parti, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), dont il n’est plus président depuis deux années, tenait son conseil national au Club El Moudjahid (Alger-centre), « Etviv», le prodige de la mouvance démocratique réapparaît hier à la côte ouest d’Alger, à Aïn Benian, plus exactement, où il a officiellement lancé sa fondation (association) Afud (force en tamazight).

Futur incubateur dédié à l’analyse, la formation, l’unification et le développement solidaire, Afud ambitionne, selon Saïd Sadi — élu président de cette fondation aux termes de l’assemblée constitutive — « d’aider les porteurs de projets qui peinent à trouver assistance pour mener leurs initiatives».

« Instance nationale» qui rassemble des militants issus de 17 wilayas (investis dans la PMI, la communication, le tourisme solidaire, la mise en valeur des produits du terroir, dans la protection de l’environnement, récupération des eaux de pluie, dans l’organisation des manifestations culturelles et de proximité, etc.), Afud aura comme point d’ancrage la Kabylie.

« Pour des raisons à la fois historiques, sociologiques et culturelles, dira Sadi, cette dynamique (…) peut connaître l’essor le plus visible et le plus rapide en Kabylie.» « Mais outre les populations de cette région, il faut faire en sorte à ce que cette culture d’autoprise en charge des besoins fasse émulation partout où nous pourrons trouver des relais et les leviers pouvant permettre de déclencher des chantiers structurants pour le développement local», a précisé Saïd Sadi.

Pourquoi cette fondation ? Dans son speech, assurément l’un des plus softs qu’il a eu à prononcer durant sa carrière, le Dr Sadi invoquera trois raisons essentielles. La première tient, à ses dires, à l' »embolie qui frappe aujourd’hui une bonne partie des circuits décisionnaires du pays» et « rien ne permet de dire quand et comment ces obstructions structurelles seront levées». M. Sadi estime qu’il est « urgent» de libérer les énergies (…) pour mieux promouvoir les patrimoines matériel et immatériel de l’Algérie.

Deuxième raison invoquée : « L’affaissement de nos recettes financières avec ses corollaires comme l’effondrement du pouvoir d’achat, l’explosion du chômage, le délabrement des biens collectifs et la dégradation de notre environnement.» Saïd Sadi considère qu’il est désormais vital que l’Algérien apprenne à rentabiliser le moindre potentiel de développement et transmettre des savoirs-faire économiques, construire des pratiques sociales solidaires et redécouvrir des normes culturelles adaptées pour réduire la facture de ses besoins et améliorer son cadre de vie.

Raison dernière : « La crise morale qui affecte la qualité des échanges sociaux et politique souillant le débat public réduit, dans trop de situations, à des invectives, des polémiques qui, hélas, parasitent les activités des militants les plus vertueux.»

Pour l’ancien « leader maximo» du RCD, trêve de discours creux et de politique politicienne. Place désormais aux actes. « Produire et construire, déclare-t-il, est aujourd’hui une offre politique concrète qui ressuscite l’espoir, qui peut recrédibiliser l’action publique et, dans la foulée, contribuer à atténuer les emportements démagogiques des agitateurs qui polluent la scène algérienne.» Le néo-mécène du développement local invite ainsi ses compatriotes à « s’engager dans des contrats innovants (…) qui entrent en résonance avec notre histoire».

« Une phase se tourne sous nos yeux dans l’histoire de l’Algérie indépendante, conclut Saïd Sadi. (…) C’est l’occasion de lancer des initiatives qui sont autant de messages qui peuvent mobiliser à bon escient nos ressources humaines et naturelles afin d’atténuer les effets d’une récession d’autant plus redoutables qu’elle a été mal anticipée.» Comme Gramsci, le Dr Sadi veut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. « La réforme qui n’est pas venue du sommet, à quelque chose malheur est bon, lancée par le citoyen elle peut, à terme, sensibiliser et impliquer les institutions», professe le fondateur de la fondation Afud.
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Conseil national du RND : Ouyahia tacle Saadani

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

Sans enjeu, calme et plate, la 5e session ordinaire du Rassemblement national démocratique (RND) qui s’est déroulée jeudi dernier à Zéralda, sur la côte ouest d’Alger, a été surtout l’occasion pour le secrétaire général par intérim du parti et ministre d’Etat,
directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, pour défendre le bilan du pouvoir, charger l’opposition et décocher quelques fléchettes à l’adresse de son frère ennemi du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani. Ahmed Ouyahia se félicite d’abord des résultats obtenus par le RND lors des dernières élections au Conseil de la nation (Sénat) en dépit de l’âpreté de la confrontation au sein de la deuxième Chambre du Parlement avec l’ex-parti unique qui a fait main basse sur les commissions. Bien que se disant avoir l’esprit sportif, Ahmed Ouyahia était visiblement contrarié par la tournure prise par les élections sénatoriales.

« Nos résultats sont propres, contrairement à ceux acquis grâce à la chkara (terme en arabe qui indique la corruption par l’argent)», a lâché, devant une assistance tout ouïe, le secrétaire général par intérim du RND qui en dira certainement plus aujourd’hui lors d’une conférence de presse qu’il animera au siège national du parti. Egal à lui-même, son discours à l’ouverture de la session du conseil national du parti sera un chapelet d’éloges de « la gouvernance du frère et moudjahid Abdelaziz Bouteflika», mais sera aussi une série de critiques à l’adresse de l’opposition et de ceux qui démoralisent les Algériens.

« Dans les salons, certains se demandent où sont passés les 800 milliards de dollars», a déclaré Ahmed Ouyahia. « Ceux qui ont quitté les bidonvilles pour des logements décents et les ménages dans les coins les plus reculés ayant bénéficié du gaz naturel le savent», répond le secrétaire général par intérim du RND, qui prie Dieu « de prêter santé et longue vie au chef de l’Etat pour continuer à présider aux destinées de l’Algérie». Selon Ahmed Ouyahia, le président Bouteflika, « fidèle au peuple algérien, a tenu toutes ses promesses», aussi bien celles concernant « le développement économique que ses engagements politiques, comme la révision de la Constitution». L’orateur réaffirmera, en effet, son soutien au ministre de l’Industrie et des Mines, militant du RND, Abdesselam Bouchouareb. « Ceux qui s’attaquent à lui, dit-il, sont oisifs».

« Nous, nous savons qu’il est un fils de famille, un patriote et nous n’avons aucun doute sur le bon travail qu’il accomplit», ajoute Ahmed Ouyahia qui prend aussi la défense « de la révision de la Constitution qui a bénéficié, selon lui, d’un consensus qui n’englobe pas les partis qui ont boycotté les consultations et qui rejettent même la légitimité du Président qui, pourtant, a été élu et réélu par le peuple algérien». Celui qu’on affuble « d’homme des sales besognes» explique « comment le chef de l’Etat constitue le garant de la stabilité» et donne l’exemple du voisin tunisien qui n’arrive pas à s’en sortir.

Ahmed Ouyahia, qui défend l’article 51 du projet de révision de la Constitution concertant la communauté algérienne vivant à l’étranger, soutient que « contrairement au tollé soulevé par la nouvelle disposition constitutionnelle, le texte prend réellement en charge les questions de l’émigration et il est, selon lui, tout à fait normal que celui qui veut postuler à des fonctions supérieures de l’Etat doit avoir uniquement la nationalité algérienne». Mais dans le même discours où il fait l’éloge du bilan du chef de l’Etat, Ahmed Ouyahia a reconnu que le pays traverse une crise due à la chute des prix du pétrole.
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Beaucoup de promesses… en attente de concrétisation

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

L a visite en France de Tayeb Zitouni s’est achevée, jeudi soir, après trois jours d’intenses pourparlers à huis clos avec des hauts responsables politiques et parlementaires français.
Il rentre à Alger de cette virée parisienne, inédite pour un ministre des Moudjahidine, avec la promesse de régler toutes les questions passionnées qui minent les relations bilatérales entre l’Algérie et la France depuis l’indépendance.

En tout, M. Zitouni a évoqué une dizaines de dossiers avec Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, et Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire. Il s’est entretenu également avec Gérard Larcher et Claude Bartolone, respectivement présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale.

A chaque sortie d’une discussion, le ministre algérien et les responsables français ont réaffirmé leur volonté de régler « sérieusement», « rapidement» et « définitivement» les questions liées à la mémoire. A en croire leurs déclarations, les travaux des commissions mixtes sur les trois dossiers épineux des archives, des disparus et des victimes des essais nucléaires vont s’accélérer les prochains jours. Leurs premiers résultats devront être examinés lors de la prochaine session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français.

En revanche, rien n’a filtré sur la fâcheuse question des « excuses». « Nous devons traiter ces dossiers de mémoire d’une manière apaisée, avec sérieux et responsabilité. Nous devons dépasser nos tabous et profiter des relations amicales actuelles entre l’Algérie et la France pour régler ces questions définitivement, dans l’intérêt des deux peuples et des deux Etats», a déclaré M. Zitouni, à l’issue de son entrevue mardi avec Jean-Marc Todeschini.

Concernant la possibilité de régler concrètement les questions complexes en suspens, le ministre des Moudjahidine reste très optimiste. « La constitution des commissions de travail est en elle-même un pas en avant positif dans la normalisation des relations algéro-françaises sur la question de la mémoire. Nous avons réussi à la ramener enfin au même niveau de nos relations économiques et culturelles.

Nous allons donc ensemble dans la bonne direction afin de régler toutes ces questions», a-t-il estimé en marge de sa rencontre, avant-hier, avec Jean-Yves Le Drian. Ce dernier a d’ailleurs parlé d' »un moment d’émotion» pour qualifier la symbolique d’une première rencontre sur le territoire français d’un ministre algérien des Moudjahidine et d’un ministre français de la Défense. « Nous avons discuté autour des questions des archives, des disparus et les compensations pour les victimes des essais nucléaires.

Ce sont là des sujets qui étaient parfois épineux. Mais nous avons trouvé le moyen de faire avancer les choses car nous nous sommes mis d’accord sur une méthode», a-t-il précisé. Cette méthode serait l’apaisement entretenu désormais par les responsables politiques des deux pays ; d’abord, dans leurs discours publics depuis 2012, et ensuite dans les négociations au sein des commissions mixtes chargées de trouver des solutions satisfaisantes pour les deux parties, voire des compromis, dont peut-être le renoncement de notre pays à revendiquer des excuses officielles à la France concernant ses crimes coloniaux. Lire la suite

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Abdelmalek Boudiaf dissout l’AREES

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

Créée par décret exécutif n°13-220 du 18 juin 2013 comme le maître d’ouvrage délégué, l’Agence nationale de gestion des réalisations et d’équipements des établissements de santé (AREES) est dissoute en attendant son officialisation à travers la publication du décret de dissolution.

Une décision qui répond à l’instruction, il y a quatre mois, du Premier ministère portant fusion des EPA et remodelage des EPIC. Placée sous la tutelle du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, cette agence est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière qui était chargée de gérer au nom de l’Etat et pour son compte les opérations relatives à la réalisation des établissements de santé.

« L’Agence doit gérer au nom de l’Etat tous les projets d’investissements du secteur de la santé. De l’étude de faisabilité en passant par le suivi des projets et l’exécution de tous les autres travaux rattachés à l’assistance technique en matière de réhabilitation des infrastructures de santé», stipule l’article 6 du décret de création. Comme elle doit aussi prendre en charge la constitution des dossiers de consultation des entreprises des études de réalisation, l’élaboration des cahiers des charges, le lancement des appels d’offres, le suivi des projets, la gestion des contrats. Une des missions qu’elle a menées jusqu’à terme dans le projet de la réalisation des cinq CHU qui a finalement été gelé par le gouvernement pour un problème de coût jugés exorbitant. L’agence a également trois autres missions à accomplir, à savoir la restructuration et la modernisation des 15 autres CHU existants, l’humanisation des 42 établissements en préfabriqué et l’accompagnement de nouveaux centres anticancer. Car elle intervient aussi dans le volet équipement, acquisition, livraison, installation de l’équipement, maintenance et formation des personnels utilisateurs.

Qui va donc désormais assurer la gestion de tous ces ouvrages en cours ? La question reste posée, puisque le décret de dissolution n’étant pas encore publié, avons-nous appris au ministère de la Santé. Lequel s’est pourtant félicité de la création de cette agence, un premier outil qui vient mettre un terme à « tous les dysfonctionnements dans l’acquisition notamment des équipements et la réalisation des structures aux normes tout en assurant une maîtrise des coûts. L’amélioration de la santé des patients passe nécessairement par la modernisation et l’amélioration des infrastructures sanitaires», n’avait-il cessé d’affirmer.

La tâche deviendra donc plus difficile pour le secteur de la santé, puisque la gestion reviendra, comme dans le passé, aux gestionnaires des établissements de santé et, plus grave encore, aux Directeurs des équipements publics (DEP) chargés de tous les secteurs dans les wilayas. Le personnel de l’AREES, formé justement à cette fin sera, redéployé vers d’autres structures publiques. Lire la suite

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Le commandant Si El Hafidh Yaha inhumé à Iferhounen

Publié le 29/01/2016, par dans Non classé.

L’officier de l’ALN, Si El Hafidh Yaha, décédé dimanche dernier, à Paris, a été inhumé, ce vendredi, 29 janvier, dans son village natal, Takhlidjth Ath Atsou, dans la commune d’Iferhounen, à 65 kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou.

Les funérailles de ce cofondateur du FFS se sont déroulées en présence des personnalités politiques, des élus locaux et des centaines d’anonymes. Nous avons également remarqué, dans la foule, plusieurs élus de différents partis politiques, d’anciens animateurs du MCB, Mouvement culturel berbère, à l’image de Saïd Khellil, Saïd Doumène et Arezki Abbout.

Le nouveau président de l’APW, Mohamed Klalèche et le sénateur Hocine Haroun ainsi que le wali de Tizi Ouzou, Brahim Merrad, ont aussi assisté aux funérailles. Aux environs de 14 heures, le cercueil du défunt, paré de l’emblème national, est acheminé, sous des applaudissements et youyous, vers le lieu de l’enterrement.

Plusieurs personnes ont apporté des témoignages sur la vie et le parcours de ce révolutionnaire et combattant des causes justes.

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Un OSN tout feu tout flamme sous la baguette du maestro ukrainien Volodymyr Sheiko

Publié le 29/01/2016, par dans Non classé.
Un OSN tout feu tout flamme sous la baguette du maestro ukrainien Volodymyr Sheiko
CONSTANTINE – C’est un Orchestre symphonique national (OSN) « tout feu tout flamme », dirigé de main de maître par le maestro Ukrainien Volodymyr Sheiko, qui a ébloui, jeudi soir, le public constantinois au théâtre régional de la ville. Les spectateurs, très nombreux, ont rapidement été plongés dans le bain de la…

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