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«Nous avons de belles perspectives économiques et commerciales…»

Publié le 01/03/2016, par dans Non classé.

M. Lavrov a souligné que cette visite, la quatrième qu’il effectue en Algérie, constitue une opportunité pour discuter des relations bilatérales qu’il a qualifiées de « très bonnes» et qui ont connu, selon lui, « une impulsion» après la visite de M. Lamamra à Moscou.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a entamé hier une visite de travail en Algérie, à l’invitation du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra. Plusieurs importantes questions seront soulevées lors de cette visite. « Nous aurons beaucoup de dossiers à traiter, entre autres, les relations bilatérales et les questions régionales, notamment la situation aux frontières algériennes et ailleurs», a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, à son arrivée à l’aéroport international Houari Boumediène.

M. Lavrov a également souligné que cette visite, la quatrième qu’il effectue en Algérie, constitue une opportunité pour discuter des relations bilatérales qu’il a qualifiées de « très bonnes», et qui ont connu, selon lui, « une impulsion» après la visite de M. Lamamra à Moscou. « Le partenariat stratégique qui lie l’Algérie à la Russie en vertu de la Déclaration signée, en avril 2001, par les chefs d’Etat des deux pays, fera l’objet d’un examen approfondi par les deux ministres» lors de cette visite, avait précisé un communiqué du ministère. Autrement dit, « il sera procédé à une évaluation de la coopération bilatérale dans les domaines économique, technique, scientifique et culturel, à la lumière de la tenue, à Moscou en juillet 2015, de la 7e session de la commission mixte algéro-russe».

En plus des relations bilatérales, Ramtane Lamamra et Sergueï Lavrov aborderont aussi les questions de l’actualité régionale et internationale, notamment la situation en Libye et en Syrie ainsi que « la lutte contre le terrorisme et l’évolution du marché pétrolier international». Dans un entretien publié dimanche par le quotidien L’Expression, le chef de la diplomatie russe, dont le pays est engagé dans la guerre en Syrie contre l’Etat islamique (EI), explique qu' »il n’est pas possible de lutter contre le terrorisme de manière efficace que conjointement avec le rôle de coordinateur central les Nations unies».

Soutenant aussi qu' »il est nécessaire de mettre les ambitions et les différends de côté et (…) de s’allier pour l’anéantissement du groupe terroriste Daech et des autres groupements extrémistes qui ont lancé un défi à la civilisation humaine», M. Lavrov a salué la coopération, notamment celle des pays qui ont été victimes du terrorisme, comme l’Algérie et la Russie, et surtout la mise en place d’outils à même de faciliter les échanges d’informations. « Nos Etats qui connaissent l’agression terroriste (…) ont accumulé une grande expérience (…)» dans le domaine de la lutte antiterroriste, a estimé encore le chef de la diplomatie russe.

Le chef de la diplomatie russe a mis l’accent sur « la mise en place, depuis cinq ans, d’un groupe de travail interministériel pour la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée». Il souhaiterait visiblement plus de la part de l’Algérie, puisqu’il se dit « persuadé» que le travail avec « les partenaires algériens sur le chemin antiterroriste est appelé à faire un apport utile aux efforts conjoints de la communauté mondiale». Lire la suite

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Tribunal de Milan : Chakib Khelil n’est pas tiré d’affaire

Publié le 01/03/2016, par dans Non classé.

La cour de cassation a annulé le non- lieu prononcé par le juge au profit de l’ancien patron d’ENI, Paolo Scaroni, ouvrant ainsi la voie à la reprise de l’affaire par le tribunal de Milan. L’accusation, si elle parvenait à fournir de nouvelles preuves, replacerait l’ancien n°1 du géant italien et ses liens avec les parties algériennes, le ministère de l’Energie et son patron de l’époque, au centre de l’affaire.
La deuxième audience du procès, qui voit des dirigeants de Saipem et des intermédiaires algériens jugés par la quatrième section pénale du tribunal de Milan pour « corruption internationale», a été renvoyée, hier, quelques minutes à peine après son ouverture. Le président du tribunal a demandé aux parties de reformuler les chefs d’inculpation, ce qui a encouragé les avocats à exiger un délai supplémentaire, demande accordée.

Une prochaine audience a été fixée au 21 mars. En attendant, les magistrats devraient plancher sur l’imbroglio juridictionnel qui s’est créé après la décision de la cour de cassation d’accueillir le recours du parquet de Milan qui s’était opposé au non-lieu prononcé par la juge pour les audiences préliminaires de Milan, le 2 octobre dernier, en faveur de Paolo Scaroni et du groupe pétrolier Eni. Alessandra Clementi, bien qu’admettant l’existence « d’éléments de suspicion» contre l’ancien patron du géant des hydrocarbures italien, a jugé qu’il n’y avait pas de preuves qui démontrent que Scaroni était « au courant» et qu’il aurait « exploité à son compte un système de corruption en Algérie».

La magistrate a ainsi motivé sa décision : « Il y a des éléments qui soutiennent la thèse de l’existence d’un accord corruptif entre l’ancien directeur des opérations de Saipem, Pietro Varone, l’ancien président de Saipem-Algérie, Pietro Tali, et le ministre algérien de l’Energie de l’époque, Chakib Khelil, pour l’octroi de marchés.» La juge Clementi a toutefois relevé « que les éléments fournis par l’accusation ne sont pas suffisants pour retenir démontrée et démontrable une quelconque responsabilité d’ Eni».

Dans la lettre de motivation, la juge note « l’absence de toute preuve quant à l’hégémonie de Scaroni sur Saipem qui mine dès le départ la théorie de l’accord corrupteur unique». « Les rencontres dans des lieux non institutionnels et parfois dans des chambres d’hôtel de luxe (dans des villes comme Paris, Madrid, Vienne, Rome…) entre Scaroni, les managers de Saipem, le ministre Khelil et son homme de confiance, Farid Noureddine Bedjaoui, n’avaient aucune connotation ‘‘illégale »(…). Elles pourraient être comparées à une activité de lobbying, activité de pression retenue légale dans beaucoup de pays.» La juge Clementi va jusqu’à souligner : « Etant programmées dans son agenda, ces rencontres n’avaient pas le caractère secret qui aurait pu dénoter d’un délit.»

Mais les très influents magistrats de la cour de cassation voient les choses différemment et ne sont pas convaincus par les arguments avancés par la juge. Le groupe Eni a fait savoir dans un communiqué rendu public : « Nous en prenons acte. Mais nous y sommes tout à fait étrangers.» Réitérant la disponibilité du groupe à « collaborer» avec la justice. Un véritable casse-tête judiciaire que juges et avocats devront s’atteler à résoudre. Car poursuivre le procès milanais, déjà initié, en ignorant la nouvelle et importante décision de la cassation serait inconcevable, de l’avis même des juristes. Le suspendre purement et simplement, en attendant une nouvelle instruction, prendrait des mois.

Concernant la partie algérienne, la situation change drastiquement, car si l’accusation, en fournissant de nouvelles preuves, pouvait établir que le n°1 d’Eni, à l’époque des faits, savait et avait profité de la méga-corruption de l’ordre de 198 millions de dollars, se peut-il que son homologue algérien, l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, soit demeuré, lui, parfaitement étranger à cette malversation pluri-millionnaire, opérée au détriment de Sonatrach et du contribuable algérien, puisque des marchés de 11 milliards de dollars ont été accordés dans des conditions obscures à une société étrangère ? Affaire à suivre…
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Sonatrach : La production repart à la hausse

Publié le 01/03/2016, par dans Non classé.

Après près de dix ans de baisse, la production nationale d’hydrocarbures devrait repartir à la hausse dès l’année en cours, a affirmé hier le président-directeur général de Sonatrach, Amine Mazouzi, en marge d’une visite à Ghardaïa.
En 2016, a ainsi annoncé le premier responsable de la compagnie pétrolière nationale, cité par l’APS, « il y aura une hausse assez importante de production d’hydrocarbures et elle s’est déjà faite ressentir avec les résultats obtenus à fin février, où les objectifs de production ont été atteints à 100%». Selon le même responsable, vers la fin 2016, les projections actuelles de reprise de la production vont certainement être dépassées, pour marquer enfin une rupture avec près d’une décennie de régression.

Dans une large mesure, explique le PDG de Sonatrach, cette importante reprise de la production est liée à des investissements qui ont permis d’optimiser les ressources en pétrole et gaz des puits en exploitation, tout en réduisant les coûts de ces investissements. « Nous avons donc pu réussir le défi d’optimiser la production à moindre coût», s’est-il ainsi félicité. Longtemps escamoté, sous l’ère du pétrole cher, l’enjeu du déclin de la production nationale d’hydrocarbures a pris une ampleur particulière depuis le retournement de la conjoncture pétrolière à partir de juin 2014.

Depuis, faut-il le rappeler, les cours du pétrole ont baissé de 70% et les recettes du pays ont ainsi été divisées par deux en l’espace d’à peine une année et demie. Outre l’effet de dévalorisation, née de la chute des cours mondiaux du brut, la forte contraction des recettes d’hydrocarbures est due, comme le signalent souvent les rapports périodiques de la Banque d’Algérie (BA), à la baisse constante des quantités de pétrole et de gaz exportées durant ces dernières années.

Dans sa dernière note de conjoncture, publiée au tout début de l’année, la BA révèle ainsi que pour la seule période allant de janvier à septembre 2015, les quantités d’hydrocarbures exportées ont chuté de 3,09%, contre une baisse de 4,57% au cours du premier semestre de la même année. Du côté du secteur de l’énergie, les données disponibles pour la même période font état d’une baisse de 7% de l’effort de forage, tandis que la production commerciale d’énergie primaire a baissé, elle, de 1,9% pour atteindre 112 millions de tep à septembre dernier.

Globalement, analyse l’expert en énergie Ali Kefaifi, « la production de pétrole est passée de 0,67 million de barils par jour (mbj) en 1985, soit le niveau de 1965, à 0,8 mb/j en 2000, puis a atteint un maximum d’environ 1,35 mbj vers 2007, avant de commencer à décliner depuis, pour atteindre une production de 1,19 mbj en 2014». Selon lui, la non-maîtrise de l’exploitation des puits de Hassi Messaoud se traduit par un taux de récupération assez bas, de l’ordre de 15%, contre 20 à 50% dans le monde, et ce, a-t-il dit, « malgré des ressources en place très élevées».

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On vous le dit

Publié le 01/03/2016, par dans Non classé.

Projets de partenariat de Vodafone

Imane Houda Feraoun, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (MPTIC), a fait savoir que la société britannique Vodafone avait eu récemment des discussions avec des opérateurs dont Algérie Télécom satellite (ATS) et ceux de la téléphonie mobile en vue de débattre de projets de partenariat dans le domaine des nouvelles technologies. Confronté à des défis concurrentiels dans de nombreux marchés, le groupe Vodafone est bien positionné pour les opportunités de croissance. Il est en mesure de répondre à la demande grandissante de données.

Participation de Condor au MWC de Barcelone

Condor Electronics a participé du 22 au 25 février 2016 au Mobile World Congress de Barcelone. Il s’agit de la première entreprise algérienne à exposer dans ce Salon. A cette occasion, Condor a procédé au lancement du tout dernier smartphone double SIM de la gamme Allure, le A55 Slim, compatible sur les réseaux GSM/3G/4G. Le représentant algérien a exposé ses innovations technologiques les plus récentes : le Griffe G4s et le Griffe G2s, en plus de P6pro, P6 et P4pro. Condor a profité également de sa participation au MWC pour annoncer un nouveau partenariat avec la société ICFLIX, en proposant à ses clients d’utiliser la plateforme et de bénéficier du contenu directement sur leur appareil. La participation de Condor au World Mobile Congress de Barcelone s’intègre dans une stratégie globale de développement avec comme objectif final la conquête de nouveaux marchés à l’international.

Le Sitev de retour en mai

La 17e édition du Salon international du tourisme et des voyages (Sitev) pour l’année 2016 aura lieu au Palais des expositions (Safex), Pins maritimes à Alger du 15 au 18 mai, selon une information mise en ligne sur le site web de l’Office national du tourisme (ONT). Il s’agit en fait pour l’Algérie de valoriser son énorme potentiel, de rattraper le temps perdu et surtout de faire du tourisme un secteur économique viable, notamment en cette conjoncture caractérisée par une chute des recettes pétrolières. En termes d’image, le développement de son tourisme est un enjeu de taille pour notre pays qui souhaite rompre avec un embargo psychologique tenace. Mais au-delà des grandes intentions, la route est longue à parcourir.

MBI Sétif s’attaque au YEP

Après la réussite du programme Access, piloté et financé par l’ambassade des Etats-Unis à Alger, MBI ouvre un centre YEP (Youth Employment Project), une action favorisant l’insertion professionnelle de 150 jeunes Sétifiens à travers un centre de carrière réalisé en partenariat avec l’ONG World Learning. Selon le directeur d’MBI, Mohamed Yahiaoui, le projet tend à renforcer les compétences professionnelles des jeunes afin de leur faciliter l’accès au monde du travail. D’après notre interlocuteur, YEP est un nouveau programme piloté et financé par l’ambassade des Etats-Unis avec le soutien de MEPI ((Middle East Partnership Initiative). Celui-ci met à la disposition des jeunes diplômés et étudiants universitaires des formations selon les besoins des entreprises locales. Œuvrant dans plus de 75 pays, World Learning compte former plus de 2000 jeunes Algériens afin qu’ils puissent s’intégrer dans le monde du travail.

Les admirateurs de Hindi Zahra pénalisés

La vente des tickets du concert-événement de la grande chanteuse marocaine Hindi Zahra, organisé par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) à la salle Ibn Zeydoun de Riadh El Feth à Alger, a créé la déception, voire le mécontentement des fans de l’auteur de l’album Homeland. Des admirateurs de la chanteuse franco-marocaine, surtout les jeunes, étaient penauds, car il n’ont pas pu acheter de billet d’accès (800 DA) parce qu’une personne est venue et a tout raflé. Elle a acheté 300 tickets. Un nombre exponentiel destiné à une société, un opérateur, ou un revendeur. Les admirateurs de Hindi Zahra auraient-ils été pénalisés par un « spéculateur», qui n’a rien à voir avec la musique ni avec la culture. Même dans la musique il y a du « trafic». C’est à hurler de rire. Comment peut-on programmer une telle artiste dans une petite salle et avec une seule date. L’éternel et récurrent problème de gestion de la culture en Algérie.
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Nucléaire : Le dossier ressorti des cartons

Publié le 01/03/2016, par dans Non classé.

L’Algérie rouvre le dossier du nucléaire, six ans après Chakib Khelil qui avait, alors ministre de l’Energie et des Mines, défendu bec et ongles cette option au détriment des énergies renouvelables.
Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, était hier à Alger. Il a été reçu par le ministre de l’Energie, Salah Khebri. Yukiya Amano a parlé de la disponibilité de son agence à assister l’Algérie dans les domaines d’activités nucléaires à des fins pacifiques. Peu avant ses entretiens avec le patron de l’AIEA, M. Khebri, invité du forum de la Radio nationale, n’a pas exclu d’élargir le projet du mix énergétique à l’option nucléaire, précisant qu’une étude est en cours et devrait aboutir, à l’horizon 2030, à une première production électronucléaire.

Le vieux projet de Chakib Khelil est ressorti des cartons, alors que l’on commence à peine à reparler des énergies renouvelables. En 2009, l’ancien ministre de l’Energie et des Mines s’était fixé pour ambition de mettre sur pied une centrale nucléaire à l’horizon 2020. Un délai qui vient d’être repoussé à 2030, selon l’actuel ministre de l’Energie qui, lors de son intervention à la Radio nationale, a indiqué qu’un programme de formation est initié en collaboration avec l’AIEA. Dimanche, le ministre russe des Affaires étrangères avait vendu la mèche dans une interview accordée au quotidien L’Expression.

Sergueï Lavrov a indiqué qu’en septembre 2014, l’Accord intergouvernemental bilatéral sur la coopération dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire a été signé en Algérie. « Dans le cadre de sa réalisation, la session du comité bilatéral pour la coordination dans le domaine de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire est prévue en Algérie du 1er au 3 mars.

Au cours de cette rencontre, il est prévu de discuter les possibilités pour la construction d’une centrale nucléaire de conception russe sur le territoire de la RADP, le développement de l’infrastructure nucléaire de l’Algérie et l’utilisation non énergétique des technologies nucléaires, par exemple, en médecine», a annoncé le chef de la diplomatie russe, à la veille de sa visite en Algérie.

Il y aurait tout compte fait un projet d’une centrale nucléaire en négociations avec les Russes, selon les propos de M. Lavrov. La situation est paradoxale, tant il était question jusqu’ici d’élever l’énergie renouvelable au rang de « priorité nationale», tout en s’investissant dans l’amélioration du rendement de l’amont gazier et pétrolier. En témoignent les récentes résolutions du Conseil restreint dédié au secteur de l’énergie. Un paradoxe qui renseigne sur toute la difficulté à construire une vraie politique énergétique.
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L’Ansej vise l’autofinancement

Publié le 01/03/2016, par dans Non classé.

« L’année 2016 verra le financement de 60 000 nouveaux projets pour lesquels les crédits ont déjà été libérés», a annoncé Mourad Zemali, directeur général de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej).
Le taux de recouvrement de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej), qui est de l’ordre de 65%, permet de financer un nombre de projets en constante augmentation. « Pour l’année 2014, ce sont plus de 2000 entreprises qui ont été financées par le produit du recouvrement, tandis qu’en 2015, plus de 4000 projets l’ont été par ce biais. Pour l’année en cours, nous prévoyons d’augmenter cette part jusqu’à atteindre l’autofinancement», a ainsi affirmé Mourad Zemali, directeur général de l’Ansej, hier, dans l’émission « L’invité de la rédaction», sur les ondes de la Chaîne 3.

Le directeur réfute, de ce fait, les accusations itératives portées à l’égard de ce dispositif. « Il est dit que les jeunes prennent de l’argent et ne remboursent pas. Ce qui est faux», dément-il. « En janvier 2016, les échéances qui tombent à terme sont de l’ordre de 100 millions de dinars. Nous avons perçu 400 millions de dinars, ce qui équivaut à une augmentation de 400%. Ce taux de recouvrement était en 2014 et en 2015 respectivement de 252% et 324%», énumère M. Zemali.

Pour ce qui est des contentieux liés à un défaut de remboursement, le directeur de l’Ansej évoque un chiffre de 6711 affaires, dont 2000 ont été réglées à l’amiable, sans passer par la justice. Et si le nombre d’entreprises créées par le biais de ce dispositif a connu une baisse, cela s’explique par « l’orientation des dispositifs vers des activités créatrices de richesse». « Nous privilégions la qualité au détriment de la quantité. Nous donnons la priorité aux diplômés et aux personnes ayant des qualifications», souligne-t-il.

Toutefois, au vu de la nécessité d’une diversification de l’économie et la création d’entreprises qui permettraient de résorber le chômage, particulièrement élevé chez les plus jeunes, puisqu’il est de 30%, rien ne sera modifié à ce dispositif. « Les dotations budgétaires sont maintenues et le rôle de l’Ansej est consolidé. D’ailleurs, l’année 2016 verra le financement de 60 000 nouveaux projets pour lesquels les crédits ont déjà été libérés», annonce M. Zemali.

Cependant, les projets auxquels un accord a été accordé sont cantonnés à des secteurs « à encourager», tels que « l’agriculture, l’industrie, qui réunissent à eux deux 76% des projets, l’artisanat, tout ce qui est start-up et TIC ainsi que le BTPH». Le directeur de l’Ansej a aussi donné quelques indicateurs quant à ce dispositif. « L’Ansej enregistre une moyenne de 91 projets de création d’entreprises par jour. Quelque 93% des bénéficiaires sont âgés de moins de 35 ans et sont à hauteur de 56% les produits de la formation professionnelle.

Parmi les candidats à l’entrepreneuriat, les femmes constituent seulement 11% des effectifs», liste-t-il. Pourquoi une telle désaffection de l’entrepreneuriat féminin ? « Elles cherchent des garanties, elles ont peur de prendre des risques. Pourtant, 46% des actifs dans le secteur libéral sont des femmes. Raison pour laquelle nous allons mettre en place un couloir vert en leur faveur pour les encourager», avance-t-il. Lire la suite

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