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RCD : «Tous les signaux sont au rouge»

Publié le 31/01/2016, par dans Non classé.

Le Conseil national du RCD affirme que la situation générale du pays ne prête pas à l’optimisme.
Cette instance suprême de ce parti de l’opposition assure que « tous les signaux sont au rouge» et que le pays ne cesse de s’enfoncer dans la crise qui le secoue depuis de longues années. Le Conseil national du RCD a ainsi relevé les dangers qui menacent la nation. « Des dangers qui sont nés de l’isolement du pouvoir et la dégradation de la situation financière qui plonge des pans entiers de la société dans le manque et les incertitudes». Le Conseil national du RCD estime que les choses ne vont pas en s’améliorant avec l’annonce de la dissolution du DRS que beaucoup attribuent à des règlements de comptes.

« Cette dissolution ne peut suffire, à juste titre, si elle n’aboutit pas à la dissolution de la police politique du régime et la libération du champ politique et médiatique», précise ce parti, qui constate, avec regret, que les pratiques de la police politique restent intactes. Ainsi, il estime que « le refus opposé aux manifestations et les entraves à l’activité des partis de l’opposition, l’épisode des obstacles bureaucratiques à la demande du RCD pour la réservation de la salle Atlas étant le dernier exemple vivant, ne sont pas de nature à accréditer un tel projet de lever la chape de plomb sur les libertés publiques». Le Conseil national du RCD est également revenu sur « les modalités choisies pour élaborer et entériner le énième nouveau charcutage de la Constitution» qui sont « le meilleur indicateur de l’exclusion de l’écrasante majorité du peuple algérien sur un texte qui le concerne en premier chef, sans compter que cette mouture qui sort directement des laboratoires du système touche profondément aux équilibres des institutions».

Cette instance décisionnelle du RCD n’a pas manqué de dénoncer la consécration dans ce projet de Constitution de la discrimination. Une discrimination envers une frange importante de la population, à savoir les Algériens qui vivent à l’étranger. Il s’agit, autrement dit, du fameux article 51 qui oblige les binationaux à renoncer à leur seconde nationale s’ils veulent accéder aux hautes fonctions.

Le Conseil national du RCD a également commenté la situation économique nationale en regrettant que les 800 milliards de dollars engloutis durant la période faste des hydrocarbures à 120 dollars n’ont pas permis au pays de se prémunir contre ces temps de vaches maigres. Les premières conséquences de la crise financière que vit le pays donnent lieu déjà à des protestations et des manifestations. Le RCD met en garde ainsi contre l’usage de la répression comme seule réponse à la colère citoyenne. Il cite les ratonnades contre les habitants de Oued El ma à Batna qui « semblent confirmer que le pouvoir n’a d’autre ressource que la mobilisation des forces de police et de gendarmerie avant d’instruire sa justice pour sévir».

Le Conseil national du RCD dénonce, en outre, l’atteinte aux droits de la défense en citant le cas des détenus de Ghardaïa « dont les dossiers d’accusation sont vides». Parmi ces détenus, il y a l’ancien P/APC d’obédience RCD de Berriane, Nacerdine Hadjadj. Le RCD lance ainsi un appel aux Algériens pour s’impliquer davantage dans les luttes politiques et sociales pour peser et imposer une solution politique négociée à la crise actuelle. Lire la suite

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Quinze ans d’échecs et de gabegie

Publié le 31/01/2016, par dans Non classé.

L’année 2016 sonnera probablement le retour à la case départ d’avant l’an 2000. Finie l’ère du pétrole cher, l’Exécutif va en campagne, prêchant un nouvel évangile en faisant de la recette marginale un fonds de départ.
En termes plus clairs, le gouvernement entend bien racler les fonds de tiroir pour tenter d’inverser l’ordre des facteurs de mauvaise croissance qui ont marqué la précédente décennie. Une chose est sûre : après avoir passé plusieurs années à dépenser sans compter, le gouvernement fait face désormais à des difficultés de trésorerie qui risquent de compromettre fortement son exercice.

Depuis 2000, les recettes liées à la vente d’hydrocarbures ont approvisionné abondamment les caisses de l’Etat : environ 800 milliards de dollars de flux de devises en 15 ans, selon les estimations d’anciens politiques reconvertis en consultants et en lanceurs d’alerte.

Nordine Aït Laoussine, ex-ministre de l’Energie dans le gouvernement Ghozali (1991-1992), avait été le premier à avoir sonné le tocsin en 2012, lors d’une rencontre consacrée au bilan économique de 41 ans de nationalisation des hydrocarbures. Selon lui, cette action de reconquête de la souveraineté nationale sur les richesses du pays s’est soldée, 41 ans après, par des revenus pétroliers qui culminaient, en 2012 déjà, à 880 milliards de dollars.

« Nous sommes encore très loin du but recherché par la nationalisation, celui de diversifier l’économie, entre autres», regrettait M. Aït Laoussine qui se voyait, peu après, conforté dans ses opinions par Sid-Ahmed Ghozali, ancien chef de gouvernement. Ce dernier, lors d’une récente interview accordée à El Watan, posait lui aussi, à juste titre, la récurrente question liée à l’usage de l’argent du pétrole.

D’autres experts et économistes, à l’instar de Ferhat Aït Ali, évaluent les différentes rentrées en devises à environ 840 milliards de dollars de 2000 à 2014 en se référant à des bilans comptables de la Banque d’Algérie, du ministère des Finances et autres institutions et organismes statistiques.

La polémique sur la destination de ces ressources est relancée de plus belle, à l’heure où les réserves financières fondent comme neige au soleil. La frénésie de dépense a mis à mal les caisses de l’Etat en l’absence d’une gouvernance économique efficiente, capable de transformer les flux en devises en capital productif.

Durant la même période (2000-2014), les flux sortants se chiffraient à plus de 650 milliards de dollars. Les gouvernements successifs finançaient à fonds perdus des importations de biens et services, rechignant à reconstruire les ponts fragilisés de l’économie.

Outre 456 milliards de dollars en flux sortants injectés dans les importations, le pays a arrosé ses créanciers à hauteur de 39 milliards de dollars. Les entreprises pétrolières investies en Algérie ont transféré pour environ 55 milliards de dollars de dividendes de 2000 à 2014, selon les chiffres du ministère de l’Energie. A cela s’ajoute une autre cagnotte de plus de 100 milliards de dollars dont disposaient les gouvernements pour le règlement de frais et services en tous genres.

Les montants traduisent le désespoir, voire l’incompétence d’un régime politique incapable de canaliser à bon escient les revenus du pays. Cet accaparement de la rente par fiscalité interposée et son orientation hors du soutien à l’économie réelle est à la genèse de tous les excès. La gouvernance économique a fait défaut.

Résultat des courses : les performances économiques du pays se situent en dessous de la moyenne africaine dans pratiquement tous les domaines, surtout en termes de croissance et de compétitivité.

Au bout de ces 15 années d’errements, de dépenses improductives et de gabegie, il aura fallu que les cours du brut chutent sur le marché mondial pour que les vieux démons d’avant l’an 2000 resurgissent, brandissant le spectre de l’endettement, du chômage, de la précarité et des pénuries.
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On vous le dit

Publié le 31/01/2016, par dans Non classé.

Le tourisme à la recherche de visibilité

Les participants à une rencontre sur la problématique de la relance du tourisme en Algérie ont mis l’accent, jeudi à Tizi Ouzou, sur la nécessité d’instaurer une culture touristique. En outre, il a été mis en exergue le rôle de la formation dans ce processus. Le constat est amer : elle est actuellement peu évolutive, insuffisante et non adaptée aux exigences du marché touristique, selon des experts, suggérant, entre autres, le lancement de formations diplomantes spécialisées : délégué au tourisme local, gestionnaire de séjours touristiques, commercialisation et communication des produits touristiques, montages de circuits/destination Algérie. Mais il faut surtout axer sur la compétence, la conviction et la convergence de vues pour atteindre les objectifs visés.

La philanthropie Microsoft via le cloud

Satya Nadella, CEO de Microsoft Corp, a annoncé une nouvelle initiative en trois volets qui vise à faire en sorte que les ressources du cloud de Microsoft servent le bien public. Dans le cadre de cette initiative, la compagnie Microsoft Philanthropies, récemment créée, fera don, au cours des trois prochaines années, d’un milliard de dollars de services du cloud de Microsoft, évalués à leur juste valeur marchande, au profit d’organisations à but non lucratif et de chercheurs universitaires. L’engagement veille principalement à ce que le cloud serve le bien public au sens le plus large, en permettant à ces organisations d’accéder à des ressources supplémentaires du cloud, en augmentant l’accès pour les chercheurs universitaires et en aidant à résoudre les problèmes d’accès à internet liés à la connectivité du dernier kilomètre.

Les coups de cœur d' »Algérie touristique»

« Algérie touristique» est une page facebook qui rencontre un grand succès auprès des passionnés des réseaux sociaux. Elle est un espace d’échanges entre professionnels et amateurs de voyages, mettant en exergue les potentialités de la destination Algérie. On y retrouve aussi des coups de cœur pour certains sites. Par exemple Biskra, une région connue pour sa production de dattes, mais son trésor est ailleurs : El Kantara et ses décors féeriques, Ouled Djellal et son église orthodoxe unique en son genre, Sidi Khaled et les balades en jeep Willys et la légendaire histoire d’amour de Hyzia.

Arrestation insolite d’une professeur d’anglais

Une professeur d’anglais a été arrêtée jeudi, elle est accusée d’avoir été une complice cruciale des trois prisonniers qui se sont échappés il y a une semaine d’un centre de détention de Californie. Nooshafarian Ravaghi, 44 ans, avait donné des cours d’anglais à l’un des évadés, Hossein Nayeri, 37 ans, considéré comme « dangereux et potentiellement armé» par les autorités, tout comme les deux autres évadés. D’après le sergent Jeff Hallock, du bureau du shérif d’Orange County, en banlieue de Los Angeles (ouest des Etats-Unis), Mme Ravaghi est une « complice cruciale» dans la spectaculaire évasion survenue vendredi dernier. L’enseignante a toutefois nié avoir fourni aux évadés les outils qu’ils ont utilisés pour découper une grille d’aération et constituer une corde utilisée pour descendre en rappel du toit de l’établissement pénitentiaire. Lire la suite

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La salle de prière finalisée en mars

Publié le 31/01/2016, par dans Non classé.

La salle de prière de la Grande Mosquée d’Alger sera achevée au début du mois de mars prochain.
Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé hier que ce projet connaît « un avancement remarquable». « Le gros œuvre au concernant la salle de prière a atteint un niveau d’avancement de 87%. La finalisation est prévue pour début mars prochain», a indiqué le ministre lors d’une visite d’inspection sur le site, repris par l’APS. Le minaret de l’édifice — troisième plus grande mosquée au monde après celles de La Mecque et de Médine — devrait culminer à 267 mètres de hauteur. Mesurant actuellement 103 mètres, ce minaret atteindra les 120 mètres au mois de mars.

Pour ce qui est des différentes structures de ce mégaprojet, dont Dar Al Qor’an, la bibliothèque ou encore le centre culturel, le ministre assure que les gros-œuvres de ces parties sont achevés. Malgré les retards, le ministre estime que le projet sera réceptionné à la fin de cette année. « Il sera réceptionné en fin d’année avec un possible retard de deux à trois mois eu égard au caractère délicat de l’étude et des matériaux utilisés», a-t-il indiqué, rappelant que le retard accusé dans les travaux, estimé à 18 mois, a été rattrapé à hauteur de 50% par l’entreprise chinoise CSCEC, à laquelle a été confiée la réalisation du complexe.

« Outre sa portée religieuse, culturelle et touristique, la Grande Mosquée d’Alger, dans laquelle de nouvelles techniques de construction sont utilisées pour la première fois en Algérie, sera une référence en tant qu’œuvre d’art», annonce-t-on. A une question sur l’état d’avancement des projets du secteur face aux difficultés financières, le ministre a mis en garde contre « les parties qui tentent de semer le désespoir dans la société et de remettre en cause les acquis réalisés».

S’étendant sur plus de 20 hectares, la Grande Mosquée d’Alger, une des plus grandes au monde, compte une salle de prière de 20 000 m2, une esplanade et un minaret d’une hauteur de 267 m, une bibliothèque, un centre culturel, Dar El Qor’an, des jardins, un parking, des bâtiments administratifs ainsi que des espaces réservés à la restauration. La Grande Mosquée d’Alger ambitionne de devenir un pôle attractif à vocations religieuse, culturelle et scientifique, alliant authenticité et modernité, notamment à travers son cachet architectural particulier. Cette Grande Mosquée, décriée depuis le lancement du projet, devrait coûter, à terme, plus d’un milliard d’euros.
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La part belle à la clientèle du pouvoir

Publié le 31/01/2016, par dans Non classé.

Le secrétaire général du RND et directeur de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia, est, depuis quelques jours, en campagne pour défendre le bilan économique du pouvoir.
Face à la crise financière qui va s’aggravant et les critiques de l’opposition qui reproche au régime du président Bouteflika d’avoir « jeté par les fenêtres» l’énorme recette des exportations des hydrocarbures, il donne une réponse évasive : « Les 800 milliards de dollars de recettes pétrolières ont été dépensés pour le développement du pays.» Mais sans donner de détail de ces dépenses ni expliquer pourquoi le pays se retrouve, 16 ans après, dans une crise économique aiguë. Il ne dit pas non plus comment ce « développement du pays» a débouché sur le retour à l’austérité après avoir favorisé la généralisation de la corruption, la hausse vertigineuse de la facture des importations et l’émergence de nouveaux riches.

Depuis 1999, le président Bouteflika et ses différents gouvernements se sont fixé un but, celui de sortir le pays de sa dépendance des hydrocarbures. Aidé par l’augmentation des prix de l’or noir, le pouvoir a lancé de nombreux plans pour relancer l’économie du pays : Plan de soutien à la relance économique (PSRE), Plan complémentaire de soutien à la croissance économique (PCSRE) ainsi que des programmes d’investissement annoncés depuis 2009.

Dotés d’enveloppes budgétaires astronomiques, ces programmes visent, en accentuant les investissements publics, à mettre en place les infrastructures de base devant servir de socle au développement économique. Depuis le début des années 2000, le gouvernement multiplie les annonces concernant les projets à réaliser, dont les infrastructures autoroutières et la modernisation du réseau ferroviaire. Mais au lieu de servir au développement de l’économie nationale, ces dépenses publiques ont plutôt favorisé l’enrichissement d’une minorité d’entrepreneurs au niveau local et national qui ont bénéficié de grands marchés publics.

Recrutés généralement parmi la clientèle du pouvoir, ces derniers ont été grassement servis grâce à la rente pétrolière. La politique dépensière de l’Etat a bénéficié également aux importateurs qui ont alimenté, à leur tour, le marché informel. Du coup, la facture des importations a été multipliée en quelques années pour dépasser la barre des 60 milliards de dollars/an.

Une partie de cette somme, de l’aveu même des responsables du gouvernement, est transférée illégalement à travers la surfacturation des marchandises importées. De surcroît, la manne financière exceptionnelle engrangée grâce à la hausse des prix du pétrole a aiguisé les appétits de certains hauts responsables qui n’ont pas résisté à l’attrait de l’argent. En l’absence de contrôle, les détournements et la corruption ont atteint des niveaux alarmants.

En une dizaine d’années (2000-2010), l’Algérie a été secouée par de grands scandales de corruption. Après Khalifa, le « projet du siècle», en l’occurrence l’autoroute Est-Ouest — qui n’est toujours pas livrée entièrement — n’a pas échappé aux tentacules de la corruption. De même que la plus grande entreprise du pays, Sonatrach. Cette dernière est secouée par deux grands scandales de pots-de-vin versés par des entreprises étrangères à des responsables algériens pour obtenir des marchés en Algérie.

A l’origine de cette situation, il y a un facteur important. Il s’agit de l’absence de bilan. En effet, les responsables du gouvernement refusent toujours de rendre des comptes au peuple, vouant aux gémonies tous les économistes et acteurs de l’opposition qui les contredisent.

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Fertial ferme son usine d’Arzew

Publié le 31/01/2016, par dans Non classé.

Les inquiétudes affichées par le syndicat national des travailleurs de la société hispano-algérienne des fertilisants d’Algérie Fertial quant à l’imminente fermeture de ses deux unités, dont une à Annaba et l’autre à Arzew, se sont avérées fondées.
En effet, depuis le 25 janvier, l’unité d’Arzew a fermé ses portes en mettant ses installations de production d’ammoniac à l’arrêt en l’absence d’autorisation d’exportation de sa production, dont les capacités de stockage de l’usine ont atteint la saturation, avons-nous appris du partenaire social. Le personnel en activité sur ce site a été déployé pour des tâches d’entretien avant d’être mis au chômage technique.

Les appréhensions hantent l’esprit des ouvriers de l’unité de Annaba qui, pour leur part, craignent le même sort dans un délai d’une semaine.
Qualifié de réussi, ce partenariat qui date de 2005 entre l’espagnol Grupo Villar Mir (qui détient 66% des actifs) et le groupe algérien Asmidal (avec 34% du capital) est désormais menacé.

Comment peut-on concevoir que l’Algérie qui, dans une conjoncture macroéconomique des plus incertaines et souffrant de la baisse drastique des cours du pétrole, sa seule ressource en devises, puisse se priver de cette manne financière ? Cette question et tant d’autres taraudent l’esprit des travailleurs qui n’arrivent plus à comprendre les raisons pour lesquelles on bloque l’exportation de l’ammoniac de leur société.
Saisie, la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, gaz et chimie (FNTPGC) a immédiatement réagi.

Conscient de la gravité de cette situation, Sid Ali Beldjerdi, s‹on secrétaire général, s’est fendu d’une lettre adressée au ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, l’appelant à intervenir a‹vec céléritépour traiter ce problème. « L’existence de la société Fertial est hypothéquée par le refus de lui accorder, ces derniers temps, des autorisations d’exportation, comme cela a été de rigueur auparavant et pour lesquelles Fertial s’est toujours soumise avec un respect strict à la réglementation.

La non-délivrance de ces autorisations, sans que soit avancé aucun motif, fait que cette entreprise connaît une situation de surstockage qui l’obligera à arrêter ses unités de production faute d’enlèvement du produit à cause du refus inexpliqué et injustifié de la part des services concernés.» Et de prévenir : « Plus que pénalisante, cette attitude risque d’anéantir à jamais les efforts consentis et les lourds investissements effectués pour permettre à Fertial de relever tous les défis et de devenir un acteur incontournable à l’international dans le domaine des fertilisants.»

En effet, après avoir « algérianisé» son staff dirigeant, Fertial affiche une grande ambition à l’horizon de 2018 à travers un important projet d’investissement, évalué à plus de 360 millions de dollars, dont une grande partie sur fonds propres. Déjà entamé, cet investissement vise, selon sa fiche technique, la rénovation des trois unités d’ammoniac, la fiabilisation et la sécurisation des sites, l’augmentation des capacités annuelles de +40% pour les porter à plus de 1,2 million de tonnes d’ammoniac par année. Sur le plan énergétique, il a déjà été procédé à la réduction de 21% de la consommation de gaz par tonne d’ammoniac produite, passant de 45,1 MMBTU/tonne à 35,6 MMBTU/tonne.

« Il y a lieu de s’interroger sur ce blocage administratif injustifié qui obligera les responsables de Fertial à mettre au chômage technique, hormis le réseau de sous-traitant, quelque 1200 travailleurs directs et autant indirects au niveau des deux sites de Annaba et Arzew. Ce qui engendrerait non seulement des pertes énormes pour l’entreprise, mais aussi l’annulation de ses commandes faites par ses différents clients et, par ricochet, le désengagement total de ces derniers.

C’est dire que ce blocage, sans aucune raison apparente, porte atteinte à différents secteurs de l’économie nationale. Nous ne pouvons qu’alerter au plus haut niveau pour mettre un terme à cette situation dont les conséquences sont aussi graves que désastreuses», conclut le chef de file de la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, gaz et chimie. Lire la suite

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