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Une pensée «anarchiste» pour Allaoua…

Publié le 11/02/2016, par dans Non classé.

Allaoua Aït Mebarek. Fines moustaches et chèche noué autour du cou en passionné invétéré du désert. Cœur grand comme un « comité de gestion» pour paraphraser Sénac. Elégance toute en simplicité et sourire aux lèvres aux quatre saisons, qu’il pleuve, qu’il « soleil» ou qu’il « bombe».
Allaoua l’infatigable, l’inusable qui avait épousé le métier et, plus que le métier, la « cause journalistique», au point d’en faire un sacerdoce en ces temps assassins des nineties où arborer une carte de presse était tout sauf anodin. Allaoua. Ma grande école de journalisme. Un journalisme humain, curieux de tout, tourné vers les gens. La société. D’où sa passion du terrain. Du reportage. D’une certaine façon, je lui dois la vie : deux jours avant l’attentat, il m’avait envoyé en reportage à Tam.

Allaoua l’ouvreur d’horizons, le catalyseur d’imaginaires quand toutes les perspectives sont bouchées. Allaoua. Un prénom gravé à jamais dans mon cœur en charpie. Allaoua. L’énarque féru de culture, de littérature, de malouf et d’Aït Menguellet, et qui aurait pu finir wali ou ministre des Travaux publics, mais préféra les travaux poétiques ; la grisaille en préfabriqué de la Maison de la presse et sa buvette lugubre aux bureaux capitonnés des postes chics et confortables.

Allaoua le gentleman chambreur qui nous surnommait, nous, ses ouailles, les jeunes pousses du métier : « El Fawdha» (littéralement : l’anarchie). Et sa manie de nous gribouiller les pattes au stylo en s’esclaffant comme un chérubin farceur.
Allaoua que la mort a surpris dans son sanctuaire de toujours : la rédaction du Soir qu’il arpentait électriquement dans tous les sens, courant d’un service à l’autre en distribuant tapes sur l’épaule et bons mots, consignes et conseils amicaux, sans jamais heurter personne, sans jamais jouer au chef.

Gourou libertaire qui s’en fichait des hiérarchies. Jamais jugé utile de rappeler qu’il était tout de même notre vénérable « directeur de la rédaction». Son aura suffisait à fabriquer le journal en tenant la cadence de ces jours infernaux. Pour nous tous, il était simplement, fraternellement, « Allaoua». Mentor humble et bienveillant. Monument d’intelligence éditoriale et d’humanité. Fauché à tout juste 40 ans alors qu’il était en train d’éplucher le rouleau « dépêches» du télescripteur en faisant le tri dans les bruissements du monde.

De Tanalt à l’ENA

Vendredi 15 janvier 2016. Rendez-vous est pris avec Youcef à 13h, chez lui, à Aïn Taya. Youcef Aït Mebarek est le frère aîné de Allaoua. Il en a d’ailleurs les traits, la bouille joviale, le timbre affectueux, la générosité débordante. Youcef eut l’amabilité de m’inviter à déjeuner avec l’ensemble de la famille et je me sentis d’emblée parmi les miens.

Saïd Aït Mebarek alias SAM, neveu de Allaoua et correspondant du Soir d’Algérie à Tizi Ouzou, eut la gentillesse de se joindre à nous, de même que Salem Amri, ancienne gloire de la JSK et ami de longue date de la famille. Et tous ensemble d’égrener les dates marquantes du parcours de Allaoua, entre rires et émotion. J’apprendrai que Allaoua Aït Mebarek est né le 4 septembre 1956, au village de Tanalt, dans la commune d’Imsouhal, près de Aïn El Hammam.

Il obtient un bac lettres en 1975 après avoir transité par le lycée Abane Ramdane, à El Harrach. « Il avait comme copain de classe Ali Ideflawen», se souvient Youcef. Alloua s’inscrit d’abord à la fac centrale pour une licence de lettres françaises avant de bifurquer vers l’ENA, l’Ecole nationale d’administration. En 1982, le voici auréolé du très prestigieux titre d’Enarque. « Il avait comme copain de promo Abdelkader Ouali (l’actuel ministre des Travaux publics, ndlr). Une amitié forte les unissait», souligne Youcef. Saïd enchaîne : « Il a eu sa première affectation juste après. Il devait prendre une direction au ministère des PTT.

Au lieu de quoi, il a choisi de partir en France pour préparer un doctorat en droit international». C’est à Paris que Allaoua connaît sa première expérience dans le monde des médias, en devenant animateur au sein de la radio Tiwizi (solidarité en kabyle). « A Paris, il a fréquenté le milieu culturaliste amazigh. Il était très impliqué dans le militantisme culturel en faveur de la cause berbère, au détriment de son doctorat», poursuit Saïd.

C’est ainsi qu’il se lia d’amitié avec Cherif Kheddam. « Il a animé plusieurs de ses galas», glisse Youcef. Saïd précise dans la foulée : « Allaoua était dans le brassage des cultures, ce n’était pas un berbériste exclusif. C’est quelqu’un qui aimait l’andalou, Fairouz, Cheikh El Afrite… Il avait des goûts éclectiques. C’est grâce à lui que j’ai aimé l’andalou, que j’ai découvert la chanson orientale, parce que, étant adolescent, j’étais tout le temps dans ses basques. Du coup, j’ai beaucoup appris de lui»

Interview décisive avec Ali Fergani

En 1986, Allaoua rentre au bercail et passe dans la foulée son service militaire. A la fin de son passage sous les drapeaux, une nouvelle ère s’ouvrait avec les événements d’Octobre 88 qui allaient accoucher de la presse indépendante, « l’aventure intellectuelle». Le Soir d’Algérie voit le jour le 3 septembre 1990. Allaoua rejoint très tôt l’équipe dirigée par Zoubir Souissi. Le jeune énarque est mis à l’essai. « Son premier article était une interview avec Ali Fergani, organisée par mon ami Salem Amri», raconte Youcef. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître, comme on dit. Alloua épate.

Il est recruté sur-le-champ. Ses goûts marqués pour les choses de l’art font que, tout naturellement, il est versé dans la « culturelle» où il enchante et régale. « Il s’est fait remarquer dans le reportage aussi», ajoute SAM. « Il avait fait beaucoup de reportages, notamment dans le Sud». « C’est ainsi qu’il s’est fait un nom et a très vite pris du galon. Ses compétences sur le plan académique, son statut d’énarque et de doctorant, ses qualités rédactionnelles, son immense culture, ses qualités humaines, sa personnalité, tout cela a fait qu’il s’est retrouvé aux premières loges de la rédaction du Soir», argue Saïd.

Le petit Allaoua, né un 11 février 2010 !

Le 23 juillet 2011, l’association culturelle Allaoua Aït Mebarek, basée à Tanalt, a pris la louable initiative de rendre hommage aux martyrs du village tombés durant la décennie noire. Elle a Lire la suite

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Un salut fraternel à Mohamed Dorbhan

Publié le 11/02/2016, par dans Non classé.

Depuis quasiment 1988, l’Algérie est entrée dans un cycle ininterrompu de violence atteignant des pics vertigineux durant la décennie 1990. Le début des attentats en 1991, touchant d’abord les militaires, les policiers, puis les journalistes, les intellectuels et les artistes, a attisé le feu en la demeure. Nous étions attristés dans notre proximité amicale et professionnelle immédiate.

Pendant des années nous fûmes abonnés aux funérailles. Le cimetière était presque devenu un lieu de sociabilité. Et avec ces pertes considérables et trop rapides, nous avions à peine le temps de faire nos deuils que déjà d’autres nous accablaient. La tragédie eut deux conséquences : l’hommage d’abord dû à ces martyrs comme un devoir de résistance. Et la seconde conséquence, moins positive celle-ci : la surenchère dans la proximité avec les disparus, autrement dit la revivification du culte des morts dans son aspect le moins glorieux.
Il faut rendre hommage, car c’est ainsi que l’on perpétue l’esprit de résistance que fut celui de nos amis. Mais rendre hommage à qui ? Nous avons eu tant de victimes.

S’il convient de les évoquer dans leur totalité, il faut aussi se remémorer chacun d’eux. Je repense à Mohamed Dorbhan, mort le 11 février 1996, victime de la voiture piégée qui a ravagé les locaux du Soir d’Algérie, avec les regrettés Allaoua Aït Mebarek, Djamel Derraza et les 26 personnes qui se trouvaient ce jour-là rue Hassiba Ben Bouali. Même en ces temps où la mort violente était banalisée, la sauvagerie d’un tel attentat avait soulevé l’indignation de l’opinion publique algérienne pourtant aguerrie à la douleur.

Quant à l’opinion internationale, il faudra attendre 2015 et l’attentat contre Charlie Hebdo pour qu’une partie d’entre elles découvre a posteriori que ce n’était pas la première fois que des intégristes s’attaquaient férocement à la liberté de la presse. Mohamed Dorbhan donc. Je l’imagine avec son air amusé d’enfant facétieux en train de ciseler quelque billet satirique comme il savait si bien le faire lorsque cette satanée voiture piégée le ravit à « la famille qui avance». Car Dorbhan faisait vraiment partie de ceux qui, par leur façon de voir et de donner à voir le monde, incarnaient une Algérie créative, ouverte, libre et bien dans sa peau.

Par où commencer l’évocation ? Peut-être par le début. Le tout début même, c’est-à-dire à L’Unité, au milieu de ces années 1970 si fertiles lorsque avec ses compères, entre autres, Abdallah Dahou, ils avaient créé un service de caricatures. Dorbhan, alors très jeune, était celui qui parlait le moins. Mais il avait le regard éveillé de celui qui captait tout. Il affichait ce sourire en coin qui révélait une intelligence aiguë. Comment un sourire peut-il témoigner de l’intelligence ? Va savoir ! Ce caricaturiste à l’humour anglais, froid et confinant à l’absurde était démangé par l’écriture, et il s’avéra aussi bon chroniqueur que caricaturiste.

J’avoue l’avoir très peu fréquenté à L’Unité, mais je devais le retrouver et davantage l’apprécier à Algérie Actualité, puis à L’Hebdo Libéré. Dans ce dernier, j’avais imaginé une rubrique intitulée « Haché menu», laquelle consistait à passer à la moulinette des propos de faits d’actualité en un exercice qui se voulait hautement satirique. Connaissant sa compétence dans ce registre, j’avais dès le départ associé Dorbhan à cette rubrique. Au bout de 2-3 numéros, je lui en confiais la charge.

Son talent en fit une petite institution dans le journal.
A Algérie Actualité, tout en poursuivant son activité de caricaturiste, il tenait la chronique télé. Je m’aventure à soutenir que chez Dorbhan, avant Algérie Actualité, caricature et écriture étaient du même niveau. Puis, progressivement, l’écriture prit le dessus. Demeurait cependant une interaction, car le dessin satirique imprégnait l’écriture porteuse d’humour et fertilisée par une culture que je ne saurais qualifier autrement que d’impressionnante.

Même s’il était très peu prolixe, Dorbhan paraissait avoir tout lu, tout vu. J’étais alors certain qu’un tel créateur, sensible aux pulsations de son époque, devait avoir son petit jardin littéraire. Je ne sais plus qui de lui ou de moi en avait le premier parlé, mais un jour il me demanda si je voulais bien lire son manuscrit en fin de chantier. Je ne fus pas surpris de la qualité de ce thriller qui, des années après sa mort, serait publié par ses amis sous le titre de Les Neuf jours de l’inspecteur Salaheddine.

J’ai raconté dans La Traversée du somnambule comment vers 1992, je devais publier un recueil de poésies à Alger. Je demandai à Mohamed Dorbhan, qui était aussi un excellent graphiste, de me faire une couverture pour ce livre. Il stylisa un abat-jour pris en photo. Le livre n’ayant pu se faire à ce moment-là en Algérie pour les raisons que l’on imagine, je le portai en France à la publication. Evidemment, il fallut envisager une autre couverture. Je conservai le dessin de Dorbhan dans un dossier que j’entreposai dans une pièce en sous-sol.

Le jour où j’appris qu’il avait perdu la vie dans cet attentat à la bombe au Soir d’Algérie, je me précipitai dans ma petite caverne d’Ali Baba pour retrouver ce dessin. La pièce venait d’être inondée et le dessin était perdu. Mais pas le souvenir de Mohamed Dorbhan. 20 ans après sa mort, on a l’impression qu’il est encore par là et que d’un moment à l’autre il va apparaître dans le cadre d’une porte, souriant et silencieux. Lire la suite

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Revendications Sociales : Du rififi au CTTP

Publié le 11/02/2016, par dans Non classé.

Les travailleurs de l’organisme national du Contrôle technique des travaux publics (CTTP) entameront, dimanche prochain, une grève générale illimitée, a annoncé le syndicat de cette entreprise qui dépend du ministère des Travaux publics.
Dans une correspondance adressée à la direction de l’établissement, les travailleurs demandent notamment la révision de la convention collective, les augmentations salariales et le versement de la prime de rendement collectif. « Nous n’avons pas reçu de prime depuis 2014», a indiqué Azeddine Chahboub, secrétaire général de la section syndicale du CTTP. Les revendications des salariés ne se limitent pas à ce point. Ils déplorent la situation de « dégradation» dans laquelle se trouve l’établissement public. Ils demandent également plus de moyens matériels pour pouvoir exercer leur travail.

Comme seule réponse aux doléances des salariés, la direction s’est cachée derrière une instruction du Premier ministre qui demande la rationalisation des dépenses. Pis encore, la direction avance qu’elle n’a pas suffisamment de moyens pour faire face au fonctionnement de l’établissement. Le CTTP est un laboratoire chargé de contrôler la qualité des infrastructures dépendant du ministère des Travaux publics. Il compte, en plus de la direction générale, trois directions régionales (Centre, Est et Ouest) pour un ensemble de 600 salariés, dont des ingénieurs et techniciens.

Contacté, le directeur général, Abdelkader Faham, s’est dit étonné de la manière avec laquelle agit le syndicat. « Je ne comprends pas les motivations de ces gens-là», a-t-il dit. Il avance que les « primes ont été versées en janvier». Plus que cela, le directeur déclare avec insistance avoir « invité à plusieurs reprises» les représentants du syndicat. « En dehors du dialogue, je ne vois aucune autre solution», s’est désolé le responsable qui a estimé que « faire du chantage n’est pas la meilleure manière» pour régler les problèmes. « L’intérêt de l’entreprise ne doit pas se confondre avec des intérêts personnels», a avancé M. Faham. En attendant, les deux parties semblent vouloir communiquer. Mais le courant ne passe visiblement pas. Lire la suite

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Renault Algérie : L’agent agréé de Blida accusé d’arnaque

Publié le 11/02/2016, par dans Non classé.

« Notre service juridique prendra en charge cette affaire et la loi sera appliquée à la lettre», a affirmé un responsable de la communication chez Renault Algérie.
Ils étaient quelque 70 clients à tenir un sit-in devant le siège de Renault Algérie à Oued Smar (Alger) pour dénoncer ce qu’ils qualifient d' »agissements douteux» d’un agent agréé par ce concessionnaire dans la wilaya de Blida. « Nous avons fait nos commandes il y a plusieurs mois. Nous avons même payé la totalité du prix de nos véhicules et reçu du gérant de cette concession des bons de commande où sont même mentionnés les numéro de châssis. Nous avons été surpris, il y a quelques semaines, de découvrir que ces numéros de châssis sont inexistants ou correspondent à des véhicules déjà vendus», raconte un des clients lésés.

Notre interlocuteur confirme que la plupart de ces clients victimes ont passé de grosses commandes de deux à 15 véhicules. « Le gérant de cette concession a empoché des sommes très importantes qui dépassent largement les 300 millions de dinars», s’emporte-t-il. « Rien que mon associé et moi, nous avons déboursé 80 millions de dinars pour acheter un lot de voitures. Après, plus aucun signe de vie de ce gérant et aucune trace de nos commandes chez Renault.»

Rassemblés devant la succursale de Renault Algérie, le directeur commercial et le directeur clientèle leur ont demandé de désigner quatre interlocuteurs qu’ils ont reçus pour bien comprendre la situation. « Nous avons été surpris de ces faits autant que ces clients. Ce fut pour nous une réelle décevante découverte», déclare Hayat Hallal, chargée de la communication chez Renault Algérie. « C’est d’ailleurs la première fois que nous sommes dans une telle situation face à nos clients. En effet, ces clients ont réellement passé commande de plusieurs véhicules auprès de notre agent agréé de Blida mais qui, malheureusement, ne sont pas parvenues à notre niveau.

Pour le moment, nous sommes en train d’écouter le maximum de personnes et de collecter toutes les informations possibles, notamment concernant le nombre de véhicules et le montant versé au concessionnaire, dans le souci de voir clair dans cette affaire. Concrètement, nous avons tenu une réunion générale et convoqué le propriétaire de la concession qui est le père de la personne concernée.

Le père s’est présenté dans nos bureaux — ce que nous considérons comme un signe de bonne foi — et nous a confirmé que son fils (le gérant) était absent.» D’après Mme Hallal, Renault Algérie, qui est en phase de constitution de tous les éléments liés à cette affaire, s’est engagée à donner toutes les informations à ses clients. « Il est inconcevable pour nous de laisser nos clients en situation de détresse, même si nous ne sommes pas réellement impliqués vu que nous avons été surpris par cet acte. Une fois toutes les informations rassemblées, nous ferons appel, en temps opportun, à notre service juridique qui prendra en charge cette affaire. La loi sera appliquée à la lettre», conclut-elle.
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On vous le dit

Publié le 11/02/2016, par dans Non classé.

– Saisie de 380 caméras de surveillance à Mostaganem

Les éléments de la brigade mobile des Douanes de Mostaganem, relevant de la direction régionale de Chlef, ont saisi récemment une quantité de marchandises qu’un transporteur tentait d’acheminer sans les documents officiels requis. Il s’agit de 380 caméras de surveillance et 34 moniteurs vidéo, auxquels s’ajoutent 57 lots de tissu et 1670 effets vestimentaires, indique le service de communication de la direction régionale des Douanes.

Les produits étaient dissimulés dans un camion de marque Mercedes intercepté à un barrage routier dressé sur l’autoroute Est-Ouest, à l’entrée de Relizane. En plus de la saisie de la marchandise et du véhicule, des poursuites judiciaires ont été engagées contre le conducteur, ajoute la même source. Cette opération témoigne de la vigilance manifestée en permanence par les brigades mobiles de lutte contre la contrebande rattachées à la direction des Douanes de Chlef.

– Démissions en cascade au RCD d’Aghribs

Au moins 44 militants ont démissionné, mardi, de la section RCD d’Aghribs. Ces derniers (dont nous détenons la liste) ont expliqué, dans une déclaration, avoir pris cette décision pour dénoncer « la violation récurrente des textes régissant le fonctionnement du parti, le mépris envers les militants sincères et la promotion des étrangers (qui ont déjà trahi le Rassemblement) à des postes de responsabilité locale et régionale». Dans une déclaration, dont nous détenons une copie, ces militants expliquent que la décision des autorités d’installer un centre d’enfouissement technique (CET) a fini par les pousser à prendre la décision extrême.

« La direction du parti s’est systématiquement alignée du côté de l’administration au détriment de la population qui, elle, rejetait dans sa majorité le projet d’implantation du CET.» Ils accusent également la direction du parti d’exceller « dans la manipulation, l’invective, la menace et la propagation de la haine au sein de la population». Les responsables locaux du parti minimisent l’événement et estiment qu’il ne s’agit pas de militants.

– Tazaghart, non en public et « oui» au Parlement

Le député de Béjaïa, Khaled Tazaghart, a surpris tout le monde. L’ancien militant du FFS, qui a rejoint le parti El Moustaqbal de Abdelaziz Belaïd, a, en effet, voté en faveur de la révision de la Constitution. Pourtant, le parlementaire a critiqué en des termes parfois acerbes le projet de la révision constitutionnelle. Sur son compte facebook, il a écrit que « la Constitution est celle d’un régime». Pourtant, lors du vote sur la révision constitutionnelle, il a voté en faveur du texte « du régime».
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L’armée maintient la pression à Kef Lahcen

Publié le 11/02/2016, par dans Non classé.

La lutte antiterroriste se poursuit à Bouira. En effet, mobilisés dans une grande opération de ratissage touchant les maquis des communes d’El Mokrani et de Souk El Khemis, à l’ouest de Bouira, les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) ont réussi, en deux jours, à mettre hors d’état de nuire deux dangereux terroristes dans le maquis de Kef Lahcen relevant de la commune de Souk El Khemis.
Ce coup de filet des services de sécurité, qui a eu lieu avant-hier, s’est soldé également par la récupération de plusieurs armes automatiques. Les deux terroristes, vétérans des maquis, dès lors qu’ils activaient depuis plusieurs années, sévissaient sous la bannière de katibat El Farouk dans le triangle Bouira-Boumerdès-sud de la wilaya de Tizi Ouzou. L’opération de l’armée avait été préparée depuis plusieurs semaines, suite aux informations faisant état de mouvements incessants d’un groupe armé signalé dans la région. Outre l’élimination des deux sanguinaires, les militaires ont découvert et détruit onze casemates aménagées contenant des denrées alimentaires et des effets vestimentaires.

L’armée a mobilisé à l’occasion de cette opération de ratissage, qui se poursuit toujours, d’importants moyens humains et matériels, a souligné une source sécuritaire, en précisant que les jours de ce groupe résiduel sont désormais comptés. Il faut souligner que depuis que l’ANP a réussi à neutraliser en mai dernier 25 terroristes dans les monts de Ferkioua sur les hauteurs de la commune de Boukrem à Lakhdaria, l’activité terroriste a diminué dans la wilaya de Bouira. Les services de sécurité se sont redéployés en force sur le terrain.
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