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«La crise des prix du pétrole s’annonce durable»

Publié le 08/03/2016, par dans Non classé.

Dans un message adressé aux militantes de son parti réunies à l’occasion de la célébration du 8 Mars et comme il est de bon ton de crier au loup et nourrir les divisions en période de crise, Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, n’hésite pas, en bon serviteur du régime, à tirer sur l’opposition.
Il affirme ainsi dans son message : « Certains, en Algérie, se réjouissent de la crise économique, espérant pouvoir cueillir le pouvoir au milieu du chaos, alors que leurs relais à l’extérieur se sont mis en mouvement pour présenter l’image d’une Algérie devenant un danger pour son environnement.» Sans les nommer, Ouyahia estime que « les nihilistes de l’intérieur oublient que leur peuple, dont les blessures sont encore vivaces, constate chaque jour le bilan sanglant du Printemps arabe, le bilan ruineux des égoïsmes politiciens dans les pays concernés, et le bilan destructeur du colonialisme nouveau».

Et de s’attaquer à ceux qui, de l’extérieur, « guettent les effets de la crise en Algérie. Ils commettent l’erreur d’oublier la leçon magistrale que leur a donnée notre peuple en triomphant seul du terrorisme barbare qui avait ses relais chez eux et dont ils découvrent aujourd’hui l’horreur à leur détriment». Au-delà de ces critiques, le message du secrétaire général du RND ne prête pas à l’euphorie malgré ses tentatives de surfer sur les « acquis» en faveur des droits de la femme. Et de rappeler la gloire des aînées qui ont donné à la femme algérienne sa réputation de « courageuse, résistante et combattante».

Ouyahia parle « de plusieurs défis qui s’accumulent devant notre pays… dont celui de la sécurité aux frontières et de la crise qui nous atteint chaque jour davantage du fait de la chute des prix du pétrole». Et d’alerter : « L’action est indispensable en ces heures de défi, car la crise des prix du pétrole s’annonce durable et son effet sur les recettes de l’Etat sera de plus en plus sensible.» Le bilan économique semble bien dur à assumer après les longues années de dépenses sans compter…
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On vous le dit

Publié le 08/03/2016, par dans Non classé.

– Raafat Alama au Royal Hôtel

Le chanteur libanais Raafet Alama anime une soirée musicale au Royal Hôtel d’Oran, à l’occasion de l’organisation par cet établissement de Journées gastronomiques du pays du Cèdre. « Ces journées vont coïncider avec la célébration du 8 mars, d’où le choix d’une animation culturelle réservée exclusivement aux femmes, mais qui se poursuivra durant les deux jours suivants», affirment les organisateurs de l’événement, comptant sur la célébrité de l’artiste, qui s’est déjà produit à maintes fois à Alger (également à Oran) pour la réussite de cette manifestation liée à l’art culinaire oriental.

– Participation ou simple présence à Berlin ?

L’Office national du tourisme (ONT) participera à la 50e édition de la Bourse internationale du tourisme (ITB) pour l’année 2016, un événement qui se déroulera dans la capitale allemande, du 9 au 13 mars. Selon les observateurs, la participation de l’Algérie aux différentes foires et Salons internationaux du tourisme est encore loin d’avoir atteint les objectifs arrêtés pour relancer une destination touristique capable d’absorber la demande intérieure, de répondre aux marchés étrangers et de transformer les potentialités énormes et variées en produits attractifs. Slimane Seba, expert en tourisme et éditeur de la revue Tourisme magazine, a mis en évidence dans un édito un fait : le nombre de touristes étrangers entrés en Algérie pour loisirs a sensiblement diminué (-9%), alors que les départs à l’étranger d’Algériens ont augmenté de 32,95%.

– Management des TIC

Le club scientifique de l’Institut national de la Poste, des Technologies de l’information et de la communication a organisé la deuxième édition du Management Day. Cette journée a pour objectif de favoriser l’aspect managérial chez les étudiants, car il s’impose aujourd’hui en passage obligé à toute personne visant une carrière dans n’importe quelle entreprise. Cela permet de leur faciliter la construction des projets de vie des étudiants (professionnelle et personnelle), en adéquation avec leur personnalité et leurs compétences en leur proposant ainsi un ensemble de méthodes et approches pratiques.

– Démantèlement d’un atelier de fabrication de tabac à chiquer contrefait

Un atelier clandestin de fabrication de tabac à chiquer contrefait a été démantelé par la Gendarmerie nationale au village d’Ouled Dehim, dans la commune d’Ouled Derradj (M’sila), l’opération, déclenchée suite à une information signalant la présence d’un atelier clandestin de fabrication et de conditionnement de « chemma», a donné lieu à la perquisition du domicile du nommé S. D. (44 ans) qui s’adonnait à ce trafic dans une partie de sa maison.

Les éléments de la Gendarmerie nationale, qui s’emploient à constituer un dossier judiciaire avant la comparution de D. D. devant la justice, y ont découvert, entre autres, 2,6 quintaux de tabac destiné à la transformation, 2730 sachets remplis de tabac à chiquer prêt à l’emploi et 5500 sachets vides.
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Le réquisitoire des associations

Publié le 08/03/2016, par dans Non classé.

Le code la famille, dont l’amendement a été annoncé par le chef de l’Etat l’an dernier, est la cible d’attaques d’autres partis et associations.
La célébration de la Journée internationale de la femme n’est pas vue de la même manière par tous et toutes. Entre ceux qui savent prendre les acquis en attendant mieux et ceux qui se contentent de peu, il y a des extrémités parfois inconciliables. Et à côté des islamo-conservateurs qui pensent que tout droit arraché par les femmes est un « intrus occidental», il y a ceux qui, dans la classe politique et les associations féministes, veulent toujours plus.

Ce qui est d’ailleurs leur rôle.Parmi les voix féminines et féministes qui se font entendre ces derniers temps, Fatiha Benabou, constitutionnaliste, préfère positiver. Elle estime que « la récente loi contre les violences faites aux femmes est un acquis considérable qui permet la préservation de leur intégrité physique, jusque-là considérée comme faisant partie du domaine privé de la famille où l’Etat n’a pas le droit de pénétrer». Cela s’applique, aussi, au volet politique. « L’acquis le plus important reste sans conteste la loi organique fixant les modalités d’élargissement de la représentation des femmes dans les assemblées élues», dit Mme Benabou.

Mais pour la femme de loi, l’acquis, dans ce domaine, s’arrête à cela. Elle pointe du doigt « la désaffection des femmes à l’égard du vote». Ce qui est, pour elle, « un phénomène dramatique en Algérie». Pour l’association Tharwa n’Fadhma n’Soumer, le fait qui a marqué la célébration de la Journée de la femme est « une avancée à saluer et à préserver après avoir vaincu la résistance des forces du conservatisme, nos luttes ont conduit à l’adoption de la loi condamnant les violences faites aux femmes». Mais l’association féministe ne veut pas s’arrêter en si bon chemin. « Cette victoire incite notre association à rappeler la nécessité de la mobilisation pour arracher encore plus de droits», écrit-elle.

Elle met en cause le code de la famille qui « demeure un obstacle à l’émancipation des femmes algériennes. Son abolition serait sans aucun doute un grand pas pour l’affirmation des droits des femmes et pour asseoir la démocratie et la justice sociale» Le code la famille, dont l’amendement a été annoncé par le chef de l’Etat l’an dernier, est la cible d’attaques d’autres partis et associations.

L’économie au cœur des craintes

Le Mouvement démocratique et social (MDS) estime, dans un communiqué, que « le code de la famille maintient l’inégalité à travers ses dispositions en matière d’héritage, de répudiation ou de polygamie». Les préoccupations des femmes diffèrent d’une organisation à une autre. Ainsi, la section femmes du Syndicat national des personnels des administrations publiques (Snapap) indique que « les femmes sont les premières victimes exposées à la précarité et l’exploitation, qu’elles soient travailleuses ou au foyer». « En ce 8 mars 2016, les femmes sont interpellées plus que jamais pour rejeter les mesures d’austérité qui institutionnalisent la pauvreté et la misère des salariés.

Il est primordial pour les femmes, comme elles l’ont démontré à travers l’histoire illustrée par leurs combats et sacrifices pour la dignité, la justice et la liberté», ajoute le communiqué du Snapap. « Le travail féminin est inséparable de l’évolution de la famille et de la socialisation des tâches ménagères», ajoute, de son côté, le bureau national du MDS, qui poursuit que « des efforts immenses devront encore être consentis pour avancer sur ce terrain» économiques.

D’autres organisations, à l’image de SOS Disparus, ont mis en avant de nouvelles souffrances qui guettent la femme algérienne. A commencer par celles qui ont souffert des disparitions forcées durant la décennie noire. Ces dernières appellent, à travers SOS Disparus, à un sit-in qui se tiendra aujourd’hui à Alger. Lire la suite

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La nouvelle Constitution entre en vigueur

Publié le 08/03/2016, par dans Non classé.

La nouvelle Constitution entre officiellement en vigueur. Adopté, le 7 février dernier par le Parlement réuni en congrès, le texte a été promulgué, hier, par le président Bouteflika et publié au Journal officiel.
Critiquée par la majorité des partis de l’opposition en la qualifiant de « non consensuelle», cette nouvelle Constitution contient un nombre de dispositions présentées comme étant « révolutionnaires» par ses promoteurs. Au-delà du débat sur son contenu et le mode choisi pour son adoption, l’application de la nouvelle Loi fondamentale suppose l’élaboration d’une batterie de projets de loi, dont notamment des amendements de lois organiques adoptées en 2012.

Mais c’est le respect des dispositions de cette Constitution qui devra être suivi par tous les acteurs et les observateurs de la scène nationale. Le pouvoir sera, sans nul doute, attendu sur cette question. Ayant promis le respect des droits de l’homme, des droits de l’opposition, des libertés individuelles et collectives, les tenants du pouvoir seront attendus au tournant. Consacrés dans cette Constitution, comme d’ailleurs dans les précédentes, ces droits et libertés ne sont pas respectés. Leur violation est même assumée et justifiée.

Et ce ne sont pas les exemples qui manquent. Depuis le début des années 2000, plusieurs dispositions constitutionnelles ont été violées, en tête le droit de créer des partis politiques mis en veille pendant plus de dix ans. Après une parenthèse ouverte entre 2011 et 2012, la pratique a été réactivée en toute illégalité. La liberté de réunion, consacrée dans toutes les lois du pays, est restée également lettre morte.

Les partis et les organisations souhaitant organiser des réunions publiques voient leurs demandes rejetées par l’administration, souvent sans justification. L’accès aux médias publics, prévu dans la Constitution actuelle, est aussi un simple slogan, d’autant plus que seuls les proches du pouvoir bénéficient de ce droit. Les leaders de l’opposition, eux, doivent se contenter des périodes électorales.
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La loi à l’épreuve de la pratique sociale

Publié le 08/03/2016, par dans Non classé.

Le 8 Mars, une date et une journée pour observer une halte et faire le point sur l’évolution de la situation de la femme algérienne.
Depuis l’indépendance de l’Algérie, à travers le mouvement féministe, elle lutte pour arracher ses droits. Son cheval de bataille était et demeure la reconnaissance réelle et effective de sa citoyenneté et une égalité en droit avec l’homme. Cet objectif n’a pas encore été atteint malgré des avancées progressistes enregistrées dans le domaine social.

Certes, la femme a arraché de par ses luttes des acquis considérables, mais beaucoup reste à faire. Pour certains, la priorité, aujourd’hui, est de gagner la bataille de la société alors que d’autres considèrent que la société algérienne n’est pas du tout rétrograde et que le problème réside dans la volonté politique.

En 2005, le président de la République avait décidé de revoir le code de la nationalité, une démarche qui permet dorénavant à la femme de donner sa nationalité à ses enfants. Aucune voix ne s’est élevée pour contester cette disposition, qui n’était pourtant pas une revendication sociale. « Lorsque le pouvoir décide, lorsqu’il y a une volonté politique réelle, le pouvoir ne rencontre aucun obstacle pour concrétiser les préoccupations des femmes», expliquent des représentantes d’associations féminines.

Nadia Chouitem, députée PT, estime qu’aucun parti et aucun Président n’a donné de cadeau à la femme ; tout ce qu’elle a obtenu, elle l’a arraché grâce à des luttes intenses. Mme Chouitem a rappelé qu’en 1984, il y a eu une grave régression à travers la mise en œuvre du code de la famille qui était en contradiction totale avec la Constitution et le combat des femmes. Structurées dans des associations, les femmes ont multiplié les manifestations pour réclamer son abrogation et demander l’amendement du code pénal afin de criminaliser les violences faites aux femmes. Ce travail a porté ses fruits et le pouvoir a répondu favorablement à leurs doléances.

Le texte de loi sur la criminalisation des violences faites aux femmes a connu des réticences de la part des islamo-conservateurs, mais le Parlement a pu l’adopté et il a fini par être promulgué au Journal officiel. Cette loi prévoit de lourdes peines pour les actes de violences et punit sévèrement les actions de harcèlement de rue. Soumia Salhi, syndicaliste, pense que le pouvoir a lâché du lest parce qu’il a pris en compte l’évolution de la société ainsi que la situation des familles.

Changement dans les textes

Une mise à jour des dispositions législatives s’imposait au regard de la place qu’occupe désormais la femme dans la société. « 50 ans après l’indépendance du pays, il y a eu des changements conséquents. Il fallait impérativement accompagner ces transformations par l’introduction de réformes. D’où l’abrogation du code de la famille, du code pénal criminalisant le harcèlement sexuel, le code de la personnalité, puis la criminalisation des violences faites aux femmes. Ces points représentent une avancée», note Mme Salhi, précisant que le défi à relever aujourd’hui est de parvenir à une égalité entre homme et femme et à lutter pour bouleverser les pratiques sociales. « Nous devons gagner la bataille de la société», pense Mme Salhi.

D’autres femmes estiment que la bataille qu’il faut aujourd’hui gagner c’est la bataille politique. Pour elles, les textes ne suffisent pas dès lors que dans la pratique, il subsiste des contradictions et de la discrimination, notamment dans la politique de l’emploi de par sa précarité et la violence de la législation sociale. « Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans un processus progressiste. Nous constatons une discrimination envers les cadres, un harcèlement dans le domaine du travail, la femme est maintenue dans une situation vulnérable», note Nadia Chouitem.

Pour certaines femmes, l’idéal n’est pas d’apporter quelque modification au code pénal, mais de changer le statut de la femme pour qu’elle ne soit plus considérée comme une citoyenne de seconde zone. Néanmoins, le 8 Mars reste une journée de lutte internationale, une date pour rappeler l’histoire et le parcours des Algériennes et nul n’a le droit de le transformer en une journée de folklore et de le vider de son contenu. Lire la suite

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Elles sont loin du compte…

Publié le 08/03/2016, par dans Non classé.

Les femmes sont confrontées au sous-emploi. Elles sont discriminées à l’embauche. Autre constat : peu de femmes s’engagent dans des micro-entreprises.
Les projets financés par l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) au profit des promotrices ne représentent que 10% de l’ensemble des projets de cet organisme, selon un bilan arrêté au 31 décembre 2015, repris par l’APS. Sur un total de 356 718 projets lancés dans la cadre de l’Ansej, 35 639 seulement ont été élaborés par des femmes, contribuant à la création de 96.546 emplois dans tous les secteurs d’activité. Le rapport précise que le taux de projets financés au profit cette catégorie a connu une « importante progression» passant d’une moyenne de 8% durant la période 2010-2014 à 11% au cours de l’année 2015.

Ces chiffres font ressortir que les secteurs des services (46,83%), de l’artisanat (20,21%), des professions libérales (10,81%), de l’industrie (8,88%) et de l’agriculture (6,43%) représentent 93% du financement de l’ensemble des projets. Le bilan précise en outre que 92% des projets ont bénéficié d’un financement triangulaire (apport financier personnel de la promotrice, aide de l’Ansej et financement de la banque).

S’agissant du niveau d’instruction, le rapport fait ressortir que le taux des promotrices universitaires est de 25,74%, alors que celles issues de la formation professionnelle représentent 23,86%. Concernant les statistiques de janvier 2016, le rapport de l’Ansej souligne que sur 1782 projets, 216 ont été attribués à des promotrices (12%). Le secteur des services arrive toujours en tête avec 80 projets (37,04%), suivi par l’industrie avec 56 projets (25,93%) et les professions libérales avec 42 projets (19,44%).

Chômage féminin

Les rapports rendus publics par les organismes publics confirment que la parité dont se gargarisent les autorités n’est qu’un vœu pieux. Dans son enquête « Activité, emploi et chômage en septembre 2015», l’Office national des statistiques (ONS) indique que le chômage touche plus durement les femmes, tous critères confondus, avec un taux global de 16,6%, alors qu’il est de 9,9% chez les hommes.

Les statistiques font ressortir que les femmes ne sont pas nombreuses sur le marché du travail : elles ne constituent que 19,4% de la population active, soit 2 317 000 Algériennes sur un total de 11 932 000. S’agissant des diplômées chômeuses, leur nombre a sensiblement baissé à 14,1% en septembre dernier contre 16,4% en 2014. S’agissant de la répartition selon le lieu de résidence, le taux de chômage est estimé à 11,9% en milieu urbain — à raison de 10,7% chez les hommes contre 15,9% chez les femmes — et de 9,7% en milieu rural : 8,3% chez les hommes contre 18,8% pour les femmes.

La nouvelle Constitution promulguée hier insiste, dans son article 31 ter sur la promotion par l’Etat œuvre de la parité entre homme et femme sur le marché de l’emploi. Il y est indiqué que « l’Etat encourage la promotion de la femme aux responsabilités dans les institutions et administrations publiques ainsi qu’au niveau des entreprises». De telles intentions, même inscrites dans le marbre de la Loi fondamentale du pays, sont-elles suffisantes ?
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