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On vous le dit

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.

Les agences de contrôle technique des véhicules sous pression

Les gérants des agences de contrôle technique de véhicules de la wilaya de Chlef, à l’instar de ceux des autres régions du pays, se plaignent de l’augmentation des frais d’exploitation, alors que les tarifs des prestations sont restés inchangés. « Nous subissons une forte pression résultant de la charge de travail et de l’augmentation des dépenses liées au fonctionnement de l’agence sans que les prix des prestations ne soient réajustés à la hausse», déplore un exploitant qui craint, en l’état actuel des choses, de ne pouvoir maintenir son activité. Il ajoute que l’allégement des charges est devenu primordial pour préserver la pérennité de ces établissements, avant d’interpeller le ministère des Transports pour qu’il se penche sur ce problème, d’autant plus, estime-t-il, que les agences de contrôle technique des véhicules sont de plus en plus sollicitées, compte tenu du nombre considérable des accidents de la route survenus à travers le pays.

Un intérimaire remplace un autre à la SCHPM

Arrivé depuis presque trois mois à la tête de la SCHPM comme directeur général intérimaire avec, comme option « généreuse» de garder son poste de chargé d’études au ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la Pêche, Taha Hammouche vient de nommer comme… intérimaire à son poste un cadre de l’entreprise censé être déjà à la retraite. Pis, cette décision intervient au moment où Le DG intérimaire n’a pas mis les pieds dans l’entreprise depuis plus de deux semaines et que la SCHPM connaît son 36e jour de grève des travailleurs.

Une jeune fille libérée moins d’une heure après son enlèvement

Une jeune fille a été libérée des mains de ses ravisseurs par des éléments de la sûreté urbaine de la Chiffa (Blida), qui sont parvenus à arrêter les mis en cause moins d’une heure seulement après leur forfait, selon les services de la sûreté de wilaya. C’est suite au passage d’un véhicule touristique à un barrage sécuritaire de la ville de Chiffa, avec à son bord deux jeunes gens de 27 et 35 ans et d’une jeune fille de 21 ans qui appelait au secours que des policiers en faction ont tenté d’arrêter le véhicule, dont le conducteur a pris la fuite en direction de la ville de Mouzaïa, a-t-on expliqué de même source. Les ravisseurs ont été ensuite obligés d’abandonner leur véhicule avec la fille à son bord, prenant la fuite à la vue du déploiement des agents de la police à l’entrée de la ville. Suite à quoi, il a été procédé à l’arrestation du premier suspect dans cette affaire par les éléments de la sûreté urbaine de Chiffa qui ont libéré la jeune fille et récupéré l’arme blanche utilisée pour la menacer. Son complice a été arrêté plus tard par des éléments de la sûreté de Koléa, a indiqué la même source.

Des scouts formés à la sécurité routière

Dans le cadre de la convention conclue entre la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et le commandement des scouts portant sur la coopération entre les deux partenaires visant à lancer un projet global d’éducation routière en vue de renforcer les liens d’appartenance nationale et la protection de la jeunesse contre les fléaux sociaux, à l’instar de la consommation de drogue, la sûreté de wilaya de Tizi Ouzou a tracé un programme dans ce sens. Il consiste notamment en la formation de groupes de scouts musulmans en matière de sécurité routière, en les faisant participer aux contrôles dans les barrages routiers, la distribution aux usagers de la route de dépliants portant sur la sécurité routière, la tenue de conférences et d’expositions sur le thème, l’organisation de campagnes de sensibilisation dans les écoles et des visites pédagogiques aux sièges des services de la sûreté. Selon la commissaire Djamila Temmar, responsable de la cellule de communication de la sûreté de wilaya, le programme de cette première session concernera les groupes des localités d’Azeffoun, Azazga, Tizi Ouzou, Boghni, Draâ El Mizan et Sidi Naâmane. Lire la suite

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L’hégémonie par les chiffres

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.

Combien « pèse», aujourd’hui, l’UGTA ? Le dernier recensement fait par la centrale syndicale « a enregistré quelque 1,8 million d’adhérents», avance ainsi Amar Takjout, secrétaire général de la Fédération textiles et cuirs.
L’UGTA jouit ainsi de structures horizontales et verticales. « Les structures horizontales sont contrôlées par des instances locales et des wilayas régions. Quant aux structures verticales, contrôlées par le conseil du syndicat d’entreprise, le conseil du syndicat national et la commission exécutive de la fédération, elles sont en charge de négocier au sein d’un secteur donné», explique-t-on. Ce sont ainsi 31 fédérations sectorielles qui sont affiliées à l’UGTA. « Il s’agit surtout des administrations et de la Fonction publique, de la santé et de l’éducation, des services, comme la poste, ainsi que les fédérations industrielles, l’agroalimentaire, le bâtiment ou encore les textiles et cuirs», énumère M. Takjout.

D’ailleurs, le taux de syndicalisation est réputé être plus élevé dans le secteur de l’industrie, privé et public, où ce sont quelque 600 000 à 700 000 adhérents UGTA qui sont recensés. Pourtant, hormis dans ce secteur économique, ces dernières années ont surtout été rythmées par les mouvements de protestation d’autres partenaires sociaux, parfois non reconnus, les syndicats autonomes. Quel a été leur impact sur l’adhésion, ou non, à l’UGTA ? En l’absence de données quant au taux de syndicalisation dans les administrations et les entreprises, le ministère du Travail étant injoignable, il n’est pas aisé de quantifier les « parts de marché» de tout un chacun.

« On ne peut concrètement pas savoir si l’émergence des syndicats autonomes a eu un effet sur l’UGTA et sur la syndicalisation, qu’elle soit en faveur de l’UGTA ou non», explique M. Takjout. D’autant plus que la plupart des syndicats autonomes, les plus actifs, ont été créés par des « transfuges» de la centrale syndicale, même si ces formations demeurent corporatistes et circonscrites à des groupes restreints de corps de métiers.

Et s’il est vrai que dans certains secteurs, comme c’est le cas dans l’éducation ou la santé, les syndicats autonomes sont majoritaires, il est pour l’heure impossible d’en faire une règle générale ou un « schéma global» de la cartographie syndicale. « Une centrale syndicale autonome est inexistante. Et tant que les syndicats autonomes ne s’organisent pas en confédération, il est impossible de savoir qui est dominant et quel est le poids et l’impact de chaque entité», ajoute Amar Takjout.

Toutefois, selon Nacer Djabi, chercheur au Cread, spécialiste du syndicalisme, le poids d’un syndicat ne peut plus, aujourd’hui, être mesuré à l’aune du nombre d’adhérents dont il se targue. « Il n’est pas important de quantifier ces adhésions. Nous sommes face à une configuration nouvelle et de nouveaux phénomènes», explique-t-il. Et la force d’un syndicat s’apprécie par sa présence sur le terrain, par la mobilisation autour de ses mots d’ordre ou encore sa capacité à faire bouger les choses et satisfaire ses revendications. Lire la suite

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L’action syndicale autonome noyée dans les revendications corporatistes

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.

Ballottés entre les manœuvres de l’administration qui empêchent toute ouverture réelle et des conditions de travail de plus en plus précaires, les syndicats autonomes n’ont pas encore réussi à se constituer en centrale syndicale autonome pouvant « rivaliser» avec la centrale UGTA.
Plus d’un quart de siècle après l’ouverture, les organisations syndicales sont noyées dans des revendications corporatistes qui sont le seul soutien dont disposent les millions de travailleurs de plus en plus menacés de précarité. L’UGTA demeure le seul syndicat autorisé dans le secteur économique.

« Nous aurions pu peser dans l’orientation du pays. Une centrale syndicale autonome aurait pu empêcher certains choix économiques, elle aurait pu jouer son rôle dans la lutte contre la corruption», estime Meziane Meriane. « Les actions corporatistes effritent la mobilisation et affaiblissent les rangs», soutient M. Meriane, coordinateur national du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest).

L’évolution des différents secteurs de la Fonction publique a exigé une mobilisation sans faille de ces organisations syndicales nées du pluralisme politique et syndical pour peser dans l’orientation du pays et son développement. Mais force est de constater qu’après toutes ces années, l’ouverture n’est que de « façade», précise M. Meriane, ce qui freine l’action des représentants des travailleurs, empêchés de se réunir, de s’exprimer et d’agir.

Le pouvoir politique n’a pas rompu avec les pratiques de l’ère du parti unique, préférant, des décennies après l’ouverture, traiter avec un seul syndicat, ignorant les remarques, les propositions et la détresse des autres forces. Ce syndicaliste estime que l’absence d’une volonté politique a empêché le développement du mouvement syndical en Algérie qui ne dispose que de la centrale syndicale du parti unique, réduisant au silence toutes les autres voix appelant au changement.

Les syndicalistes algériens admirent d’ailleurs l’expérience des pays voisins. La Tunisie, le Maroc et le Mali sont en train de vivre cette belle expérience du pluralisme syndical, selon M. Meriane, se référant aux multitudes centrales syndicales qui s’y sont constituées. L’arrestation de syndicalistes, les bastonnades infligées aux fonctionnaires qui ont osé manifester leur colère contre la dégradation de leur situation, les actions en justice contre toute action de protestation limitent l’action syndicale. Les formations syndicales se dispersent entre leur combat pour survivre et les actions pour lesquelles elles ont été créées, à savoir la défense des droits des travailleurs.

Lyès Merabet, président du Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (Snpssp), dénonce « l’attitude négative» des pouvoirs publics contre ces organisations syndicales « qui auraient pu constituer un partenaire social fiable, une force de propositions sur laquelle pourrait s’appuyer le gouvernement et un relais crédible pour l’accompagner dans les différentes politiques prônées», regrette le Dr Merabet, rappelant l’obstacle fait à maintes reprises à la création de la confédération des syndicats autonomes, en apposant un niet catégorique aux demandes introduites par les représentants syndicaux en 1990, en 2001 et début 2016 en empêchant la réunion de syndicalistes à Alger.

Mme Maghraoui, secrétaire nationale au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), a, quant à elle, pointé du doigt les restrictions imposées aux fonctionnaires, à travers la précarisation de l’emploi par des contrats temporaires, donnant libre champ à tous les excès et muselant toute revendication de changement. Lire la suite

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L’Italie autorise des drones américains à frapper l’EI à partir de son territoire

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.

L’Italie a donné son accord à l’utilisation au cas par cas de drones déployés sur la base américaine de Sigonella, en Sicile, pour combattre le groupe Etat islamique (EI) en Libye, a déclaré la ministre italienne de la Défense, Roberta Pinotti.
Les Américains « devront demander» une autorisation « à notre gouvernement chaque fois qu’ils voudront utiliser un moyen en partance de Sigonella», a précisé la ministre dans une interview hier au quotidien Il Messaggero, reprise par l’AFP. Ces frappes seront limitées aux opérations nécessaires « en dernier ressort» pour « la protection des installations et du personnel américains et de toute la coalition» en Libye et « dans toute la zone», a ajouté Mme Pinotti.

« Ce n’est pas une décision liée à une accélération concernant la Libye», où plusieurs pays occidentaux envisagent une intervention armée pour contrer l’avancée de l’EI, a-t-elle observé. « Jusqu’à présent, les drones n’ont pas été utilisés dans des interventions armées et nous n’avons reçu aucune demande en ce sens» et « aucune décision opérationnelle n’a été prise», a ajouté la ministre. Base aérienne américaine depuis la fin des années 1950, Sigonella est également utilisée par l’Otan.

Pays européen le plus proche de la Libye et le plus exposé aux flux migratoires et aux risques d’infiltrations terroristes, l’Italie a adopté une approche prudente face à la crise dans ce pays, dont elle est l’ancienne puissance coloniale. Rome se dit prête à prendre la tête d’une intervention militaire en Libye, mais uniquement sous mandat de l’ONU et à la requête d’un gouvernement d’union nationale. Un gouvernement qui tarde à se constituer.

Légitimer l’intervention

De son côté, la chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE), Federica Mogherini, a indiqué que l’Europe doit attendre pour intervenir contre le groupe Etat islamique en Libye qu’un gouvernement constitué et légitime leur en fasse la demande. « Défaire» l’EI « efficacement ne peut se faire qu’en passant par un gouvernement libyen légitime et en charge de sa propre sécurité», a déclaré Mme Mogherini dans un entretien au Journal du dimanche publié le 21 du mois en cours. « En Libye, c’est aux Libyens d’affronter cette menace par eux-mêmes, le peuple est épuisé et il faut mettre fin à ce chaos», a-t-elle ajouté.

Et de poursuivre : « Nous soutenons depuis de longs mois les efforts pour la mise en place d’un gouvernement d’accord national. Les prochains jours seront cruciaux, avec le vote du Parlement pour approuver le futur gouvernement. Si on veut les aider, c’est en leur faisant confiance car ils connaissent leur pays mieux que nous. Le choix de demander un éventuel soutien» pour combattre l’EI « leur reviendra». Pour Mme Mogherini, l’Europe « est prête à fournir une aide technique pour l’aménagement des institutions, notamment les forces de police et de sécurité, le renforcement des municipalités libyennes qui constituent le plus grand réseau d’élus dans le pays, si le futur gouvernement le requiert».

Le 13 novembre dernier, les Etats-Unis ont bombardé pour la première fois l’EI en Libye, tuant l’Irakien Abou Nabil, présenté comme le chef du groupe dans le pays. Mais selon Tripoli, cet homme était le chef de l’EI dans la région de Derna. En décembre, le Pentagone a admis qu’un groupe de soldats des forces spéciales américaines, qui s’était rendu en Libye pour « développer les relations», a été expulsé du pays peu après son arrivée. Lire la suite

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L’Algérie face au chaos libyen

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.

Des responsables algériens s’attendent à des frappes militaires étrangères incessantes en Libye. Tout comme ils s’attendent à un drame humanitaire aux frontières du pays. Pour eux, une telle intervention aura de graves conséquences aussi bien économiques que sur le volet sécuritaire tout le long des régions frontalières vers lesquelles un afflux massif de réfugiés libyens serait attendu. Les autorités, disent-ils, sont en train de se préparer à ce scénario chaotique, contre lequel l’Algérie et les autres voisins de la Libye n’ont cessé de mettre en garde.
Alors que tous les experts expriment leurs craintes quant aux conséquences d’une intervention militaire en Libye, des sources diplomatiques confirment l’imminence de frappes aériennes, conduites par les Etats-Unis, et auxquelles prendraient part la France, l’Italie et la Grande-Bretagne. En Algérie, les responsables, avec lesquels nous nous sommes entretenus, sont tous « inquiets», parce que « convaincus» d’une intervention étrangère en Libye, pays avec lequel l’Algérie partage plus de 900 km de frontière.

Déjà que la situation est « extrêmement difficile», affirment nos interlocuteurs, avec la multiplication des acteurs politico-militaires qui s’affrontent pour le contrôle d’un terrain, déjà partagé entre les terroristes de Daech, au Nord notamment où se trouve le croissant utile, et entre un Sud ouvert sur le Sahel, l’Afrique centrale et de l’Ouest, devenu un terreau pour la criminalité organisée où des bandes armées s’adonnent librement aux trafics en tout genre comme ceux de la drogue dure, du kif, des armes et des pièces d’art, avec la complicité d’une communauté touareg, désabusée et longtemps abandonnée à son isolement.

A cette situation est venue se greffer Daech, ce groupe terroriste pourchassé en Irak et en Syrie par une coalition occidentale de plus de 20 pays, qui a réussi avec ses 5000 hommes, puissamment armés à contrôler la région la plus riche de la Libye, devenue un casse-tête pour ses voisins mais dont les partenaires ne voient comme solution que la voie militaire, qui selon eux, « est à même d’empêcher l’expansion de Daech et de venir à bout de ce groupe terroriste».

Mais, aussi bien les pays voisins que les experts rejettent toute intervention étrangère, en raison de son impact dramatique sur tous les plans. « Toutes les expériences ont montré que celle-ci ne ferait qu’aggraver la situation et renforcer les groupes terroristes, dont les actions trouveront une légitimité», expliquent nos interlocuteurs. Pour eux, l’Algérie, tout comme les autres pays, va devoir faire face à une « crise humanitaire terrible». « Des milliers de Libyens vont fuir les zones de bombardements et nous nous retrouverons à accueillir des populations entières au niveau de nos frontières.

Des décisions ont été prises au plus haut niveau pour mettre en place la logistique qu’il faut…», révèlent nos sources. Il n’y a pas que le volet humanitaire auquel l’Algérie fera face. « Notre pays, qui vit une crise économique, risque d’accueillir des milliers de réfugiés auxquels il faudra assurer nourriture, soins et hébergement. Cette prise en charge a un coût que l’Algérie va devoir assumer au moment où elle vit une crise économique due à la chute drastique de ses revenus pétroliers.

Il faudra s’attendre à des situations critiques au niveau des villes frontalières où la pression sur les denrées alimentaires de base, par exemple, sera lourde à supporter. Il est à craindre aussi des infiltrations de terroristes qui pourront profiter du flux massif de réfugiés. L’armée, qui certes a les moyens de sa politique, ne pourra pas assurer le risque zéro tout au long des 900 km de frontière. Nos troupes vivront, elles aussi, des moments difficiles en raison de la pression qui va s’exercer sur elles et devront être encore plus présentes dans ces régions au détriment d’autres espaces qui ont besoin d’être protégés», notent nos sources.

Pour toutes ces raisons, « les plus hautes autorités du pays n’ont cessé d’alerter les pays occidentaux sur les conséquences humanitaires, économiques et sécuritaires d’une quelconque opération militaire étrangère en Libye, en privilégiant la voie du dialogue entre les différents acteurs libyens qui sont les seuls à même de trouver une solution à la crise qui secoue leur pays. La voix de la raison n’a pas été écoutée et l’on s’attend à une escalade qui met l’Algérie en état d’alerte maximum.

Les bombardements vont probablement cibler des régions non loin des frontières algériennes. Le risque est imminent», concluent nos interlocuteurs. Ils parlent de nombreuses réunions à un haut niveau autour de la préparation des camps pour réfugiés et la logistique nécessaire. A moins d’un événement majeur, tout porte à croire que le brasier libyen n’est pas près de s’éteindre et risque même d’emporter dans son sillage des pays comme le Mali, le Niger, le Tchad, dont les capacités de riposte sont réduites, ou la Tunisie qui traverse qui crise politico-économique assez difficile. Lire la suite

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Les prises en charge à l’étranger suspendues

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.

Les hôpitaux algériens attendent de commander les équipements nécessaires au bon gré des commissions des marchés.
Le contrat signé entre la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS) avec l’hôpital du Roi Hussein en Jordanie en 2013 pour la prise en charge du traitement conservateur pour les enfants atteints de rétinoblastome (cancer de la rétine) semble être interrompu. Un cri d’alerte vient d’être lancé par les praticiens qui affirment que l’état des enfants atteints de cette maladie se dégrade et relève d’une extrême urgence. Certains d’entre eux sont condamnés et on tente tant bien que mal de les soulager.

Le cri de détresse vient de l’hôpital Parnet à Alger. Pour le Pr Chachoua, chef de service d’ophtalmologie, il n’est plus question d’attendre cette prise en charge payée à des sommes colossales pour un hôpital jordanien alors que les compétences existent en Algérie. « Nous avons formé des assistants dévoués à faire ce travail mais nous attendons toujours les appareils nécessaires (Laser diode, Ret Cam et autres instruments) pour ce traitement conservateur. Malheureusement, la commission des marchés au niveau de notre établissement tarde à débloquer la situation. Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a débloqué l’enveloppe nécessaire de 15 milliards de centimes en 2014 pour l’achat de ces équipements.

Au niveau de l’hôpital, on nous dit que les appels d’offres sont infructueux. On ne peut plus attendre plus que cela. Les enfants sont en danger. Nous sommes au maximum des cycles de chimiothérapie assurés par les oncopédiatres. Ces spécialistes affirment ne plus pouvoir aller au-delà. Les doses permises sont dépassées.

Ces enfants nécessitent ce traitement conservateur en urgence. Les parents, les médecins n’arrivent plus à supporter une telle situation», a-t-elle encore insisté en précisant que plus d’une vingtaines d’enfants des différentes régions du pays sont traités par an au niveau de son service. « Parmi ces cas de rétinoblastome près de la moitié sont bilatéraux (les deux yeux atteints) et les autres unilatéraux (un seul œil atteint).

Ces cas bilatéraux représentant près de la moitié nécessitent un traitement conservateur», a-t-elle encore expliqué. Inquiète pour le sort de ces enfants, une cinquantaine, dont un est actuellement en soins palliatifs, le Pr Chachoua lance un appel au ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, afin d’user de son autorité et régler ce problème bureaucratique qui met en danger la santé des Algériens « avant que cela ne soit trop tard», a-t-elle encore lancé.

Interrogé à ce propos, le directeur de l’hôpital Parnet, M. Rekik, affirme effectivement que « plusieurs appels d’offres ont été infructueux concernant cet équipement et dernièrement la commission des marchés a rejeté le dossier pour le manque d’un document portant mention de commercialisation de l’appareil à l’échelle mondiale exigé par la réglementation en vigueur que le fournisseur doit présente incessamment».

Pour M. Rekik, la réglementation est figée et on ne peut pas aller au-delà mais « nous allons débloquer la situation dans les prochains jours», a-t-il souligné en précisant que sur les 14 lots concernant le service d’ophtalmologie, 7 ont été livrés et un montant de 150 millions de dinars a été débloqué en 2015.

A noter que cette maladie apparaît chez l’enfant de moins de deux ans qui présente une prédisposition génétique de 60% notamment la consanguinité, expliquent les spécialistes de relever l’existence de plusieurs cas au sein d’une même famille. En cas de rétinoblastome unilatéral, a expliqué le Pr Chahoua, on opte pour l’énucléation (ablation chirurgicale de l’œil) ou la radiothérapie mais en cas de rétinoblastome bilatéral, on procède à l’énucléation d’un œil et au traitement de l’autre. Lire la suite

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