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«Continuer dans les mêmes politiques est suicidaire»

Publié le 09/03/2016, par dans Non classé.

Le premier secrétaire national du FFS évoque, dans ce contexte, les luttes de la femme algérienne pour arracher ses droits.
Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Nebbou, est revenu, dans un discours prononcé à Oran à l’occasion de la Journée mondiale de la femme, sur la gravité de la situation en Algérie. Pour lui, en l’état actuel des choses, le pays court à sa perte. « La situation est grave, les dangers qui guettent le pays se multiplient. Laisser les choses en l’état ou continuer dans les mêmes politiques s’avère dangereux, voire suicidaire», a-t-il martelé devant un parterre de militants.

Il affirme que la Constitution amendée n’est nullement en mesure de régler les problèmes dans lesquels patauge le pays. « Cette Constitution, tout comme le pseudo-processus de réformes auquel elle est associée, ne permet nullement de répondre aux doléances de nos concitoyens en termes de revendications sociales et économiques ni de gérer démocratiquement et pacifiquement les intérêts et les contradictions internes à la société et entre la société et le pouvoir», a-t-il soutenu.

M. Nebbou évoque, dans ce contexte, les luttes de la femme algérienne pour arracher ses droits. Il dit mesurer « combien est dur le combat que mènent et que doivent mener les femmes pour leurs droits d’abord, ensuite pour ceux de la société et en faveur de notre pays». « Sachez que votre seule présence, votre engagement politique, vos innombrables luttes dans un contexte aussi hostile, aussi pesant, vous font mériter tout notre respect, notre admiration et notre reconnaissance», a-t-il insisté, regrettant que beaucoup de gens ne se rappellent de la femme qu’à l’occasion du 8 Mars, Journée internationale des luttes des femmes pour leurs droits. « Pourtant, dit-il, pour les femmes, la lutte, les luttes se mènent au quotidien tout au long de l’année.

Au FFS, nous en avons conscience.» Mohamed Nebbou a souligné « le caractère totalement dévoyé de la vie publique et politique dans notre pays, la violence des rapports sociaux, la répression des libertés, la séquestration de l’espace public, les divers enfermements culturels… et la corruption des esprits» qui rendent le quotidien des femmes encore plus difficile.

« C’est pourquoi nous sommes toujours à vos côtés, c’est pourquoi je considère que c’est un honneur, un devoir et un plaisir de vous souhaiter une joyeuse fête en cette journée symbole de vos luttes pour vos droits et votre émancipation», a affirmé ce responsable du plus vieux parti de l’opposition. Pour le FFS, « seuls un Etat de droit et une démocratie effective sont en mesure de garantir les droits de la femme et d’assurer son émancipation». Lire la suite

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Trois mois de prison ferme pour Hamadache

Publié le 09/03/2016, par dans Non classé.

Les avocats de Kamel Daoud se disent satisfaits du verdict dans la mesure où sur le plan symbolique au moins, il signifie que la justice réprimera désormais toute menace de mort sur autrui.
Le tribunal pénal d’Oran a condamné, hier, le salafiste Zeraoui Abdelfatah Hamadache, chef du parti non agréé dit « front de la sahwa islamique libre», à 6 mois de prison, dont 3 mois ferme, et au paiement de 50 000 DA d’amende pour avoir proféré « un appel au meurtre lancé contre le chroniqueur et écrivain Kamel Daoud». Au titre de l’action civile, le tribunal a ordonné au prévenu le paiement d’un dinar symbolique pour réparation du préjudice.

Dans une salle d’audience à moitié pleine, le tribunal qui a prononcé cette condamnation, en se basant sur l’article 284 du code pénal, a ainsi répondu favorablement à la demande de la partie civile, représentée par maître Fodil Abderrezak. Contacté par nos soins, cet avocat affirme qu’il ne fera pas appel. « Nous sommes satisfaits. Nous avons eu ce qu’on voulait du moment que le tribunal a prononcé la condamnation», a-t-il réagi juste après le verdict. « Cette condamnation est symbolique, poursuit-il, pour signifier à ces gens-là que nul n’a le droit de menacer de mort autrui.» Pour des raisons de santé, Kamel Daoud, chroniqueur au Quotidien d’Oran, n’était pas présent à l’audience pour assister au verdict.

Abdelfatah Hamadache, qui s’est présenté la semaine dernière au procès sans avocat, était également absent, hier, à l’énoncé du verdict. Le tribunal a ainsi retenu l’accusation d’appel publié, le 16 décembre 2014, sur la page facebook du prévenu, à « appliquer la mise à mort contre Kamel Daoud». Le 1er mars dernier, le représentant du ministère public avait requis 6 mois de prison ferme et 50 000 DA d’amende à l’encontre de Abdelfatah Hamadache, qui se réclame membre de la Ligue internationale des oulémas musulmans.

Lors du procès, l’accusé a maintenu ses propos tenus dans son appel en expliquant qu’il « n’a fait que demander à l’Etat de condamner le journaliste par voie judiciaire, et ce, pour protéger l’islam». « L’écrivain apostat, mécréant, sionisé, insulte Dieu (…). Nous appelons les autorités algériennes à le condamner à mort publiquement. Si la charia islamique était appliquée en Algérie, la sanction serait la mort pour apostasie et hérésie.» Des propos haineux et violents que Hamadache a réitérés sur des chaînes de télévision. « Il a blessé les musulmans dans leur dignité et fait des louanges à l’Occident et aux sionistes.

Il s’est attaqué à la langue arabe», prêchait encore le salafiste. Le lendemain, Kamel Daoud avait porté plainte pour « appel au meurtre» et « diffamation». Durant le procès, le procureur avait estimé que « tous les éléments constitutifs du délit sont réunis» en considérant que « l’accusé n’avait pas le droit de se substituer à la justice pour demander la condamnation du plaignant». Le parquet, qui n’a pas retenu l’accusation de « diffamation», a dix jours à partir de la notification du jugement au prévenu pour faire appel. Le coupable a un délai identique pour en faire de même.

Cet appel au meurtre lancé par cet ancien militant de l’ex-Front islamique du salut (FIS) a suscité une vague d’indignation et une grande chaîne de solidarité à travers le monde. Des milliers de citoyens, intellectuels et artistes se sont mobilisés pour que justice soit rendue en condamnant l’extrémiste apologiste de la haine. Le mouvement d’opposition Barakat a condamné avec fermeté « cet appel odieux et criminel» et exprimé son soutien indéfectible au chroniqueur-écrivain.

Une pétition avait appelé les ministres de la Justice et de l’Intérieur « à lancer des poursuites contre ces appels au meurtre qui nous rappellent les pires moments de l’Algérie face au GIA». « Nous condamnons avec force les appels au meurtre publics de Abdelfatah Hamadache, autoproclamé chef salafiste algérien», est-il affirmé dans cette pétition mise en ligne sur la Toile. Une page facebook a également été créée en signe de soutien au chroniqueur-écrivain. Des partis politiques ont aussi condamné ces « menaces sur les libertés».

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On vous le dit

Publié le 09/03/2016, par dans Non classé.

– Mellouk et Larbi Ben M’hidi

Le combat de Larbi Ben M’hidi durant la Révolution nationale a été mis sur un pied d’égalité que celui de Benyoucef Mellouk pour sa courageuse dénonciation du régime et des faux moudjahidine. Récemment, il a été honoré à Aïn M’lila, lors d’un vibrant hommage rendu au chahid Larbi Ben M’hidi. « Il y avait des affiches de cet héros de la Révolution nationale et de moi. C’était un événement officiel auquel étaient présents la famille du chahid, un historique de la Wilaya IV, Lakhdhar Bouregaâ, des universitaires, des étudiants…

J’ai été honoré et appelé à donner une conférence sur l’histoire. Là, je n’ai pas mâché mes mots pour dénoncer et évoquer la maffia du régime d’après 1962. Le geste m’a touché et me pousse à aller de l’avant pour que toute la lumière soit faite sur les graves trafics et trahisons commis par le régime politique au lendemain de l’indépendance », affirme Benyoucef Mellouk.

– Télémédecine au Centre hospitalo-universitaire d’Oran

Le service de télémédecine du Centre hospitalo-universitaire d’Oran (CHUO) reprendra ses activités dans le courant du mois d’avril prochain, après un arrêt pour panne qui a duré plusieurs années. La direction du CHUO avait lancé un avis d’appel d’offres pour doter le service de télémédecine d’équipements modernes de technologie de pointe, pour faire redémarrer ses activités contribuant à l’amélioration de la prise en charge des malades et le développement des compétences médicales. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’application des directives du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière portant sur l’utilisation des technologies modernes dans le domaine de la médecine et du traitement des malades.

– L’université à la rencontre des élèves de terminale

Des rencontres d’information et de vulgarisation sur l’université seront organisées du 9 mars au 20 avril à Médéa au profit des élèves de troisième année secondaire. Ces rencontres, animées par des enseignants universitaires, ont pour objectif d’expliquer aux candidats au baccalauréat le mode d’enseignement universitaire et les conditions d’inscription dans les filières existantes localement.

Fournir des informations sur le système LMD et sur les critères requis d’admission au sein des nombreux instituts de la région, figure également dans le programme de la formation. Les encadreurs mobilisés pour cette opération auront aussi pour mission l’accompagnement et l’orientation des élèves des classes terminales pour le choix des filières.

– Rencontre sur l’infrastructure numérique

Le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (CARE) organise le 13 mars 2016 à l’hôtel Hilton (Alger) la 3e Matinale de Care de l’année 2016 avec le soutien de la délégation de l’Union européenne en Algérie intitulée : « Quelle infrastructure numérique pour l’aménagement du pays ?». Déployer une infrastructure pour l’aménagement numérique d’un pays n’est pas simple, bien qu’en apparence on pourrait considérer la tâche comme triviale ou essentiellement technique.

Si tel était le cas, nous en aurions une, considérant tous les investissements réalisés depuis un demi-siècle. Une infrastructure numérique nationale est la manifestation, à un moment donné, de la convergence d’une vision ancrée dans une réalité régionale ou globale, d’une volonté politique forte, d’un savoir-faire multidisciplinaire et d’une capacité de gouvernance.

– Mise au point de Tassili Airlines

Les cadres incriminés dans l’affaire évoquée par le journal El Watan dans son édition du 28 février sous le titre « Le phénomène de la violence gagne Tassili Airlines», dans la rubrique « On vous le dit», démentent catégoriquement ces informations infondées et invitent leurs protagonistes, qui se reconnaissent, à justifier leur mensonge. Lire la suite

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Les chefs de police africains adoptent un plan d’action

Publié le 09/03/2016, par dans Non classé.

Les travaux de la 5e Assemblée générale de la Déclaration de Kigali, sur le rôle des services de police dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles, ont pris fin hier matin à Alger, avec l’adoption d’une plateforme dite d’Alger, articulée autour de 14 recommandations. Les expériences algérienne et rwandaise, comme modèle de lutte…
C’est en fin de matinée que les chefs de police d’une vingtaine de pays africains et les experts de l’ONU et de l’Union africaine ont achevé les travaux de la 5e Assemblée générale de la Déclaration de Kigali, sur le rôle des services de police dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles, avec l’adoption d’une déclaration commune, dite d’Alger, qui s’apparente à un plan d’action articulé autour de 14 recommandations.

Il s’agit tout d’abord de renforcer les capacités de la police africaine, de la professionnaliser pour la rendre plus efficace en matière de lutte contre ces violences, de prévention mais aussi de prise en charge des victimes. C’est ce qu’a indiqué, hier, le directeur de la police judiciaire, Ali Ferrague, lors d’un point de presse.

Cette plateforme appelle les services de police au renforcement de leurs moyens pour poursuivre, rechercher et enquêter sur les auteurs des violences et pour assurer une prise en charge des victimes et encourager le recrutement de femmes policières à tous les échelons sécuritaires, tout en veillant à leur promotion à des postes de responsabilité. Pour le directeur de la police judiciaire, les chefs de police africains « estiment que les violences à l’égard des femmes constituent une violation des droits de l’homme et de la dignité humaine. Une des 14 recommandations est d’empêcher l’impunité qui profite aux auteurs des violences.

La présente plateforme recommande l’adaptation de la législation africaine relative aux droits de l’homme». Le contrôleur Ali Ferrague n’a pas manqué de relever que les conférenciers ont mis l’accent sur la nécessité de la multiplication des cycles de formation au profit des agents chargés de l’application de la loi, afin d’améliorer le professionnalisme des organes de sécurité africains. Il a, par ailleurs, ajouté que les participants à cette assemblée générale « ont insisté sur la mise en place de différentes formules de partenariat, en mettant en avant l’échange d’informations ainsi que le renforcement des synergies de partenariat entre les pays africains.

Il est question aussi d’améliorer la coopération entre les services de sécurité en Afrique, tout en s’appuyant sur les mécanismes d’Afripol en termes d’échange d’informations et de partage des expériences et des bonnes pratiques. A ce titre, les expériences algérienne et rwandaise ont suscité un intérêt particulier, parce qu’elles peuvent constituer des modèles de bonnes pratiques en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes, de prévention mais surtout d’anticipation sur ce fléau planétaire grâce à des solutions innovatrices».

L’orateur rappelle « les efforts consentis par l’Algérie pour faire face à ce phénomène, en précisant que le nombre de 20 000 policières dans les rangs de la police met le pays en situation de leader, surtout lorsque l’on sait que des pays, comme le Sénégal, par exemple, ne comptent que 9000 policiers et que de nombreux autres pays africains ont un effectif compris entre 10 000 et 12 000 policiers seulement.

L’Algérie est aussi l’un des rares pays disposant d’une base de données sur les violences à l’égard des femmes, permettant ainsi la planification d’une stratégie de lutte, alors que de nombreux pays africains n’ont aucune information sur le phénomène de la violence». Auparavant, l’inspecteur général de la police rwandaise, Emmanuel Kasaka, a clôturé les travaux par un hommage à l’Algérie et souhaité la mise en application des recommandations.

Quant au Directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, il a mis l’accent sur l’importance des travaux de la conférence qui, dit-il, ont été réhaussés par la présence du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, et de hautes personnalités onusiennes et africaines qui « encouragent les services de police africains à endiguer le fléau de la violence à l’égard des femmes».

Pour Hamel, il est important de cerner cette violence, d’en identifier les auteurs et de prendre des mesures contre ce fléau à travers la mise en œuvre des différents instruments nationaux, régionaux et internationaux. L’expérience rwandaise est à ce titre très louable et pourrait être un modèle de lutte contre les violences. Le directeur général de la police a remis des distinctions à plusieurs femmes, faisant partie de l’Onu, du ministère de la Solidarité et de la DGSN, qui ont pris part à l’organisation de la conférence.

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Le départ des hospitalo-universitaires soumis à l’évaluation

Publié le 09/03/2016, par dans Non classé.

La décision de destituer des professeurs en médecine âgés de 65 ans des postes de chefferie de service dans les hôpitaux et non pas de départ à la retraite semble se préparer entre les deux tutelles (ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique) dans la discrétion la plus totale pour causer le moins de dégâts.
Les deux tutelles ont donc préparé individuellement les textes réglementaires, en l’occurrence des arrêtés ministériels, portant justement cette mise de fin de fonction, à savoir la chefferie de service, avons-nous appris. Les deux ministères ont également élaboré conjointement un arrêté interministériel portant cette fois-ci sur le départ à la retraite des hopsitalo-universitaires à l’âge de 65 ans au cas par cas, dont certains peuvent être maintenus à leur demande jusqu’à l’âge de 67 ans. Selon nos informations, la fin de fonction ne concernera pas tous les chefs de service âgés de 65 ans. « Cela dépendra de certains critères et exigences liés directement à la gestion du service et au bilan des activités.

Des évaluations seront donc faites sur la base de ces critères et des dérogations seront délivrées par le ministère de la Santé pour ceux répondant à ces exigences et souhaitant demeurer à leur poste.» Ces professeurs, dont le nombre n’est pas important, sont actuellement dans l’expectative et tentent tant bien que mal de continuer à assurer leur mission. « Nous avons encore besoin de ces professeurs, particulièrement certains.

Il ne faut pas parler d’un départ à la retraite définitif dans un premier temps, car ces enseignants chercheurs continueront, bien sûr pour ceux qui le souhaitent, à assurer l’activité pédagogique, en l’occurrence l’enseignement et l’encadrement», nous confie une source proche du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui avoue avoir des difficultés à appliquer cette décision sur le terrain et c’est le cas aussi pour leur départ à la retraite. « Il est difficile aujourd’hui de décider du départ à la retraite de tous les rangs magistraux qui sont des enseignants chercheurs, car il y a encore un problème d’effectifs dans d’autres secteurs.

Faire appliquer la décision uniquement aux hospitalo-universitaires risque d’être considéré comme discriminatoire puisque dans d’autres facultés et universités algériennes nous avons encore besoin de ces professeurs», a indiqué notre source. Et d’ajouter que pour le moment les choses restent telles quelles en attendant la fin de l’année universitaire. Au ministère de la Santé, on nous rappelle que sur le plan réglementaire la gestion du dossier des hopsitalo-universitaires dépend plus du secteur de l’Enseignement supérieur que de la Santé. « Les postes budgétaires sont d’ailleurs ouverts par l’Enseignement supérieur.

Le ministère de la Santé n’assure que les rétributions et les gardes», nous a-t-on expliqué, mais cela n’empêche pas le ministère de la Santé d’avoir un droit de regard sur la gestion au niveau des services dans les structures hospitalières et notamment sur l’activité de soins. Notre source explique que la mise de fin de fonction des chefs de service âgé de 65 ans, comme cela a été le cas pour ceux âgés de 70 ans, n’a rien à voir avec le départ à la retraite. « Le dossier de la retraite est plutôt géré par le ministère de l’Enseignement supérieur alors que la mise de fin de fonction relève individuellement des deux tutelles.

De notre côté, l’arrêté ministériel est fin prêt et même signé», nous confie-t-on et de rappeler que c’était une revendication du syndicat des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires entérinée sur la base d’un accord au niveau de ses instances. Quant à la mise en application de cette décision, notre source affirme que sur le plan pratique il est très difficile d’entamer la procédure surtout là où les conditions ne sont pas réunies. Lire la suite

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La feuille de route de Nabni

Publié le 09/03/2016, par dans Non classé.

L’Algérie a certes réussi à démocratiser l’accès à la téléphonie mobile, mais cette large diffusion utilisée pour la communication contraste avec la faible adoption des services numériques.
Notre pays ne bénéficie pas ou très peu de tout ce que les TIC offrent comme moyens de développement. C’est le constat unanime de la majorité des observateurs. Il est impératif de mettre en œuvre des actions réalisables et concrètes pour que les TIC soient ce vecteur transversal de développement dont ont besoin les institutions, les opérateurs et toutes les entreprises du secteur des TIC pour lesquels seul comptera la satisfaction des besoins du citoyen en matière d’utilisation des moyens numériques.

Dans ce cadre, le think tank du collectif Notre Algérie bâtie sur de nouvelles idées (Nabni) propose une feuille de route baptisée DIGIT-Algérie qui s’articule autour de 5 grands axes afin d’enclencher une transformation numérique de l’Algérie sur les 3 prochaines années. Il s’agit avant tout de développer des usages dans le privé et le public grâce aux services e-gouvernement et de paiement électronique (paiement en ligne, gestion des données et identité numérique).

Il faut poursuivre les efforts d’allégement des procédures administratives et de modernisation des services publics. L’option de parfaire et de consolider l’entière informatisation des systèmes d’information et de traitement des données et d’automatisation des prestations des services publics administratifs n’est plus un choix mais un besoin vital indispensable pour la bonne gouvernance.

Il est suggéré la mise en place d’une unité de pilotage pour la mise en œuvre du plan digital. Son pilotage devrait être au plus proche des plus hauts centres de décision (Présidence ou Premier ministère) et ses missions seraient de définir la vision numérique de l’Algérie et suivre la réalisation des projets avec les ministères et administrations concernés.

Il faut renforcer Algérie Télécom autour de trois grands axes : proximité client, efficacité opérationnelle et renouveau managérial en modernisant son mode de management avec de nouveaux talents. Nabni insiste pour inscrire les nouvelles technologies dès l’école primaire, le collège et le cursus universitaire, car elles deviennent « une nouvelle langue». Il s’agira également de doter les universités, écoles et instituts d’équipements et de plateformes d’apprentissage virtuelles afin d’égaliser l’accès à ces outils à toutes les catégories de la population et d’engranger des gains de productivité.

L’Algérie a certes réussi à démocratiser l’accès à la téléphonie mobile mais cette large diffusion du mobile utilisé pour la communication contraste avec la faible adoption des services numériques. L’Algérie n’a adopté la 3G que depuis 2014, faisant d’elle l’un des derniers pays à migrer vers cette technologie, alors que la plupart des pays du monde l’avaient déjà adoptée et migrent actuellement vers la 4G et certains se
préparent même à la 5G !

Autre recommandation : le MPTIC pourrait structurer un programme national de financement et de coaching en faveur des startups grâce à l’implication des opérateurs télécoms, des universités, des cyberparcs, des grands groupes nationaux, des acteurs internationaux des TIC et des financiers. Un accès privilégié à la commande publique pourrait être accordé aux startups. Lire la suite

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