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Deux Algériens exposent à la 11e Foire internationale d’art contemporain de Madrid

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.
Deux Algériens exposent à la 11e Foire internationale d'art contemporain de Madrid
MADRID- Les peintres algériens Adlane Samet et Yasser Ameur participent à la 11e Foire internationale d’art contemporain de Madrid qui s’ouvre mercredi dans la capitale espagnole, annonce-t-on sur le site Internet de la manifestation. Les oeuvres des ces jeunes artistes contemporains seront exposées aux côtés de deux autres peintres, de…

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«Une intervention militaire étrangère en Libye serait la pire des catastrophes»

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.

Spécialisé dans le financement du terrorisme, le journaliste Richard Labévière, rédacteur en chef de la revue Défense, évoque des bruits de bottes en Libye, parce que, selon lui, Daech est à 300 km des côtes européennes et que les filières de migration clandestine travaillent avec les groupes salafo-djihadistes qui veulent exporter des activistes vers l’Europe. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, il présente l’intervention militaire étrangère en Libye comme « la pire des catastrophes» qui aurait comme principale conséquence de favoriser une jonction opérationnelle entre la nébuleuse AQMI, Boko Haram et les shebab somaliens.
– Quelle lecture faites-vous de la situation en Libye après les attaques américaines dont on ne connaît toujours pas le vrai bilan ?

On peut relever trois points. Le premier : la guerre franco-britannique déclenchée au printemps 2011 contre la Libye par Nicolas Sarkozy et David Cameron, puis relayée par l’OTAN et les Etats-Unis — behind the window —, a eu pour résultat désastreux l’implosion de la Libye comme Etat-nation.

Désormais, le pays est aux mains de factions mafieuses, islamistes ou pseudo-laïques avec deux pôles politiques dominants : le général Haftar à l’Est, soutenu par l’Egypte, l’Arabie Saoudite et les Emirats, et Fajer Libya à l’Ouest (Tripoli), coalition qui regroupe les milices de Misrata, celles de Abdelhakim Belhadj et des forces affiliées aux Frères musulmans, soutenues par le Qatar et la Turquie notamment.

Au milieu (Syrte), on trouve Daech qui, comme en Irak, a bénéficié du ralliement des cadres de l’armée de Saddam Hussein, profite en Libye de l’appui d’anciens officiers gueddafistes, de même que des tribus de la région, berceau originel de la famille El Gueddafi. Deuxième point : les bombardements américains, effectués en dehors de toute légalité internationale, ont eu pour objectif principal d’empêcher l’avancée de Daech vers les zones pétrolières de Cyrénaïque.

– Bon nombre d’observateurs s’attendent à une intervention étrangère dont l’agenda serait déjà fixé, sous prétexte de la présence de Daech. Qu’en pensez-vous ?

Effectivement, les bruits de bottes augmentent, parce que Daech est désormais à 300 km des côtes européennes et que les filières de migration clandestine travaillent avec les groupes salafo-djihadistes qui ne cachent pas leur volonté d’introduire ainsi des activistes en Europe. De fait, l’idée d’une coalition menée par l’Italie fait son chemin. Dernièrement, une réunion des états-majors occidentaux à Rome a montré la difficulté d’une telle coalition inimaginable sans l’aval, sinon le feu vert, donné par un « gouvernement libyen» légal, sinon représentatif du pays. C’est, en tout cas, la condition posée par les Nations unies pour cautionner une telle opération.

Pour l’instant, on en est loin. Donc, les Etats-Unis reprennent leur mauvais réflexe d’hyper-gendarme du monde décidant unilatéralement de bombardements meurtriers conformes à leurs intérêts immédiats. Enfin, et ce n’est pas la moindre des raisons de la distorsion actuelle, l’Egypte lorgne sur les champs pétroliers de Cyrénaïque depuis le roi Farouk… A terme, Le Caire mettra tout en œuvre pour contrôler sa frontière ouest et ses réserves d’hydrocarbures. C’est l’une des raisons de l’achat d’armements (BPC Mistral, Rafales, etc.) à la France…

– D’après vous, pourquoi de telles frappes au moment où les factions armées libyennes tentaient de trouver un consensus autour d’un gouvernement d’union nationale ?

La France et la Grande-Bretagne ont déclenché leur guerre de mars 2011 contre la Libye, au moment même où Jean Ping et l’Union africaine étaient en train de négocier une feuille de route politique avec El Gueddafi. On assiste au même processus de mépris pour les efforts politiques et diplomatiques déployés sur le dossier libyen, tant par les Nations unies que par la diplomatie algérienne qui cherche courageusement à initier le même processus qu’elle a eu le mérite d’inaugurer entre les Touareg de l’Azawad et les autorités de Bamako. Faudra-t-il maintenant que ces bonnes résolutions soient accompagnées par un vrai suivi politique, surtout économique, concernant notamment la mise en chantier d’infrastructures (routes, puits, systèmes d’irrigation, etc.).

– Une intervention militaire étrangère pourra t-elle stopper l’avancée de Daech ? Ne risque-t-elle pas de susciter plutôt le ralliement de tous les groupes armés libyens à Daech, mais aussi des groupes terroristes des pays de la sous-région comme par exemple Boko Haram ou Aqmi ?

Je partage à mille pour cent vos craintes. Une telle intervention serait la pire des catastrophes à venir et aurait, comme vous le dites, comme principale conséquence de favoriser une jonction opérationnelle entre la nébuleuse AQMI, Boko Haram et les shebab somaliens, sans oublier les trafiquants d’ivoire d’éléphants et de cornes de rhinocéros, dont la commercialisation à destination de la Chine, principalement, s’effectue par le port de Kismayo, aux mains des islamistes somaliens…

– Comment expliquer qu’un nombre aussi important de terroristes de Daech, qu’on évalue à 5000, a-t-il pu quitter les zones de combat en Syrie et en Irak pour rejoindre la Libye et occuper le croissant utile ? N’y voyez-vous pas une aide d’un ou de plusieurs Etats ? Si c’est le cas, dans quel but ?

Je ne pense pas qu’il y ait eu un tel mouvement massif de glissement du théâtre irako-syrien vers la Libye. Cette évolution a concerné quelques cadres de Daech du Machrek venus apporter conseils et consignes à des factions islamistes libyennes, dont le recrutement est essentiellement local, endogène et régional, recyclant beaucoup d’anciens activistes tunisiens proches d’Ennahdha et aussi marocains…

La préoccupation opérationnelle essentielle, dont on ne tient pas suffisamment compte, concerne la profondeur stratégique de Daech vers le Fezzan. Le long d’une ligne qui va de la ville de Sabbah jusqu’à celle de Gât, sur la frontière algéro-libyenne à hauteur de Djanet, se sont développés une dizaine de camps salafo-djihadistes.

A partir de ces sanctuaires, des centaines de terroristes se déploient sur l’ensemble de la bande sahélo-saharienne, notamment par la passe frontalière du Salvador, allant même jusqu’à réexporter des terroristes dans le Sinaï égyptien, de même que dans les zones syriennes via la Turquie, qui continue de jouer un rôle des plus ambigus !

– Quel impact une telle situation aura-t-elle sur la région, déjà très affectée par les crises en Tunisie, au Mali et en Egypte ?

A terme, cette évolution, très mal Lire la suite

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«L’UGTA est devenue une auxiliaire du gouvernement»

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.

Moudjahid et ancien cadre de la centrale syndicale, Abdelmadjid Azzi nous livre son analyse de la situation de l’UGTA soixante ans après. Ayant accompagné ce syndicat depuis l’indépendance, il revient sur l’interminable lutte pour l’autonomie de cette organisation. Un effort qui a été, indique-t-il, annihilé par l’actuelle direction de la centrale syndicale en se mettant au service exclusif du gouvernement.
– L’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) célèbre son 60e anniversaire. Vous étiez, de longues années durant, un syndicaliste et responsable au sein de cette organisation. Vous avez même écrit un ouvrage sur le mouvement syndical algérien à l’épreuve de l’indépendance. 60 ans après, quel regard portez-vous sur l’UGTA ?

Ce n’est pas un regard rassurant, mais je garde espoir. J’espère que l’UGTA reprendra sa vraie place auprès des travailleurs et qu’elle jouera son rôle, à savoir la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs. Ce que j’ai vu et ce que j’ai lu ne m’ont pas tellement rassuré, notamment les décisions prises par l’UGTA. La dernière en date, qui est un scandale, est cette affirmation du secrétaire général qui, lors d’une réunion, déclarait que l’organisation fait partie du gouvernement.

Non seulement c’est scandaleux, mais c’est une violation des statuts de l’UGTA. Ces statuts sont clairs et n’ont pas été changés. Ils stipulent que l’UGTA est une organisation des travailleurs qui n’a de relation ni avec les partis politiques ni avec le gouvernement. Mais lui, il a décidé seul, sans changer ces statuts, qu’elle fait partie du gouvernement. Ensuite, on voit qu’il s’oppose également aux grèves, alors que cela ne se décide pas au niveau de la centrale, mais à la base. Ce sont les travailleurs, sur leur lieu de travail, qui, s’ils sentent une injustice, peuvent décider d’aller vers une grève.

De plus, la grève est un droit constitutionnel et c’est une arme pour le syndicat. C’est un moyen qui permet de forcer une décision et de constituer un rapport de force. Dans tous les secteurs, que ce soit les transports, la mécanique, les textiles, les travailleurs obtiennent satisfaction après avoir organisé une grève. Si le gouvernement était si proche des travailleurs et s’il était attentif à leurs revendications, il n’y aurait pas de contestation. Pourquoi attendre que les travailleurs fassent grève pour leur donner raison.

– Justement, on a l’impression que la prise de décision au sein de l’UGTA vient, actuellement, toujours d’en haut. Pourquoi cette pratique anormale est-elle devenue la règle ?

On a bureaucratisé le syndicat. C’est le mot. Le syndicat est une organisation qui permet aux travailleurs de se rassembler, de s’unir, d’être solidaires et de lutter ensemble pour arracher leurs droits. Le syndicat n’est pas une fonction ou un métier, c’est une vocation. On ne choisit pas d’adhérer au syndicat pour avoir des privilèges. Le syndicaliste, c’est celui qui doit donner le meilleur exemple de probité et de justice.

Il doit être le meilleur dans son travail pour pouvoir critiquer l’employeur. La décision doit être prise par la base lors d’une assemblée générale. Les problèmes ne se posent pas en haut, mais en bas et au niveau des sections. Et le rôle des instances intermédiaires consiste à les soutenir et non pas à s’immiscer dans les discussions. La décision doit être prise au sein de l’assemblée générale et à la majorité.

C’est cela la démocratie. Un syndicat où il n’y a pas de démocratie, n’est pas un syndicat. Les responsables de la centrale ne doivent pas se substituer aux travailleurs et négocier à leur place. Mais, on a bureaucratisé le syndicat et on a fait de lui une administration. Donc, on a fait tout faux. C’est ce qui a fait que le syndicat n’a plus de crédibilité et la base ne peut pas le soutenir. Pour preuve, il y a eu des grèves organisées malgré l’interdiction de la centrale. Le plus grand problème est de déclarer que l’UGTA fait partie du gouvernement. A quoi sert, dans ce cas, d’avoir un syndicat. C’est pour cela que je dis que l’UGTA, aujourd’hui, ne joue pas son rôle.

Elle est devenue une auxiliaire du gouvernement. On a fragilisé l’organisation des travailleurs, alors que le gouvernement lui-même a intérêt à avoir un syndicat crédible et auquel les travailleurs obéissent. Il n’a pas besoin d’un syndicat maison. Les gens ne connaissent pas, ne veulent pas connaître ou ne veulent pas appliquer cette notion de syndicalisme. Prenons l’exemple de la tripartite. Que fait l’UGTA dans cette réunion ? Elle n’impose rien. La décision est prise par le gouvernement et les autres parties ne font qu’appliquer.

Or le vrai dialogue social est entre l’employeur et les travailleurs. Si je discute avec le gouvernement, c’est que je discute avec l’employeur. Je négocie avec lui et on signe un accord écrit applicable par les deux parties. De plus, je n’ai jamais vu un syndicat qui soutient un candidat. C’est une aberration. Et tout cela se fait en dépit du bon sens et des règles les plus élémentaires qui régissent les syndicats. Je rappelle que la crédibilité doit être obtenue auprès des travailleurs et non auprès du gouvernement.

– Vous avez parlé de la fragilisation du syndicat qui avait, par le passé, son mot à dire dans des négociations avec le pouvoir. Qui est responsable de cette situation, selon vous ?

Vous savez, les grèves existaient même au temps de Boumediène. Il y a eu plusieurs grèves, alors que la Constitution ne consacrait pas ce droit. Dans le statut des travailleurs, discuté à l’Assemblée à l’époque, je me suis opposé à l’article qui précise que le droit de grève est garanti seulement dans le secteur privé. J’avais dit que le droit de grève doit être consacré pour tous les travailleurs, ceux du secteur privé comme ceux du public. C’est la même chose aujourd’hui. Les intérêts du gouvernement ne sont pas forcément ceux des travailleurs. Il faut que chacun joue son rôle. Le syndicat ne cherche pas à prendre le pouvoir, mais il est un contre-pouvoir.

Donc les responsables de cette situation sont ceux qui sont à la tête du syndicat et le pouvoir est aussi Lire la suite

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«Le syndicalisme est porteur d’idées de progrès et de modernité»

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.

Malgré ses nombreuses tares, l’UGTA ne doit pas disparaître, car elle entraînerait la disparition de l’identité sociale au profit des courants conservateurs et réactionnaires dans la société», analyse le sociologue Nacer Djabi qui scrute les dynamiques qui agitent la société. Pour pouvoir sauver « la maison du peuple», il préconise un renouveau doctrinal de la centrale syndicale qui passerait nécessairement par son émancipation de la tutelle du pouvoir.
– L’UGTA célèbre aujourd’hui le 60e anniversaire de sa fondation, en quelques phrases, quel est le regard que vous pouvez faire sur cette expérience ?

Elle est partie du projet national, comme l’est l’UMT au Maroc et l’UGTT en Tunisie. Son histoire est intimement liée à celle du Mouvement national, elle représente son aspect ouvrier et syndical. C’est grâce aussi au syndicalisme que le Mouvement national a pu obtenir des soutiens à l’international et à la mobilisation de la frange ouvrière en faveur de l’indépendance. Elle a produit une élite importante pour le compte du mouvement indépendantiste et ensuite au profit de la construction de l’Etat national.

Elle a pris une part importante dans la construction doctrinale en donnant au Mouvement national une dimension sociale et progressiste et d’ouverture sur le monde. Et si le mouvement nationaliste s’est appuyé exclusivement sur les forces issues de la campagne, et la petite bourgeoisie, il n’aurait pas pu avoir cette dimension. En définitive, le mouvement syndical a fondamentalement contribué à la formation de l’idée nationaliste. La culture sociale et égalitariste imprégnée à l’Etat après l’indépendance vient de l’apport de syndicalistes.

Plus que l’UMT et l’UGTT, l’UGTA historique était très ouverte sur les idées de progrès et de modernité grâce à ses liens avec le mouvement ouvrier international. C’est aussi l’UGTA qui a donné le cachet moderniste de l’Etat qui malheureusement s’est amenuisé depuis, durant ces dernières années. Il faut rappeler que ce rôle est venu des années 1920, en accompagnant le mouvement indépendantiste jusqu’à la formation concrète de l’organisation en 1956 puis durant la guerre.

– Mais dès l’indépendance, le rôle du mouvement syndical et de l’organisation UGTA n’a-t-il pas été dévoué ?

L’un des points faibles de l’UGTA réside dans son lien quasi organique avec le politique et le parti. Elle n’a pas su couper le cordon et s’est trop politisée et cela s’explique par les raisons de la naissance de l’Etat national. Le lien avec le Mouvement national s’est transformé en un « mariage» avec le parti et l’Etat par la suite. Ce mariage a eu une conséquence néfaste sur le syndicat. Une dérive. De l’indépendance à nos jours, la crise de l’UGTA est partie de la crise de l’Etat national et du système politique.

– Comment la centrale syndicale n’a pas pu se séparer du système après l’ouverture démocratique ?

C’était le moment historique idéal qui devait consacrer l’autonomie de l’UGTA mais, encore une fois, à cause du contexte de l’époque marquée par une crise sécuritaire, cette rupture n’a pas pu se faire. Pis encore, le lien organique s’est davantage renforcé au point que l’on retrouve toutes les tares du système politique au sein de l’organisation syndicale. Absence de démocratie au sein des institutions, faiblesse de la tradition électorale, absence de renouvellement des élites, la dimension rentière, l’allégeance, le régionalisme sont autant de tares qui caractérisent le système politique que l’on va retrouver dans l’UGTA.

Le lien organique a négativement influencé l’UGTA. A chaque crise du pouvoir, elle aura ses prolongements dans la centrale. Et ce, depuis les années 1940. L’UGTA devait voir le jour en 1946, mais la crise du PPA-MTLD a retardé cette naissance. Après l’indépendance, le mouvement ouvrier n’a pas pu s’imposer comme force autonome en raison de la crise du pouvoir.

Et avec Boualem Benhamouda et son charisme alors qu’elle devait s’émanciper, le pays est plongé dans une véritable crise qui a empêché cette démarche. Là repose en réalité toute la problématique de l’indépendance et de l’autonomie dans le système politique algérien. Le système n’a pas seulement peur de l’opposant, mais surtout de l’indépendant. L’idée d’avoir des idées, une politique et une organisation libres en dehors du système font peur.

– Soixante ans après, l’UGTA s’est totalement fondue dans le système…

Le courant qui milite pour son autonomie est extrêmement faible. Les forces sociales autonomes ont toujours été faibles à l’intérieur vu le choix social fait par le système politique et qui a coupé l’herbe sous le pied. Que pouvait-on dire à Boumediène qui déclarait aux travailleurs : « Je suis en train d’appliquer votre programme !» Cela étant dit, le système de Ben Bella et de Boumediène redoutait fortement les travailleurs et leur représentant syndical.

L’UGTA était plus représentative que le parti quantitativement et qualitativement. Un système faible a toujours peur d’un syndicat puissant et fait tout pour l’affaiblir. Les prémices d’une autonomie ont été vite étouffées par le régime de Ben Bella. Le fait que l’UGTA ait produit de grandes figures, qui faisaient de l’ombre, faisait peur aussi. Et c’était le cas de Benhamouda au début des années 1990. Il était un acteur syndical et politique central et charismatique face à des chefs de gouvernement faibles.

– Que reste-t-il des bastions ouvriers comme Rouiba, El Hadjar, le port qui ont joué un rôle important dans la vie nationale ?

Ils étaient les fiefs des luttes sociales, des indicateurs importants de la vie politique et sociale du pays. Quand Rouiba bouge, c’est le début d’un mouvement politique d’une dimension nationale. Maintenant, les données ont complètement changé, nous sommes dans un autre moment historique. Le mouvement syndical algérien était plus ouvriériste contrairement à l’UGTT qui s’appuyait plus sur la couche moyenne des fonctionnaires. L’UGTA s’est renfermée sur elle-même à partir de son 3e congrès qui était le coup fatal.

Elle s’est éloignée de sa base sociale. Elle a changé de fonction, en lieu et place de mobiliser les travailleurs pour la défense de leurs droits, elle les mobilise en faveur de la réalisation des projets politiques du pouvoir. La direction de l’UGTA est devenue le représentant du pouvoir chez les travailleurs. Boumediène l’avait utilisée comme instrument pour combattre ses Lire la suite

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Violence scolaire : «Pas d’enquête scientifique»

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.

Aucune enquête « précise» sur le phénomène de la consommation de drogue en milieu scolaire n’a été menée dans les établissements scolaires.
Sans démentir avoir été destinataire d’un rapport des services de sécurité, comme l’ont rapporté des médias dans leur édition d’hier, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a rappelé les exigences d’une enquête sur ce phénomène. « Pour avoir un taux sur le phénomène, il faut une méthode scientifique avec un échantillon représentatif. Il n’y pas d’enquête précise dans les établissements scolaires.

Ceci dit, il faut sensibiliser sur ce phénomène car un seul élève touché nous alerte», a indiqué, hier, Mme Benghebrit, en marge de la réunion des collèges des inspecteurs. Interrogée sur les « tracasseries» rencontrées concernant l’établissement des cartes d’identité biométriques pour les candidats au baccalauréat, Mme Benghebrit a indiqué s’être entretenue avec son collègue au gouvernement, pour permettre une meilleure concertation entre les directions de l’éducation et les services locaux du ministère de l’Intérieur.

« L’anarchie rencontrée dans certains établissements sera dépassée à travers la régulation et un calendrier», tient à rassurer la ministre. Le calendrier des concours de recrutement des enseignants n’a pas encore été définitivement fixé. La ministre s’est contenté de redonner le même délai — fin mars — tout en précisant que ses services devraient avoir « dans une semaine» la réponse des autres directions (Fonction publique) concernant le nombre de postes à pourvoir et les nouvelles spécialités.

S’agissant des contractuels, Mme Benghebrit s’en tient à une même position : aucune titularisation en vue. « Les contractuels, recrutés pour assurer la continuité de l’enseignement et permettre une égalité entre tous les apprenants, ont une expérience qui leur permettra de passer le concours écrit», estime-t-elle. Interrogée sur le choix de la graphie dans l’enseignement de tamazight, Mme Benghebrit s’en remet aux recommandations de la future académie de langue amazighe.

« L’enseignement de tamazight est présent dans 28 wilaya. Le secteur n’a fait aucun choix entre les caractères utilisés sur le terrain (tifinagh, arabe, latin). Nous attendons l’installation d’une académie et à ce moment-là nous appliquerons ses recommandations», précise-t-elle. La ministre a réuni, hier, les représentants des collèges des inspecteurs installés depuis octobre dernier à travers toutes les directions de l’éducation du pays (50).

Les représentants de ces organes devaient faire le bilan du premier trimestre et développer, comme l’a souligné la ministre lors de son allocution, des perspectives de travail. Mme Benghebrit a insisté sur la formation des inspecteurs afin de permettre à l’école algérienne de s’inscrire dans le plan d’action de l’Unesco 2030, afin d’aller vers « une éducation de qualité, inclusive et équitable et un apprentissage tout au long de la vie pour tous». Lire la suite

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Un marathon pour un référendum au Sahara occidental

Publié le 24/02/2016, par dans Non classé.

22 pays étaient représentés au marathon de la liberté parmi lesquels les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Algérie, l’Italie et la Suède. Pour la première fois, une centaine de Sahraouis des territoires occupés illégalement par le Maroc ont rallié Laâyoune pour participer à l’événement sportif.
Le coup d’envoi des festivités devant marquer le 40e anniversaire de la création de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a été donné hier, dans le camp de réfugiés sahraouis de Smara, avec l’organisation d’un marathon, le 16e du genre, auquel ont participé 500 athlètes venus des quatre coins de la planète. Dans cette course de la liberté, 22 pays étaient représentés parmi lesquels les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Algérie, l’Italie et la Suède. Pour la première fois, une centaine de Sahraouis des territoires occupés illégalement par le Maroc ont rallié Laâyoune pour participer à l’événement sportif.

Le vétéran de la compétition est Daniel Dekkers, un Belge de 81 ans. « C’est ma septième participation au Marathon du Sahara et j’en suis très heureux. Je viens ici pour exprimer ma solidarité bien évidemment avec le peuple sahraoui. Mon but est aussi de donner de la visibilité à la cause sahraouie en Belgique où est établie une importante communauté marocaine. Tant que mes jambes arriveront à me porter, je répondrais présent», assure M. Dekkers tout heureux.

Le coup de starter du Marathon du Sahara a été donné par le ministre sahraoui de la Jeunesse et des Sports, dans une atmosphère bon enfant. Les participants devaient parcourir une distance de 41 km, soit le trajet séparant Laâyoune et Smara. Cela pour les sportifs les plus aguerris. Les amateurs avaient le choix, quant à eux, de courir sur des distances beaucoup moins longues.

L’essentiel pour eux, disent-ils,étant avant tout de « participer à la compétition et de manifester leur solidarité avec la cause sahraouie». « Cette année, le Comité suisse de soutien au peuple sahraoui a initié une pétition mondiale demandant au Conseil de sécurité de l’ONU d’organiser, avant fin 2017, un référendum d’autodétermination pour le peuple sahraoui. Je suis venu dans les camps pour soutenir cette initiative. Il est temps que ce peuple recouvre sa liberté et jouisse de ses droits fondamentaux. Sa souffrance n’a que trop duré», soutient Ylva, une Suédoise, qui précise que c’est la première fois de sa vie qu’elle prend part à un marathon dans le désert.

« La lutte continue»

C’est lundi dans le camp de réfugiés sahraouis de Smara que Khatri Addouh, président du Parlement sahraoui, a lancé le début officiel des festivités du 40e anniversaire de la création de la RASD, dont la proclamation a été faite le 27 février 1976 à Bir Lahlou. Dans un discours prononcé devant les représentants des innombrables délégations venues dans les camps de réfugiés, Khatri Addouh a invité les Sahraouis à être « fiers» du chemin parcouru depuis la proclamation de la naissance de la RASD.

Le responsable sahraoui a rappelé, à l’occasion, les nombreuses batailles remportées sur l’occupant marocain au niveau de la Cour internationale de justice et de la Cour européenne de justice. La large participation dont se caractérise le Marathon du Sahara témoigne, a-t-il ajouté, de « l’intérêt accordé par les opinions internationales à la cause sahraouie».

Passant en revue la longue liste des violations commises par le Maroc depuis 1975 dans les territoires sahraouis occupés, Khatri Addouh a martelé que le peuple sahraoui ne renoncera jamais à ses droits légitimes et cela à commencer par son droit à s’autodéterminer. « La lutte va continuer jusqu’à l’indépendance», a-t-il lancé avec détermination après avoir dénoncé le refus du Maroc de se conformer à la légalité internationale et d’emprunter le chemin de la paix. Les festivités du 40e anniversaire de la création de la RASD doivent se poursuivre dans le camp de réfugiés sahraouis de Dakhla où sont attendus les hauts responsables du Front Polisario.

Cette année, le Front Polisario a reçu le soutien de Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, qui a tenu à faire le déplacement dans les camps de réfugiés sahraouis. Winnie Byanyima est la figure de proue de la défense des droits des femmes, de la gouvernance démocratique et de la consolidation de la paix en Afrique. Lire la suite

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