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Les clés des logements «avant le Ramadhan»

Publié le 13/02/2016, par dans Non classé.

Les souscripteurs au programme de logement AADL 2001-2002 au niveau de la capitale vont pouvoir réceptionner leurs logements « avant le Ramadhan», a annoncé Abdelmadjid Tebboune, ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, lors d’une cérémonie de remise des décisions de préaffectation.
Cette annonce a été rendue possible grâce aux taux d’avancement des travaux qui « atteignent 95% au niveau de plusieurs sites à Alger», a précisé le ministre. Les anciens souscripteurs aux programmes AADL devraient occuper leurs logements « avant la fin de l’année», a souligné le ministre. M. Tebboune a par ailleurs annoncé que « les décisions de préaffectation concernant les souscripteurs au programme de 2013 seront remises vers la fin de l’année».

Concernant les 125 000 logements qui sont en construction dans la wilaya d’Alger, le ministre a précisé qu’ils seront prioritairement « affectés aux souscripteurs de 2001 et 2002, et le surplus sera destiné aux souscripteurs de 2013».

Face aux succès de la formule location-vente, l’Etat a été contraint d’accorder des rallonges budgétaires pour satisfaire la demande et revoir les modalités de paiement. En effet, le programme qui, initialement, devait compter 230 000 logements, a dû être revu à la hausse pour satisfaire les 420 000 souscripteurs. La forte demande a obligé l’Etat à revoir les modalités de payement au moment où la chute des cours du pétrole plombe ses réserves et que le prix du ciment atteint des records.

Le ministre s’est voulu rassurant en martelant que « la chute du prix du pétrole n’aura pas de répercussion négative sur la réalisation des programmes d’habitat prévus durant le prochain quinquennat». « Aucun mètre carré du programme d’habitat prévu dans le cadre du programme quinquennal 2015-2019 ne sera touché à cause des fluctuations actuelles des marchés pétroliers», avait encore déclaré le ministre au cours d’une réunion de travail à Constantine.

Il n’en demeure pas moins que l’Etat a décidé de revoir certaines modalités. Ainsi, les souscripteurs dont le revenu mensuel ne dépasse pas 108 000 DA se sont vus notifier la décision de verser 25% de la valeur totale, alors qu’auparavant, ils ne devaient s’acquitter que d’une seule tranche de 5% avant la livraison, les deux autres étant payables respectivement une année et deux ans après l’acquisition. Ces nouvelles modalités faisant passer le prix d’un F4 à 67 millions de centimes et celui d’un F3 à 52 millions.

L’Algérie a consacré jusqu’à aujourd’hui 63 milliards de dollars pour résoudre la crise du logement. A la fin de l’année 2012, le secteur du bâtiment avait déjà englouti 235 milliards de dinars, contre 425 milliards en 2013 et envisageait une prévision de 650 milliards dinars (environ 7 milliards de dollars) pour l’année en cours. Lire la suite

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Le fonds de la pension alimentaire toujours bloqué

Publié le 13/02/2016, par dans Non classé.

Le fonds de la Nafaqa, destiné à la prise en charge des pensions alimentaires au profit des femmes divorcées dont les ex-époux se dérobent aux décisions de la justice, n’a d’existence que sur le papier.
Malgré les assurances du ministère de la Solidarité nationale quant à la mise en vigueur du dispositif, la réalité est tout autre sur le terrain. Le tribunal Abane Ramdane constitue une illustration parfaite de la contradiction entre le discours officiel et la réalité.

Des dizaines des femmes viennent quotidiennement se renseigner pour bénéficier de ces dispositions, après avoir épuisé tous les recours à la justice pour contraindre les ex-maris à payer leurs dus, en vain. « Il n’y a rien», leur dit l’agent de sécurité placé au rez-de-chaussée de cette structure pour empêcher tout accès aux bureaux des juges des affaires familiales. « Vous ne pouvez pas passer. C’est interdit», lâche le vigile, ne voulant rien savoir des plaintes de ces « visiteuses» de plus en plus nombreuses ces derniers jours.

Il faut dire que l’annonce officielle et le tapage médiatique l’ayant accompagnée ont persuadé les plus réticentes à sauter le pas et à se déplacer au tribunal « pour arracher mon droit», dit l’une d’entre elles.

Ces femmes attendent dans les couloirs exigus séparant le grand hall du tribunal des autres services et des bureaux des juges de cette structure. L’attente dure des heures pour certaines. « Quel juge ? Revenez un autre jour», tente le même agent, histoire de se débarrasser de ces femmes qui essayent de soutirer quelques informations pour ne pas rentrer bredouilles. L’agent, qui a ainsi visiblement du mal à dissuader ses interlocutrices, fera appel à un policier qui, lui, en une fraction de seconde libère l’allée de cette présence indésirable.

Les informations glanées au niveau de ce tribunal indiquent en effet un retard accusé dans la mise en application de ce dispositif. « Les choses ne sont pas encore claires. Même si les dispositions des décrets de création mettent la mission de l’application du dispositif au juge des affaires familiales, les modalités d’applications et les procédés ne sont pas définis», souligne une source du tribunal Abane Ramdane, pointant du doigt « un flou total concernant l’applicabilité des dispositions de la loi».

Une existence sur papier

Des interrogations sont également exprimées quant au rôle du juge concernant la définition du montant de la pension. « Le juge va endosser ainsi de nouvelles responsabilités», précise notre source qui évoque également un besoin de formation à l’adresse des fonctionnaires de la justice avant d’endosser ces nouvelles missions. Mme Maiouche, directrice de l’action sociale de la wilaya d’Alger, attend justement avec impatience la mise en œuvre des dispositions de ce fonds pour soulager du fardeau « des centaines de femmes qui s’adressent à nous quotidiennement».

La direction de l’action sociale de la wilaya d’Alger a prévu pour les prochains jours une série de « rencontres de sensibilisation autour de ce dispositif, même s’il n’est pas encore opérationnel au niveau de la capitale». « Ce fonds sera salutaire pour les femmes que nous recevons quotidiennement et pour lesquelles nous ne pouvons pas encore grand-chose. La prise en charge de ces pensions alimentaires allégera le fardeau des mères de famille, dont les ex-époux ne règlent pas la pension alimentaire, en dépit de décisions de justice prononcées lors du divorce», soutient la directrice de l’action sociale de la wilaya d’Alger.

Pour Malika Moussaoui, directrice de la condition de la femme au ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, le dispositif est bel et bien appliqué, soulignant que toutes les dispositions sont mises en place pour que les femmes concernées puissent percevoir leurs pensions.

Mme Moussaoui rappelle que les directions de l’action sociale sur tout le territoire national sont instruites de payer à découvert, c’est-à-dire que le problème des finances ne se pose pas. Les dépenses relevant de ce fonds sont prévues dans la loi de finances 2015. Le financement de ce fonds se fait sur dotation du budget de l’Etat, des montants recouvrés auprès des pères « mauvais payeurs», des taxes fiscales et parafiscales ainsi que des dons et legs.

Mme Moussaoui rappelle que conformément à la loi, « la pension alimentaire concerne les enfants sur lesquels s’exerce le droit de garde, et qui sont représentés par la femme ayant obtenu le droit de garde, au sens du code de la famille. Il comprend également la femme divorcée à qui une pension alimentaire a été octroyée par jugement. La pension est octroyée uniquement en cas de non-paiement de la pension pour raison de refus, incapacité ou indisponibilité de l’adresse du père». Le père reste redevable au Trésor public.

Des procédures légales pour recouvrement de ces montants sont actionnées à travers le règlement à l’amiable, les prélèvements sur le compte du père débiteur, la saisie des biens ou les poursuites en justice. Mme Moussaoui indique que les démarches à entreprendre par les femmes concernées sont très simples pour jouir de cette pension.

Il suffit d’effectuer une demande auprès du juge territorialement compétent, accompagnée d’un dossier comprenant les documents justifiant le droit à la garde des enfants et le non-paiement de la pension alimentaire. Le délai de versement des montants n’atteint pas un mois, si l’on s’en réfère aux dispositions dudit texte.
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Appel d’une association pour la décontamination de la région

Publié le 13/02/2016, par dans Non classé.

Cela fait 56 ans que les premiers essais nucléaires français ont été effectués sur le sol algérien.
Plus exactement dans le plateau désertique de Tanezrouft, dans l’actuelle wilaya d’Adrar. Les effets néfastes de ces essais sont toujours ressentis par les populations de la région. Le président de l’Association du 13 Février 1960, Hamel Omar, n’a pas manqué de le relever dans une déclaration répercutée hier par l’APS.

Sa revendication prioritaire : la décontamination du site concerné par ces « essais de la mort» afin d’arrêter la catastrophe sanitaire qui frappe la population de Reggane. « Considérés comme crimes contre l’humanité, les effets dévastateurs des essais nucléaires effectués par la France coloniale dans le Sud algérien se font ressentir à ce jour et continuent d’affecter la santé et la vie des populations des régions concernées», a souligné M. Hamel à la même agence en espérant que son appel, à la fois, soit entendu aussi bien par les autorités algériennes, afin de poursuivre leurs efforts dans ce sens, que l’Etat français pour qu’il agisse en conséquence.

Pour Omar Hamel, le souhait le plus urgent pour les populations locales n’est pas d’être indemnisées, mais de voir la zone ayant servi de site pour ces essais définitivement nettoyé pour que les habitants puissent vivre en sécurité sanitaire. « Décontaminer les sites concernés par ces essais nucléaires des déchets radioactifs constitue une priorité pour mettre fin aux effets néfastes de ces crimes sur la population», a insisté M. Hamel pour lequel « la non-décontamination de la région des déchets radioactifs coûte la vie aux habitants et des fonds colossaux à l’Etat dans le cadre de la prise en charge des victimes».

« Des centaines de victimes souffrant notamment de cancers et de maladies ophtalmiques, dont des cas graves entraînant la mort, ont été recensées», a encore relevé le président de l’association qui justifie l’absence de statistiques précises et complètes par l’affectation de certains cas vers des services spécialisés au nord du pays. Il fait état, cependant, de quelque 48 cas de cancers, notamment de la peau, enregistrés durant la période allant de mai 2014 à janvier 2016. L’association que dirige Omar Hamel ne revendique pas des indemnisations pour les victimes. Pour M. Hamel, le plus important, c’est d’obtenir « les archives sanitaires des victimes des essais dans cette région d’avant-1962 ainsi que les archives techniques des essais».

A quoi serviront ces archives ? Omar Hamel estime que cela permettra à l’association, avec l’aide de spécialistes, de suivre l’évolution des radiations nucléaires meurtrières et de délimiter les résidus. Cela va assurément permettre de faciliter le travail des experts et spécialistes en matière de décontamination.

L’association du 13 Février 1960 a d’autres revendications, à savoir la reconnaissance par la France des crimes nucléaires commis en Algérie. Omar Hamel espère que les discussions sur ce dossier engagées entre les autorités algériennes et françaises vont aboutir à un accord qui prendrait totalement et globalement cette question qui empoisonne la vie des habitants de Reggane et des autres régions du Sud touchées par les essais nucléaires menés de 1960 jusqu’à 1967.

Le ministre des Moudjahidine avait, en effet, examiné ce dossier sous tous ses aspects avec des membres du gouvernement français, notamment le ministre de la Défense. Pour le moment, rien de précis n’a été entrepris. Les discussions demeurent ouvertes.

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Essais nucléaires français en Algérie : appel à la décontamination de la région de Reggane

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.

Le président de l’Association du 13 février 1960, Hamel Omar, a appelé vendredi, à la nécessaire prise en charge des victimes des essais nucléaires français effectués à Reggane et à la décontamination des sites des déchets radioactifs
« Considérés comme crimes contre l’humanité, les effets dévastateurs des essais nucléaires effectués par la France coloniale dans le sud algérien se font sentir à ce jour et continuent d’affecter la santé et la vie des populations des régions concernées », a déclaré M. Hamel à l’APS à la veille du 56ème anniversaire des essais nucléaires français à Reggane (13 février 1960).

Il a, dans ce sens, appelé à la nécessité « de décontaminer les sites concernés par ces essais nucléaires, des déchets radioactifs, comme priorité pour mettre fin aux effets néfastes de ces crimes » sur la population. M. Hamel a, en outre, insisté sur l’impératif « de décontaminer la région des déchets radioactifs qui continuent à faire de Reggane et des régions affectées des zones d’essais, lesquelles coûtent la vie aux habitants et des fonds colossaux à l’Etat dans le cadre de la prise en charge des victimes ».

« Des centaines de victimes souffrants notamment de cancers et de maladies ophtalmiques dont des cas graves entraînant la mort ont été recensés », a souligné le même responsable, précisant que les statistiques obtenues par l’Association auprès de l’hôpital de Reggane faisaient état de 48 cas de cancers, notamment de la peau, enregistrés durant la période allant de mai 2014 à janvier 2016.

M. Hamel a estimé qu’il était « difficile de déterminer de manière précise le nombre de victimes parmi la population de Reggan et les régions avoisinantes en raison de l’affectation de certains cas aux services de cancérologie aux niveaux des grands hôpitaux, notamment à Alger et Oran ».

Concernant les revendications de l’association qui compte des victimes des essais nucléaires et leurs familles, M. Hamel a précisé que l' »association, porte parole des victimes, ne revendique pas d’indemnisation financière, mais plutôt les archives sanitaires des victimes des essais dans cette région d’avant 1962 ainsi que les archives techniques des essais ». Ces dernières, a-t-il expliqué, permettront de suivre l’évolution des radiations nucléaires meurtrières et de délimiter les résidus, ce qui permettra de faciliter le travail des experts et spécialistes en matière de décontamination ».

L’autre revendication de l’association 13 février 1960 étant la reconnaissance par la France des crimes nucléaires commis en Algérie, selon le président de l’association. M. Hamel a exprimé le souhait de voir des « résultats positifs sanctionner ce dossier à la faveur de la récente visite à Paris du ministre des Moudjahidine Tayeb Zitouni ».
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Constantine 2015: Hakim Dekkar n’en finit pas de « taper du pied », à la grande joie de son public

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.
Constantine 2015: Hakim Dekkar n'en finit pas de
CONSTANTINE- L’humoriste Hakim Dekkar a déridé, jeudi soir, le public du théâtre régional de Constantine (TRC) avec son célèbre monologue Khabat Kraâou (celui qui tape du pied), légèrement revisité, mais toujours corrosif. Toujours aussi percutant, ironique à souhait, l’artiste a su, par ses tirades savamment distillées, arracher des éclats de…

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Les binationaux sont devenus des étrangers de chaque côté de la Méditerranée

Publié le 12/02/2016, par dans Non classé.

Des huit députés qui représentent la diaspora algérienne dans le monde, seuls deux ont boycotté la nouvelle Constitution. Une position qui a provoqué la colère des Algériens résidant à l’étranger, surtout en France, qui contestent les articles 51 et 73. Chafia Mentalecheta, députée de la zone 1 en France, qui a boycotté le scrutin, revient sur cette polémique.
– Vous faites partie de la minorité parlementaire qui a boycotté la séance de vote de la nouvelle Constitution dimanche dernier. Pourquoi ?

J’ai trouvé anormal que la Constitution algérienne soit révisée pour la troisième fois en moins de 14 ans, sans que le peuple n’ait son mot à dire ni directement via un référendum ni indirectement via un débat démocratique au Parlement. Je suis élue par la communauté nationale établie en zone 1 en France au regard des valeurs que je défends et de mes convictions fondamentales. A ce titre, j’avais des choses à dire au sujet de cette Constitution et en particulier concernant les articles dédiés à la diaspora.

En interdisant le débat au sein de l’Assemblée nationale populaire, le pouvoir en place a sciemment empêché la diaspora de lui porter la contradiction et de formuler ses protestations dans le seul espace officiel et constitutionnel d’expression du peuple. Dans les faits et en langage populaire, les hautes autorités ont donc tout bonnement boycotté le peuple. Il n’y avait donc aucune raison valable, y compris et particulièrement en qualité de représentante de ce même peuple que je sois présente à la séance de vote de la Constitution.

– Qu’en pense la diaspora algérienne notamment en France ?

J’ai fait le choix de passer la journée du vote du 7 février dernier auprès de nos compatriotes en France pour partager leur tristesse et essayer de transformer leur colère en mobilisation pacifique et citoyenne. Des associations organisaient une votation citoyenne dans le Val de Marne, je suis allée à leur rencontre. J’ai pu constater sur le terrain combien le désarroi, l’incompréhension et la désolation étaient sur toutes les lèvres. Le fossé est bien et bel creusé entre nos dirigeants et nos compatriotes établis à l’étranger.

Cet acte brutal d’exclusion, posé gratuitement, restera, me semble-t-il, gravé longtemps dans la mémoire de la diaspora qui n’aspire pas dans sa grande majorité à occuper des hautes responsabilités ou des fonctions politiques. Car, entendons-nous bien, la protestation des binationaux n’est pas une controverse qui porte sur la matérialité des postes, mais une contestation basée sur le principe de la pleine citoyenneté, de l’entière algérianité et du rejet de la suspicion systématique et de la stigmatisation.

– Parlons justement de ces deux articles, 51 et 73, largement contestés par la diaspora, notamment en France…

Les arguments avancés sur la nécessaire protection de la souveraineté de l’Etat ont contribué à amplifier l’indignation de nos compatriotes établis à l’étranger. Dénigrer ouvertement leur patriotisme sous prétexte de multinationalité est une offense à leur dignité et une insulte à l’histoire. La nationalité exclusive n’a jamais été l’inaltérable synonyme de défense de la patrie, sinon que dire de Frantz Fanon, Maurice Audin, Fernand Yveton, Francis Jeanson et tant d’autres qui se sont sacrifiés aux côtés de Larbi Ben M’hidi, Mustapha Ben Boulaïd, Hassiba Ben Bouali et tous nos martyrs pour permettre aux Algériens d’être des citoyens égaux en droits et en devoirs dans une Algérie libre et indépendante.

– Sur les 8 députés de la diaspora, seuls vous et Belkacem Amarouche, député FFS de la zone 4, ont boycotté. Comment un député peut-il approuver des articles qui vont à l’encontre de son électorat qui ne peut plus aspirer maintenant à des postes de responsabilité ?

Concernant mes collègues, je crois que c’est à eux qu’il faut poser la question. Je ne souhaite pas répondre à leur place. Quant à la diaspora, elle est bien évidemment surprise, surtout après les prises de position très déterminées de certains de mes collègues contre l’article 51. Il faut attendre les prochaines échéances électorales pour savoir quelles seront les conséquences des différents positionnements. Chaque prise de position peut être sujette à incompréhension, y compris la mienne concernant le boycott.

Et même si nous sommes élus, je sais que nous ne pouvons pas représenter la pensée de chacune et chacun pris individuellement. L’essentiel est donc d’être en conscience avec soi-même, de rester fidèle aux engagements pris pour pouvoir assumer sereinement sa responsabilité devant les citoyens.

– Les binationaux font aussi l’actualité en France sur la proposition de la loi sur la déchéance de la nationalité. Cette communauté qui se sent aujourd’hui visée par les deux pays, comment vit-elle tout cela ?

En effet, la déchéance de la nationalité proposée par le Président français a suscité également de grands questionnements. Très vite, la société civile et les parlementaires français se sont emparés du sujet. La qualité et la puissance du débat ont d’ores et déjà permis que la terminologie « binationaux» soit exclue du texte constitutionnel car les parlementaires français et particulièrement ceux issus de la majorité présidentielle ont refusé qu’une catégorie de citoyens soit discriminée du fait de ses origines. Mais, curieusement, nous avons constaté une réelle similitude dans les arguments des défenseurs de la déchéance de la nationalité et ceux de l’article 51.

Comme si les gouvernants en général et une certaine classe politique en particulier n’avaient trouvé que la solution du repli sur soi pour remédier aux effets de la mondialisation. Et, de fait, les binationaux sont devenus des boucs émissaires de choix mais aussi des étrangers de chaque côté de la Méditerranée. La similitude dans le timing a également surpris. Les deux pays ont pris la décision de réserver un sort à leur société commune pratiquement en même temps. Cependant, le résultat escompté ne sera, de toute évidence, pas le même d’une rive à l’autre.

– Selon vous, l’adoption de ces deux articles aura-elle un impact sur les relations binationaux – Algérie ?

Les Algériens binationaux ou non font la différence entre les dirigeants et le pays. Personne et pas même un article inscrit dans la Constitution ne peut les priver de leur algérianité, leur faire oublier leurs racines et diminuer Lire la suite

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