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Sellal évoque un nouveau modèle économique

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

Rattrapé par la crise, le gouvernement Sellal compte revoir sa copie et prévoit un « nouveau modèle économique» pour le pays dès avril prochain.
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a surpris plus d’un, hier, en annonçant qu' »un nouveau modèle économique pour la période 2016-2019 est en phase de préparation et d’examen» et sera présenté et annoncé en avril prochain. Pour faire face à la baisse des recettes due à la chute des cours du brut qui oscillent actuellement entre 30 et 35 dollars, soit un niveau inférieur au prix de référence arrêté à 37 dollars le baril dans la loi de finances, le Premier ministre, qui a souvent évoqué le recours à l’endettement extérieur, rectifie le tir et invoque, cette fois, le recours à « l’emprunt interne».

En effet, un emprunt obligataire national sera lancé en avril avec un taux d’intérêt très élevé de 5%, et ce, pour augmenter, selon M. Sellal, les sources de revenus. Le Premier ministre n’a pas précisé les contours de cette nouvelle orientation de la politique économique du pays. Ce qui est certain, c’est que le gouvernement Sellal est ainsi rattrapé par la crise économique que traverse le pays depuis la dégringolade des prix du pétrole.

Bien qu’ayant opéré des coupes budgétaires, notamment dans les dépenses d’équipement pour 2016, il faut savoir que le déficit sera si important qu’il sera difficile de le combler par le Fonds de régulation des recettes (FRR), dont les comptes ont commencé à fondre comme neige au soleil depuis 2014. Le mécanisme mis en place début 2001, comme le FRR, alors que les revenus réels d’exportation des hydrocarbures étaient supérieurs aux dépenses budgétaires afin de faire face aux années de « vaches maigres», ne tiendra pas longtemps en raison du niveau actuel des prix de pétrole.

« Nous écartons pour le moment le recours à l’endettement extérieur. Nous allons adopter un nouveau modèle économique que nous annoncerons en avril prochain et qui s’étalera jusqu’en 2019. Cette nouvelle orientation nous permettra de mieux maîtriser et gérer la situation économique. Nous avons pris cette décision pour éviter de recourir dans l’immédiat à l’emprunt extérieur», a expliqué M. Sellal en marge de l’ouverture de la session de printemps du Parlement. Le chef de l’Exécutif n’a pas nié l’existence d’une crise économique, mais a tenu à rassurer que l’Algérie maîtrise toujours les grands équilibres macroéconomiques nationaux.

D’autres décisions économiques seront prises sans toutefois, assure le Premier ministre, toucher aux acquis sociaux. Pour appuyer ses dires, M. Sellal annonce la réunion de la tripartite (gouvernement-patronat-syndicat) qui se tiendra début juin prochain pour examiner plusieurs dossiers relatifs à la situation économique du pays. L’annonce de Sellal a laissé perplexes les parlementaires qui ignoraient totalement cette initiative portant sur un nouveau modèle économique. « Nous ne sommes pas au courant. Nous avons pris connaissance à l’instant de cette proposition relative à l’adoption d’un nouveau modèle économique», révèlent des députés de différentes obédiences rencontrés sur place.

Ni le FLN ni le RND, les deux partis au pouvoir, n’ont été, semble-t-il, associés à ce projet susceptible de « faire bouger les lignes». Des députés indépendants et de l’Alliance de l’Algérie verte estiment que la chute des recettes pétrolières a mis à nu la politique du gouvernement. Aucune stratégie ni proposition, encore moins de solutions à long terme.

Des incohérences et des contradictions dans les discours apparaissent au fil des jours. « Lorsque l’Algérie baignait dans l’aisance financière, elle n’a pas pu réaliser des exploits ni finaliser ses grands chantiers et aujourd’hui, avec un baril à 30 dollars, elle veut faire des économies ! Question : est-ce que le gouvernement va encore une fois puiser dans la poche des citoyens pour régler la crise», s’est interrogé Zineddine Tebbal, chargé de communication au MSP.

Il y a quelques jours, le groupe Sonelgaz a annoncé vouloir recourir à un financement étranger pour lever 9 milliards de dollars en vue de financer ses investissements. Sonatrach, matrice de l’Etat algérien, n’a pas écarté cette éventualité, elle aussi, afin de financer ses projets. Comment, se demandent les députés, le gouvernement va satisfaire les besoins de ces deux entités ?

« Est-ce un énième appel au citoyen pour qu’il serre davantage la ceinture ?», s’offusquent les députés. Les élus du PT disent n’avoir aucune idée sur l’initiative du gouvernement et estiment que leur parti a formulé plusieurs solutions pour une sortie de crise, notamment l’abrogation de l’article 59 qui permet aux entreprises privées et étrangères établies en Algérie de recourir à l’endettement externe avec la garantie du Trésor public.

Il faut annuler l’Accord d’association avec l’Union européenne et il faut en urgence rétablir le monopole de l’Etat sur le commerce extérieur, comme il faut, selon Taâzibt du PT, en finir avec l’exonération tous azimuts accordée au secteur privé parasitaire. Comme il est impératif que l’Etat récupère son argent via les impôts impayés. Ce sont autant de questions que le gouvernement ne pourra pas, cette fois-ci, éluder pour faire jouer la logique économique. Lire la suite

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Résine de cannabis : Le Maroc, premier fournisseur dans le monde

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) l’a confirmé pour la énième fois : le Maroc demeure en tête des gros producteurs de résine de cannabis dans le monde.
Il est aussi le premier fournisseur de l’Europe. Cette information contenue dans le rapport annuel de cet organe indépendant, chargé de surveiller l’application des conventions internationales des Nations unies relatives au contrôle des drogues, est consolidée par le fait que le Maroc est fréquemment cité ces dix dernières années comme l’un des trois pays sources et zones de transit de résine de cannabis dans le monde. Il est suivi par l’Afghanistan, le Liban et le Pakistan.

Dans le rapport de l’OICS, l’Algérie est citée comme un pays de transit de grosses quantités de résine de cannabis provenant du Maroc. Ce rapport s’appuie sur les données fournies par les autorités algériennes faisant état que la majeure partie de la résine saisie dans le pays l’aurait été au nord-ouest, à la frontière avec le Maroc. Des données déjà confirmées par l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie.

D’après un bilan établi pour les 11 premiers mois de 2015, les différents services de lutte auraient saisi plus 109 tonnes de résine de cannabis et 309 g de graines de cannabis, alors que 571 plants ont été découverts et détruits. En volume, le cannabis est la première des drogues saisies en Algérie. Selon la même institution, 60% du cannabis saisi l’ont été dans l’ouest du pays. Les plages de cette région seraient, selon ce bilan, en tête en matière de rejets de cannabis, qui dépasseraient les 2 tonnes. La culture du cannabis au Maroc occuperait une superficie de plus de 47 000 hectares, selon le rapport annuel de l’OICS.

Outre les pays voisins, principalement l’Algérie, le Maroc fournirait l’Europe en résine de cannabis via l’Espagne. D’après le même document, plus des deux tiers de la quantité totale de résine de cannabis saisie en Europe l’ont été sur le territoire espagnol. En plus d’être le premier producteur et fournisseur au monde, le Maroc assisterait aussi un trafic important de cocaïne provenant du Brésil à destination de l’Europe.

L’Afrique, plaque tournante du trafic de drogue

Le rapport de l’OICS qualifie l’Afrique de principale plaque tournante du trafic de drogue dans le monde et aussi d’importante zone de transit vers l’Europe. D’après le même bilan, l’ouest du continent est régulièrement utilisé par les trafiquants pour faire passer de la cocaïne et d’autres drogues vers l’Europe. L’Afrique du Nord reste l’une des premières sources des drogues entrant en Europe, tandis que l’Afrique de l’Est sert de plus en plus de plaque tournante pour le trafic d’héroïne afghane à destination du continent européen, en témoigne le fait que les pays de la sous-région et certains autres européens signalent une progression des saisies d’héroïne provenant d’Afrique.

Ce phénomène pourrait expliquer en partie l’augmentation de l’abus d’héroïne en Afrique de l’Est. De facto, le continent africain connaît une hausse de la consommation illégale de drogues accompagnée d’un accroissement sans précédent des groupes criminels organisés.
Dans un autre volet du rapport, l’OICS dévoile que la moyenne annuelle de consommation de cannabis est la plus élevée comparée aux autres types de stupéfiants. Plus de 7% de ses consommateurs seraient âgés entre 15 et 64 ans, un taux presque double de la moyenne annuelle qui ne dépasserait pas les 3,9%.

Le cannabis, la drogue la plus consommée en Afrique

Etant le stupéfiant le plus consommé en Afrique, le cannabis serait la principale substance à l’origine des demandes de traitement de toxicomanie. Il est suivi de l’héroïne, dont la prévalence de consommation serait égale à celle rapportée à l’échelle mondiale de 0,4%.
Dans le contexte de la prise en charge des toxicomanes, l’OICS estime qu’un sur 18 dépendants à la drogue bénéficie d’un traitement.

Pour l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, 12 900 personnes dépendantes aux stupéfiants ont bénéficié d’un traitement et d’un suivi médical durant les 9 premiers mois de l’année écoulée. Le bilan fait ressortir que la tranche d’âge la plus concernée par ces soins, majoritairement externes, oscille entre 15 et 35 ans, représentant un taux de plus de 78%. La consommation de drogues, qui connaît ces dernières années un essor considérable, touche à 91% la gent masculine.A. B. Lire la suite

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Remaniement ministériel dans les prochains jours, selon Saâdani

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

« C’est au président de la République de décider d’un éventuel remaniement du gouvernement.» La réplique est du Premier ministre, Abdelmalek Sellal.
C’est en marge de la cérémonie d’ouverture de la session de printemps de l’Assemble populaire nationale (APN) que Sellal a levé toute équivoque concernant la question du remaniement ministériel. Il explique que la Constitution amendée est claire et ne fait pas obligation au président de la République de remanier le gouvernement. « L’Algérie compte aujourd’hui des institutions élues. Le président de la République est élu et exerce ses fonctions, le Parlement aussi», a-t-il précisé.

Après avoir rappelé que le Premier ministre était désigné par le chef d’Etat, Sellal a évoqué trois hypothèses, relevant toutes des prérogatives du président de la République, sur un éventuel remaniement ministériel. Il y aura, selon lui, soit un remaniement total, soit un remaniement partiel ou alors le maintien du gouvernement. « Le Président peut garder l’équipe actuelle comme il peut écarter certains ministres ou changer toute la composante. Je ne peux pas me prononcer à sa place», tranche Sellal.

Seulement, du côté partisan, Amar Saadani, secrétaire général du FLN, est catégorique ; il persiste et signe qu’il y aura un remaniement dans les prochains jours. Mieux, devant les mouhafedhs réunis hier à Alger, il donne des détails : « Je précise bien qu’il s’agira d’un remaniement et non d’un changement à la tête du gouvernement. Sellal préservera son poste de Premier ministre et son maintien fera du FLN le parti qui dirigera le gouvernement.» Lire la suite

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Que fera le gouvernement avec ses migrants ?

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

Des sources indiquent que les autorités allemandes auraient remis une liste nominative des Algériens en situation irrégulière.
Les ressortissants algériens se trouvant en situation irrégulière en Allemagne devraient s’inquiéter pour leur sort depuis qu’Alger et Berlin sont parvenues à un accord d’extradition. Les ministres de l’Intérieur des deux pays, Noureddine Bedoui et son homologue allemand Thomas de Maizière, ont annoncé, lundi à Alger, que les détails techniques des opérations de rapatriement devront être « discutés» par les services de police des deux pays. Pour l’heure, aucune des parties n’a dévoilé le nombre de personnes concernées par cette mesure.

Des sources indiquent que les autorités allemandes auraient remis une liste nominative des Algériens en situation irrégulière. Selon le quotidien allemand Bild, les services de police allemands auraient recensé 2600 Algériens identifiés grâce aux empreintes digitales, 2400 Marocains et 1400 Tunisiens. Selon d’autres témoignages, nombre d’Algériens se seraient débarrassés de leurs passeports et se faisant passer pour des réfugiés syriens afin d’éviter l’expulsion.

Certains seraient impliqués dans le viol des femmes commis à Cologne la nuit de la Saint-Sylvestre. Depuis ce triste événement, les autorités allemandes ont accéléré les démarches auprès des trois pays maghrébins, Algérie, Tunisie et Maroc, pour reconduire aux frontières leurs ressortissants arrivés en Allemagne clandestinement depuis une année. « Il y a près de deux mois, la police est venue me chercher à mon domicile, m’a conduit au commissariat où on m’a signifié que ma demande d’asile a été rejetée et que je dois quitter le territoire allemand.

Mais j’ai été relâché au bout d’un moment», témoigne un jeune Algérien en situation irrégulière.
La tournée magrébine du ministre allemand de l’Intérieur avait pour objet essentiellement d’obtenir un accord pour leur extradition.
Par ailleurs, l’accord signé entre Alger et Berlin pourrait bien poser de sérieux soucis aux autorités algériennes, qui devront faire face à ce mouvement de retour de jeunes qui ont fui le pays à la recherche d’une « vie meilleure».

Il est évident que le gouvernement algérien, qui a accepté ce « marché», tentera d’en tirer profit politiquement dès lors que l’Algérie est présentée par la chancelière allemande Angela Merkel comme un pays « sûr», dont les ressortissants ne sont pas candidats au statut d' »exilé politique». Cependant, il aura à gérer les conséquences sociales de ce retour forcé, particulièrement en ces temps de crise économique. L’affaire pourrait prendre de l’ampleur si d’autres pays européens seraient tentés d’exiger un accord similaire de l’Algérie, qui risque de se retrouver avec des milliers de jeunes qui viendront grossir les rangs des chômeurs. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

– Le président du CIO à Alger le 13 mars

Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, effectuera prochainement une visite en Algérie, à l’invitation du Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Durant son séjour en Algérie, il sera reçu par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Il aura une série d’entretiens avec le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, ainsi qu’avec le président du Comité olympique algérien (COA), Mustapha Berraf.

Il visitera plusieurs installations sportives, entre autres le Centre de regroupement des équipes nationales à Souidania et inaugurera l’Académie et musée olympique, mitoyen à la salle Harcha. La visite de Thomas Bach intervient quelques mois avant les Jeux olympiques de Rio de Janeiro 2016. Pour rappel, l’Allemand Thomas Bach est le 9e président du CIO depuis la naissance de cette instance internationale. Il a été élu le 10 septembre 2013 pour deux mandats : le premier de 8 ans, le second de 4 ans.

– Waâda à Tixeraïne

Les citoyens de la commune de Tixeraïne organiseront une waâda demain matin. A l’initiative du comité de quartier, les habitants de la cité vont renouer avec une ancienne tradition, qui consiste à réunir tous les résidants de la ville et procéderont au sacrifice de plusieurs veaux, pour ensuite offrir un grand festin, au cours duquel seront distribuées des quantités de viande, surtout au profit des nécessiteux.

La dernière waâda organisée à Tixeraïne remonte à il y a 30 ans. Couscous, viande, boissons gazeuses, friandises, fruits et gâteaux seront offerts à tous ceux qui se joindront à la fête que vivra demain matin la commune de Tixeraïne. Les organisateurs tablent sur une présence massive des citoyens de la commune, ainsi que celle de tous ceux qui voudront partager avec eux un moment de joie et de convivialité.

Chréa isolée et déconnectée !

Algérie Télécom continue d’agir sans aucun respect envers ses clients. C’est surtout le manque de communication et l’absence d’excuses en cas de problème technique, entre autres, qui provoquent la colère de ses clients. A Chréa, (Blida), plusieurs usagers d’internet ont été surpris, samedi dernier, par une coupure inopinée qui a, semble-t-il, duré longtemps.

Des restaurateurs, qui ont l’habitude de promouvoir leurs services via les réseaux sociaux, se disent « outrés par l’indifférence» d’Algérie Télécom. « On est isolés du monde, alors que le moment est propice pour des escapades à Chréa en ces jours enneigés. Nos doléances sont restées lettre morte», se désole un restaurateur. « Algérie Télécom est appelée à respecter ses engagements envers ses clients en toutes circonstances», lance-t-il. A bon entendeur…

– 7 personnes brûlées vives au Malawi

Une foule a brûlé vives, au Malawi, sept personnes soupçonnées de trafic d’os humains, souvent utilisés dans des pratiques de sorcellerie, a déclaré, hier, la police. « Les victimes ont été trouvées en possession d’os humains et la foule a décidé de les brûler avec de l’essence, mardi, dans le district de Nsanje, dans le sud du Malawi», a indiqué un membre de la police, Kirdy Kaunga. Un responsable local, Tengani, a expliqué que des villageois ont commencé à avoir des soupçons en observant les faits et gestes d’une des sept personnes, qui avait un sac contenant des os. Selon ce responsable, « l’homme a été poursuivi et arrêté (…). Il aurait confirmé que son sac contenait des os humains et c’est à ce moment-là que la foule a commencé à se rassembler et à brûler un par un les sept personnes soupçonnées». Lire la suite

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Les violences à l’égard des femmes au menu

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

La tenue à Alger d’une conférence des chefs de police africains consacrée aux violences à l’égard des femmes coïncide avec le parachèvement de la campagne de Ban Ki-moon lancée en 2008 contre ce fléau. Elle permettra le partage des expériences en matière de prévention contre ce fléau, mais aussi la mise en place de stratégies de protection plus efficaces. C’est ce qu’a déclaré hier Ali Ferrague, directeur de la police judiciaire.
A la veille de la tenue à Alger, les 7 et 8 mars, d’une conférence africaine sur le rôle des organes de sécurité dans la lutte contre les violences à l’égard des femmes, le directeur de la police judiciaire, Ali Ferrague, a animé hier une conférence de presse durant laquelle il a évoqué sur les objectifs de cette rencontre qu’il qualifie d' »important événement régional» qui regroupera, dit-il, non seulement les chefs de police africains, mais aussi des personnalités mondiales, comme le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon et des représentants d’organisations onusiennes, notamment de l’ONU Femmes, le Fnuap, le PNUD, le HCR ainsi que des experts africains et occidentaux dans le domaine de la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles.

« Le choix d’Alger pour accueillir les travaux de la 5e assemblée générale de la Déclaration de la conférence internationale de Kigali n’est pas fortuit. Il coïncide avec le parachèvement de la campagne contre les violences à l’égard des femmes, lancée en 2008 par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Il a été décidé par les directeurs et les inspecteurs généraux de police africains, eu égard au niveau de professionnalisme et de modernisation de la police algérienne à travers le recours à des moyens et des technologies de pointe dans l’accomplissement de ses missions dans le respect des droit de l’homme, et ce, grâce à la nouvelle dynamique impulsée par le Directeur général de la Sûreté nationale qui a tout mis en œuvre pour renforcer la coopération policière régionale à travers la mise en place du mécanisme de coopération policière africaine, Afripol, dont le siège est à Alger», a déclaré Ali Ferrague.

L’objectif, a-t-il ajouté, est de consolider les efforts en matière de sensibilisation sur les conséquences de la violence contre les femmes et l’encouragement des initiatives allant dans le sens de la lutte et de la prévention contre ce fléau. M. Ferrague a ajouté, par ailleurs, que la conférence permettra aux participants « de partager les expériences» en matière de lutte et d’arrêter des « recommandations pertinentes à même d’aider les services de police à apporter des réponses efficaces à ces violences».

Le directeur de la police judiciaire met l’accent sur « l’expérience» de nombreux pays dans le domaine, notamment l’Algérie qui a « intégré la dimension humaine» dans son approche de prise en charge de ce fléau. « Dans sa stratégie de lutte contre les violences, la Sûreté nationale a intégré la dimension humaine à travers la police de proximité dans le but d’anticiper sur certaines infractions. En fait, c’est une approche globale qui prend en charge la protection des personnes vulnérables. Sur le terrain, les 50 unités de protection de l’enfance interviennent aussi bien en ce qui concerne les enfants, mais aussi lorsqu’il s’agit des infractions liées à la famille.

La Sûreté nationale a développé une approche globale dans le traitement de la criminalité, qui repose essentiellement sur la prévention. Lors des travaux de la conférence, un panel d’experts fera état des expériences des pays participants et l’Algérie sera représentée par la Direction générale de la Sûreté nationale, mais aussi par les différentes institutions, comme les ministères de la Justice, de la Santé et de la Solidarité, qui vont parler des stratégies mises en place pour lutter contre les violences à l’égard des femmes», a expliqué M. Ferrague.

Ce dernier reconnaît qu’il « est difficile» pour des pays confrontés à des situations de guerre et de conflits armés de protéger les femmes et les enfants, souvent les premières victimes des violences, en soulignant cependant : « Nous voulons qu’à travers les débats et l’exposé des expériences des uns et des autres, nous puissions partager cette vision de police citoyenne et sociétale parce que sans le citoyen, la police ne peut agir.

Le continent africain fait face à des défis majeurs et la communauté internationale en est consciente. Les mécanismes prévus par l’ONU, dans le cadre de la résolution 13-25, permettent de surmonter ces défis…» Interrogé sur l’entrée en vigueur en Algérie de la nouvelle loi sur les violences à l’égard des femmes, le directeur de la police judiciaire se montre catégorique : « Ces infractions existaient déjà dans le code pénal qui ne fait pas de distinction entre les citoyens et les citoyennes. Il faut reconnaître que l’Algérie a fait un pas de géant par rapport à ces nouvelles dispositions qui viennent renforcer légalement la protection des femmes.»
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