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En bref…

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

– Tamanrasset : Un militant des droits des chômeurs arrêté

L’arrestation de Ghoulam Abdelali, membre de la Coordination locale pour la défense des droits de chômeurs, a suscité colère et indignation sur la Toile. Le fondateur du mouvement Ma Frat a été interpelé, avant-hier, par les services de la sûreté de wilaya de Tamanrasset à la suite d’un mandat d’amener obtenu des instances judiciaires compétentes. Ghoulam était à son poste de travail à l’ADE lorsqu’il qu’il a été arrêté et conduit manu militari au commissariat. Selon des informations recoupées, l’activiste serait condamné de 6 mois de prison pour « attroupement non autorisé» et « incitation à la violence».

– AADL : Des souscripteurs en colère à Blida

Une centaine de souscripteurs au programme AADL 2 de la wilaya de Blida ont organisé, hier matin, un sit-in devant le siège régional de cette agence. Les contestataires exigent des responsables de l’AADL d’accorder aux souscripteurs de Blida la priorité à l’accès aux logements de cette formule et dont les chantiers sont situés dans cette wilaya. « 21 700 logements situés à la ville nouvelle de Bouinan, à l’est de Blida, dont le taux d’avancement est appréciable, sont destinés à des Algérois.

Paradoxalement, le quota réservé aux souscripteurs de la wilaya de Blida est minime : 5000 logements seulement pour 25 000 demandes. Leur taux d’avancement est à 1% seulement et ils sont situés dans le piémont de Bouinan. C’est injuste», clament ces souscripteurs en colère. Ces derniers interpellent le wali de Blida pour que d’autres projets AADL soient lancés non loin des villes dans les meilleurs délais afin de répondre favorablement à toutes les demandes.

– Sétif : Incendie dans un complexe laitier

Un incendie s’est déclenché hier matin dans le complexe laitier de la commune de Mezloug, à 9 km au sud de Sétif. Selon nos sources, le feu s’est déclenché vers 5h et aurait calciné deux conditionneuses sur les quatre que comptait l’atelier ainsi qu’un important lot de produits plastiques. L’on apprend que les responsables du complexe auraient promis de tout entreprendre pour que la production reprenne dans un délai n’excédant pas les 15 jours. Notons que le complexe de Mezloug Tell, fonctionnel depuis 1992, produisait quotidiennement 20 000 litres de lait destiné à approvisionner les wilayas de Sétif, M’sila, Jijel, Béjaïa et une partie du sud-est du pays.

– Les lauréats du prix Benzine connus demain

La cérémonie de remise du prix Abdelhamid Benzine aura lieu demain à 10h. Organisée par l’association les Amis de Abdelhamid Benzine, la cérémonie aura lieu à la salle Frantz Fanon de Riadh El Feth. Lors de cette séance sera présenté et mis en vente,l’ouvrage collectif produit par les actes du colloque de mars 2015, intitulé La cartographie syndicale algérienne… Après un quart de siècte de pluralisme. De même qu’une courte séquence du film Nous n’étions pas des héros du réalisateur Nasreddine Guenifi sera projetée. Les journalistes et le public sont cordialement invités. Lire la suite

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Dans les coulisses… : La justice des fax !

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

Poursuivi pour une interview accordée à El Watan Week-end en septembre 2015, Belkacem Khencha s’est vu infliger une amende de 100 000 DA pour avoir décrit les conditions de détention à Laghouat où il a purgé, l’année dernière, une peine de prison de six mois ferme. Les avocats du mis en cause ont été surpris en consultant son dossier : « Nous n’avons pas trouvé de dépôt de plainte d’un corps constitué, assure maître Noreddine Ahmine, alors que le chef d’accusation était outrage à un corps constitué», poursuit-il.

Dans l’entretien, Belkacem Khencha avait déclaré : « Les gardiens s’en prenaient à ceux qui se bagarraient ou réclamaient l’amélioration de leurs conditions de détention. Ils tiennent le prisonnier, la tête en bas, suspendu par les pieds avec une ceinture. Au moment où les uns lui coincent les épaules, les autres le frappent sur le plat des pieds pour ne laisser aucune trace. C’était leur façon de punir. J’ai eu des témoignages de gens qui se sont fait menotter pour être giflés par les gardiens à tour de rôle».

Au lieu que la justice ouvre une enquête pour savoir dans quelles conditions vivent les prisonniers, ils ont opté pour la solution facile : « Dans le dossier de la justice, il n’y avait qu’un fax adressé probablement par le ministère de la Justice, car le numéro de l’expéditeur commence par l’indicatif téléphonique d’Alger (021), et c’était une copie de l’entretien accordé pour El Watan Week-end», regrette l’avocat. Alors, sur quelle base le procureur de la République « a-t-il déclenché l’action publique», et où sont le dépôt de plainte et le corps constitué ? Bien sûr, « c’est le fax reçu probablement de la part du ministère de la Justice», conclut maître Noreddine Ahmine.

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Ce qui a changé depuis la melyounia du 14 mars 2013

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

Le 11 mars 2013, à la veille de la melyounia des chômeurs annoncée à Ouargla, deux décisions avaient été prises par le gouvernement afin d’apaiser les esprits échauffés par les déclarations du Premier ministre et son ministre de l’Intérieur à propos des chômeurs taxés de « séparatistes» et d' »importateurs du Printemps arabe».
Il s’agit de la nomination d’un nouveau wali, à savoir Ali Bouguerra, venu en pompier, et la publication de l’instruction de Sellal aux walis du Sud, donnant priorité absolue aux enfants de la région dans l’emploi et un feu vert à la refonte des programmes de la formation universitaire et professionnelle dans le Sud.

Ces mesures ont permis un recrutement plus orienté vers la main-d’œuvre locale sous-qualifiée qui constitue les deux tiers des inscrits au fichier de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM). Ces dispositions ont posé avec acuité la problématique du refus des chômeurs de retourner aux bancs de l’école d’une part et d’autre part leur insistance à n’être recrutés que dans le quatuor d’or du groupe Sonatrach, à savoir l’ENTP, l’ENSP, l’Enafor et la Direction de la production (DP). Le constat est corroboré par les chiffres annoncés par les autorités qui donnent 10 054 placements en 2014 et 11 210 en 2015.

La direction de l’emploi constate avec satisfaction que « les enfants de la région ont de plus en plus de postes dans les grandes entreprises nationales, ce qui est leur droit absolu», selon Mohamed Guergueb, directeur de l’emploi de la wilaya. C’est un des rares gestionnaires, sinon le seul, bénéficiant du respect des chômeurs qui dénoncent régulièrement les dépassements et passe-droits des cadres de l’ANEM. Guergueb clame à qui veut l’entendre : « Je ne suis jamais intervenu pour un proche, je n’ai aucun parent à Sonatrach, je n’interviens que pour placer des chômeurs lambda».

Les insuffisances, toutes les instances de l’emploi les reconnaissent, à commencer par l’Inspection du travail qui a établi 138 PV d’infractions transmis à la justice en 2015. Elle fait état de 1 398 travailleurs recrutés selon des procédures non conformes à la réglementation dans le secteur pétrolier. Même l’ANEM, au cœur de cette polémique chronique de l’emploi reconnaît ses torts, sans pourtant y remédier. En 2012, constatant de faux bulletins portant un visa falsifié de ses services, l’agence de l’emploi de Ouargla a déposé plainte contre X. La justice n’a rien fait depuis.

Visibilité du Sud

Par ailleurs, à l’université Kasdi Merbah de Ouargla, la passerelle avec le secteur économique, notamment pétrolier, n’a jamais été aussi simplifiée. « Nous visons la formation d’excellence, adaptée aux besoins du marché voire même à la carte», nous a déclaré, jeudi dernier, Ahmed Bouterfaia, son recteur. 80 conventions de partenariat et de coopération on été signées et 5190 étudiants ont bénéficié de stages pratiques dans des entreprises, dont plus de 80% de stagiaires dans les compagnies pétrolières au titre de l’année universitaire 2014/2015. A elle seule, l’Enafor compte recruter 1 000 diplômés de l’université de Ouargla entre 2017 et 2022, a annoncé Abdelkader Khedimi, son directeur des ressources humaines lors de la cérémonie de signature de cinq nouvelles conventions.

Mais il serait très réducteur de restreindre les répercussions de la melyounia du 14 mars 2013 au seul dossier de l’emploi. Si le pouvoir central regardait d’un demi-œil la population des régions sahariennes, les réduisant souvent à un désert humain, l’idée générale qui voudrait que le sud de l’Algérie ne pèse que par ses innombrables ressources naturelles, a bien changé depuis la révolte des chômeurs, suivie par celles des anti-gaz de schiste.

Il serait tout aussi réducteur d’isoler cette correction de la vision interne au seul enjeu national, car le Sud qui cristallise à la fois les craintes et les espoirs de tous les Algériens en un avenir meilleur « est au centre d’une dynamique où la compréhension des enjeux économiques et géostratégiques est capitale», estime le Dr Hamza Bengrina. Cet enseignant d’économie de l’environnement à l’université de Ouargla nous expliquait, déjà en 2011, que « les jeunes ne réclament pas seulement un poste à Sonatrach.

L’individu n’est plus un petit boulon dans une grande machine, c’est un facteur de changement, de révolution». Cette révolution des esprits, Tahar Belabbès et ses camarades estiment y avoir largement participé, d’abord en refusant « d’être traités de cherdhima, un groupuscule terroriste», par Sellal au lendemain de la fin de l’opération Tiguentourine. Ensuite par leur action de starter à un mouvement social porteur d' »une meilleure visibilité, une image positive d’un Sud jeune, écocitoyen s’opposant pacifiquement aux politiques du gouvernement».

Une image largement reflétée par les médias nationaux et internationaux et là, on est bien loin de l’esprit revendicatif de 2013 où il contestait « les paroles outrageuses d’Ould Kablia sur la neutralisation des protestations et la maîtrise de la situation sécuritaire au Sud pour préserver les installations pétrolières». Une certaine valorisation de la ressource humaine locale est partagée par des cadres qui se sont « enfin» vu permaniser ou nommés à des postes dont ils assuraient la fonction ou l’intérim pendant de longues années, « avant qu’un cadre parachuté d’Alger n’atterrisse du jour au lendemain à Ouargla», nous confie O. B., un cadre de la région.

A la tête d’instances étatiques locales ou régionales, il est loisible de constater que des énarques et universitaires du Sud ont été nommés au poste de directeur. Parmi eux des femmes qui ont longtemps été marginalisées et reléguées aux postes subalternes. A l’université de Ouargla, à la station ENTV, à l’Office du patrimoine, à la direction de la culture, y compris le poste de ministre de l’Intérieur, pour ne citer que ces derniers, des cadres qui n’auraient jamais espéré accéder à des postes valorisants savent ce qu’ils doivent au mouvement des chômeurs.
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Annaba : Le consul de France veut booster les partenariats

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

Appelé à d’autres fonctions le 31 décembre 2015, Franck Simaer, consul général de Annaba, vient d’être remplacé par son compatriote Maze Didier. Mardi dernier, dès son arrivée, ce dernier a rendu une visite à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI Seybouse) de Annaba.
Selon Djamel Daoudi, vice-président de la CCI, « cette première visite à notre Chambre se veut, selon les déclarations du diplomate, un renouvellement de l’engagement en direction de la communauté d’affaires que composent les deux parties». Le consul a pris attache avec les 17 étudiants en arts plastiques qu’abrite la CCI Seybouse de Annaba.

Ces futurs artistes composent la classe déconcentrée de l’Ecole supérieure de l’art (ESA) de Dunkerque (France) dont le projet a été initié en 2014 par Rachid Ghimouz, ancien président de la CCI Seybouse. Le choix du chef de la diplomatie française porté sur Maze Didier n’est pas fortuit. En effet, il avait connu la wilaya de Annaba dans sa jeunesse où il avait étudié durant deux années à l’école Pierre et Marie Curie, à la faveur de la présence de son père dans cette ville en tant que coopérant technique.
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Alger refuse de considérer le Hezbollah comme «organisation terroriste»

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, est revenu hier sur la décision du Conseil de coopération du Golfe – ainsi que celle du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur – désignant le Hezbollah libanais « organisation terroriste».
« L’Algérie considère le Hezbollah comme un mouvement politique et militaire du Liban qui est régi par les lois de ce pays. C’est un acteur important dans ce pays frère», a indiqué M. Lamamra en marge de sa rencontre à Alger avec son homologue angolais, George Rebelo Pinto Chikoti. Le chef de la diplomatie algérienne a rappelé l’attachement de l’Algérie au principe de non-ingérence dans les affaires internes des autres Etats ; il a également précisé que Alger s’est abstenu lors du vote de la décision contre le Hezbollah prise par le Conseil des ministres arabes de l’Intérieur à Tunis, mercredi dernier.

En Tunisie, selon l’APS, la société civile et des partis politiques ont rejeté cette décision, appelant « toutes les forces dans leur pays et dans le Monde arabe à rejeter cette décision et à assumer leurs responsabilités». Les Tunisiens ont également rappelé « les sacrifices consentis par le Hezbollah dans la lutte contre le terrorisme sioniste». Pour sa part, le Hezbollah a qualifié, hier, la décision du CCG comme « hostile» et « irresponsable».
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1200 migrants subsahariens rapatriés de Ouargla après un meurtre

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

Les autorités de la wilaya de Ouargla ont décidé de transférer 1200 migrants subsahariens en deux vagues (une hier et la seconde demain), de sept nationalités différentes, vers Tamanrasset afin d’éviter des représailles, selon la police.
Une partie des migrants logeaient au centre d’accueil situé à 2 km de Saïd Otba, localité périphérique de Ouargla, qui a été le théâtre d’un homicide perpétré par un Nigérien de 22 ans sur un jeune du quartier, alors que ce dernier tentait de secourir sa voisine. Azeddine Bensaïd, 26 ans, habitant Saïd Otba Charquia, était de passage devant le domicile de M. N. à 11h05 quand il a été hélé par cette dernière, qui lui a indiqué doucement qu’un voleur venait de s’introduire dans sa maison.

C’est en essayant de l’enfermer dans une chambre avant d’appeler les secours que M. C. H. a poignardé Azeddine à deux reprises. Des blessures qui ont coûté la vie au jeune homme lors de son évacuation vers l’hôpital. Le même jour, plusieurs altercations ont éclaté à Saïd Otba, où des jeunes furieux en raison de ce drame qui a touché l’un des leurs s’en sont pris à des Maliens et à des Nigériens qui revenaient de leur travail en fin d’après-midi. Une vingtaine de blessés ont été admis dans la soirée de mercredi à l’EPH Mohamed Boudiaf avant d’être transférés, ainsi que leurs compatriotes, vers l’ancienne gare routière de Ouargla.

Première escale, ultime refuge pour une dernière nuit avant leur rapatriement décidé en cours de soirée par la commission de sécurité de la wilaya « pour les protéger des représailles et éviter tout dérapage», nous a confié Hamid Boujaatit, chef de la Sûreté de la wilaya de Ouargla, rencontré un moment avant le début du rapatriement d’un premier groupe de réfugiés. M.Boujaatit a exprimé la détermination des autorités sécuritaires de la wilaya à circonscrire les dommages aux seuls enregistrés la veille. Pour lui, « un sentiment de réprobation du transfert des migrants vers le centre de Saïd Otba a été exprimé par les habitants.

Cet homicide qui a endeuillé la population aurait pu mal finir». Il est à rappeler que la Sûreté de la wilaya de Ouargla ainsi que le groupement de gendarmerie territorialement compétent ont rapidement déployé des forces supplémentaires à Saïd Otba où plusieurs cordons sécuritaires ont été dressés pour permettre le ratissage des palmeraies alentours à la recherche du meurtrier présumé et canaliser le flux des jeunes du quartier qui se sont rendus au centre d’accueil, avant d’être repoussés par les éléments de la gendarmerie. Un appel au calme a été lancé aux habitants via la radio locale et des émissaires ont été envoyés à Saïd Otba pour soutenir la famille Bensaïd et apaiser les habitants, presque tous de la même tribu.

Les autorités ont également accéléré les procédures légales, notamment l’autopsie, pour la remise du corps à la famille et permettre l’inhumation, qui s’est déroulée mercredi en début de soirée. Alors qu’une conférence de presse a été animée par le wali en fin de journée, une douzaine de bus ont transféré plus de 500 migrants de 15 nationalités vers le centre d’accueil de Tamanrasset en prévision de leur rapatriement vers leurs pays d’origine.

Il est à signaler que le chef de la Sûreté de la wilaya de Ouargla a exhorté les entrepreneurs de la ville à verser leurs salaires à ces migrants qui constituaient leur principale main-d’œuvre, souvent mal payée et surexploitée. Lors d’une conférence de presse, le wali de Ouargla a déclaré qu’il regrettait le départ des migrants, qui va engendrer un retard dans les chantiers de construction. Depuis 2012, c’est la première opération de rapatriement qui touche autant de nationalités africaines. Lire la suite

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