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Les banques publiques peu intéressées

Publié le 12/03/2016, par dans Non classé.

Le crédit à la consommation ne suscite pas encore l’intérêt. La formule « magique» dont le gouvernement, le patronat et l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) ont fait la promotion tarde à convaincre les producteurs et les consommateurs.
Lancé officiellement en janvier dernier après une longue hésitation des autorités, le crédit à la consommation est « noyé» entre une demande encore timide et des banques qui n’en font pas, pour le moment, une priorité. Une virée dans plusieurs agences bancaires de la capitale permet d’avoir un aperçu sur l’avancement de ce concept présenté comme le sauveur de l’économie nationale. Les demandes de renseignements sur cette formule tant vantée par le gouvernement et encouragée par l’UGTA pour booster la consommation du produit « made in Algeria» ne sont portées que sur le crédit véhicule.

« Nous recevons énormément de demandes de renseignements et de détails sur les modalités de l’acquisition de la Renault Symbol, mais nous sommes désolés de répéter la même réponse. Toutes les banques ne fournissent pas l’accès au crédit à la consommation. Nous n’avons reçu aucune instruction de notre hiérarchie», précise le chargé de crédit dans une agence de la Banque nationale d’Algérie (BNA) d’Alger-Centre.

La même réponse est produite par le représentant d’Arab Bank qui explique que bien que la Banque d’Algérie ait donné son autorisation à l’ensemble des banques pour ouvrir ce segment (crédit à la consommation), les modalités de l’octroi et l’offre de ce produit bancaire ne sont pas encore proposées par tous ces établissements financiers. « Chaque banque ayant sa propre politique d’investissement et ses centres d’intérêt», explique-t-on au niveau d’une agence Arab Bank, à Alger. A la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP), on nous explique que la formule sera lancée très prochainement.

« Probablement à la fin de ce mois», explique un employé du service crédit aux personnes venues se renseigner sur les modalités d’acquisition du véhicule algérien, qui reste ainsi le seul produit qui semble intéresser ces « demandeurs de renseignements». Seules donc deux banques privées, à savoir BNP Paribas El Djazaïr et Société Générale Algérie, offrent la possibilité de contracter un crédit à la consommation. Pour ces deux établissements financiers, des guichets sont mis en place au niveau des points de vente du constructeur. « Une fois sur place, l’intéressé est accompagné dans le processus de l’octroi du crédit, de sa simulation jusqu’à la signature du contrat», explique-t-on au niveau d’une agence BNP Paribas.

Les producteurs aux abonnés absents

A la lenteur de la procédure du lancement de cette formule de crédit au niveau des banques s’ajoute l’absence de l’offre de produits. Ainsi, mis à part les produits Condor (électroménager, informatique et électronique…), aucun show-room de produits locaux ou montés ne présente ce genre d’offre. Au niveau des magasins de Condor de la capitale, il est possible de retirer des factures proforma. Ce document est à présenter par les clients intéressés au niveau des deux banques, qui offrent pour le moment cette formule, avant de contracter le crédit. « Nous n’avons encore vu aucune demande d’achat validée. Les gens demandent la facture, regardent les prix et partent… La formule n’est pas encore bien lancée», précise un responsable d’un magasin Condor.

En plus des véhicules, les cycles et motocycles, la liste des produits éligibles au crédit à la consommation est étendue aux produits électroménagers, les ordinateurs, les téléphones et les smartphones, les meubles et les tissus d’ameublement ainsi que les tapis, les matériaux de construction et la céramique. Les commerçants spécialisés dans ces créneaux évoquent l’aspect informel d’une grande partie de la production.

« Une partie de ma clientèle se dit intéressée par certains produits d’ameublement, de l’installation des cuisines équipées fabriquées localement, mais le fait que les fournisseurs ne disposent pas des documents attestant la traçabilité des produis et la situation vis-à-vis du fisc empêche ce genre de transaction», explique le gérant d’un grand magasin de meubles installé dans la périphérie est d’Alger. Sur ce registre, Amar Takdjout, secrétaire général de la Fédération textile et cuir à l’UGTA, souligne que bien que des conventions officielles aient été signées entre plusieurs ministères et les banques, un travail de sensibilisation doit être mené avec les entreprises pour les inciter à se mettre à jour concernant cette formule.

« Même si tous les blocages seront levés au niveau de toutes les banques, le résultat ne sera pas reluisant si, en contrepartie, les entreprises ne proposent pas leurs produits. C’est aux producteurs de mener également campagne pour booster leurs ventes», explique notre interlocuteur.

A rappeler que le crédit à la consommation, suspendu en 2009, a été réinstauré par la loi de finances 2015. Il est destiné exclusivement aux produits fabriqués ou assemblés localement. Selon les textes législatifs, ce prêt est assorti d’un taux d’intérêt non bonifié (près de 9% pour le véhicule Renault par exemple). Les revenus de l’emprunteur devront assurer le remboursement du crédit durant les délais fixés par le décret exécutif relatif au crédit à la consommation, dont la durée est supérieure à 3 mois et n’excédant pas les 60 mois.

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La saison agricole est-elle réellement sauvée ?

Publié le 12/03/2016, par dans Non classé.

Le nord du pays a connu, la semaine dernière, de nouvelles perturbations météorologiques, avec des précipitations qui sont certainement d’un grand apport pour les barrages mais, surtout, pour les agriculteurs.
Déjà, les pluies précédentes ont quelque peu calmé l’inquiétude des fellahs confrontés, depuis le début de la saison agricole, à un sérieux déficit en pluviométrie. Les nouvelles parvenues des différentes régions agricoles du nord du pays, notamment de l’ouest, faisaient état, jusque-là, d’un apport hydrique insuffisant ayant sérieusement affecté les cultures pluviales (dépendant exclusivement des pluies). Il s’agit particulièrement de la céréaliculture, presque entièrement dépendante de la pluviométrie, puisque les superficies irriguées, qui pourraient réduire cette dépendance vis-à-vis du climat, représentent seulement 7% des superficies cultivées. Si les pouvoirs publics ne veulent pas parler jusqu’ici de sécheresse, ils admettent néanmoins que le pays vit un « stress hydrique important».

Interrogé il y a près de deux semaines sur la situation des ressources hydriques, Abdelouahab Nouri, ministre des Ressources en eau, a indiqué qu’il n’y avait pas lieu de déclarer l’état de sécheresse dans le pays, mais « une telle hypothèse n’est pas à exclure si la situation persiste». Pour les spécialistes de l’Office national de la météorologie (ONM), « déclarer un état de sécheresse est très délicat» en ce sens que les paramètres de désignation de cet état sont définis « par région, eu égard à la variabilité de la pluie» et à la position géographique de la dépression climatique. Les précipitations cumulées ces derniers jours permettent d’évoquer un « déblocage progressif» du déficit pluviométrique.

Il n’en demeure pas moins qu’au plan agricole, les spécialistes font le distinguo entre les différents types de sécheresse et affirment que « la sécheresse agronomique n’est pas seulement une insuffisance de pluviométrie pendant une période de temps donnée, mais un manque d’eau sur une période suffisamment longue pour être ressentie par les cultures».

Pour les agronomes, les précipitations doivent être bien réparties dans le temps et dans l’espace pour que l’agriculture réalise de bonnes performances. Les quelques pluies enregistrées ces derniers jours, et celles probablement à venir, sont-elles de nature à sauver la saison agricole ? Rien n’est sûr. Même si, effectivement, ces précipitations évacuent le spectre de la sécheresse et redonnent espoir aux agriculteurs, l’apport pluviométrique demeure faible.

Les techniciens, quant à eux, voient le problème sous un autre angle et affirment que « la probabilité d’une saison médiocre n’est pas à écarter». Ils font remarquer que le déficit en pluviométrie qui a prévalu durant plusieurs semaines, au début de la saison agricole, a entraîné des pertes importantes dans les cultures semées précocement, notamment en céréaliculture.

Pour les céréales, même si la récolte peut être sauvée, « une diminution du volume pluviométrique durant le cycle de croissance se répercute inévitablement sur le stade de développement et de formation des grains et, partant, sur la production», nous explique un ingénieur agronome. A la fin du mois de mai, toutes les céréales « atteindront le stade de maturité physiologique qui correspond à la pleine formation du grain. D’où l’importance d’une bonne distribution de la pluviométrie à l’intérieur de la période agricole», nous précise-t-on encore.
Le recours à l’irrigation d’appoint, très peu utilisée aujourd’hui, demeure la seule alternative face à des situations de manque de pluviométrie. Là est toute la problématique du secteur agricole dans le pays. Lire la suite

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Des missiles Stinger récupérés à El Oued

Publié le 12/03/2016, par dans Non classé.

Un détachement combiné de GGF et de militaires, relevant de la 4e Région militaire, a neutralisé, dans la nuit de jeudi à vendredi dans la commune de Guemmar, à 16 km au nord-ouest du chef-lieu de la wilaya d’El Oued, trois terroristes.
Qualifiés de dangereux, ces criminels ont été identifiés suite à une filature de plusieurs semaines. Il s’agit de l’émir A. Kamel dit Abderahmane qui a rallié, en 1994, les groupes terroristes au sud-est du pays ; C. Thamer dit El Abbes et A. Abdelhak, confirme le ministère de la Défense nationale.

Qualitative, cette opération l’est à plus d’un titre puisqu’elle a permis de récupérer un arsenal de guerre, dont 6 systèmes de missiles antiaériens de type Stinger, 20 pistolets-mitrailleurs de type kalachnikov, 3 lance-roquettes RPG-7, 2 fusils-mitrailleurs RPK, 2 fusils à lunette, 2 pistolets automatiques.

Les munitions sont aussi importantes que l’armement en question : 16 roquettes pour RPG-7, 4 grenades, 2 ceintures explosives, 383 balles de différents calibres, 97 chargeurs de munitions ont été également saisis. Dans le véhicule tout-terrain qui transportait ces terroristes, ont été découverts deux paires de jumelles, deux appareils GPS, des téléphones portables et autres objets hétéroclites. C’est grâce à un travail de renseignement très poussé que les services de sécurité ont pu mettre hors d’état de nuire ce dangereux groupe.

Selon des sources militaires sur place, ces terroristes étaient déjà pris en filature depuis plusieurs semaines dans la région de Oued Souf, frontalière à l’est avec la Tunisie.

Selon des témoins oculaires, il était 21h lorsqu’un véhicule 4×4 transportant les trois terroristes fait son apparition. Auparavant, une embuscade avait été tendue par les forces combinées qui ont surpris ce groupe par des tirs nourris, les mettant tous hors d’état de nuire. Lors de la récupération des cadavres, un arsenal de guerre a été découvert dans la benne du véhicule, soigneusement couvert par une bâche. L’opération a été effectuée dans un quartier populaire.

A la question relative à l’origine de cet arsenal, notamment les systèmes de missiles antiaériens de type Stinger, des sources militaires écartent qu' »ils soient introduits depuis la Libye» confirmant que « jusqu’à 2010, il n’y a aucune trace, dans le registre de transferts d’armes des Nations unies, de vente de ce système par les Américains à l’armée d’El Gueddafi. Si l’enquête confirme leur origine depuis la Libye, cela peut être expliqué uniquement par une transaction clandestine ou un don des pays ayant participé à l’élimination du président libyen».

A rappeler qu’en octobre 2013, les ratissages réguliers des forces sécuritaires ont permis la découverte d’une importante cache d’armes. Située à 200 km du site gazier de Tiguentourine, elle contenait une centaine de missiles sol-air, plus de 500 Manpad (portable air-defense system) et autres lance-roquettes RPG et grenades. A ce moment-là, il a été formellement démenti que cet arsenal ait été puisé des réserves de l’ancien dictateur. Paradoxalement, en 2012, des équipes d’experts militaires français, britanniques et américains avaient découvert et sécurisé environ 5000 Manpad et leurs composants.

Ainsi, avec cette inquiétante découverte conjuguée aux troubles sécuritaires que connaissent actuellement la Libye et la Tunisie, l’état-major de l’armée doit redoubler de vigilance dans les régions frontalières du Sud-Est algérien, dont El Oued est la porte. Pour mémoire, le 25 novembre 1991, la commune de Guemmar avait subi la première attaque terroriste armée des années 1990.

Il y avait eu 25 morts, 3 militaires et 22 terroristes. En 2008, 7 gendarmes relevant du 15e Groupement des garde-frontières (GGF) stationné à Guemmar avaient été la cible d’une embuscade meurtrière. Lire la suite

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Confiance retrouvée à Sétif

Publié le 12/03/2016, par dans Non classé.

Après de longs mois d’angoisse et d’inquiétude, les importantes chutes de neige enregistrées ces derniers jours sur les Hauts-Plateaux sétifiens, une région agricole et céréalière de premier plan, ont redonné le sourire et de l’espoir aussi bien aux agriculteurs qu’aux gestionnaires des ressources hydriques de la wilaya, où l’on n’évoque toujours pas parler la sécheresse.

D’autant plus que les initiés et les professionnels du secteur ne veulent pas anticiper et parler d’une saison compromise car les derniers apports pluviométriques sont satisfaisants disent-ils. Le chef du centre de la météo de Sétif, Kamel Boulahia, le souligne d’ailleurs : « Pour la période agricole qui débute généralement au mois de septembre, la région de Sétif a enregistré jusqu’à maintenant 230 mm de pluies. Ce sont là d’appréciables quantités. Dire que durant décembre dernier, nous n’avions enregistré aucune précipitation. Paradoxalement, le mois précité a été le plus pluvieux durant les 30 dernières années. On demeure confiant puisqu’on attend, pour les prochains jours, d’importantes précipitations.

Ce qui devrait faire le bonheur des agriculteurs.» Le directeur des services agricoles de la wilaya (DSA), Ali Zerarga, abonde dans le même sens : « Les derniers apports nous réconfortent d’autant plus que les Hauts-Plateaux sétifiens sont connus comme région agricole tardive, contrairement à l’ouest du pays. Je demeure optimiste car nos céréales ont bénéficié de la quantité d’eau nécessaire. Nous espérons de nouvelles et importantes précipitations durant les mois de mars, avril et mai, une période cruciale pour les céréales. Les bons échos de la partie nord de la wilaya, où la végétation est luxuriante, laissent supposer que l’année sera bonne.

Située à proximité de Sétif ville, la frange intermédiaire a bénéficié elle aussi d’apports importants. Laissez-moi dire qu’à cette période de la saison, on ne peut être catégorique même si le spectre de la sécheresse ne plane pas avec acuité à Sétif où l’on a procédé, cette année, à l’emblavement de 190 000 hectares.» Notre interlocuteur évoque les récoltes des deux dernières années : « A cause d’une pluviométrie irrégulière, nous n’avons pas réalisé de récolte record.

En 2014, on a enregistré plus de 1,5 million de quintaux (toutes espèces de céréales confondues). On a bouclé l’année 2015 avec une récolte d’un million de quintaux, très loin des 2 millions attendus.»

Du côté des agriculteurs, l’optimisme n’est pas de mise. « Il est vrai que les dernières chutes de pluie et de neige ont fait du bien au secteur agricole qui craignait une nouvelle saison catastrophique. Pour se rassurer et prévoir une bonne saison, il nous faudrait des précipitations régulières pour la période mars-mai, la plus cruciale pour aussi bien les céréaliers que les éleveurs dont la production et le rendement dépendent, dans une certaine mesure, de la générosité du ciel», révèlent des agriculteurs sur le qui-vive…
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Constantine 2015: une semaine culturelle « Made in USA » bientôt sur le Vieux Rocher

Publié le 11/03/2016, par dans Non classé.
Constantine 2015: une semaine culturelle
CONSTANTINE – Une semaine d’activités culturelles baptisée « un goût d’Amérique » permettra au public constantinois de découvrir, du 24 au 28 mars en cours, de nombreuses facettes de la culture des Etats-Unis, a-t-on appris vendredi de source diplomatique. Cette participation américaine à la manifestation « Constantine, capitale de la culture arabe » comprend…

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Constantine 2015: présentation samedi de la générale du spectacle chorégraphique « Juba 2 »

Publié le 11/03/2016, par dans Non classé.
Constantine 2015: présentation samedi de la générale du spectacle chorégraphique
CONSTANTINE – La générale d’un spectacle chorégraphique intitulé « Juba 2 », monté par l’association culturelle « Nouara », sera présentée samedi soir au théâtre régional de Constantine, a indiqué vendredi la présidente de l’association et metteur en scène, Nouara Idami. Ecrit par Hocine Tayeb, l’£uvre, d’un durée de 60 minutes, aborde l’histoire du…

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