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Le ministère de l’Education piétine la loi en recrutant en CDD

Publié le 08/04/2016, par dans Non classé.

Dans la rue depuis dimanche 27 mars, en grève depuis le 3 avril et en grève de la faim depuis lundi dernier, les enseignants contractuels demandent une intégration directe en poste sans passer par le concours. Le ministère de l’Education affiche son niet catégorique. En attendant, ils campent toujours à Boudouaou. Faut-il intégrer les enseignants contractuels ?

– Le ministère de l’Education nationale a tranché. Il n’y aura pas d’intégration des enseignants contractuels sans concours de recrutement. Que comptent-ils faire maintenant ?

Il n’y aura pas de reprise du travail. Les grévistes persistent et ceux ayant entamé la grève de la faim continuent. Ils résisteront. Les établissements scolaires de Béjaïa et de Bouira ont gelé les cours mercredi. des centaines d’enseignants affichent leur solidarité en organisant des rassemblements et des sit-in. La décision du ministère de l’Education n’arrange pas les protestataires. Ce refus catégorique de Nouria Benghebrit est complètement ignoré.

Maintenant, c’est le Premier ministre et le président Bouteflika qui sont interpellés. Ce n’est plus le ministère de l’Education qui est notre interlocuteur. Les contractuels attendent une réaction de leur part. J’estime que cette démarche est entièrement légitime. Ces enseignants n’ont aucune autre solution que de résister. Ce que Mme Benghebrit leur a proposé n’est pas une solution.

– Des mesures ont été prises, selon le ministère de l’Education, en votre faveur. L’expérience sera bonifiée dans ce concours…

Cette nouvelle annonce n’est pas une solution pour les contractuels. Dans plusieurs wilayas, il n’y a aucun poste budgétaire ouvert alors que des enseignants contractuels en poste sont nombreux. Dans d’autres wilayas, seuls trois ou quatre postes sont ouverts pour une cinquantaine de contractuels au moins. Je pense que la ministre s’éloigne de plus en plus du problème. Il n’y a pas de solution valable proposée.

– Le ministère affirme qu’il préfère temporiser pour le moment afin de prendre des mesures contre les contractuels, en rompant le contrat s’ils ne regagnent pas leurs classes…

Une décision illégale ! Après 48 heures d’absence, la loi prévoit certes une mise en demeure, envoyée plusieurs fois avec une semaine d’intervalle. Mais ce que la ministre veut entreprendre, c’est la radiation des grévistes sans passer par les procédures réglementaires. Les contractuels comme tous les travailleurs ont le droit de faire grève. C’est un droit réservé par la Constitution. De plus, selon la loi algérienne, tout contractuel, tous secteurs confondus, est automatiquement recruté après cinq mois de contrat.

Le ministère de l’Education piétine la loi. Cette réglementation n’est pas appliquée, chose que nous ne comprenons malheureusement pas. Des enseignants contractuels qui restent toujours en CDD, c’est illégal du point de vue de la loi. Je réfute l’idée du ministère de l’Education qui explique que la contractualisation est une démarche ordinaire qui restera éternellement dans le secteur.

– Mais les enseignants contractuels n’ignorent pas les clauses du contrat et les conditions de la contractualisation…

Le ministère a toujours fait appel à eux dans les moments de crise. La gestion du secteur laisse à désirer. A chaque rentrée scolaire, pour enrayer la crise qui s’annonce, le ministère fait appel à des milliers de contractuels. Ils sont affectés dans des zones montagneuses et des régions isolées.

Le ministère n’arrête pas d’expliquer que le recours aux enseignants contractuels est une démarche normale, mais cela ne tient pas la route. Aujourd’hui, 1500 enseignants contractuels sont encore bloqués à Boudouaou dont un groupe est en grève de la faim. La grève des cours continuera tant la demande exigée n’est pas satisfaite. Certains sont malades, parmi eux leur porte-parole qui a été hospitalisé. Ils font dans la résistance

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Le ministère de la Santé lance un programme national contre le diabète

Publié le 08/04/2016, par dans Non classé.

Un nouveau programme de prévention du diabète a été lancé à travers le pays, impliquant tous les secteurs concernés, a indiqué, hier, à Chlef, le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf.
Présidant une rencontre ayant pour thème « La progression du diabète menace le développement», organisée à l’occasion de la Journée mondiale du diabète, le ministre a indiqué qu’un nouveau dispositif pour le dépistage et la prise en charge du diabète sera mené de façon permanente au niveau national. Il s’agit, a-t-il précisé, d’une « action d’envergure qui implique l’ensemble des acteurs concernés, pouvoirs publics, employeurs, éducateurs, personnel médical, société civile, médias, et les patients et leurs proches». Elle repose également sur la formation de 3100 médecins généralistes aux méthodes de dépistage, d’orientation et de suivi des personnes diabétiques.

Le ministre de la Santé a fait savoir que cette stratégie vise à réduire les facteurs de risques des maladies non transmissibles comme le diabète, ajoutant que cette affection figure en tête des maladies chroniques avec 12,9%. On dénombre près de 2 millions de diabétiques dans le pays, dont la tranche d’âge la plus touchée est celle des 35-65 ans. Après avoir inauguré la Maison du diabétique au centre de Chlef, le premier responsable du secteur a procédé à l’ouverture du service des urgences du nouvel hôpital Les Sœurs Bedj.

Un établissement qui vient se substituer aux UMC des hôpitaux en préfabriqué datant du séisme de 1980. Il dispose de 12 lits d’accueil et de trois salles de décochage pour la prise en charge des états de choc. L’autre grand avantage est la présence d’un service de réanimation au sein dudit établissement. A ce propos, le ministre de la Santé a tenu à remercier le chef de l’exécutif de la wilaya, Aboubakr Seddik Boucetta, de l’appui fourni pour rendre fonctionnels les services médicaux de première nécessité, notamment ceux d’oncologie, de cardiologie, de chirurgie générale, d’hémodialyse et de ranimation. Lire la suite

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Khenchela : 12 cas de brucellose confirmés

Publié le 08/04/2016, par dans Non classé.

Douze cas de brucellose ont été signalés sur les vaches depuis le début de l’année 2016 dans la wilaya de Khenchela, selon une source proche des services de la direction de l’agriculture. Les animaux atteints sont systématiquement abattus et l’opération de vaccination du cheptel, ainsi que l’opération de dépistage se poursuit pour éradiquer la maladie.
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Kendira (Béjaïa) : Le véhicule du président de l’APC brûlé

Publié le 08/04/2016, par dans Non classé.

Le véhicule personnel du président de l’APC de Kendira, 60 km au sud-est de Béjaïa, a pris feu, hier vers 2h, devant son domicile, dans le village de Guenana, relevant de la même commune.
« Je suis rentré chez moi tard dans la soirée après une journée de travail harassante, et faute de pouvoir passer par le parc, où je gare mon véhicule habituellement, je me suis contenté de le laisser devant la maison», a déclaré l’élu communal, Hanafi Guenana, contacté par nos soins. Et de poursuivre : « Vers 1h30, j’ai entendu une explosion. Dans un premier temps, j’ai cru que c’était simplement un objet qui était tombé, mais en sortant de la maison, j’ai vu que c’était mon véhicule qui était en train de brûler.»

Interrogé pour savoir s’il avait des ennemis dans la commune qui auraient pu recourir à un tel acte, le président de l’APC, qui dit ne pas avoir déposé de plainte contre X, se contente de répondre : « Non, je n’ai pas d’ennemi direct, mais, vous savez, dans une commune rurale déshéritée comme la nôtre, n’ayant que des moyens très limités, il y a certainement du mécontentement social.» Aussitôt alertés, les services de sécurité, la police et la gendarmerie se sont dépêchés sur place. Une enquête a été ouverte pour, notamment, savoir s’il s’agit d’un incident ou d’un acte criminel. Lire la suite

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Dans les coulisses de… : La médiation d’Alger entre Ankara et Damas

Publié le 08/04/2016, par dans Non classé.

Alger mène depuis plusieurs semaines une médiation discrète entre la Syrie et la Turquie, selon une source diplomatique algérienne. « A la demande d’Ankara, l’Algérie a d’abord été sollicitée pour ouvrir un canal avec la Russie après que l’armée turque ait abattu un avion russe le 24 novembre (2016)», selon la même source qui affirme qu’Alger a joué un « certain rôle» pour éviter une escalade dangereuse entre la Turquie et la Russie.

Le Soukhoï 24 a été abattu au retour d’une mission de combat par des appareils turcs au-dessus de la frontière turco-syrienne, qui sépare la région du Hatay en Turquie et la région de Lattaquié en Syrie. Ensuite, la médiation algérienne a entamé des contacts via ses ambassades à Ankara et à Damas, ouvrant un second canal, cette fois-ci entre la Turquie et la Syrie dont les relations restent très tendues. « Malgré ces tensions, Turcs et Syriens voulaient échanger autour de la question kurde et autour de la volonté des Kurdes syriens de créer un Etat indépendant», précise la source diplomatique.

Mi-mars, les Kurdes de Syrie ont annoncé la création d’une « région fédérale» dans les zones sous leur contrôle dans le nord syrien. Souvent, les échanges « ne sont pas très cordiaux», mais cela évolue, selon la même source, qui évoque « depuis peu des échanges écrits entre les deux capitales en conflit, ce qui est une avancée importante». Ces « avancées» dans la médiation algérienne ont été abordées dans le détail entre Algériens et Syriens, fin mars, lors de la visite à Alger de Walid al Mouallem, ministre syrien des Affaires étrangères.
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Comment Chakib Khelil s’est retrouvé à la zaouia El Merzouguia

Publié le 08/04/2016, par dans Non classé.

La visite de Chakib Khelil à la zaouia de Benhar à Djelfa, le 1er avril dernier, après son retour au pays, a créé une onde de choc. La zaouia El Merzouguia qui l’a invité veut se défendre des accusations de « blanchiment» de celui dont le nom reste lié au scandale Sonatrach. Reportage.
« Ce n’est pas la première fois que Chakib Khelil vient dans notre région. En avril 2004, en tant que ministre de l’Energie, il s’était rendu à Benhar (commune Djelfa). Alors, dès que nous avons appris son retour en Algérie, nous lui avons adressé une invitation à laquelle il a favorablement répondu. Donc, c’est nous qui avons pris l’initiative dans l’objectif de l’honorer et de lui rendre la place qu’il mérite dans son propre pays. C’est une personnalité algérienne d’excellence, aux compétences mondialement avérées.

De ce fait, nous avons jugé nécessaire de le décorer.» Abdelkader Bessine, 33 ans, diplômé de la faculté des sciences politiques et de la communication (ITFC) en 2004, préside depuis 2012 l’organisation nationale des zaouias. Il est aussi le fils du cheikh Rabah, responsable de la zaouia El Merzouguia à Benhar, au nord de la wilaya Djelfa.

El Watan Week-end l’a rencontré chez lui, dans le salon d’honneur qui a accueilli Chakib Khelil le 1er avril dernier. « A ma connaissance, il n’existe aucun dossier impliquant Chakib Khelil dans toutes les affaires de corruption auxquelles son nom est associé, se justifie-t-il. Je reste convaincu qu’il est innocent et victime d’un acharnement médiatique démesuré. Je ne comprends pas pourquoi ils s’attaquent à lui sans pour autant présenter de preuves tangibles.» Mais à Djelfa, la nouvelle de la visite la semaine dernière de Chakib Khelil à la zaouia de Sidi Mohamed Ben Merzoug, d’où il avait fait son come-back médiatique, a choqué les habitants. Ceux que nous avons rencontrés dans les rues de cette ville des Hauts-Plateaux disent vouloir « se démarquer» de cette initiative. « Il existe des opportunistes dans toutes les wilayas.

Ces gens-là ne cherchent qu’à se positionner, faisant tout pour s’approcher des sphères du pouvoir, accuse Rachid Bettache, 33 ans, avocat et responsable du bureau du parti d’Ennahda à Djelfa. Mais si Chakib Khelil a voulu se refaire une réputation à partir de Djelfa, l’erreur ne revient qu’à celui qui l’a invité et reçu.» « L’ex-ministre de l’Energie a tout à fait le droit de retourner chez lui. Néanmoins, il devait être présenté, dès son arrivée, devant la justice. Donc, son retour de cette façon est une atteinte claire aux lois de la République. Nous sommes contre l’impunité, et de ce fait nous ne pouvons que nous opposer à sa visite dans notre région», ajoute M. Bettache.

Pots-de-vin

Après avoir quitté le pays dans la précipitation et refusé de répondre, en tant que témoin, aux convocations de la justice, l’ex-ministre de l’Energie a donc été accueilli par le wali comme si de rien n’était à l’aéroport d’Oran, le 17 mars dernier. L’ex-procureur général de la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati, avait expliqué dans sa conférence de presse tenue en août 2013 que « Chakib Khelil était impliqué dans des affaires de corruption et de blanchiment de fonds, dans des transactions douteuses. Des révélations contenues dans des commissions rogatoires émises par plusieurs pays dont l’Italie».

Ce sont ces mêmes faits commis, selon Zeghmati, entre 2011 et 2013, qui ont motivé le mandat d’arrêt lancé contre « lui, sa femme, ses deux enfants, Farid Bedjaoui et quatre autres Algériens». Des noms qui ont également été cités dans l’affaire Sonatrach 2 dont l’enquête a été réalisée en 2007 par le nouveau service de la police judiciaire du DRS. Quant à la justice italienne, elle avait indiqué que « des pots-de-vin d’un montant de 198 millions d’euros ont été versés par l’entreprise italienne Saipem à Farid Bedjaoui, présenté comme l’homme de confiance de Chakib Khelil.

En contrepartie, Saipem avait obtenu de Sonatrach, entre 2007 et 2009, des contrats d’un montant de 11 milliards de dollars». Des faits qui ont été confirmés par l’avocat de Farid Bedjaoui, Me Emmanuel Marsigny, qui a qualifié la transaction de « rémunération naturelle» qui se fait normalement, selon lui, dans le monde de l’intermédiation. Ces scandales ont même suscité la réaction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui, dans une déclaration lue en son nom, avait appelé la justice algérienne « à appliquer avec rigueur et fermeté les sanctions prévues par la législation», une justice à laquelle le Président faisait « totale confiance».

DRS

Sauf que Chakib Khelil avait réussi à quitter le pays via l’aéroport d’Oran alors qu’un mandat d’arrêt était toujours lancé contre lui. Ce dernier n’a pas tardé à être annulé par la chambre d’accusation, en décembre 2013, pour vice de forme, jugeant « qu’un ministre ne peut être poursuivi ou entendu que par un juge de la Cour suprême». Puis est arrivé le temps de la liquidation du staff qui a formulé l’accusation. Cette phase a été marquée premièrement par le remplacement de l’ex-ministre de la Justice, Mohamed Charfi, puis la dissolution du service de la police judiciaire du DRS, et enfin le limogeage du procureur général, Belkacem Zeghmanti, qui était derrière le mandat d’arrêt lancé contre l’ex-ministre de l’Energie.

Aujourd’hui, la justice à laquelle faisait confiance le président de la République est remise en cause par son chef de cabinet, Ahmed Ouyahia, qui assure qu’elle avait été finalement « forcée à accuser Chakib Khelil». Amar Saadani avait affirmé, quant à lui, que le dossier avait été préfabriqué par le DRS. Il a même appelé au retour de Chakib Khelil qui demeure, selon lui, « un homme intègre, un innocent qui doit être rétabli». Sauf qu’entre-temps, un nouveau scandale avait éclaté quelques jours plus tard avant celui de « Panama Papers». L’affaire a été révélée par deux médias étrangers, le Huffington Post américain et The Age australien.

Selon ces derniers, les deux géants Samsung et Hyundai auraient versé des pots-de-vin d’un montant de 750 000 dollars à de hauts cadres et dirigeants de la Sonatrach pour l’obtention, entre 2007 et 2010, de contrats de rénovation des deux raffineries, celle d’Arzew accordée à Hyundai en 2008, et celle de Skikda Lire la suite

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