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Des syndicats apportent leur soutien à Mme Benghebrit

Publié le 09/04/2016, par dans Non classé.

La crise des enseignants contractuels a jeté une ombre sur le débat sur la deuxième génération des programmes issus de la réforme de l’éducation.
Pour de nombreux observateurs, même si la réaction des contractuels semble spontanée et justifiée à l’annonce du concours, la récupération politicienne et syndicale qui l’accompagne cache bien une volonté de bloquer le débat sur la réforme.

La ministre de l’Education nationale, qui continue d’être attaquée par certains courants, compte bien des soutiens. Les membres du bureau national de l’Association nationale des parents d’élèves (ANPE) « apprécient à leur juste valeur» les objectifs assignés aux nouveaux programmes de deuxième génération élaborés par la commission nationale ad hoc.

Les membres du bureau national de l’ANPE, présidé par Ahmed Khaled, rappellent, dans un communiqué rendu public, que « l’Association a pris acte des nouvelles propositions telles que l’allégement conséquent du cartable, l’assouplissement du rythme de travail et la modernisation des méthodes d’enseignement pour plus d’efficacité dans l’apprentissage des langues, l’introduction des activités périscolaire et la valorisation du patrimoine culturel et historique arabo-musulman, amazigh et universel dans les manuels scolaires algériens».

Tout en rappelant que les efforts de modernisation de l’école algérienne sont le fruit d’une concertation entre plusieurs partenaires, l’ANPE note « avec satisfaction» que les mesures prises pour la rentrée prochaine sont une concrétisation des recommandations de la conférence nationale d’évaluation de la réforme organisée en juillet et à laquelle l’ANPE avait activement pris part, à l’instar de tous les participants. L’Association appelle à défendre la stabilité du secteur et au respect du droit des enfants algériens à une scolarité de qualité.

« Le bureau de l’Association invite la communauté éducative à faire preuve de discernement et de bon sens, afin d’éviter les amalgames et les rumeurs qui risquent de nuire à cette œuvre collective et de redressement de notre école», précise l’ANPE dans son communiqué. Dans une déclaration rendue publique hier, le Satef affirme qu’il ne peut pas se taire devant la « polémique stérile et byzantine actionnée par des revanchards (…) et par certains malades idéologiquement».

Saut qualitatif

Selon le syndicat, il est venu le temps que chacun prenne ses responsabilités afin de permettre à l’école de « s’engager dans la voie de la sérénité, du sérieux et du travail». « Nous conformer aux standards internationaux n’est pas une dépersonnalisation, comme veulent le faire croire certains. Il s’agit de voir ce qui a permis aux autres pays d’avoir une école de qualité et le confronter à nos spécificités», précise le syndicat, qui s’en prend à ceux qui refusent d’aller vers une école républicaine de qualité et accessible à tous. Le Satef reconnaît que les réformes engagées satisfont une bonne partie de ses revendications et considère que « ce saut qualitatif» profitera à coup sûr aux enfants.

« Bien que nous soyons vigilants quant à l’évolution et à l’application de ces réformes, nous nous désengageons de toute forme d’idéologisation qui a de tout temps pollué les débats concernant l’éducation de nos enfants», précise le signataire de la déclaration, M. Amoura, secrétaire général du Satef.

Les efforts engagés par Mme Benghebrit sont reconnus par le syndicat qui appelle au perfectionnement de la démarche : « L’école algérienne est sinistrée. Cette ministre a dès son installation essayé, tant bien que mal, de trouver les remèdes possibles et adéquats après un diagnostic établi avec tous les partenaires sociaux, sociologiques et académiques.

Cette approche n’est pas parfaite et le processus est long, mais c’est un début. Mme Benghebrit a le mérite d’avoir essayé et mis le doigt sur la plaie.» Le Satef dénonce par la même occasion ceux qui ont été « dégommés de leur poste de cadre au ministère de l’Education nationale et qui, par esprit revanchard, nous chantent le danger que portent ces programmes de deuxième génération pour nos enfants, alors qu’ils portent l’entière responsabilité de l’échec de l’école algérienne et du niveau de notre système éducatif», rappelle le Satef, qui révèle que « ces anciens responsables envoient leurs enfants étudier en France, alors qu’ils défendent l’idéologisation de l’école». Lire la suite

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Des députés à la rescousse du ministre Bouchouareb

Publié le 09/04/2016, par dans Non classé.

Jeudi, deux événements ont marqué l’activité du Parlement. L’un a trait à l’audition par la commission des affaires économiques de l’APN du
ministre de l’industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb ; l’autre a porté sur les questions orales adressées à plusieurs ministres, entre autres le chef de l’Exécutif Abdelmalek Sellal qui, bien sûr, a brillé par son absence, et celui de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui.

Ces événements interviennent dans une conjoncture très particulière, caractérisée par l’implication d’un ministre algérien dans le scandale Panama Papers d’évasion fiscale. La logique aurait voulu que les parlementaires saisissent cette opportunité pour demander des explications et des comptes au ministre concerné et aussi interroger le gouvernement sur la suite à donner à cette affaire. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. La quasi-majorité des députés ont déserté l’hémicycle, alors que ceux qui ont décidé de participer à l’audition du ministre, en plus des membres permanent de la commission, ne l’ont pas fait pour écouter les explications de M. Bouchouareb, mais pour l’assister et le défendre.

En effet, dès la matinée, le chef du groupe parlementaire RND — parti auquel appartient Bouchouareb — a sensibilisé les députés de cette formation pour assister à la réunion afin d’empêcher les membres de la commission de déborder de l’ordre du jour.
Après la présentation par le ministre de la loi sur l’investissement, dès l’entame des débats, le député Naamane Laouar du MSP a pris la parole pour demander à Bouchouareb d’éclairer les citoyens sur les accusations portées contre lui. Une interrogation qui n’était pas du goût des élus RND, qui ont commencé à parasiter la séance en frappant sur leurs pupitres, arguant que la question n’était pas au menu de la rencontre.

Des députés sommés de se taire

Le député ne lâche pas prise. Naamane Laouar insiste, hausse le ton et exige du ministre sa version des faits et demande aux députés de se taire : « Je ne m’adresse pas aux députés RND, je m’adresse au ministre, alors arrêtez votre folklore.»

Lui emboitant le pas, Smaïl Kouadria du Parti des travailleurs (PT) invite le ministre à rompre le silence : « Dans les pays qui se respectent, aucun ministre, aucun parti n’a pris la défense d’un élément impliqué dans le scandale Panama Papers pour tenter de le blanchir.»
Néanmoins, face à une assistance acquise à sa cause, M. Bouchouareb plaide son innocence. Il se défend en assurant qu’il s’agit d’une machination visant à porter atteinte à l’Algérie en « ternissant l’image de ses dirigeants» et que les « révélations» en question n’ont d’autre objectif que de fragiliser l’Etat algérien et d’affaiblir son influence à l’international.

Pour Bouchouareb, l’Algérie dérange beaucoup par ses positions à la fois politiques et économiques. Selon lui, « les mesures entreprises pour stimuler et encourager la production nationale ont touché à de gros intérêts et à des lobbys» qui cherchent à avoir sa « tête». Le député Naamane rebondit et demande l’identification de ces lobbys et la nature de leurs intérêts. Le ministre ne fournit aucune réponse, prétextant qu’il remettra « incessamment un rapport au président de la République» et une fois le chef de l’Etat informé, M. Bouchouareb animeraune conférence de presse pour révéler « les tenants et aboutissants de ce scandale»…

Le député MSP déplore ce comportement et ces pratiques dignes d’un autre âge. Il dénonce également l’absence de liberté d’expression et le verrouillage de l’information : « Nous avons le droit de savoir et les institutions doivent réagir. Dans les pays qui se respectent, des enquêtes ont été ouvertes pour situer les responsabilités, chez nous, on se contente de protester.»

Effectivement, dans le hall de l’APN, le ministre de l’Intérieur, à une interrogation sur ce scandale, a répondu que « l’Algérie est la cible d’une campagne malveillante et fallacieuse» et qu’il y a une « ligne rouge» à ne pas dépasser. « Il est de notre devoir en tant qu’Algériens de ne pas tolérer que soit porté atteinte à nos symboles et à nos institutions constitutionnelles. Il y a une ligne rouge à ne pas franchir», a répété M. Bedoui. Lire la suite

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Alger provoque une tempête médiatique avec Paris

Publié le 09/04/2016, par dans Non classé.

Alger se fâche avec Le Monde et provoque une crise médiatique avec Paris. Les autorités algériennes ne décolèrent pas contre le quotidien
français du soir, pour avoir publié la photo de Bouteflika en une et révélé l’implication de responsables algériens dans le scandale Panama Papers. Après la convocation de l’ambassadeur de France à Alger par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, pour signifier sa « protestation suite à la campagne de presse hostile à l’Algérie», le gouvernement algérien a refusé un visa au journaliste du Monde qui devrait assurer la couverture de la visite de Manuel Valls.

Jeudi, les autorités algériennes ont informé Paris de leur intention de ne pas accorder de visa au représentant du journal Le Monde qui devait accompagner la délégation officielle française. Le journal français proteste et dénonce une entrave à la liberté de la presse. Dans un communiqué, le directeur du Monde, Jérôme Fenoglio, s’élève contre une décision qui « empêche le journal de faire son travail».

« Cette décision est liée à notre traitement des Panama Papers, en particulier les informations que nous avons publiées sur l’Algérie», écrit-il. Le Monde dit « regretter cette décision et proteste contre cette entrave à la liberté de la presse».

Ce refus a pris de l’ampleur à la veille de la troisième réunion du Comité intergouvernemental de haut niveau entre l’Algérie et la France. Une équipe du « Petit Journal» ne fera pas non plus le voyage avec Valls ; elle a également essuyé un refus de visa.

Des médias boycottent la visite de Valls

Le Premier ministre français, Manuel Valls, s’est entretenu avec son homologue algérien pour tenter de résoudre « l’affaire du visa», en vain. Mis au courant mercredi du refus d’accorder un visa au journaliste du Monde, selon l’AFP, M. Valls « a plaidé pour que l’ensemble de la délégation de presse qui accompagne le Premier ministre puisse bénéficier de l’autorisation d’entrer».

Mais visiblement, les bons offices du Premier ministre français n’ont pas convaincu les autorités algériennes, qui estiment que la publication de la photo du président Bouteflika pour illustrer l’implication de responsables algériens dans le scandale Panama Papers est « un crime de lèse-majesté».

Hier en début de soirée, d’autres médias français se sont solidarisés avec Le Monde en décidant de boycotter le voyage de M. Valls à Alger. Dans un communiqué commun, Libération, France Inter et France Culture ont fait le choix de « ne pas couvrir» la visite officielle de Manuel Valls en Algérie, samedi et dimanche.

« Cette décision de boycott est prise en signe de solidarité avec notre confrère du Monde, privé de visa par les autorités algériennes en raison du traitement du scandale Panama Papers par le quotidien français, notamment les informations visant l’Algérie», peut-on lire dans le communiqué commun dans lequel les trois rédactions dénoncent une atteinte à la liberté de la presse. « Par ce geste, nous entendons protester contre ce que nous considérons comme une entrave à la liberté de la presse», protestent-elles.

De son côté, l’Association de la presse ministérielle (APM) « s’indigne» du refus des autorités algériennes. Elle considère que « rien ne peut justifier de restreindre l’exercice de notre métier, a fortiori une interdiction pure et simple en guise de mesure de rétorsion». L’APM demande « instamment aux autorités algériennes de réviser leur jugement contraire aux principes d’une presse libre et indépendante».

En lieu et place de fournir des explications sur l’implication de certains responsables dans ce hold-up planétaire, les autorités algériennes ressortent le classique complot ourdi par des lobbys. La théorie du complot est aussitôt mise en marche. C’est la ligne de défense de Abdessalem Bouchouareb – cité dans les Panama Papers – devant la commission économique de l’APN. Et, tout naturellement, le bouc émissaire est la presse. De l’art de botter en touche.

Manifestement, la visite du Premier ministre français est sérieusement perturbée par cette tempête médiatique sur fond de malaise politique à Alger. En refusant un visa au journaliste du Monde, le gouvernement algérien provoque une minicrise politique avec Paris et a réussi à détourner l’opinion du vrai débat.

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‘‘Brin d’amour’‘, une nouvelle exposition de Noureddine Ferroukhi à Alger

Publié le 09/04/2016, par dans Non classé.
‘‘Brin d'amour'‘, une nouvelle exposition de Noureddine Ferroukhi à Alger
ALGER – Le plasticien algérien Noureddine Ferroukhi célèbre le désir et revisite avec un œil neuf les mythes et traditions amoureux du Maghreb et de la Méditerranée dans ‘‘Brin d’amour’‘, sa dernière exposition personnelle inaugurée vendredi à Alger. Absent de la scène artistique algérienne depuis 2008, Noureddine Ferroukhi expose jusqu’au…

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Une semaine d’activités culturelles en Algérie

Publié le 09/04/2016, par dans Non classé.
Une semaine d'activités culturelles en Algérie
ALGER – La semaine culturelle de l’antique Cirta, dernier évènement avant la clôture de la manifestation « Constantine, capitale 2015 de la culture arabe », aura marqué l’essentiel des activités culturelles de la semaine, au-delà d’autres évènements dans le cinéma, le théâtre, la danse ou encore la photographie. – « Viaggio Organizzato »(Voyage organisé),…

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Panama Papers: Alger refuse un visa à un journaliste du Monde en représailles de la couverture du journal

Publié le 08/04/2016, par dans Non classé.

L’Algérie a refusé un visa à un journaliste du Monde afin de protester contre la publication d’une photo du président Abdelaziz Bouteflika le liant à tort au scandale des Panama Papers, a-t-on appris vendredi de source gouvernementale et d’un proche du quotidien.

Un visa a également été refusé à une équipe de l’émission satirique le « Petit journal » de la chaîne Canal+, qui devait également couvrir un voyage du Premier ministre français Manuel Valls à Alger ce week-end, selon la chaîne. Lire la suite

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