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On vous le dit

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

Une femme otage libérée à Boumerdès

Une femme otage d’un groupe de malfaiteurs a été libérée, hier, par les éléments de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la wilaya de Boumerdès. Les circonstances de l’affaire remontent à dimanche dernier lorsque la victime et son accompagnateur ont été agressés à main armée à bord de leur véhicule à l’entrée est de la wilaya de Boumerdès. La bande de malfaiteurs a conduit la femme à bord de son véhicule vers une destination inconnue. Suite à un coup de téléphone, les assaillants ont exigé une rançon de 50 millions de centimes pour libérer l’otage. Après d’intenses investigations, les éléments de la BRI ont pu localiser l’emplacement où était retenue l’otage et ont mis la main sur le groupe des agresseurs. Les mis en cause ont été présentés devant le tribunal de Boumerdès qui les a placés sous mandat de dépôt pour « association de bande organisée», « enlèvement», « vol et agression à main armée».

6 étrangers et 23 femmes impliqués dans divers délits

Sur les 255 individus impliqués dans les 173 affaires liées à divers délits, traitées en janvier dernier, figurent 6 ressortissants de nationalité étrangère, 8 mineurs et 23 femmes. Concernant les délits liés aux coups et blessures volontaires, 49 affaires ayant impliqué 70 individus, dont 4 mineurs, ont été traitées durant la même période. Quant aux affaires liées aux infractions en matière de drogue, les services de la police judiciaire de la sûreté de wilaya de Boumerdès ont traité durant le même mois pas moins de 15 affaires ayant mis en cause 20 individus, dont 1 mineur. L’implication, ces dernières années, d’un nombre important de femmes et de mineurs dans des affaires criminelles inquiète au plus haut point. Afin d’éradiquer ce dangereux fléau étranger à la société algérienne, l’engagement de tous est devenu une nécessité à la fois urgente et incontournable.

Hommage à l’héroïne Hassiba Ben Bouali à Chlef

Un hommage particulier sera rendu, aujourd’hui et demain, à l’héroïne Hassiba Ben Bouali dans sa ville natale, Chlef où elle est née le 18 janvier 1938. Elle a vu le jour dans l’habitation familiale érigée non loin de hammam Sayah, au centre-ville, dont il ne reste plus qu’un terrain vague. Il faut rappeler que Hassiba et ses parents avaient quitté Chlef en 1947 pour s’installer à Alger, où elle tomba au champ d’honneur le 9 octobre 1957 à La Casbah, en compagnie de p’tit Omar, Ali la Pointe et Mahmoud Bouhamidi. Elle était âgée d’à peine 19 ans, mais elle avait un sens élevé du patriotisme et du sacrifice pour la libération du pays. C’est de tout cela qu’il sera question lors du premier colloque dédié à la chahida Hassiba Ben Bouali, qu’organisera, aujourd’hui et demain, la Maison de la culture de Chlef en collaboration avec la wilaya. Des professeurs de l’université locale portant son nom se succéderont à la tribune de la salle dudit établissement pour mettre en relief « La vie de Hassiba Ben Bouali, son parcours de militante et son statut d’héroïne nationale». Ces conférences seront suivies de la projection d’un documentaire sur la vie de Hassiba ainsi que des débats avec la participation de citoyens et d’étudiants de la région.

2041 morsures d’animaux en 2015 à Mascara

Les cas des morsures d’animaux sont en très nette augmentation à Mascara. Selon les chiffres communiqués par la direction de la santé et de la population, le nombre est passé de 1900 morsures en 2014 à 2041 en 2015. Les animaux incriminés sont les chiens dans 1721 cas, les chats 273, les rats 175, les ânes 23 et les chevaux 6, a précisé la même source. Le nombre le plus important de morsures a été enregistré dans les communes de Mohammadia, Mascara, Tighennif, Ghriss et Sig. Un spécialiste de la santé, devant l’ampleur de ce phénomène qui menace les populations, a insisté sur la nécessité de mettre un terme à l’amoncellement des ordures qui envahissement les quartiers et qui attirent de plus en plus les chiens errants et les colonies de rats. Lire la suite

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Médias et publicité : Les organes de presse mis à rude épreuve

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

Après le mouvement de protestation qui a secoué le quotidien arabophone El Youm, c’est au tour des journalistes d’El Ahdath de monter au créneau.
Ils ont tenu un rassemblement à la maison de la presse Tahar Djaout pour dénoncer leur licenciement abusif opéré avant-hier par le directeur de la publication sans aucun préavis. Lors de ce mouvement de colère, les employés de ce quotidien, désormais au chômage, ont dénoncé de quelle manière ils ont été mis à la porte. Ne sachant à quel saint se vouer, ils ont envoyé une lettre au ministre de la Communication, Hamid Grine, et saisi la Caisse nationale d’assurance-chômage ainsi que l’Inspection du travail pour réclamer leurs droits et faire appliquer la loi.

« Etant donné que nous avons été licenciés et devant le fait accompli, nous exigeons que la loi soit appliquée. Nous voulons avoir notre préavis avec une indemnisation de 6 mois comme le prévoit la loi», s’emporte une journaliste. Pour l’administration, le motif de cet arrêt temporaire du quotidien est essentiellement le manque flagrant de publicité qui plonge le journal dans une crise financière aiguë. Alourdi par des dettes antérieures avec les imprimeries, le quotidien est incapable d’honorer ses engagements relatifs aux salaires du personnel.

Un malaise financier généralisé

Il faut dire que le malaise des quotidiens El Youm et El Ahdath se fait aussi lourdement ressentir dans plusieurs autres organes de presse. Certains responsables font croire que cette pression en matière de publicité est une politique préméditée pour obliger une quarantaine de journaux à mettre la clé sous le paillasson.

« Etant donné que sur la scène médiatique pullulent des journaux bénéficiant d’insertions publicitaires de l’Anep mais qui sont absents des kiosques, l’assainissement dans le secteur de la presse est plus que bénéfique», déclare Zouhir Mahdaoui, membre de L’Initiative pour la dignité du journaliste. « Certains journaux vont même très loin et assurent le tirage de leurs journaux dans les imprimeries étatiques sans pour autant payer leurs factures.

En marge de cette campagne d’assainissement, l’Etat devrait aussi exercer une pression sur ces patrons de presse pour indemniser ces journalistes et employés condamnés au chômage sans préavis. Ils ont consommé l’argent déversé par la publicité durant des années dans des investissements autres que la ressource humaine, la formation continue ou la motivation salariale.»

Selon notre interlocuteur, si une loi sur la publicité existait, ce type de journaux n’aurait jamais vu le jour. « Une mission qui, malheureusement, n’a pas été assurée par l’Etat durant toutes ces années. Pour y voir clair dans le champ médiatique, il faudrait installer une autorité de régulation, mettre en place rapidement le conseil de la déontologie et de l’éthique et surtout promulguer la loi sur la publicité», conclut-il.
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L’administration, «employeur esclavagiste»

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

Des milliers d’employés dans le cadre de la formule du filet social viennent de recevoir leur notification de fin de contrat.
Cette nouvelle est tombée comme un couperet sur les employés de plusieurs administrations, notamment les communes qui restent le premier employeur à puiser dans cette main-d’œuvre bon marché. Plusieurs enquêtrices sociales ayant fait pratiquement toute leur carrière à l’APC d’Alger-Centre ne savent plus à quel saint se vouer. La fin de ce contrat, annoncée pour juillet pour grand nombre d’entre elles, signifie qu’il n’y a plus d’espoir de se voir intégrer parmi les effectifs réglementaires de cette administration.

Adieu donc le poste tant attendu. « J’ai donné 19 années de ma vie pour les services de cette APC, et au lieu d’une régularisation dans le poste, on me signifie la fin de mon contrat», témoigne une enquêtrice sociale de cette APC, racontant les maintes démarches effectuées auprès de la direction de l’action sociale et auprès de l’APC où elle travaille pour se faire réintégrer, en vain.

Ils seraient quelque 75 000 employés à être recrutés dans le cadre du filet social, mis en place dans les années 1990 pour une insertion des jeunes dans le monde de l’emploi, selon les statistiques du ministère du Travail. « Une solution temporaire aux conséquences actuellement ingérables», approuve Mme Meghraoui, secrétaire nationale au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap). Les jeunes recrutés via ces contrats, avec des salaires de misère ne dépassant pas les 5000 DA/mois, étaient censés être régularisés dans des postes permanents dès que l’occasion se présente.

Or, des milliers de travailleurs ont constaté que la régularisation n’est pas systématique. « Les postes sont libérés ont été confiés à d’autres postulants, certainement plus chanceux, du moment qu’ils n’ont pas été contraints de subir l’attente et la précarité.» Un comité des employés du filet social est d’ailleurs né pour défendre leur droit à une intégration parmi les effectifs permanents et bénéficier ainsi d’une certaine stabilité aussi bien salariale que sur les prestations de la Sécurité sociale.

Il faut savoir que pour un salaire mensuel de 5000 DA, ces employés ne bénéficient que de l’accès gratuit aux médicaments. Cette formule d’emploi ne garantit donc pas de retraite. « Imaginez qu’après toute une vie passée à travailler, pour un salaire minable, vous ne pourrez même pas espérer un centime à la fin de vos jours. Cela ne vous effraie-t-il pas ?», lâche une autre employée, désespérée d’avoir « perdu ma vie à attendre».

Les employés du filet social assurent pourtant des tâches quotidiennement, tout comme leurs camarades permanents, c’est-à-dire exposés aux mêmes risques qu’eux, notamment pour les emplois nécessitant des déplacements. Enquêteur social, l’employé au filet social pourrait être appelé à travailler comme surveillant durant l’année scolaire, ou secrétaire, agent polyvalent ou agent de l’état civil, mais sans que son salaire soit revu.

Le Collectif national des travailleurs du filet social accuse les administrations qui emploient des effectifs entiers sans se soucier de leur devenir, de pratiques « esclavagistes». « Si des milliers d’employés sont piégés dans ces postes, c’est qu’on leur a fait miroiter l’espoir de se faire intégrer plus tard, c’est une fois qu’ils ont dépassé l’âge de postuler à d’autres fonctions qu’ils se rendent compte de leur situation», souligne un syndicaliste du Snapap qui estime que « si les recrutements dans l’administration s’étaient faits dans la transparence, ce problème là ne se poserait pas».

Le collectif dénonce la fin de contrat infligée à ces employés de manière « sournoise», indique Mme Meghraoui. « En plus de la précarité, les travailleurs du filet social doivent s’attendre à la fin de leur contrat à n’importe quel moment et sans aucune explication», s’inquiète-t-elle, dénonçant ainsi « le flou total» entourant cette formule.

Une vingtaine d’années après leur lancement, le filet social et les autres formules d’emploi temporaire ont engendré un véritable casse-tête. La baisse des ressources ne fait qu’aggraver la situation. Les conséquences risquent d’être plus graves, sachant que près d’un millions d’employés sont sous contrat de travail temporaire (ANEM, DAIP et dont le salaire n’atteint pas le SNMG), financé par le Trésor public. Mme Maghraoui redoute le pire : « Dans une dizaine d’années, ces formules précaires auront abouti à des milliers d’effectifs de travailleurs sans retraite, appauvris, encore dans la précarité et sans aucune autre ressource !»
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Les questions environnementales à l’ordre du jour

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

La 10e édition du Salon international de la pharmacie et de la parapharmacie, qui ouvrira ses portes aujourd’hui à la Safex, et ce, jusqu’au 20 février, sera consacrée au thème de l’environnement et de la santé : « Le pharmacien, un acteur environnemental citoyen et solidaire».
En dehors de l’aspect et du caractère d’ordre purement médical que revêt ce Salon orienté directement vers les professionnels de la pharmacie, les questions de l’environnement, qui font aujourd’hui l’actualité, seront abordées ces trois jours lors de tables rondes, de conférences et de débats, qui seront animés par des spécialistes en la matière avec la participation des opérateurs de la pharmacie.

Soutenu par l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (unop), le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo), la Société algérienne de pharmacie (SAP) et le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, ce Salon se veut, selon son directeur, le pharmacien Yacine Louber, le point de convergence de tous les acteurs de la pharmacie et « devenant le creuset de tous ceux qui œuvrent en faveur d’une santé de qualité et responsable.

Notre objectif est de fédérer et surtout de ramener tous les intervenants dans le secteur à échanger leurs opinions sur les problèmes rencontrés dans ce secteur», nous a-t-il confié. Pour lui, le choix de la thématique, qui fait aujourd’hui débat, est aussi un point de départ pour une réflexion sur l’incidence de l’industrie pharmaceutique sur l’environnement chez nous.

Une table ronde sera donc organisée autour de ce sujet pour justement débattre de manière transparente sur tous les aspects liés au volet écologique, économique et social. « L’objectif de ce thème est d’initier une convergence d’opinions en direction d’une politique sanitaire équilibrée qui intégrera cet enjeu d’avenir incontournable et déterminant», a ajouté M. Louber. Des conférences, a-t-il encore précisé, qui porteront sur plusieurs axes, notamment la lisibilité des ordonnances et le danger des interactions, le programme de l’ONU en faveur d’une industrie plus propre, la solidarité, la transcendance et la présentation d’ouvrages sur la phytothérapie.

L’innovation de cette 10e édition, poursuit, M. Louber, est « la Siphal TV». « Il s’agit d’un plateau de télévision interne qui permettra d’optimiser la diffusion d’informations de qualité et de faire de cet événement une tribune d’expression pour tous les porteurs d’idées novatrices», a-t-il expliqué et de préciser que la Sipahl TV qui sera diffusée sur trois grands écrans sonorisés fonctionnera comme un vrai média et diffusera des interviews, des débats et la retransmission depuis la salle de conférences et depuis les stands des exposants. A noter que ce Salon comptera 90 stands et compte accueillir plus de 4000 visiteurs essentiellement des pharmaciens d’officines. Lire la suite

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Lancement prochain de la 4G : Les experts sceptiques

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

Le lancement prochain de la 4G en Algérie suscite un débat, pour le moins inattendu, au sein de la communauté des experts des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).
Alors que l’impatience, voire l’agacement ont caractérisé la période ayant précédé le lancement tardif de la 3G, les quelques mois qui nous séparent du lancement de la 4G — prévu au premier trimestre 2017 — sont d’ores et déjà marqués d’un scepticisme certain. Les raisons soulevées sont notamment la lourdeur des investissements — l’Algérie étant de surcroît en pleine période d’austérité —, l’inexistence de contenus locaux, le retard accusé dans la mise en place du paiement électronique et le e-commerce ainsi que les tarifs élevés.

Ce sont les principaux arguments qui ont été avancés hier, lors d’un débat animé par plusieurs experts qui s’exprimaient lors d’un forum, organisé par le magazine N’TIC. A propos de la question centrale de savoir si l’Algérie est réellement prête à franchir le cap, Zied Malouche, directeur régional chez Ericsson France, Roslane Bencharif, directeur général de la société MPS, Farid Lefkir, vice-président de l’Association algérienne des TIC (AITA), Fayçal Bessah, directeur Stratégie chez Mobilis, ont exprimé des avis parfois convergents, mais souvent contradictoires.

Plusieurs experts ont estimé que la capitalisation sur la 3G est plus importante qu’un lancement de la 4G qui se fera particulièrement au détriment du pouvoir d’achat du consommateur et du budget de l’Etat. C’est notamment l’avis de M. Lefkir qui a souligné « l’importance d’une consolidation des acquis et du développement d’un contenu local et de l’amélioration de la qualité des services au lieu d’un lancement prématuré».

Abondant dans le même sens, Roslane Bencharif a souligné pour sa part que « le timing n’est pas bien choisi pour le lancement de la 4G». Il s’est demandé si les pouvoirs publics ne cherchent pas à privilégier « l’effet d’annonce alors qu’il n’existe pas réellement de marché pour la 4G». Il ajoutera que « l’effet d’absorption du marché pour rentabiliser les investissements à venir n’existe pas actuellement». M Lefkir souligne par ailleurs que les pouvoirs publics agissent en vase clos sans consulter les acteurs du secteur, dont notamment les opérateurs et les experts, ce qui nuit à la prise de décision finale.

La responsabilité des opérateurs a été toutefois relevée, pour ce qui est de la création de contenus. Un point qui a été opposé cependant à la lenteur des pouvoirs publics dans la démarche réclamée, depuis de longues années déjà, concernant la mise en place du paiement électronique.

Un projet annoncé à plusieurs reprises puis reporté, alors que paradoxalement le gouvernement s’attelle à lancer la 4G. Une démarche « inopportune», selon la plupart des intervenants qui estiment qu’il faut préparer le terrain et rentabiliser sur la 3G au lieu de se précipiter dans une démarche qui signifie, dans la situation actuelle, encore plus d’investissements en termes d’équipements mais aussi d’importation de smartphones dont les ventes vont exploser avec le lancement de la 4G. Lire la suite

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Lakhdar Brahimi nie toute ambition présidentielle

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

Reçu à plusieurs reprises par le président Bouteflika, le diplomate et ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, s’explique pour la première fois.
Il dément toute ambition présidentielle et tente de mettre fin aux spéculations concernant son éventuelle succession au président Bouteflika. « Ce n’est pas sérieux. Je vois le président Bouteflika en tant qu’ancien compagnon et camarade. Nous avons travaillé ensemble pendant très longtemps. Il n’y a absolument rien d’autre», affirme-t-il dans une déclaration à la chaîne Berbère Télévision, lors d’une soirée consacrée à la diplomatie algérienne à l’ambassade d’Algérie à Paris, en France, organisée lundi dernier.

Depuis le début de l’année 2014, Lakhdar Brahimi a rencontré le chef de l’Etat plusieurs fois. Ces visites « privées» ont été systématiquement diffusées dans les journaux télévisés de l’ENTV et annoncées par l’APS. Leur multiplication en a intrigué plus d’un. Certains observateurs sont allés jusqu’à dire que le président Bouteflika préparait Lakhdar Brahimi pour assumer le poste du président de la République. La réponse vient du concerné, qui dément catégoriquement ces rumeurs.

L’ancien ministre des Affaires étrangères exprime, par ailleurs, ses regrets de voir les relations algéro-marocaines dans l’état actuel. « Je suis un Maghrébin convaincu et je suis profondément attristé par le fait que les relations entre l’Algérie et le Maroc ne soient pas ce qu’elles devraient être. Le fait que nous avons des problèmes, des difficultés, des divergences ne devrait pas empêcher la fraternité de se manifester», déclare-t-il, précisant qu' »il y a des divergences, mais il y a plein d’autres choses que nous pouvons et devons faire ensemble».

Lakhdar Brahimi cite plusieurs exemples de pays ayant des conflits, mais qui continuent de développer leurs relations, à l’image de l’Angleterre et la France ainsi que la Chine et l’Inde. Dans la foulée, il plaide pour l’unité maghrébine qui est, selon lui, « une nécessité». « Bien sûr que l’unité maghrébine est une nécessité. Et j’ai l’impression que les jeunes ressentent cette nécessité aussi bien que nous, les vieux, les anciens. Si on leur donne l’occasion de se rapprocher, ces jeunes feront beaucoup de bien pour l’ensemble de nos pays», assure-t-il.

Le diplomate, qui affirme ne pas connaître « suffisamment la situation en Libye», se dit content de voir les autorités algériennes engagées pour aider ce pays voisin à retrouver sa stabilité. « Je sais que c’est un pays auquel nous devons beaucoup. C’est un pays qui nous a beaucoup aidés pendant notre guerre de Libération. C’était l’un des pays les plus pauvres d’Afrique à l’époque. Il n’avait pas de pétrole et il nous a quand même aidé. Je suis content de voir que notre pays s’y intéresse beaucoup et accompagne du mieux qu’il peut l’effort de rétablissement de la paix et de la stabilité en Libye», explique-t-il. Lire la suite

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