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Des correctifs prochainement proposés

Publié le 14/04/2016, par dans Non classé.

Depuis sa mise en œuvre, il est constaté que l’Accord d’association n’a pas eu l’effet escompté sur la promotion des exportations hors hydrocarbures et la relance des IDE.
Les correctifs à apporter à l’Accord d’association Algérie-UE, en vigueur depuis 2005, devraient aboutir, avant la fin de l’année en cours, à un rééquilibrage structurel des échanges avec l’Union européenne. Un document présenté par la partie algérienne à la Commission européenne, lors du premier round formel de réévaluation en mars dernier, évoque les motifs pour lesquels l’Algérie demande une révision de l’Accord.

« Depuis la mise en œuvre de l’Accord d’association, il est constaté qu’il n’a pas eu l’effet escompté sur la promotion des exportations hors hydrocarbures et la relance des IDE, qui constituent pour l’Algérie deux objectifs motivant la conclusion de tout accord de libre-échange», souligne le document dont l’APS a obtenu une copie.

Nonobstant les facteurs internes liés à l’offre, la partie algérienne considère que des facteurs externes « découragent» et, parfois, « freinent» les exportations vers l’UE. Il s’agit également du manque d’investissements tournés vers l’exportation à destination du marché européen ou de proximité, note le document, qui évoque aussi « l’érosion des préférences accordées par l’UE à l’Algérie dans le cadre des accords de libre-échange» et « l’absence de connexion entre les PME algériennes et européennes pour favoriser les exportations (intégration dans la chaîne des valeurs mondiales)».

Chiffres à l’appui, le document en question indique que de 2005 à 2015, les pays de l’UE ont exporté vers l’Algérie plus de 220 milliards de dollars alors que les exportations algériennes hors hydrocarbures n’ont pas atteint les 14 milliards de dollars. En 2014, le niveau des importations en provenance de l’UE est passé à près de 30 milliards de dollars contre un niveau moyen annuel de 9 milliards de dollars avant l’entrée en vigueur de l’Accord (entre 2002 et 2004).

Les importations en provenance d’Europe sont constituées essentiellement d’intrants, d’équipements et de produits industriels finis à hauteur de 80 à 85% en moyenne annuelle, suivis des produits alimentaires avec une part variant entre 15 et 20%, précise le document présenté lors de la dernière réunion bilatérale à Bruxelles.

Concernant les exportations algériennes hors hydrocarbures vers l’UE, elles sont passées de 500 millions de dollars (avant la mise en œuvre de l’Accord) à seulement 1,5 milliard de dollars en 2015, avec une diminution sensible de 31% par rapport à 2014 (2,3 milliards de dollars). Ces exportations sont constituées essentiellement de produits dérivés des mines et de l’énergie, tandis que les produits agricoles, agro-industriels et de pêche ne dépassent pas 8% des exportations hors hydrocarbures vers l’UE. Quant aux produits industriels manufacturés, ils sont quasiment absents.

Selon Saïd Djellab, directeur du suivi des accords commerciaux régionaux au ministère du Commerce, après la première réunion formelle tenue en mars dernier à Bruxelles, une deuxième devrait être organisée en mai prochain, alors que la troisième, qui sera consacrée à la présentation des mesures et propositions de révision de l’Accord, aura lieu en juillet ou septembre 2016. Lire la suite

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Blocage au sommet

Publié le 14/04/2016, par dans Non classé.

Tous les hommes du Président ont été placés à des postes-clés, que ce soit aux ministères de souveraineté ou à la tête des institutions névralgiques du pays.
Les dernières images pathétiques du président Abdelaziz Bouteflika, diffusées par plusieurs sources, entre autres par le Premier ministre français, Manuel Valls, dans un tweet insidieux dimanche dernier, semblent avoir plongé le pays dans un sentiment d’impuissance. L’opinion est tout simplement tétanisée.

Ce que d’aucuns craignaient, soupçonnaient et redoutaient s’avère une réalité poignante. Le Président est très fatigué. Il est, par conséquent, tout à fait légitime de se poser la cruciale interrogation, à savoir qui gouverne en Algérie et jusqu’à quand durera une telle situation.

Si l’on ne pouvait que douter de ses capacités à répondre aux charges qu’impose la fonction présidentielle et de la paternité des décisions prises ces derniers mois, il est désormais clair que le chef de l’Etat n’est plus à même d’assumer ses responsabilités. Et on n’a pas besoin d’un docteur pour nous le dire.

Son état de santé — révélé par les dernières images, photos et vidéos — montre que ce n’est pas lui qui gouverne. L’opinion est en droit de savoir qui a hérité des pouvoirs qui sont les siens, qu’il concentre entre ses mains, à la lumière des deux précédentes révisions constitutionnelles. Il y a forcément quelqu’un qui gère le pays par défaut. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellak ? Selon la Constitution, il n’est qu’un coordinateur de l’action gouvernementale.

Et la Loi fondamentale n’a rien prévu en pareil cas. En réalité, aucune institution ne peut se substituer au chef de l’Etat. Ses pouvoirs sont « indélégables» et nul n’est à même d’en faire usage, sauf dans le cas d’enclenchement de la procédure d’empêchement ou, à proprement dire, de la destitution du Président. Mais on n’y est pas encore. Qui gère donc le pays ? Ses conseillers, à leur tête son frère cadet Saïd Bouteflika ?

A la Présidence, depuis l’arrivée du Président au palais d’El Mouradia en 1999, Saïd Bouteflika a fini, au gré des absences du Président et de son état de santé vacillant, par s’imposer dans les rouages de la prise de décision en s’octroyant des pouvoirs que son poste de conseiller ne confère pas. Restant dans l’ombre de la décision politique, le frère-conseiller ne s’expose pas. Mais les relais politiques et médiatiques de la Présidence ne jurent que par lui.

C’est un secret de Polichinelle que de dire que cet ancien enseignant à l’université de Bab Ezzouar est devenu, au fil du temps, le véritable détenteur de la réalité du pouvoir, une situation bien évidemment due à sa proximité avec son frère. Son influence a dû même s’amplifier après la dissolution du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) et la mise à la retraite de son imposant patron, le général-major Mohamed Médiène dit Toufik, en septembre dernier. Logiquement, il n’y a plus personne ni aucune autre institution pour disputer une quelconque parcelle de pouvoir à la présidence de la République. Mais tellement fragilisée par la dégradation de l’état de santé du chef de l’Etat, la citadelle El Mouradia a bien besoin d’être entourée.

Et les architectes du quatrième mandat du président Bouteflika n’ont, en la matière, négligé aucun détail. Tous les hommes du Président ont été placés à des postes-clés, que ce soit aux ministères de souveraineté ou à la tête des institutions névralgiques du pays, comme au ministère de la Défense nationale qui a à sa tête un de ses plus fidèles partisans, le général Ahmed Gaïd Salah, qui est également chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), ou encore au Conseil constitutionnel Mourad Medelci et au ministère de la Justice Tayeb Louh. Le verrouillage est tel que tous les dépassements ont été passés sous silence.

Les matraquages médiatiques soutenant que le locataire d’El Mouradia garde toutes ses facultés à gérer convenablement le pays et les réformes menées au sein de l’institution militaire, la manière forte dont elles ont été conduites ont fait réellement croire à une résurrection. Seulement, deux ans après sa reconduction pour un quatrième mandat, les Algériens découvrent un Président qui n’est pas en mesure de conduire le pays jusqu’à la fin de son mandat actuel, en 2019.

S’il a constitué jusque-là une façade légale pour une convergence d’intérêts voraces d’une oligarchie sans foi ni loi, les tenants du pouvoir, qui ne se résument pas uniquement en la personne du frère-conseiller, mais en une multitude d’intérêts, auront du mal à nourrir désormais l’illusion d’un chef d’Etat qui « réfléchit avec sa tête mais pas avec ses pieds». L’opinion nationale le sait désormais plus qu’avant. Cette semaine qui s’achève marque une rupture avec une situation qui n’a que trop duré. Peu importe la manière avec laquelle les Algériens ont appris la vérité, la visite de Manuel Valls a mis fin à un mensonge.

Questions : maintenant que tout le monde le sait, avec toutes les conséquences que peut avoir l’usurpation du mandat présidentiel sur la crédibilité de l’Etat au moment même où le pouvoir est éclaboussé par des scandales de corruption à répétition, va-t-on vers le dénouement de la crise en cherchant une issue par l’organisation d’une élection présidentielle ? Les bénéficiaires du pouvoir finiront-ils par le lâcher ou continueront-ils à s’y accrocher jusqu’à 2019, comme le ressasse le secrétaire général du FLN, Amar Saadani ?

Nul ne peut prédire l’avenir.
L’approche des législatives prévues au début de l’année prochaine pourrait bien bousculer l’ordre des choses. Les remous que traverse le Rassemblement national démocratique, dont Ahmed Ouyahia est secrétaire général par intérim, ne sont pas étrangers à ce contexte de crise. Les tiraillements entre les frères ennemis pourraient bien augurer de certains calculs qui ne sont pas encore visibles et qui sortiront au grand jour au moment voulu. Lire la suite

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Le rôle de l’association des oulémas musulmans algériens dans l’unité nationale mis en exergue à Constantine

Publié le 13/04/2016, par dans Non classé.
Le rôle de l'association des oulémas musulmans algériens dans l'unité nationale mis en exergue à Constantine
CONSTANTINE – Le rôle de l’association des oulémas musulmans algériens (AOMA) dans l’unité nationale a été mis en exergue mercredi à Constantine par les participants à un séminaire portant sur l’unité nationale à travers la religion. S’exprimant lors de cette rencontre, organisée à la salle de conférences du palais de…

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Tizi Ouzou: un mois du théâtre d’expression amazigh pour célébrer le 20 avril

Publié le 13/04/2016, par dans Non classé.
Tizi Ouzou: un mois du théâtre d'expression amazigh pour célébrer le 20 avril
TIZI OUZOU – Le théâtre régional Kateb Yacine de Tizi-Ouzou célèbre le 36ème anniversaire du printemps berbère à travers la consécration du mois d’avril « Mois du théâtre d’expression amazigh », a déclaré mercredi à l’APS son directeur, Farid Mahouit. Des spectacles sont programmés tout au long de ce mois au théâtre…

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Le Cnapeste manifeste sa solidarité aux contractuels à Béjaïa

Publié le 13/04/2016, par dans Non classé.

Des centaines d’enseignants affiliés au Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) ont observé, mercredi 13 avril, un rassemblement devant le siège de la wilaya de Béjaïa en signe de soutien à la cause des enseignants contractuels qui revendiquent leur intégration dans leurs postes.
Les contractuels de Béjaïa ont également pris part à cette manifestation pour dénoncer, entre autres, les menaces et les intimidations de la part de certains chefs d’établissement qui visent à « casser le mouvement des grévistes».

Réagissant aux dernières déclarations de la ministre de l’Education, Lyazid Mekdoud, membre du conseil national du Cnapeste, estime qu’il n’est pas possible de transformer le ministère de l’Education, en ministère du travail et de l’emploi.

Pour lui, « la ministre doit défendre les contractuels et donner la priorité à ces enseignants qui sont sur le terrain. Ce sont ceux-là qui sont capables d’apporter un plus, car leur capital expérience est une valeur ajoutée dont l’éducation nationale a besoin et un gage pour la qualité de l’enseignement et la stabilité du secteur».

Par ailleurs, il accuse les pouvoirs publics de jouer avec les chiffres. « Un député, membre de la commission de l’éducation du parlement a parlé de 40 000 postes vacants dans le secteur, mais le ministère en a déclaré 28 000 postes seulement à soumettre au concours, avant de soutenir que « les solutions existent».

Il appelle alors à ce que les « pouvoirs publics négocient avec les contractuels en présence des syndicats et de laisser les commissions paritaires d’étudier les dossiers sous le contrôle, évidement, de la fonction publique au lieu d’imposer un concours écrit sans possibilité de recours ni l’affichage des listes des suppliants».Pour le syndicaliste, ce procédé pourrait garantir la transparence de l’opération de recrutement.

Pour sa part, le coordinateur du bureau de wilaya de Cnapeste, Slimane Zenati, appelle les pouvoirs publics à trouver une solution juste pour les contractuels. Si la situation reste inchangée, « le président de la république doit prononcer une décision politique en faveur des contractuels que nous soutenons activement».

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Grève et rassemblement des enseignants à Bouira

Publié le 13/04/2016, par dans Non classé.

De nombreux enseignants des trois cycles ( Primaire, Moyen et secondaire) ont répondu à l’appel lancé par le conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) pour une journée de grève et un rassemblement de soutien aux contractuels de l’éducation qui sont à leur dixième jour de grève de la faim à Boudouaou dans la wilaya de Boumerdes.

Plus de 250 enseignants dont des contractuels ont observé aujourd’hui, Mercredi un rassemblement en signe de solidarité et de soutien à leur camarades contractuels bloqués depuis le 4 avril dernier par la police à Boudouaou.

Ils ont exprimé leur indignation après la récente déclaration de la ministre de l’éducation nationale Mme Nouria Benghabrit qui doutait du procédé de recrutement des contractuels en appuyant ses propos par le fait que leur recrutement a été fait par connaissance, des enseignants ont tenu à dénoncer la déclaration de la ministre. Le coordinateur du Cnapeste à Bouira a précisé que l’intégration sans condition des contractuels est légitime.

Par ailleurs, le taux de suivi de la grève lancé par le Cnapeste, selon des chiffres qui nous ont été communiqués par la section syndicale, a dépassé les 30% dans établissements du secondaire et 60 CEM sur 122 que compte la wilaya ont été paralysés par ce mouvement de grève.

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