formats

Béjaïa. Des statues remplacées dans la polémique

Publié le 18/02/2016, par dans Non classé.

L’affaire du projet de réalisation de trois statues dans la ville de Béjaïa, qui fait bruire la rue et les réseaux sociaux depuis quelques jours, frôle le scandale.
Outre le fait que rien ne justifie l’urgence d’une telle dépense en ces temps censés être d’austérité et de rationalisation, le projet, lancé et financé par l’APC sans en associer trop de monde, est entouré d’opacité et la qualité promise meilleure et irréprochable de ces statues est finalement très discutable. Onze millions de dinars ont été claqués par l’APC pour les réaliser, prélevés sur le budget communal d’à peine 35,2 millions.

Au moment où l’état de la ville de Béjaïa est peu reluisant et beaucoup d’associations sont privées de subventions, l’APC s’est permis une fantaisie dans une conjoncture qui invite plutôt à la rigueur. Hier, deux des trois statues de 2,7 millions de dinars chacune ont été installées. Celle du journaliste assassiné Saïd Mekbel, après l’abjecte démolition de l’ancien buste, jugé par le wali, Ouled Salah Zitouni, peu ressemblant au personnage, et celle du sociologue et historien antique Ibn Khaldoun, elle aussi en remplacement de l’ancien buste auquel on a fait le même reproche.

Démolition à coups de massue

Le désormais ancien buste de Saïd Mekbal a été réalisé à l’initiative d’un groupe de journalistes de Béjaïa, et sur fonds de wilaya voté par l’APW. Il a été confié une première fois à l’APC avant que celle-ci n’en soit dessaisie et que la DAL ne soit désignée comme nouveau maître d’ouvrage du projet.

Contrairement au buste d’Ibn Khaldoun, qui a été déboulonné par son concepteur pour être récupéré par l’association de Sauvegarde du patrimoine de Béjaïa, celui de Saïd Mekbel a été réduit en miettes à coups de massue. Cette démolition inexpliquée a suscité une grande indignation et d’aucuns pensent que le buste aurait pu être récupéré pour être implanté ailleurs. S’exprimant sur la page facebook de la cellule de communication de l’APC de Béjaïa, le président de l’Apc, Abdelhamid Merouani, a affirmé qu’il « n’a jamais donné l’ordre de démolir l’ancienne statue».

La statue du Soldat inconnu est aussi au programme bien que l’Apc se soit déjà fendue d’un communiqué pour absorber la colère de la rue protestant contre la destruction de cette statue érigée dans les années 1980. L’APC a assuré qu' »il n’est pas question de toucher au monument». Son remplacement est bel et bien prévu.

La nouvelle statue du Soldat inconnu est dans le parc communal sis à Sidi Ali Lebhar. Elle a coûté la bagatelle de 4,85 millions de dinars. L’APC a-t-elle menti ou a-t-elle agi sous contrainte ? L’Assemblée municipale s’est réunie sur ce projet, avec les représentants de l’ONM, l’ONEC et CNEC qui ne voient pas d’inconvénient au remplacement de cette statue, selon Zaidi Hakim, vice-président chargé de l’aménagement urbain à l’APC de Béjaïa.

Beaucoup estiment que l’APC tente de la sorte un passage en force en s’assurant la légitimité de la famille révolutionnaire. Celle-ci « a approuvé le projet», a affirmé à El Watan Zaidi Hakim. Pourquoi tient-on à imposer une statue vaille que vaille alors que quand il s’agit de bitumer une route ou de réparer une conduite c’est le comportement inverse auquel ont droit les citoyens ? C’est la question que l’on se pose.

« Duperie»

Une ambiguïté de taille reste cependant à lever. De quelle matière ont été confectionnées les nouvelles statues ? Est-ce réellement du bronze ? Selon des professionnels de la sculpture, il n’en est rien. Un spécialiste bien informé assure à El Watan que les nouvelles statues sont réalisées à base de résine de bronze, matière ne renfermant pas les mêmes propriétés de résistance aux éléments. Ce spécialiste assure que ces statues ne sont que recouvertes d’une poudre de bronze, ce qui leur donne leur apparence actuelle.

Pourtant quand il s’est recueilli, il y a quelques mois place Saïd Mekbel, le wali a été on ne peut plus clair : « Le buste qui sera réalisé en bronze (matière la plus adéquate) reflétera le visage du défunt, étant donné que celle qui est sur place ne lui ressemble pas.» Si pour les profanes, cette imprécision ainsi entretenue passe inaperçue, pour les initiés, à leur tête les artistes-sculpteurs, c’est une « duperie» à laquelle il faut mettre un terme. « Ces statues sont réalisées à base de résine et non avec du bronze pur.

Celui-ci coûte très cher, de plus, nous n’avons pas de fonderie en Algérie, à l’exception de celle basée à Blida qui appartient à l’ANP. Il faut donc dire la vérité aux gens», rectifie un sculpteur qui s’est confié à nous. Celui-ci, outre la matière, n’estime pas plus ressemblantes ni mieux confectionnées les statues, réalisées par une entreprise algéroise qui a obtenu le marché en consultation restreinte et dont le patron est un certain Kerroub Mohammed. Plus sévère, notre interlocuteur parle de « ratage».

En attendant le lever de voile sur les deux nouvelles statues posées hier, on peut d’ores et déjà déceler sur les quelques photos de la statue de Saïd Mekbel qui circulent sur les réseaux sociaux, des disproportions flagrantes et des insuffisances quant à la ressemblance au défunt journaliste. En somme tout ce qu’on a reproché à l’ancien buste qui a coûté plus d’un million de dinars est reproduit à coups de nouvelles dépenses. Lire la suite

formats

Ammal (Boumerdès) : L’ANP abat deux terroristes

Publié le 18/02/2016, par dans Non classé.

Les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) ont éliminé deux terroristes hier après-midi, dans les maquis de la commune de Ammal au sud de Boumerdès.
Les deux criminels ont été abattus suite à une opération de ratissage menée au niveau du village douar Bousmail, sis à la frontière nord-est entre les deux communes de Ammal et Beni Amrane. Selon des sources locales, l’opération est toujours en cours au niveau de la forêt Aghroud fortement boisée, dans la commune de Ammal. Suite à cette opération, plusieurs armes, des munitions et autres objets ont été récupérés. Il s’agit de deux pistolets mitrailleurs, six chargeurs, deux paires de jumelles, une grenade, une quantité de munitions et des téléphones portables. Sur les lieux du ratissage, les éléments de l’ANP ont découvert une casemate, servant de cache aux terroristes, qui a été détruite. Lire la suite

formats

Algérie – Maroc : Bouteflika invite à la relance de l’UMA

Publié le 18/02/2016, par dans Non classé.

C’est en pleine polémique sur l’ouverture de la frontière terrestre entre l’Algérie et le Maroc que Abdelaziz Bouteflika a envoyé une lettre au roi du Maroc pour le féliciter à l’occasion de la célébration de l’anniversaire de la création de l’Union du Maghreb arabe (UMA).
Mais au lieu d’aborder la question, le chef de l’Etat s’est contenté d’une missive de circonstance. Il suggère, plutôt, des réformes institutionnelles au sein de l’organisation moribonde depuis 25 ans. « Nous sommes appelés à veiller à développer les institutions et structures de l’Union, en procédant à une révision approfondie de son système législatif et mode d’action dans le cadre d’une stratégie maghrébine cohérente et intégrée, à même de cristalliser ce projet civilisationnel qui se définit comme cadre approprié pour la consolidation des relations de coopération que nous devons hisser à des niveaux supérieurs de sécurité et de stabilité dans notre espace régional», écrit en effet Abdelaziz Bouteflika.

« La consécration de l’unité du Maghreb arabe apparaît comme une nécessité impérieuse à l’ère des ensembles régionaux et internationaux dont le nombre ne cesse de s’accroître, mais aussi face aux défis et enjeux majeurs qui se posent à notre région à tous les niveaux, des défis que nous devons relever dans le cadre d’un ensemble fort et unifié pour la réalisation des aspirations de nos peuples à davantage d’intégration, d’unité et de solidarité», a ajouté le président Bouteflika.

Le message, dont une version plus courte est adressée aux chefs d’Etat des autres pays maghrébins, pourrait être banal. Mais la relance de la polémique sur l’ouverture de la frontière entre les deux pays donne à la correspondance un cachet particulier. Surtout qu’en plus des partis de l’opposition, des personnalités proches du pouvoir réclament, elles aussi, la réouverture de la frontière entre les deux voisins. Une demande que les Marocains reformulent à chaque occasion. Les autorités algériennes ont toujours conditionné la réouverture des frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc à la résolution de problèmes tels que le trafic de drogue et la contrebande.
Lire la suite

formats

68% sont en situation irrégulière

Publié le 18/02/2016, par dans Non classé.

Dans le cadre de la célébration, hier, de la Journée maghrébine de l’enfant, les résultats d’une enquête sur la situation des enfants migrants ou issus de la migration subsaharienne en Algérie ont été présentés.
D’après Imène Benchaouche, chargée de plaidoyer et d’accès aux droits à la mission d’Algérie de l’ONG Médecins du monde, cette enquête a touché un échantillon de 361 enfants issus de 261 familles migrantes en Algérie. Les axes principaux de notre enquête, menée dans les wilayas d’Alger, Oran, Annaba et Tamanrasset, sont essentiellement l’accès aux soins et à la scolarité ainsi qu’à l’identité de ces enfants, le lien de famille qu’ils ont avec les adultes qui les accompagnent, leur accès aux documents d’état civil puis aux loisirs.

Sans oublier le travail de ces enfants en bas âge et leur utilisation dans les réseaux de mendicité», explique Imène Benchaouche la représentante de Médecins du monde, qui justifie cette enquête par le nombre important de migrants subsahariens en Algérie, notamment des femmes et des enfants, en l’absence quasi-totale d’informations sur leur cadre de vie. Médecins du monde indique que le pays qui « exporte» le plus de migrants est le Cameroun avec plus de 43% suivi du Niger, du Nigeria, du Mali, du Congo et de la Côte d’Ivoire.

L’illégalité comme mode de vie

Sur cet échantillon d’enquêtés, les chiffres de Médecin du monde démontrent que 89% des migrants subsahariens présents en Algérie depuis plus de 15 ans sont en situation administrative précaire dont 68% sont en situation irrégulière. Démunis, sans ressources financières, 72% de ces migrants vivent dans des habitations précaires (maisons inachevées, garages, gourbis, bidonvilles) ou carrément sur leur lieu de travail. « Sur ce chiffre, sachant que le nombre moyen de personnes par ménage est de 3 à 4 individus, près de 61% des familles migrantes vivent dans une seule pièce.

73% de ces familles enquêtées n’ont pas accès à l’eau potable, 57% ne possèdent pas de chauffage et la majorité déclare que leur lieu de résidence est loin d’être sûr», déclare Imène Benchaouche, qui explique que l’absence de moyens financiers et la difficulté de la scolarisation ont obligé certaines familles migrantes à se séparer de leurs enfants soit en migrant en Algérie seuls ou les renvoyer dans leur pays d’origine. Selon cette enquête menée par Médecins du monde en collaboration avec l’Unicef et le ministère de la Solidarité, de la Famille et de la Condition de la femme, sur les 361 enfants ciblés, 74,5% sont âgés de moins de 5 ans et près de 65% sont nés en Algérie.

Un accès restreint à l’école

En matière de scolarisation, les enfants inscrits dans les écoles ne représentent que 25,5% de la population migrante enquêtée avec une grande orientation vers les écoles privées au détriment du secteur public qui n’accueille que 44,8% de ces enfants. Même si 43,6% des parents migrants souhaitent que leurs enfants intègrent l’école publique, les raisons de la non-scolarisation sont l’absence de documents administratifs (47%) et la non-maîtrise de la langue arabe à hauteur de 40%.

En matière de soins, seulement 3,5% des femmes migrantes enceintes ont consulté un médecin. Même si 83% de ces femmes accouchent dans des établissements hospitaliers, seules 53% d’entre elles bénéficient d’un suivi médical post-accouchement. Contrairement à la santé de la maman et son suivi médical précaire, les chiffres concernant la santé de l’enfant migrant en Algérie sont assez satisfaisants.

Les carnets de vaccination sont à jour pour plus de 81% des enfants et leurs consultations médicales sont régulières. Dans le flux des chiffres qui démontrent la précarité dans laquelle vivent les familles de réfugiés subsahariens en Algérie, plus du tiers des enfants nés en Algérie ne sont pas déclarés à l’état civil et n’ont aucun document administratif prouvant leur identité.

Les raisons de cette situation calamiteuse sont non seulement la résidence illégale des parents, mais aussi le fait que l’enfant soit le fruit d’une relation hors mariage. Ces deux facteurs mènent aussi les mamans à utiliser des identités d’emprunt pour pouvoir accoucher dans les établissements hospitaliers publics.

Parmi les recommandations auxquelles a abouti cette rencontre tenue hier à l’auditorium Aïssa Messaoudi de la Radio algérienne, l’obligation des familles migrantes à déclarer leurs enfants nés en Algérie et à les scolariser, à favoriser le contact entre ces enfants migrants et les enfants algériens sans oublier la nécessité d’agir sur la maltraitance des enfants et leur utilisation dans les réseaux de mendicité.

Lire la suite

formats

Deux terroristes abattus à Boumerdes

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

Deux terroristes ont été abattus et deux pistolets mitrailleurs de type kalachnikov récupérés mercredi après-midi dans la wilaya de Boumerdes par un détachement de l’Armée nationale populaire (ANP), indique un communiqué du ministère de la Défense nationale, précisant que l’opération « est toujours en cours ».
« Dans le cadre de la lutte antiterroriste, un détachement de l’ANP relevant du secteur opérationnel de Boumerdes (1ère région militaire), a abattu deux (2) terroristes, aujourd’hui 17 février 2016 à 14h00, suite à une opération de fouille et de ratissage menée près du Douar Bousmail à la commune d’Ammal », précise la même source.

« L’opération, qui est toujours en cours, s’est soldée par la récupération de deux (2) pistolets mitrailleurs de type kalachnikov, six (6) chargeurs, deux (2) paires de jumelles, une grenade, une quantité de munitions et des téléphones portables », ajoute la même source.

Une casemate a également été découverte et détruite sur les lieux, conclut le communiqué du MDN.
Lire la suite

formats

L’avenir de l’Algérie vue par un chômeur diplômé

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

L’avenir de l’Algérie est  » sombre ». Le pouvoir en place est responsable de cette situation et les partis de l’opposition font partie du problème, estime Nawfel Chekaoui, coordinateur général du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (Cnddc). Interview.
L’Algérie vient de se doter d’une nouvelle Constitution. Un commentaire ?

Un non-événement. Cela ne nous concerne pas parce que nous n’avons pas réalisé l’autosuffisance sociale. Un jeune ne peut pas penser à la Constitution, si les conditions d’une vie digne ne sont pas assurées.

La situation économique du pays se dégrade de plus en plus suite à la chute des recettes pétrolières. Comment voyez-vous l’avenir ?

Revenons d’abord à la période dite de l’aisance financière. Quand nous avons appelé au développement de ressources alternatives au pétrole, le premier ministre nous a qualifié de fauteurs de troubles. Et maintenant, après l’effondrement des prix du pétrole, ils nous demandent de serrer la ceinture. Nous leurs répondons :  » c’est vous la cause de la crise. Alors assumez vos responsabilités ! »
L’avenir du pays est sombre si l’on garde les mêmes politiques. Nous allons revenir à l’endettement extérieur. La victime sera certainement le simple citoyen.

Pensez-vous que les partis politiques de l’opposition jouent pleinement leur rôle ?

Les partis politiques font partie du problème. Leur opposition est comique. Ils servent les intérêts du pouvoir et sont loin des aspirations du peuple. Je vous donne un exemple. Pourquoi le MSP et le PT ne se retirent pas du Parlement du moment qu’ils considèrent que le pouvoir est illégitime ? C’est une opposition dictée par des intérêts partisans. Ces partis ne pensent pas au bien du peuple.

Qu’est-ce qu’il fait faire, selon vous, pour aboutir à un changement politique et économique ?

Le développement économique est lié au changement politique. Il faut d’abord mettre en place un Etat de droit basé sur la compétence et non pas sur le régionalisme et l’allégeance. Sur le plan économique, il faut encourager l’agriculture et l’industrie. Et il faut associer les jeunes dans la construction de l’Algérie de demain.

Un dernier mot ?

Nous diront au pouvoir en place que la situation actuelle conduit inévitablement vers une explosion sociale. Nous, les militants des droits des chômeurs, nous continuerons à combattre pour une vie digne.
Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair