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Nouria Benghebrit dénonce «l’instrumentalisation politique»

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

500 000 candidats sont déjà inscrits au concours.
La ministre de l’Education nationale a affirmé, encore une fois, que le concours par examen écrit restera la seule procédure de recrutement pour les 28 000 postes d’enseignant pour la prochaine rentrée scolaire. Intervenant hier sur les ondes de la Radio nationale, Mme Benghebrit a dénoncé « l’instrumentalisation» de ce conflit qui fait l’objet, selon elle, de « récupération politique» par des députés et autres formations syndicales. Tout en appelant les contractuels protestataires à s’inscrire au prochain concours, la ministre rappelle que la réglementation en vigueur et les lois de la Fonction publique interdisent le recrutement direct et sans concours. « Pour l’éducation nationale, l’accès au poste d’enseignant devrait normalement être accordé exclusivement aux sortants des Ecoles normales supérieures», explique-t-elle.

Le recrutement externe par voie de concours n’est qu’une procédure de transition, souligne la ministre, qui espère que dans 5 ans, les postes d’enseignants seront couverts par les diplômés sortants de l’ENS. Un travail se fait actuellement, selon Mme Benghebrit, pour récupérer les instituts technologiques de l’éducation et réaliser des écoles normales pour satisfaire les besoins en enseignants.

La ministre a expliqué par la même occasion que des instructions ont été données aux responsables concernés pour respecter le versement régulier des salaires des contractuels et le rajout des primes dont ils ont été privés. Le recrutement du contractuel « n’obéit pas à des critères préalablement définis. Une telle modalité de recrutement favorise celles et ceux qui ont accès à l’information d’un poste vacant à pourvoir sous contrat en temps voulu», reconnaît-elle.

Pour le concours du 30 avril, les années d’expérience dans le secteur seront valorisées sur une échelle d’un point par année d’exercice, et ce, à hauteur de six points. Cela permettra aux bénéficiaires de prétendre à une bonification lors du concours de recrutement entamé, précise la ministre, qui a qualifié cette décision d' »hybridation» entre les deux systèmes de recrutement de la Fonction publique : par concours et sur titre.
Mme Benghebrit a lancé un appel aux protestataires, leur demandant de rejoindre leurs postes pour la continuité de la scolarité. « Le 3e trimestre est très court et notre point d’ancrage essentiel dans la gestion est comment assurer la pérennité de la scolarité. Si celle-ci s’avère menacée, nous prendrons les mesures que la réglementation nous permet de mettre en œuvre», a-t-elle menacé.

500 000 candidats se sont déjà inscrits au concours du 30 avril. Les écoles normales ne fournissent que 5000 diplômés, alors que le nombre de postes est de 28 000 pour les trois cycles. Le nombre de contractuels est estimé à 25 000. Les résultats de l’examen écrit seront connus le 12 mai, permettant aux candidats retenus de passer le test oral les 8 et 9 juin, alors que les résultats définitifs seront rendus publics le 30 juin.
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Mohamed Aïssa met en garde contre les menaces sectaires

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

Le ministre des Affaires religieuses et des waqfs, Mohamed Aïssa, a été hier l’invité du forum de la Radio nationale. Plusieurs questions ont été au centre du débat.
Le ministre a défendu le rôle positif des zaouïas dans la société. Pour lui, « elles font partie de la société civile et qui fonctionnent loin de la tutelle des institutions de l’Etat ou des ministères.» Les zaouïas, dit-il, représentent le socle qui rassemble la société algérienne et le refuge où chaque Algérien peut trouver paix et sécurité. Le plaidoyer de Mohamed Aïssa soutient que « ces confréries religieuses qui prônent un islam de paix sont à même de sauver l’Algérie et ses voisins.» Le ministre qui réfute qu’elles soient instrumentalisées politiquement affirme qu' »elles ne reçoivent aucun ordre».

Parlant du dernier symposium sur le soufisme organisé par la zaouïa El Kadiria à Adrar, l’invité de la Radio nationale assure que la manifestation en question a véhiculé un message universel et une réponse à l’appel du continent africain. Mohamed Aïssa qui a salué la conscience des imams algériens dans le prêche du 25 mars dernier a souligné que l’implication de la mosquée dans le renforcement de l’unité des rangs et la protection de nos frontières est importante. Elle a aussi pour objectif, selon lui, de sécuriser l’espace religieux pour les Algériens. Le ministre n’a pas hésité à indiquer également que des mains étrangères prennent pour cible deux de nos wilayas frontalières, l’une à l’Est et l’autre à l’Ouest, pour propager des idées qui nous sont étrangères. Pour lui, le problème n’est pas dans les courants religieux eux-mêmes, mais dans l’exploitation qui en est faite.

Selon lui, ce sont les inspecteurs du ministère qui ont débusqué ces tentatives au niveau de nos frontières. Mohamed Aïssa déclare en effet que le plus étrange est que « les courants en question ne viennent pas de pays musulmans et les cercles qui les gèrent ne veulent pas du bien pour le pays». L’objectif, dit-il, derrière tout ça, c’est la fabrication de minorités sous la couleur religieuse. Le ministre des Affaires religieuses et des wakfs, qui alerte le président Bouteflika sur « une volonté et une stratégie internationales de diviser le monde musulman sur une base sectaire», assure que « les oulémas et les intellectuels algériens empêcheront que l’Algérie soit un terrain de bataille entre des courants et des idées qui n’émanent pas de la pratique religieuse de nos aïeux». Lire la suite

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Les dirigeants arabes et africains éclaboussés

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

Plusieurs dirigeants du Monde arabe et d’Afrique sont éclaboussés par ce nouvel épisode de révélations sur les paradis fiscaux. Rois, chefs d’Etat, ministres et leurs proches sont cités comme détenteurs ou utilisant des sociétés offshores pour s’offrir des biens.
Pas moins de 140 responsables politiques de 50 pays sont éclaboussés par les nouvelles fuites Panama Papers et dont les noms sont liés à 21 paradis fiscaux. Rois, chefs d’Etat, ministres et leurs proches sont cités comme détenteurs ou utilisant des sociétés offshores pour s’offrir des biens. Les rois du Maroc et d’Arabie Saoudite ainsi que le chef de l’Etat des Emirats arabes unis et l’ancien émir du Qatar sont éclaboussés par les révélations de 11,5 millions de documents provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca.

Le roi du Maroc, Mohammed VI, apprécie particulièrement le paradis fiscal des îles Vierges britanniques. Grâce à la société SMCD Ltd installée aux îles Vierges britanniques, le roi du Maroc a acheté Aquarius W, une goélette de plus 41 mètres, et investi dans une société cotée en Bourse à Casablanca, Alliance développement immobilier. Il a même sollicité les services d’une autre structure offshore pour l’achat et la rénovation d’un hôtel particulier à Paris.

Chargé de gérer les affaires privées du roi, Mohamed Mounir Majidi, son secrétaire particulier, est le gérant direct de la société SMCD Ltd qui a été liquidée en août 2013 et dont les fonds ont été transférés à une autre société offshore toujours établie aux îles Vierges et portant le nom de Langston Group SA et servant de véhicule de prêt à une société luxembourgeoise Logimed Investments SARL. Majidi est aussi administrateur de l’Immobilière Orion et, dans les documents révélés par le journal Le Monde, il est dit que Mohammed VI est à la fois « prêteur, emprunteur et bénéficiaire» de montages financiers destinés à l’acquisition d’un hôtel dans le 7e arrondissement de Paris.

Le roi d’Arabie Saoudite, Salman bin Abdelaziz bin Abdelrahmane Al Saoud, est lui aussi un adepte des îles Vierges britanniques. Une société installée dans ce paradis fiscal a permis au roi de contracter des prêts immobiliers pour l’achat de résidences de luxe à Londres et un yacht. « Le roi Salman a joué un rôle assez flou au sein de la société luxembourgeoise Safason Corporation SPF SA, qui était actionnaire de Verse Development Corporation créée dans les îles Vierges en 1999 et d’Inrow corporation créée en 2002», indique les fuites de Panama Papers reprises par Le Monde.

La société Inrow a bénéficié d’un prêt immobilier de 26 millions de dollars en 2009 et versé plus de 8 millions de dollars pour l’achat de résidences de luxe à Londres, et ce, pour le compte du roi, tout comme pour l’acquisition du yacht Erga immatriculé à Londres. L’actuel dirigeant des Emirats arabes unis, Khalifa ben Zayed ben Sultan Al Nahyan, est quant à lui bénéficiaire d’au moins 30 sociétés dans les îles Vierges britanniques. Des sociétés lui permettant d’être propriétaire de biens immobiliers commerciaux et résidentiels dans des quartiers de Londres pour une valeur de 1,7 milliard de dollars.

L’ancien émir du Qatar, Hamad ben Khalifa Al Thani, devient en 2014 propriétaire d’Afrodille SA, détenant un compte au Luxembourg et des participations au capital de deux sociétés sud-africaines. Il est aussi actionnaire majoritaire de Rienne SA et de Yalis SA, toutes deux titulaires d’un dépôt à terme auprès de la succursale luxembourgeoise de Bank of China. Rami et Hafez Makhlouf, des cousins du président syrien Bachar El Assad, cités par les Panama Papers, trouvent aussi leur compte dans les paradis fiscaux. Ils se sont servis de sociétés offshores pour investir dans différents secteurs dont les télécommunications.

Plusieurs dirigeants du Monde arabe et d’Afrique sont éclaboussés par ce nouvel épisode de révélations sur les paradis fiscaux. L’ancien président soudanais Ahmed Ali El Mirghani, d’anciens Premiers ministres jordanien et irakien, ou encore le Premier ministre du Qatar Hamed ben Jassim El Thani et Alaa Moubarak (fils de l’ancien président égyptien) font partie de la liste des détenteurs de sociétés-écrans ou offshores. De même que certains dirigeants africains, dont le neveu du président sud-africain Jacob Zuma, ou encore le fils de l’ancien président du Ghana, John Addo Kufuor et la veuve de l’ancien président guinéen Mamadie Touré. Lire la suite

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Le monde du sport adhère à l’offshore

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

De Lionel Messi à Michel Platini en passant par le golfeur Nick Faldo ou un membre de la commission d’éthique de la FIFA, les Panama Papers, gigantesque enquête sur les paradis fiscaux révélée dimanche, font apparaître de nombreux sportifs ou dirigeants du monde du sport.

La FIFA bien représentée

Déjà secouée depuis un an par un scandale de corruption, la FIFA est très présente dans les millions de documents épluchés par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ). Deux de ses anciens vice-présidents, Michel Platini et l’Uruguayen Eugenio Figueredo, sont ainsi cités.

Platini, suspendu six ans de toute activité du monde du football pour un versement suspect de 1,8 million d’euros reçu de Joseph Blatter, l’ancien patron de la Fifa, aurait ainsi eu recours aux services du cabinet Mossack Fonseca en 2007, l’année où il a été désigné président de l’UEFA, pour administrer une société au Panama. Figueredo, inculpé en décembre dernier pour fraude et blanchiment d’argent dans le cadre de l’enquête sur le scandale de la Fifa, apparaît lui en raison de ses liens avec sept sociétés offshore pour lesquelles aurait travaillé l’avocat uruguayen Juan Pedro Damiani, président du grand club du CA Penarol et par ailleurs membre… de la commission d’éthique de la Fifa.

Cette commission a d’ailleurs ouvert une enquête préliminaire à ce propos, écrit l’ICIJ. Les documents révélés montrent également que quatre des 16 responsables de la Fifa inculpés aux Etats-Unis ainsi que quatre hommes d’affaires liés à ce dossier ont utilisé des compagnies offshore créées par Mossack Fonseca. Enfin, Jérôme Valcke, ancien secrétaire général de la Fifa, licencié il y a trois mois, est cité également dans les Panama Papers, en tant que propriétaire d’une société basée aux îles Vierges britanniques, qui a apparemment servi pour l’achat d’un yacht enregistré aux îles Caïman.

Les footballeurs aussi

Les documents révèlent également que de nombreux joueurs de football, agents, dirigeants et même clubs qui ont eu recours à des sociétés offshore, notamment pour y placer des revenus liés aux droits d’image. L’ICIJ évoque « une vingtaine de joueurs de haut niveau, passés ou présents, certains évoluant dans les plus grands clubs de football du monde, parmi lesquels le FC Barcelone, Manchester United et le Real Madrid».

La plus grande star du monde du football, Lionel Messi, est aussi citée. L’Argentin, qui doit être jugé avec son père en mai à Barcelone pour une affaire de fraude fiscale, apparaît dans les Panama Papers en tant que copropriétaire avec son père d’une compagnie basée au Panama : Mega Star Enterprises. Ce nom apparaît pour la première fois dans les fichiers de Mossack Fonseca le 13 juin 2013, soit au lendemain du lancement par le pôle financier du parquet de Barcelone d’une procédure pour fraude fiscale à l’encontre du quintuple Ballon d’or.

Les documents montrent que le 23 juin 2013, Messi et son père étaient officiellement propriétaires de cette société. D’autres joueurs célèbres comme l’attaquant chilien Ivan Zamorano ou l’Argentin Gabriel Heinze, ex-défenseur du PSG et de l’OM, sont également évoqués, à chaque fois pour des questions de gestion de droits d’image. Heinze avait ainsi créé en 2005 une société basée aux îles Vierges britanniques sur laquelle transitaient des paiements de l’équipementier Puma. C’est sa mère qui en était officiellement propriétaire. Les documents montrent également comment le club espagnol Real Sociedad a payé plusieurs de ses joueurs étrangers, entre 2000 et 2008, via des sociétés offshore installées dans des paradis fiscaux.
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La CEC réagit

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

Réagissant aux révélations sur la société qu’il a créée dans les paradis fiscaux panaméens, Abdessalem Bouchouareb, ministre de l’Industrie, a choisi de répondre par le biais du bureau de la Compagnie d’étude et de conseil (CEC) « qui gère son patrimoine privé» dont « le message est parvenu à l’APS» et qui, à aucun moment, ne dément l’existence d’une société offshore.
« La société Royal Arrival Corp a été créée à l’initiative de la CEC pour gérer son (Abdessalem Bouchouareb, ndlr) patrimoine privé, mais n’a jamais été active et ne possède aucun compte bancaire», a affirmé la CEC dans un message parvenu à l’APS. Et de préciser que « la CEC, mandatée pour agir pour le compte de Abdessalem Bouchouareb, a confirmé qu’elle est à l’initiative de la création de la société Royal Arrival Corp dont la constitution s’est faite en toute transparence», a précisé la même source. Selon la CEC, « M. Bouchouareb, en apprenant nos démarches, a immédiatement demandé de geler (pendant l’exercice de ses mandats publics) toute utilisation de cette société ; l’ouverture du compte bancaire à la NBAD Genève n’a, de ce fait, pas été concrétisée».

Pour l’APS, la société « avait pour objet de reprendre et gérer des biens patrimoniaux existants avant l’entrée en fonction de M. Bouchouareb», selon le message signé par le fondé de pouvoir de la Royal Arrival Corp, Guy Feite. La société « n’a donc jamais été active dans aucun pays puisqu’elle n’a pas eu le moindre fonctionnement» et « n’a eu aucun compte à la NBAD puisque les formalités d’ouverture ont été annulées», soutient encore la CEC, établie au Luxembourg.

Le représentant de Abdessalem Bouchouareb n’a cependant pas expliqué aux Algériens l’origine des 700 000 euros, évoqués par le Français Guy Feite, fondé de pouvoir de sa société Royal Arrival Corp, dont l’activité est, comme il l’a si bien souligné, « la gestion d’un portefeuille de valeurs immobilières d’un montant de 700 000 euros, détenu actuellement à titre personnel». Même si, comme il l’affirme, la société a été gelée, comment peut-il expliquer sa création une année seulement après sa nomination, en 2014, au poste de ministre, avec une somme aussi importante en devises ? Lire la suite

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Issad Rebrab achète le groupe El Khabar

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

Issad Rebrab est le nouveau propriétaire du groupe El Khabar depuis hier, après la signature de l’acte de cession de la majorité des parts du groupe.
Dix-sept actionnaires ont accepté la proposition financière du patron de Cevital ; seul l’un d’entre eux en a décidé autrement. « Issad Rebrab a pris le contrôle du groupe avec 94% du capital», a confirmé à El Watan un journaliste du quotidien. Au niveau du groupe Cevital et en l’absence de Issad Rebrab, on se refuse à confirmer l’information.

Pour le rachat du groupe El Khabar, le patron de Cevital a dû débourser un peu plus de 4 milliards de dinars. Ce prix comprend le quotidien arabophone (El Khabar), une chaîne de télévision (KBC), mais également cinq imprimeries détenues conjointement avec le groupe El Watan : deux au Centre, une à Constantine, une à Oran et une à Ouargla. Prochaine étape pour le nouveau propriétaire : la convocation d’une assemblée général pour désigner un nouveau conseil d’administration et les nouveaux gérants du quotidien et de la télévision.

Les actionnaires d’El Khabar avaient pris la décision d’ouvrir le capital du groupe dans un contexte marqué par la baisse des revenus publicitaires qui a frappé de plein fouet les comptes de KBC et pénalisé le groupe. Malgré un important investissement consenti pour le lancement de KBC, la chaîne de télé n’est jamais parvenue à l’équilibre et continuer à engloutir de très grosses sommes d’argent. « La chaîne de télé est devenue un fardeau pour le groupe, confirme une source. Elle laisse une ardoise de près de 500 millions de dinars auprès des banques, des producteurs et du fisc.»
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