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«Didi» : Cheb Khaled obtient gain de cause

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

La cour d’appel de Paris a donné gain de cause à cheb Khaled, accusé de « contrefaçon» pour la composition de son tube international Didi, par un auteur, cheb Rabah, selon une décision consultée hier par l’AFP.
Cheb Khaled avait été condamné en première instance, mais la cour d’appel a, dans un arrêt rendu le 13 mai, infirmé cette décision, estimant que cheb Rabah ne prouvait pas que son œuvre était antérieure à Didi. A l’issue du premier procès, le tribunal de grande instance de Paris avait notamment, le 3 avril 2015, condamné cheb Khaled à restituer à cheb Rabah les droits d’auteurs perçus pour la composition musicale de l’œuvre. Lire la suite

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Une autre grève des médecins lundi

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

La semaine dernière, lors du Congrès maghrébin de médecine dentaire qui s’est déroulé à Alger, les dentistes ont quitté la salle alors que le représentant du ministre de la Santé était invité à prendre la parole.
Une manière pour eux de protester contre « le mépris affiché par les autorités sanitaires vis-à-vis de ce corps des praticiens». Un mal profond que ces praticiens tentent de rendre visible et de « réparer l’injustice» par la grève cyclique entamée 18 avril dernier par le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP). Dans la plateforme de revendication du syndicat, il est exigé « la promulgation d’un arrêté permettant aux pharmaciens et dentistes de faire une formation complémentaire pour pouvoir exercer en tant que docteur».

A ce jour, des dentistes et des pharmaciens continuent à être recrutés sur dérogation du fait que le doctorat ne figure pas dans la liste des postes budgétaires de la Fonction publique. De plus, le doctorat de médecine dentaire et de pharmacie n’est pas porté sur la grille des salaires, comme c’est le cas pour le médecin généraliste ; ils sont classés, avec l’ancien diplôme, à la catégorie 13. Dans le détail, le cursus universitaire de pharmacie et de médecine dentaire a été modifié en 2012 par un décret exécutif qui a allongé la durée des études à 6 ans au lieu de 5 ans et a instauré le diplôme de doctorat pour les deux corps.

Le décret exécutif n°11-413 de 2011 a été signé par Ahmed Ouyahia, chef du gouvernement à l’époque. Deux arrêtés du ministère de l’Enseignement supérieur ont permis de mettre en place les modalités pratiques de la formation complémentaire de la 6e année et le choix a même été laissé aux étudiants de 5e année (en 2011/2012) de partir avec l’ancien diplôme ou de faire la 6e année et pour être titulaires du doctorat.

Le décret précise, dans ses articles 12 bis et 16 bis, que « les pharmaciens et les chirurgiens dentistes en exercice peuvent bénéficier, s’ils le désirent, d’une formation complémentaire de six mois pour mettre à jour de cette façon leur diplôme et bénéficier du doctorat comme les nouveaux diplômés». « Ce droit, consacré par un décret depuis 2011, ne peut être exercé par nos collègues dentistes et pharmaciens jusqu’à ce jour du fait de l’absence de cadre réglementaire», regrette Lyès Merabet, porte-parole du SNPSP. « C’est une situation inédite chez nous», ajoute le syndicaliste.

Et d’expliquer : « Nous sommes le seul pays au monde où y a deux diplômes différents pour la même qualification et cela concerne les pharmaciens et les dentistes. C’est l’une de nos revendications pour laquelle le ministère n’a rien fait depuis des années.» Il s’agit d’un point parmi d’autres revendications soulevées par le SNPSP, qui ne renonce toujours pas à son mouvement de débrayage. Lundi prochain, une grève nationale sera une fois de plus observée dans toutes les structures publiques de santé du pays ; un rassemblement devant le ministère de la Santé est également prévu pour le même jour.
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Tébessa : Saisie de 6000 litres de fuel

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

Ces dernières 24 heures, 6000 l de fuel ont été saisis par la brigade de recherche et d’investigation de la sûreté de wilaya de Tébessa lors d’une perquisition de la maison d’un suspect de 41 ans interpellé au douar Chaâchaâ, dans la daïra d’El Ma Labiodh, apprend-on de la sûreté de wilaya. Le carburant était entreposé dans 27 citernes en plastique de 200 l chacune dans le garage de la maison, précise la même source.

Dans une opération distincte et agissant sur information, la même brigade a saisi 9000 paquets de cigarettes de fabrication étrangère qui étaient à bord d’un camion garé au marché de fruits et légumes de Tébessa, sur la route de Constantine. Deux enquêtes sont en cours pour la constitution du dossier pénal des deux affaires, est-il précisé. Lire la suite

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Ould Kablia : «Le pouvoir de décision appartient à un groupe très restreint»

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

« La nature du régime est autoritaire. De ce fait, le pouvoir de décision appartient à un groupe très restreint d’hommes autour du chef de l’Etat», a déclaré hier à Boumerdès, Daho Ould Kablia, président de l’Association des anciens du MALG (ministère de l’Armement et des Liaisons générales, ancêtre de la SM et du DRS).
Invité à s’exprimer sur la Journée de l’étudiant et la grève du 19 mai 1956, l’ex-ministre de l’Intérieur a souligné que « les dangers qui guettent le pays sont réels». « Je suis de nature optimiste, mais je m’interroge sur l’avenir de ce pays. Les dangers sont réels», a-t-il alerté. M. Ould Kablia a laissé entendre que le vrai danger provient de l’intérieur : « Les véritable dangers sont l’insécurité et la déstabilisation. Je ne crois pas à l’histoire de la main étrangère.

Le mal est en nous.» Interrogé sur qui décide réellement en Algérie, il a répondu que « personne ne peut avoir la preuve que le Président ne décide pas». « Je pense que le Président est très soucieux de son statut de chef. Il ne laisse pas les autres décider à sa place. Il est diminué, oui. Mais cela est un élément biologique», a-t-il estimé. Abordant le MALG et son rôle après l’indépendance, M. Ould Kablia a précisé que les cadres de cette structure ne disposaient pas de pouvoir de décision : « Le MALG disposait de 1400 cadres durant la Guerre de Libération.

Après l’indépendance, la plupart ont assuré de hautes fonctions au niveau de l’Etat, mais ils n’avaient pas de pouvoir de décision. Les cadres du MALG ont géré, mais sur orientation et sur directive. Ils n’avaient pas la faculté d’initiative. C’est pour cela qu’on est arrivé à l’impasse». M. Ould Kablia « défie quiconque de citer un cadre du MALG impliqué dans une affaire de corruption».

« Boussouf nous a éduqués à servir le pays avec loyauté et à mettre les intérêts du pays au-dessus des intérêts personnels», a-t-il rappelé. Et de conclure : « Il faut que le peuple jouisse de son indépendance. Je ne dis pas que le personnel qui dirige le pays doit céder sa place. Je demande aux jeunes de s’élever au niveau des responsabilités et de prendre leur destin en main.» Lire la suite

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Mostaganem veut voir le monde soufi unifié

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

Venus de plusieurs pays, 120 oulémas se sont réunis à Mostaganem pour créer l’Union mondiale soufie. L’objectif de cette rencontre est de lutter contre le radicalisme dans le monde musulman. Mais les moyens manquent.
« Nous allons anéantir les salafistes !» A la sortie d’une matinée de conférences, le président de l’Union des zaouïas algériennes, Mahmoud Omar Chaalal, est enthousiaste. Après des années de consultations, une Union mondiale soufie devrait voir le jour, aujourd’hui à Mostaganem, où sont réunis plus de 120 oulémas soufis venus du monde entier.

L’objectif est d' »inscrire la nation musulmane dans une référence unique» pour « combattre le radicalisme et l’ignorance» et éduquer « ceux qui suivent les vagues de l’appel au djihad sans savoir ni connaissance», a déclaré le président de l’Union des zaouïas à l’ouverture du congrès, mercredi. « Les zaouïas ont oublié leur rôle fondamental d’éducation à la paix et au respect de l’autre», déplore Ouma Saad Touré, ancien professeur d’arabe au Mali et membre de la confrérie Tidjania.

Philosophie

Face à la montée du terrorisme et de l’idéologie wahhabite, les représentants du soufisme estiment qu’on ne les entend plus. « Le prosélytisme, l’esprit conquérant ne sont pas par essence des modes de fonctionnement des communautés soufies, contrairement à ceux à qui nous voulons nous opposer, reconnaît Zaim Khenchelaoui, anthropologue. Or aujourd’hui, l’islam est devenu une idéologie. Ce n’est plus une religion dans le sens divin du terme. On ne parle plus de Dieu, on parle en Son Nom.

Nous devons réconcilier les fidèles avec la philosophie.» « Il nous faut nous structurer, nous organiser pour diffuser nos valeurs et éduquer. Cette union sera à l’image de l’Organisation mondiale de la santé, mais pour le soufisme», explique Mahmoud Omar Chaalal. Dans les couloirs d’un complexe hôtelier du bord de mer, des représentants iraniens et irakiens du soufisme, d’obédience chiite, échangent avec des oulémas maghrébins. « Vous voyez, lance un participant, le soufisme, c’est aussi un moyen de réconcilier chiites et sunnites, de créer du dialogue intrareligieux !»

Porte-parole

Dans la continuité des déclarations de Mohamed Aïssa ces dernières semaines, Alger se positionne donc comme le porte-parole d’un islam soufi qui prône la paix. « Les tariqas soufies en Algérie, qui puisent depuis des siècles de la référence Mohamedienne et résistent en portant la bannière du savoir et du djihad, ont marqué l’histoire de l’Algérie avec de célèbres héros dont l’Emir Abdelkader, cheikh Bouâmama, cheikh El Haddad, El Mokrani et Fathma n’Soumer», a dit Lakhmissi Bezzaz, inspecteur général au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, représentant du ministre.

Pourtant, les spécialistes estiment que ce discours officiel a besoin d’être renforcé par des actes concrets. « Pourquoi les figures du soufisme ne sont-elles pas inclues dans les programmes de l’éducation nationale ? Pourquoi n’étudie-t-on pas les poèmes de l’Emir Abdelkader à l’école», s’interroge Zaim Khenchelaoui. Les programmes scolaires sont l’un des axes sur lesquels les oulémas réunis à Mostaganem voudraient avoir un impact. Laroussi El Mizouri, ancien ministre tunisien des Affaires religieuses, a insisté sur la nécessité des matières relatives à la référence Mohamedienne dans les programmes scolaires, les programmes culturels et les médias.

Financement

Si cette union mondiale est indispensable selon les participants, reste à savoir quel sera son impact réel. Le financement est un premier frein. « Nous n’avons pas l’argent de l’Arabie Saoudite. Nous n’avons aucun média, alors qu’elle en finance des dizaines pour transmettre l’idéologie wahhabite», regrette un participant. « Les zaouïas seules ne peuvent rien faire, ajoute Ouma Saad Touré.

Au Mali, malgré la présence de confréries, les groupes terroristes ont recruté parce que l’argent a fait son travail.» Un travail de dialogue est également nécessaire avec les pays occidentaux. « La France ne peut pas décorer l’Arabie Saoudite, dont l’argent finance le salafisme et le wahhabisme, et prétendre lutter contre le terrorisme», s’emporte un participant.
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Les confréries ne peuvent pas à elles seules éradiquer la pauvreté et la précarité

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

– Quelle est la place du soufisme en Algérie ? Peut-on imaginer qu’une union des confréries puisse être efficace contre le radicalisme ?

L’islam, à l’origine, est une spiritualité séculaire. Mais force est de constater que cet islam originel a été détourné juste après le décès du Prophète Mohamed au profit d’un projet politico-religieux auquel on a donné le nom de « califat». Depuis, l’islam spirituel originel est devenu marginal et persécuté par les pouvoirs en place et les foukahas, alliés historiques de ces pouvoirs. De nombreux soufis ont été excommuniés et exécutés par les pouvoirs à la suite de fetwas décrétées par les foukaha.

Ce fut le cas de Hadjar Ibn Adi, Halladj, Souhrawardi, Nassimi ou Djami. C’est le wahhabisme, représentant par excellence du discours des foukahas, qui est en grande partie responsable du terrorisme durant les années 1990 qui a engendré plus de 200 000 morts. Le soufisme, représentant de l’islam algérien par excellence, n’a jamais cautionné ni légitimé la violence, sauf contre les envahisseurs étrangers.

Une union des confréries pourrait être efficace contre le radicalisme, mais à condition qu’elle ne soit pas une union de vitrine ou fictive, mais une union réelle, effective et active sur le terrain. Mais pour le moment on n’en est pas là. J’ai toujours appelé à une union de ce genre. Je pense que les confréries, en Algérie, ne sont pas encore arrivées à ce niveau d’interactivité avec la réalité vécue.

– Depuis plusieurs semaines, les autorités algériennes répètent qu’elles veulent être le porte-parole d’un islam de paix. Est-ce que l’Algérie peut effectivement avoir ce rôle ?

L’islam algérien a de tout temps été un islam de paix — et là je parle de l’islam populaire spirituel adopté depuis des siècles par la majorité des Algériens. Je ne parle pas de l’islam wahhabite qui nous a été importé d’Orient par le courant salafiste représenté, dès les années 1920, par l’Association des Oulémas et les mouvements politiques islamistes d’après l’indépendance dont elle a été l’initiatrice.

En effet, les soufis, les chouyoukh des confréries, ont largement contribué à stopper le bain de sang perpétré par les islamistes radicaux et à ramener la paix en Algérie. Si le discours officiel prétend parler d’un islam de paix, il faudrait que cela se répercute au moins sur les programmes scolaires. Nos écoles continuent à enseigner, dans les programmes d’éducation religieuse, la violence, la xénophobie et la haine de l’autre. Je pense que c’est là que doit commencer l’islam de paix prôné par le discours officiel.

– Aujourd’hui, les confréries soufies sont présentes dans certains pays du continent africain, comme le Mali ou le Sénégal. Pourtant, ce sont des pays où le terrorisme qui dit s’appuyer sur l’islam est important. Est-ce juste de penser que le soufisme peut avoir un impact ?

L’islam est arrivé partout en Afrique grâce au travail des confréries soufies, et ce, depuis plusieurs siècles. Mais il se trouve qu’avec la décolonisation et la pauvreté des Etats africains, les Saoudiens ont trouvé un terrain vierge et facile pour propager le wahhabisme à coups de pétrodollars. Et c’est comme ça que sont nées des organisations comme Boko Haram ou les shebab. L’islam africain est essentiellement soufi, mais les confréries ne peuvent pas à elles seules éradiquer la pauvreté et la précarité, il faut le concours des pouvoirs politiques.

En effet, la Tidjania par exemple, a contribué activement à trouver une solution à plusieurs conflits sanglants en Afrique. Les confréries en Afrique doivent être dotées des moyens. Encore faut-il que les pouvoirs africains ne soient pas de mèche avec le wahhabisme. Or,c’est le cas de plusieurs organisations officielles à travers le monde. Il n’est pas facile de résister aux pétrodollars. Lire la suite

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