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Enseignants contractuels : le Snapap appelle à une journée de protestation demain

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

La Fédération nationale du secteur de l’éducation, affiliée au Syndicat national autonome de la fonction publique (Snapap), a dénoncé dans un communiqué rendu public ce mardi  » la fuite en avant du ministère de l’Education et du autorités concernées par le dossier des enseignants contractuels ».
Le Snapap, qui s’est solidarisé depuis le premier jour de la marche entamée el 27 mars à Bejaia, souligne qu’après  » huit jours de marche nationale entamée par les enseignants contractuels de Béjaia vers Alger pour demander leu intégration dans leurs postes vacants, les enseignants contractuels ont fait preuve de résistance et de volonté pour arracher l’intégration après avoir parcouru plus de 250 Km et l’arrivée à la ville de Boudouaou malgré la fatigue, les blessures et évanouissements ».

Le pouvoir a  » encerclé depuis lundi dernier, les enseignants et les a empêcher de poursuivre la marche vers Alger en mobilisant des dizaines de camions et de milliers de policiers pour réprimer qui ???? », s’interroge le Snapap, dans le même document. Il a rappelé que l’enseignant éducateur exprime ses revendications d’une manière pacifique, civique et légale.

Le conseil national de la Fédération nationale du secteur de l’éducation, qui s’est réuni en assemblée extraordinaire ce mardi, a  » malgré l’encerclement de son siège par la police », appelle à une journée de protestation pour demain mercredi 06 Avril 2016 afin  » de faire pression sur le pouvoir pour l’amener à satisfaire immédiatement la revendication de l’intégration sans conditions », des enseignants contractuels.

Par ailleurs, le Snapap invite les conseils de wilaya à tenir leurs réunions en prévision des prochains mouvements de contestations.

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«La justice algérienne peut obtenir du Panama l’identité des titulaires de comptes numérotés»

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

– ICIJ, le Consortium international des journalistes d’investigation, vient de dynamiter un des plus important paradis fiscaux du monde : le Panama. Certaines des données mises en ligne et les documents de la lessiveuse géante qu’est Mossack Fonseca épinglent nombre de personnalités, dont des Algériens. Il y a six mois, dans Jeune Afrique, vous aviez déjà évoqué la piste du Panama comme une des plaques tournantes où se recycle, via les sociétés-écrans, l’argent de la corruption et de l’évasion fiscale. Selon vous, pourquoi le canal du Panama, son paradis fiscal est si attractif pour nos dirigeants politiques, dont le nom d’un ministre de souveraineté, Bouchouareb pour ne pas le citer, est dévoilé ?

C’est la nature, la situation géographique (le canal y est pour quelque chose) et l’histoire du Panama qui ont fait de ce dernier un des principaux paradis fiscaux du monde. Ceci dit, nombre de ressortissants américains en ont fait aussi le réceptacle illégal de leurs comptes offshore, et ce, depuis des années.

Mais les choses ont commencé à changer ces dernières années – ce qui a contribué à faire sortir en surface ces scandales –, les nouveaux dirigeants du Panama s’étant engagés à réduire de manière substantielle les activités offshore de leur pays, notamment auprès du Groupe d’action financière (Gafi), le Panama ayant même obtenu des « bons points» de récompense du Gafi, puisque le pays est passé de sa liste noire à sa liste grise, donc encore des progrès à faire.

D’ailleurs, à propos du Panama paradis fiscal, nombre de commissions dans le cadre d’affaires de corruption internationale où est impliquée l’Algérie sont domiciliées au Panama ou y font « escale» le temps de brouiller leur traçabilité.

– Doit-on s’attendre à ce que Panama Papers, après WikiLeaks et ses nombreux avatars, éclabousse d’autres personnalités nationales ?

Pour le moment, comme viennent de l’indiquer les journalistes du Monde, pour l’Algérie, en plus du ministre Bouchouareb, nous retrouvons au Panama Farid Bedjaoui et ses acolytes, notamment pour le placement d’une partie des pots-de-vin dans l’affaire Saipem-ENI-Sonatrach. D’autres dirigeants algériens y ont aussi des comptes offshore, mais uniquement numérotés, donc état civil non identifié, notamment pour ceux qui sont impliqués et non poursuivis par la justice algérienne dans l’affaire autoroute Est-Ouest.

Mais si la justice algérienne le voulait, elle pourrait obtenir de son homologue panaméenne l’identité des titulaires de ces comptes, le Panama ayant été contraint de collaborer dans le cadre de la coopération judiciaire internationale. Par ailleurs, il n’y aura pas de nouvelles révélations sur l’implication d’autres dirigeants algériens dans le Panama Papers. Mais comme ce dossier reste ouvert auprès du ICIJ, le fonds documentaire de ce consortium peut être alimenté dans les prochains jours par de nouveaux donneurs d’alerte ou autres « gorges profondes».

– Précédemment, vous avez aussi parlé d’autres responsables algériens impliqués, dont le ministre des Travaux publics, des cadres de son ministère, Khelil l’ancien ministre de l’Energie, des dirigeants des entreprises publiques Sonatrach et Sonelgaz… TouT ce « beau monde» serait passé par le Panama pour des placements de sommes importantes ? Quel type de placements au juste ?

Amar Ghoul, sans vouloir diminuer son rôle, est un des bénéficiaires des placements offshore au Panama d’une partie des pots-de-vin versés dans le scandale de l’autoroute Est-Ouest, mais ce n’est pas l’acteur principal du côté algérien. Il y a le « très discret» Mohamed Bedjaoui, ancien président du Conseil constitutionnel, qui est une des pièces maîtresses du scandale de l’autoroute, contrairement à ses dénégations dans les colonnes de votre journal. Mohamed Bedjaoui était le principal vis-à-vis de l’intermédiaire Pierre Falcone pour les Chinois.

Pour ce qui est des dirigeants algériens qui ont utilisé le Panama comme paradis fiscal, ce ne sont pas eux qui pilotent directement ces opérations : ils n’ont pas les « compétences» nécessaires pour gérer ces opérations criminelles. Ils font appel à des cabinets d’avocats d’affaires internationaux spécialisés en gestion de fortunes, qui ont même une délégation de pouvoir pour préserver ces comptes offshore et éviter toute traçabilité, le tout moyennant des honoraires très élevés.

– Dans le scandale SNC-Lavalin, il semblerait aussi que le Panama ait joué un rôle important dans le système de commissions et rétrocommissions mis en place avec des dirigeants algériens pour s’adjuger des marchés publics (l’équivalent de 10 milliards de dollars). Pouvez-vous être plus explicite sur le
modus operandi ?

Effectivement, l’énorme scandale international du groupe canadien SNC-Lavalin, sur plusieurs continents et pas uniquement en Algérie, est très démonstratif de l’utilisation des paradis fiscaux pour y abriter des comptes offshore alimentés par les commissions et les rétrocommissions.

Des juges suisses ont pu identifier nombre de sous-affaires où étaient impliqués des dirigeants de SNC Lavalin, notamment un de ses anciens vice-présidents, le Tunisien Ryadh Benaïssa pour ne pas le citer ou l’Egyptien Bebawy, qui ont été tous deux directement responsables et gestionnaires de tous les contrats obtenus par SNC Lavalin en Algérie ces 15 dernières années pour un montant de 10 milliards de dollars.

Le premier, détenu en Suisse pendant plus d’une année puis extradé vers le Canada, a reconnu l’ensemble des faits reprochés. Le second, Bébawi, a accepté de collaborer avec les magistrats suisses, puis s’est livré à la justice canadienne dans le cadre de la procédure judiciaire dite du « plaider coupable».

Je donne ces détails pour cerner l’énorme déficit et la non-indépendance de la justice algérienne qui a vite refermé le dossier SNC-Lavalin et refusé de collaborer avec les juges suisses. Pourquoi la Suisse dans cette affaire algéro-canadienne ? Parce qu’une partie des biens financiers et immobiliers acquis illégalement par Ryadh Benaïssa s’y trouvait et que ce dernier a commis « l’erreur» de séjourner en Suisse au mauvais moment. Par ailleurs, vous avez raison de rappeler que la Gendarmerie royale canadienne (GRC) a pu retrouver l’existence de rétrocommissions dont ont bénéficié des dirigeants de SNC-Lavalin.

– Les sommes exfiltrées d’Algérie et placées dans les paradis fiscaux dépasseraient, selon vous, les 15% du montant des marchés adjugés. Cela représente combien ? un ordre de grandeur. Et outre le Panama, quels sont les autres paradis fiscaux particulièrement prisés par nos décideurs corrompus et par les corruptrices compagnies étrangères ?

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Téléphonie : Algérie Télécom pourrait recourir à un financement externe

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

L’opérateur public de téléphonie fixe Algérie Télécom pourrait recourir à un financement externe pour parachever ses projets d’extension et de modernisation des infrastructures de connexion, a annoncé hier à Alger son président-directeur général, Azouaou Mehmel.
« Dans le cas où nous serions amenés à augmenter les capacités de notre réseau, nous ferons appel à un financement externe», a expliqué Azouaou Mehmel, invité du forum d’El Moudjahid. « Pour l’instant, nous n’en avons pas besoin car nous avons les moyens de répondre à nos investissements», a-t-il nuancé, relevant que son entreprise affiche actuellement une bonne santé financière. « Algérie Télécom se porte bien et s’inscrit dans une dynamique de croissance à deux chiffres», a encore affirmé son PDG.

Cela dit, l’opérateur historique, qui importe ses équipements, continue de subir l’impact de la dépréciation du dinar. En 2015, le plan d’investissement d’AT a dépassé les 46 milliards de dinars et celui de l’année en cours, doté de plus de 40 milliards de dinars, sera focalisé sur l’assainissement et la modernisation du réseau d’accès. L’orateur a surtout insisté sur l’impératif de développer des contenus locaux à même de rentabiliser les investissements.

D’ailleurs, la société entend lancer une nouvelle offre, à savoir la vidéo à la demande, avant la fin du premier semestre de l’année en cours. Le PDG d’Algérie-Télécom, qui compte actuellement plus de 3,2 millions d’abonnés au téléphone et plus de 2 millions à l’ADSL, a écarté par ailleurs toute révision à la baisse des tarifs d’abonnement à internet pour cette année, contrairement aux dires de la ministre de la Poste et des TIC qui avait annoncé récemment une baisse progressive des prix. « Il est difficile, en l’état actuel, de baisser les prix. Le fait de les maintenir est déjà un exploit pour Algérie Télécom», a argué Azouaou Mehmel.

Et de souligner que AT prévoit de lancer l’offre ADSL à 20 mégaoctets/s, actuellement limitée à 8 Mo/s. Quant à la bande passante internationale, elle vient de dépasser les 500 gigabits. Afin d’augmenter les capacités en matière de bande passante, M. Mehmel a évoqué le projet d’installation d’un câble qui reliera Oran à Valence, dont la réalisation est confiée au français Alcatel. Lire la suite

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Paradis fiscaux : Les comptes secrets des riches et des puissants

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

Des dirigeants politiques, des célébrités de premier plan et des dizaines de milliardaires figurent parmi les personnalités mentionnées dans ce qui semble la plus grande fuite de documents de l’histoire. L’enquête planétaire effectuée par plus d’une centaine de journaux, qui porte sur une période de quelque 40 années, révèle comment certaines des personnalités les plus puissantes du monde ont dissimulé leur argent dans des paradis fiscaux. Voici les principales révélations faites dimanche sur la base des documents provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, classées par catégories de personnes concernées.

Les dirigeants politiques

Des proches du président russe Vladimir Poutine, aidés par des banques et d’autres entreprises, seraient impliqués dans un détournement de quelque 2 milliards de dollars en utilisant des sociétés-écrans, obtenant ainsi de l’influence auprès des médias et de l’industrie automobile. Le Kremlin a accusé le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) d’avoir lancé une « campagne d’information mensongère».

— Le Premier ministre islandais, Sigmundur David Gunnlaugsson, et sa femme ont également utilisé une société offshore, Wintris Inc, pour occulter des millions de dollars d’investissements dans les trois principales banques du pays lors de la crise financière. Il a nié toute malversation, mais fait face à un vote de confiance cette semaine.

— Deux responsables politiques, qui ont construit leur réputation en prônant une plus grande transparence : le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre britannique, David Cameron, ont des membres de leurs familles liés à des sociétés offshore.

— Le roi Salmane d’Arabie Saoudite et les enfants du président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, et du Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif contrôlent également des sociétés offshore.

— Le président argentin Mauricio Macri a été membre du directoire d’une société offshore enregistrée au Bahamas, mais « il n’ jamais eu de participation au capital de cette société», a assuré son gouvernement.

— Des personnes mandatées par le président ukrainien, Petro Porochenko, ont eu recours aux services de Mossack Fonseca pour créer une société dans les îles Vierges britanniques.

Les milieux économiques

— Plus de 500 banques, filiales et succursales ont travaillé avec Mossack Fonseca depuis les années 1970 pour aider leurs clients à gérer des sociétés offshore. Plus de 1100 sociétés ont ainsi été mises en place par l’intermédiaire d’UBS et 2300 par l’intermédiaire de HSBC et ses filiales.

— 29 milliardaires figurant sur la liste de Forbes des personnes les plus riches au monde sont mentionnés.

Le monde du crime organisé

— Le cabinet d’avocats panaméen a travaillé avec au moins 33 personnes et sociétés figurant sur la liste noire des Etats-Unis en raison de liens entretenus avec des barons mexicains de la drogue, des organisations terroristes ou des Etats voyous, incluant la Corée du Nord.

— Parmi les clients du cabinet figurent aussi des responsables de chaînes de Ponzi, des fraudeurs fiscaux ainsi qu’un homme d’affaires américain (condamné pour s’être rendu en Russie afin d’avoir des rapports sexuels avec des orphelins mineurs), qui a signé des papiers pour des sociétés offshore pendant sa détention en prison.

— Les fichiers identifient une personne qui a affirmé avoir organisé une campagne de versements illégaux à hauteur de 50 000 dollars destinés à payer les cambrioleurs du Watergate aux Etats-Unis.

Le monde du sport

— Un membre du comité d’éthique de la Fédération internationale de football (FIFA), Juan Pedro Damiani, a eu des liens d’affaires avec trois hommes inculpés dans le scandale de corruption qui touche l’instance dirigeante du football mondial : l’ancien vice-président de la Fifa, Eugenio Figueredo, ainsi qu’Hugo Jinkis et son fils, accusés d’avoir versé des pots-de-vin pour les droits de diffusion en Amérique latine.

— Le meilleur joueur mondial de football, Lionel Messi, et son père sont accusés de posséder une société offshore, Mega Star Enterprises, un nom qui apparaît en juin 2013, au lendemain de l’ouverture d’une enquête par les autorités espagnoles.

— Le président suspendu de l’UEFA, Michel Platini — interdit pour six ans de toute activité dans le football pour avoir reçu 2 millions de dollars de l’ex-président de la Fifa, Sepp Blatter — a eu recours à Mossack Fonseca pour administrer une société offshore créée au Panama en 2007.

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Panama Papers : Une fraude fiscale mondiale Khelil, Hemch, Bedjaoui et Habour cités

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

Chakib Khelil revient sur le devant de la scène médiatique : son nom a été cité, hier, dans le cadre des fortunes cachées dans les paradis fiscaux panaméens, aux côtés de ceux de son homme de confiance Réda Hemch (ancien chef de cabinet de Mohamed Meziane, ex-PDG de Sonatrach), de son conseiller financier Farid Bedjaoui et de son associé Omar Habour.
Dans son édition d’hier, le journal français Le Monde, qui a pris part à l’enquête du Consortium de journalistes, sur le cabinet d’avocats, Mossack Fonseca, qui aide ses clients à placer leurs fortunes dans des paradis fiscaux panaméens, a cité hier Chakib Khelil, mais aussi son entourage le plus proche. Le journal commence par revenir sur le dossier Saipem, filiale du géant pétrolier italien ENI, en disant que la société a recouru aux services de deux hommes, Farid Bedjaoui et Omar Habour, en tant qu’intermédiaires, pour obtenir des marchés en Algérie en contrepartie de commissions.

« La firme panaméenne Mossack Fonseca a d’ailleurs enregistré, au début des années 2000, une myriade de sociétés offshore pour le compte de Farid Bedjaoui, 46 ans, golden boy de nationalités algérienne, française et canadienne, dont le dernier lieu de résidence connu est Dubaï. Neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères, il est aujourd’hui au cœur du dossier.

C’est sur les comptes bancaires émiratis de l’une de ses sociétés, Pearl Partners, domiciliée à Hong Kong, qu’ont été versés 198 millions d’euros (…) de ‘‘simples honoraires » selon ses avocats.» Le Monde précise que qu’une partie de cette somme a été transférée vers Sorung Associated Inc, « une société créée par Mossack Fonsecka, le cabinet d’avocats panaméen, à la demande de la société suisse de gestion de fortunes Multi Group Finance, le 28 février 2007. Farid Bedjaoui a un mandat de gestion sur Sorung Associated et gère des comptes à la banque privée Edmond de Rothchild SA à Genève. C’est dans cet établissement que l’ancien chef de cabinet du PDG de Sonatrach, Réda Hemch, neveu de Chakib Khelil, a disposé d’un compte approvisionné de 1,75 million de dollars entre l’été 2009 et janvier 2010».

Le journal français souligne, par ailleurs, que l’avocat de Farid Bedjaoui a expliqué que « les sociétés offshore n’ont rien d’extraordinaire pour un homme d’affaires international, elles ont été passées à la loupe par les autorités compétentes et rien n’a été trouvé». Mais Le Monde note que les autorités italiennes ont découvert que le nom de Bedjaoui apparaît dans au moins 17 sociétés domiciliées au Panama, aux îles Vierges britanniques et aux Emirats arabes unis. « Onze de ces sociétés ont été enregistrées entre 2004 et 2010 par Mossack Fonseca, à la demande de la société suisse Multi Group.

Lorsque le nom de Bedjaoui apparaît dans la presse en 2013, Mossack panique. L’agence d’investigation financière du gouvernement des îles Vierges britanniques lui adresse un courrier, en février 2014, exigeant des détails sur ses sociétés, notamment Minkle Consultans SA, qu’il détient avec son co-accusé Omar Habour, domicilié à Neuilly-sur-Seine et à Genève. Ce dernier, qui possède avec Khelil une propriété dans le Maryland (Etats-Unis) aurait reçu un virement de 34,3 millions de dollars (30 millions d’euros) sur un de ses comptes au Liban.»

Le silence de la justice algérienne

Selon Le Monde, Habour apparaît comme le bénéficiaire effectif de quatre sociétés enregistrées par la firme panaméenne. Interrogé par les autorités des îles Vierges sur la société Girnwood International, indique le journal, Mossack Fonseca se contente de répondre, le 8 mars 2014 : « Le bénéficiaire effectif est Farid Bedjaoui.» Il précise : « Mossack Fonseca ne pouvait cependant ignorer que Habour était partie prenante de la société aux côtés de Ziad Deloul, beau-frère de Bedjaoui.» Les trois mis en cause (Farid Bedjaoui, Omar Habour, Réda Hemch) font l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé par le pôle judiciaire spécialisé d’Alger à l’été 2013, dans le cadre de l’affaire Sonatrach 2, au même titre que Chakib Khelil.

Mais en décembre de la même année, ce dernier a vu son nom retiré de la liste des neuf personnes poursuivies par la justice algérienne, après que la chambre d’accusation près la cour d’Alger ait annulé la procédure (du mandat de dépôt). Depuis son retour en Algérie en grande pompe et le show médiatique qui lui a été consacré pour le laver de tous les faits qui lui étaient reprochés, voilà que son nom réapparaît alors que le tribunal de Milan, qui juge l’affaire Saipem, ajourne sa décision d’accepter ou non sa convocation en tant que témoin, tel que réclamé par son conseiller financier Farid Bedjaoui qui comparaît pour « corruption» et « blanchiment d’argent».

Encore une fois, c’est la justice algérienne qui vient d’être mise au pied du mur. Son silence inexpliqué face à une cascade d’informations sur l’existence de comptes offshore, ayant servi probablement — pour ne pas dire sûrement — à des transferts de fonds douteux opérés par des officiels, connus comme étant des personnalités politiquement exposées, porte gravement atteinte à l’image du pays. L’image d’une justice au service d’un clan au pouvoir, dont certains membres ne s’offusquent même pas des révélations fracassantes sur leurs richesses mal acquises et transférées à l’étranger au nez et à la barbe du fisc et de la Banque d’Algérie. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 05/04/2016, par dans Non classé.

Un avocat décède dans son bureau à Drean

Me Jouini El Ouardi est décédé, hier vers midi, dans son cabinet à Drean (El Tarf). C’est dans le quartier des 1300 Logements, où il a installé son cabinet il y a un quart de siècle, que l' »avocat des pauvres» est mort subitement d’une crise cardiaque. C’est sa collaboratrice, de retour d’une course dans le quartier, qui a donné l’alerte en découvrant son employeur affalé dans son bureau. Une fois sur place, les agents de la Protection civile n’ont pu que constater le décès. Les gens modestes mais aussi la corporation de la presse locale perdent un ami et un allié de taille en la personne de Me Jouini El Ouardi. L’humble avocat de Drean s’est toujours placé du côté des journalistes harcelés par la justice ; il a refusé des honoraires à titre de contribution à l’épanouissement de la presse dans notre pays et pour la liberté d’expression dans le monde.

Plusieurs affaires de trafic de drogue traitées par la sûreté de wilaya d’Alger

Vingt personnes impliquées dans 13 affaires de trafic de drogue ont été arrêtées la semaine dernière par les services de police de la circonscription administrative de Sidi M’hamed, qui ont saisi 21 plaquettes de résine de cannabis, a indiqué un communiqué de la sûreté de wilaya d’Alger (SWA). Neuf personnes ont été placées en détention provisoire et 11 autres ont fait l’objet d’une citation directe. Une somme d’argent « considérable» et des armes blanches prohibées ont été saisis, précise la même source. En outre, les services de police de la circonscription administrative de Bouzaréah ont traité six affaires de « faux et usage de faux», « escroquerie», , « émission de chèques sans provision», « trafic de drogue», « atteinte à la pudeur», « incitation à la débauche» où sont impliqués sept individus dont un mineur. Les suspects ont été présentés devant la justice, quatre individus ont été placés en détention provisoire et trois autres ont fait l’objet d’une citation directe.

Le RND Tiaret lave son linge sale

C’est devant un Ahmed Ouyahia impassible que les deux ailes rivales du rassemblement local ont lavé le linge….sale dans une salle hermétique, allant jusqu’à débiter de petites indiscrétions sur le pourquoi d’une défaite aux dernières sénatoriales. Les deux parties au conflit — représentées l’une par le sénateur Djamel Eddine Belhadj et Boutouiga Abbès, l’autre par Hamid Belkheiri et son clan — n’ont fait que se rejeter la balle du « pourquoi on a perdu», oubliant que la direction est partie prenante pour avoir soutenu, sans le déclarer, un cadre du parti. Les sceptiques continuent de se murer dans le silence en attendant le vote des et le congrès pour se décider.

Naftal et le wali de Blida

Plusieurs travailleurs du district Naftal de Blida n’ont pas trouvé mieux pour faire valoir leurs droits que d’interpeller le wali de Blida ! Et pour cause, ils disent que leur syndicat ainsi que leur tutelle n’ont pas réagi à leurs revendications après moult sollicitations. « Peut-être que l’information envoyée à notre PDG n’arrive pas à la bonne destination. Pour le syndicat, Sidi Saïd a été clair en déclarant que le syndicat est avec l’administration. Donc on compte sur l’intervention du wali pour booster le centre enfûteur le plus important d’Algérie et le sauver du chaos», insistent-ils.

Le motif de leur mécontentement est l’état dans lequel se trouve le centre enfûteur de Beni Tamou. D’après eux, il est dans un état lamentable. Les machines sont défaillantes et le nombre de bouteilles de gaz qui y sont remplies a considérablement baissé, passant de 14 000 bouteilles/jour à 9000 actuellement. « Aucune volonté de renouveler le matériel n’est affichée par notre nouveau directeur. Pis, il y a notre sécurité qui est en jeu», ajoutent-ils. « Au lieu de faire fonctionner le centre à son niveau optimal et recruter davantage de travailleurs, on dirait qu’on veut le casser. A qui profite le blocage», s’interrogent-t-il. Lire la suite

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