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Musée des Beaux-arts: une virée à travers 600 ans d’art universel

Publié le 21/06/2019, par dans Non classé.
Musée des Beaux-arts: une virée à travers 600 ans d'art universel

ALGER – Dans un environnement idyllique niché entre le complexe Ryadh El feth et le jardin d’Essai d’El Hamma, le musée national des Beaux-arts propose à ces visiteurs un voyage à travers six siècles d’histoire de l’art universel, à la faveur d’un nouveau parcours muséal, dans une bâtisse bientôt centenaire renfermant l’une des plus importantes collections du continent.

Pas moins de 8000 oeuvres d’art, peintures, sculptures, livres anciens, moulages et autre mobilier constituent la collection de cet imposant musée de style art-déco conçu en quatre étages et ouvert en 1930 par les autorités coloniale française en célébration du « centenaire de la prise d’Alger ».

Le musée propose une exposition permanente intitulée « Histoire de l’art universel ». Il s’agit d’un nouveau parcours remontant l’histoire de l’art depuis la plus ancienne œuvre de la collection, « Le baptême du Christ » (1367) du peintre italien Barnaba Da Modena (1328-1386).

Le visiteur découvre par la suite le « Salon carré » où les oeuvres de Rembrandt représentent l’école hollandaise à côté de l’académie royale de peinture, ou encore des peintures de l’école italienne accrochées dans un salon authentique, dont le « Portrait de Alexandre de Medicis » de l’Italien Pontormo, datée du XVIe et restauré en 2010 dans le laboratoire du musée.


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De salle en salle, le visiteur voit l’évolution des grandes écoles d’art à travers les œuvres de leurs fondateurs, le classicisme d’Antoine-Jean Gros, l’impressionnisme de Claude Monnet auteur d’une des œuvres majeures du musée, « Les rochers de Belle-Ile » (1886) ou encore les courants des symbolistes et des fauvistes.

Le parcours est coupé par une halte sculpture avec entre autres grand noms Auguste Rodin et Charles Despiau avant de continuer le parcours jusqu’à l’école du cubisme et les fameux croquis de Pablo Picasso.

L’installation de ce nouveau parcours a été motivée par la volonté de mettre à la disposition du public un parcours « didactique et chronologique, balisé par une nouvelle signalétique ». Cependant le musée ne dispose pas de guide ni d’audio guide pour les visiteurs.

Avec la même conception, la salle Bachir Yelles abrite l’exposition « L’épopée » retraçant l’histoire d’Alger. Cet espa ce donne accès à la pergola, où sont exposés de nombreuses sculptures -un des atouts majeurs du musée- une grande terrasse avec une vue imprenable sur le jardin d’essai et la baie d’Alger .

Monnet, Corot, Bourdelle, Racim parmi d’autres

L’oeuvre de l’Italien Barnaba Da Modena, reproduisant des scènes bibliques, représente le plus ancien trésor de cette bâtisse. Daté de 1367, ce tableau est exposé dans une vitrine en verre.

Connu pour être une des fondateur du courant impressionniste Jean-Baptiste Camille Corot propose ces deux toiles intitulées « Paysages d’Ile de France », d’apparence anodines, elles puisent leur particularité dans leur histoire. Le peintre avait exécuté ces dessins sur les murs d’un kiosque, avant que les peintures ne soient transposées sur la toile.

Dans le même courant artistique le musée expose fièrement la pièce maîtresse de sa collection, « Les rochers de Belle-île » de Claude Monnet, une oeuvre majeure de l’impressionnisme.

Dans le « Cabinet des estampes » trône l’œuvre majeure de la miniature algérienne, « L’histoire de l’Islam », signée des mains d’un des plus grands noms de la miniature mondiale Mohamed Rahim, alors que dans la galerie des bronzes, une imposante sculpture, dédiée au héros de la mythologie grecque Héraclès, happe tous les regards. Réalisée par Antoine Bourdelle (1861-1929) dans les années 1910, « Héraclès archer » s’inspire d’un des douze travaux d’Héraclès et a été installée avant de finaliser la construction des murs.

Deux géants de la peinture algériennes se partagent un espace d’exposition avec des peintures d’Asie centrale, Mhamed Issiakhem (1928-1985) et le peintre du signe Mohamed Khadda (1930-1991). A eux deux, ils représentent les fondements de la peinture algérienne contemporaine, avec une « éclosion du signe » (…) et une « récupération des bruns, des roux, des ocres et des bleus de sa terre », écrivait Jean Sénac sur les oeuvres de Khadda.

« La mendiante » de Mhamed Issiakhem réconcilie le visiteur avec une peinture algérienne profondément ancrée dans la terre, la souffrance, et la mère.

Petits musées dans le musée

En plus de cette collection, une bibliothèque riche de plus de 10 000 ouvrages dédiés à l’histoire de l’art, à l’archéologie, aux arts et à l’architecture, est également ouverte à la demande. Inaugurée en 1942 elle conserve son mobilier d’origine.

Dans cette bibliothèque, dont le plus ancien ouvrage remonte au XVIIIe, les livres sont rangés dans des meubles hauts comportant des escaliers et des échelles en bois.

Autre petit musée, le « Cabinet des estampes ». Baptisé également salle Mohamed Racim, il renferme 1500 œuvres sur papier (esquisses, documents, manuscrits,…) qui font l’objet d’un effort de conservation particulier dans les laboratoires du musée.

D’autres salles sont également réservées au courant orientaliste et proposent des œuvres de peintres de renom à l’instar de Eugène Delacroix, de Hippolyte Lazerges ou encore les dernières acquisitions du musée, signées Etienne Dinet.

Le musée, offre également aux visiteurs, en plus de la terrasse, des espaces de détente dans une végétation luxuriante et invite ses hôtes à continuer ce parcours en regagnant la grotte Cervantès et le jardin d’essai au pied de ce haut lieu de la culture.

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Musée des Beaux-arts: le laboratoire de conservation et de restauration

Publié le 21/06/2019, par dans Non classé.

ALGER – Installé près de la galerie des bronzes, dans les coulisses du musée national des Beaux-arts, le laboratoire veille à la préservation d’une collection de 8000 œuvres, au contrôle de l’environnement des espaces d’expositions et apporte un appui certain aux travaux de recherche et d’authentification.

Avec quatre conservateurs, trois archéologues et un ingénieur de laboratoire, le musée assure sur place un travail allant de la préservation préventive, à la restauration des pièces muséale en passant par des programmes d’authentification, de recherche et de publication.

Des vases en céramique asiatique, des pièces de dinanderie de la période ottomane, des toiles et du mobilier italien du XVIIIe ont été ainsi restaurés dans ce laboratoire intégré au musée avant de rejoindre les salles d’exposition.

L’équipe a également restauré des œuvres comme « Le porteur d’eau » du peintre français orientaliste Hippolyte Lazreges ainsi que des peintures italiennes restées longtemps anonymes et authentifiées grâce au travail de cette même équipe.

La toile « chemin du Qaddous », de Sintes Joseph datée de 1911, est actuellement en restauration après l’apparition de craquelures dues au vieillissement.

Pour ce genre d’opération, l’équipe utilise des produits d’entretien préparés sur place. Les produits commerciaux étant bannis, ce sont les produits naturels comme la colle de poisson, la colle de nerf, la colle d’os, la cire d’abeille ou les résines naturelles qui sont favorisés.

Cet espace du musée, dont l’accès aux visiteurs est accordé sur demande, comporte également une chambre noire où l’équipe procède au diagnostic des pièces à l’aide de caméras infrarouges et des lampes à UV, avant d’établir le protocole de restauration.

Le travail de désinfection du bois représente également une grande partie de la restauration, en plus des contrôles périodiques.

En outre, le laboratoire dispose de deux tables de rentoilage. Le procédé permet de réparer, de renforcer les toiles endommagées ou fragilisées en ajoutant, par aspiration, de la toile d’origine, identique à celle utilisée par le peintre.

Malgré les différentes formations de mise à niveau au profit de son équipe, le laboratoire accuse un manque dans les équipements techniques: appareillages d’analyse et d’expertise « plus performants » et « équipements informatisés de contrôle d’humidité de température », notamment.

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Fête de la musique: le duo italien « Alterno » en concert à Alger

Publié le 21/06/2019, par dans Non classé.
Fête de la musique: le duo italien

ALGER – « Duo Alterno », un ensemble italien de musique de chambre composé du pianiste Riccardo Piacentini et de la soprano Tiziana Scandaletti, a animé jeudi à Alger un concert à l’occasion la Fête internationale de la musique.

Organisé par l’Institut culturel italien en Algérie, le concert accueilli à l’auditorium de la Radio algérienne, était une occasion pour cet ensemble spécialisé dans la musique classique du XXe siècle et contemporaine, pour revisiter des œuvres de compositeurs universels.

Riccardo Piacentini et Tiziana Scandaletti ont déroulé un répertoire (Chansons en rose) d’une dizaine de pièces, enrichi par de « photos-sons » mises en relation avec le répertoire italien contemporain.

Le duo a rendu hommage, à cette occasion, à des compositrices italiennes telles Silvana Copperi, Sonia Bo et Rossela Spinosa, entre autres, ressuscitées à travers des extraits enregistrés par le duo et composés par Riccardo.

Inspirées de la vie quotidienne à l’issue du séjour des membres du duo à Alger, ces compositions  » Photos-songs » de Riccardo donnent du son à des images prises dans des lieux populaires de la capitale.

« C’est une sorte de reportage de paysages sonores qui s’entremêlent musicalement » , explique ce pianiste-compositeur qui se produit pour la deuxième fois en Algérie, après son premier concert en 2016.

« Duo Alterno » a fait ses débuts en 1997 au Festival de musique contemporaine italienne de Vancouver, où il a donné des concerts et des master-class pour des étudiants en musique.

L’ensemble, considéré comme un des repères les plus importants du répertoire voix-piano des œuvres de compositeurs contemporains et du XXe siècle, a joué sur de nombreuses scènes internationales notamment en Argentine, Belgique et Autriche et en plus des festivals en Italie.

Des compositeurs de renom à l’image d’Ennio Morricone et Giacomo Manzoni ont écrit des pièces pour Tiziana Scandaletti et Riccardo Piacentini, diplômés en interprétation vocale et en composition et piano, respectivement.

Le Duo Alterno compte à son actif une vingtaine d’albums notamment « La voix contemporaine en Italie », sorti en 2013.

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Le rôle de la zaouïa Tidjania dans le développement du tourisme religieux mis en exergue

Publié le 20/06/2019, par dans Non classé.
Le rôle de la zaouïa Tidjania dans le développement du tourisme religieux mis en exergue

LAGHOUAT – Le rôle de la zaouïa Tidjania à travers l’histoire dans le développement du tourisme religieux a été mis en avant par les participants à un séminaire international sur le thème « Ain-Madhi, symbole d’histoire et bastion des Ouléma », ouvert jeudi à Ain-Madhi (Laghouat).

L’universitaire de Tlemcen, Maâmar Chebab, a mis en exergue, dans sa communication intitulée « Le tourisme religieux et les voies de son organisation : Ain-Madhi comme modèle », le rôle de la zaouïa Tidjania en tant que centre de rayonnement du soufisme, regroupant le plus grand nombre d’adeptes dans le monde.

Le conférencier, qui a évoqué l’investissement dans le tourisme religieux en tant que créneau économique, a appelé à examiner les mécanismes susceptibles de développer davantage ce segment prometteur.

Dans son exposé « La contribution de la zaouïa Tidjania dans le soulèvement populaire de 1869-exemple de la bataille d’Oum-Debdeb », Aissa Bougrine, de l’Université de Laghouat, a fait valoir les contributions de la zaouïa dans les résistances populaires et dans le mouvement national.

Il a cité, à titre d’illustration, la bataille précitée qui a eu lieu dans une région entre El-Haouita et Ain-Madhi, avec la participation d’adeptes de la Tidjania, dont nombreux parmi eux ont été détenus par les forces coloniales françaises, dont certains sont issus de la famille du fondateur de la confrérie Tidjania, cheikh Ahmed Tidjani, réfutant ainsi les versions contradictoires.

Dans sa conférence « Cherif Sidi Mahmoud Ben Sidi Moulay Tidjani », l’universitaire de Tunis Mohcene El-Zargui a passé en revue les hauts faits du 7ème calife général de la zaouia Tidjania qui s’est attelé, a-t-il dit, à réaliser en deux ans d’importants acquis, dont la fondation de la grande mosquée de Paris (France) et la contribution à la propagation de la tariqa Tidjania.

Le calife général de la confrérie Tidjani, cheikh Ali Tidjani, dit Belarabi, a évoqué l’importante mission assumée auparavant par la zaouïa dans « la préservation de l’identité nationale et religieuse durant la période coloniale et la protection de l’intégrité territoriale et l’unité de la nation. »

Les travaux du séminaire se poursuivent avec l’animation d’un nombre de communications ayant trait aux « pans de l’histoire d’Ain Madhi à travers les voyages de Nacer Darai », « la vie politico-économique d’Ain Madhi » et « Ain-Madhi, étude historique et civilisationnelle ».

Initiée dans le cadre de la commémoration du 14ème anniversaire de la mort de cheikh Abdelkader Tidjani, cette rencontre, qu’abritent la mosquée et le siège du califat général de la Tidjania, se déroule en présence d’enseignants universitaires et de chercheurs nationaux et étrangers.

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Khenchela: le musée du moudjahid commémore l’anniversaire de l’exécution de Zabana

Publié le 19/06/2019, par dans Non classé.
Khenchela: le musée du moudjahid commémore l'anniversaire de l'exécution de Zabana

KHENCHELA – Le musée régional du moudjahid de la wilaya de Khenchela a accueilli mercredi diverses activités de commémoration du 63ème anniversaire de l’exécution du héros Ahmed Zabana.

Des photographies, des coupures de journaux et des livres consacrés à cette figure ont été exposés aux visiteurs ainsi que les détails de l’opération de son exécution par guillotine par l’occupant français.

Le public découvre à l’occasion la lettre adressée par le martyr à sa mère quelques jours avant son exécution ainsi que le déroulement de la bataille Ghar Boujlida dans la wilaya de Mascara qu’avait dirigé le chahid Zabana après l’assaut réussi qu’il avait lancé avec son groupe de moudjahidine contre le stocks de munitions du poste des gardes forestiers dans la commune d’Oggaz dans la même wilaya.

Une conférence historique a été organisée par le musée sur ce héros, ses sacrifices et son itinéraire militant au service de la cause nationale. Les intervenants ont notamment évoqué vices juridiques ayant entaché le procès d’Ahmed Zabana ayant mené à sa condamnation à mort par guillotine.

Selon le directeur du musée, l’objectif de cette célébration est de mettre en exergue les sacrifices et l’héroïsme de ces personnes dans leur lutte pour le recouvrement de l’indépendance et de la souveraineté du pays et d’inviter les générations montantes à prendre pour exemple ces hommes pour bâtir une Algérie forte et puissante.

Né en 1926 à Zahana dans la wilaya de Mascara, Ahmed Zabana est le premier algérien exécuté par guillotine par l’occupation français le 19 juin 1956.

Chef de zone, il avait dirigé plusieurs actions militaires dont la bataille de Ghar Boujlida durant laquelle il fut touché par deux balles puis arrêté.

Le 21 avril 1955, il a été condamné à mort par le tribunal militaire. Le verdict a été confirmé le 3 mai de la même année. Le matin du 19 juin 1956, Ahmed Zabana est guillotiné à la prison de Serkadji (Alger).

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Les études se poursuivent pour la reconversion de la prison de Serkadji en musée public

Publié le 19/06/2019, par dans Non classé.
Les études se poursuivent pour la reconversion de la prison de Serkadji en musée public

ALGER – Les études se poursuivent pour la reconversion de la prison de Serkadji (Alger) en musée public national, qui sera un monument témoignant des souffrances des détenus lors de l’occupation française, a indiqué, mercredi, le Directeur de la recherche et de réinsertion à la Direction générale de l’Administration pénitentiaire, M. Bourbala Fayçal.

Dans une déclaration à l’APS en marge de la commémoration du 62ème anniversaire de l’exécution du chahid Ahmed Zabana, premier guillotiné à la prison de Serkadji, M. Bourbala a fait état de la poursuite des études pour la reconversion de cette prison en musée public national dans le cadre de la préservation de la Mémoire nationale.

Le décret exécutif de 2018, portant création d’un musée public national « Prison Serkadji », a permis l’élaborations des premières études qui se poursuivent actuellement pour le réaménagement de cet édifice, témoigne des souffrances des Algériens durant la guerre de libération, a-t-il précisé.

Pour rappel, le dossier de reconversion en Musée de la prison de Serkadji, vidée entièrement de ses pensionnaires en novembre 2014, avait été confiée au Ministère des moudjahidine.

Surplombant la baie d’Alger, cette prison aurait été construite, selon les historiens, en 1856 sur le site d’une ancienne fortification turque, située dans la haute Casbah d’Alger. Au temps de la colonisation, elle portait le nom de « Prison de Barberousse », du nom du corsaire ottoman « Baba Aroudj ».

La commémoration du 62ème anniversaire de l’exécution du chahid Ahmed Zabana a été l’occasion pour les membres de l’Association des anciens condamnés à mort de se rassembler, au niveau de la cour de cette prison, pour se recueillir à la mémoire d’Ahmed Zabana et son de compagnon Abdelkader Ferradj. A ce propos, le président de l’Association, Mustapha Boudina, a rappelé que l’indépendance de l’Algérie était le seul objectif des sacrifices de ces héros.

Les présents se sont remémorés les dernières minutes de ces deux chahid ainsi que leur « courage » avant leur exécution à la guillotine, utilisée pour la première fois.

Cette réunion des anciens condamnés à mort se veut une reconnaissance pour nos prédécesseurs et un témoignage pour les générations montantes afin de connaitre les sacrifices des chouhada pour l’Algérie, qui a besoin aujourd’hui de tous ses enfants afin de rester débout et unie, a-t-il ajouté soulignant la souffrance des condamnés à mort, graciés en vertu des Accords d’Evian, et qui n’était pas moins que celle des victimes de la barbarie coloniale en laissant tomber la guillotine.

L’attente de leur tour, parfois jusqu’à 4 années, n’était pas facile pour ces prisonniers, qu’Allah a gratifié d’une autre chance pour vivre et pour voir l’Algérie construire, aujourd’hui, grâce à sa jeunesse bâtir son histoire contemporaine sans renoncer aucunement aux valeurs de de la glorieuse Révolution du 1er Novembre, a-t-il conclu.

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