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On vous le dit

Publié le 22/05/2016, par dans Non classé.

Quand l’université Sétif I « persiste»…

Le premier campus universitaire de la capitale des Hauts-Plateaux porte le nom du premier président du Gouvernement provisoire de la République algérienne(GPRA), Ferhat Mekki Abbès et non Ferhat Abbès. Afin de corriger des imprécisions inhérentes au nom, à la date et au lieu de naissance de l’illustre personnalité, consignées dans le tableau-biographie du « Tigre» comme aiment à l’appeler les Sétifiens, El Watan s’est à deux reprises rapproché d’un des responsables de l’université, en vain. Or les éditions Larousse, qui ont été sollicitées le 22 octobre 2015 par un citoyen de Jijel, ont promis de rectifier le tir dans le millésime 2017. A noter que le pharmacien de Sétif n’est pas né le 24 octobre 1899 à Mechta Chahna. Selon l’acte de naissance n°729 du registre original des actes de naissance de l’année 1899, feuille 93 signéepar Henry Marseille, adjoint de l’administrateur de la commune mixte de Tahir, le fondateur des AML est né le 24 août 1899 à Bouafroune (commune mixte de Taher-Jijel). Faut-il interpeller le ministre de l’Enseignement supérieur pour corriger cette grossière erreur relative à un symbole de la nation ? La question est posées…

Un collégien découvre une cité maya

Passionné d’astrologie et d’histoire, William Gadoury, un adolescent canadien, aurait découvert une des cinq plus grandes cités mayas. Le collégien, sans bouger de sa chambre, affairé entre son PC et ses livres, établit un lien entre les constructions de la civilisation maya et la position des étoiles. En effet, en analysant 22 constellations, il découvre qu’elles sont en raccord avec la plupart des cités déjà découvertes : sur les 142 étoiles formant ces constellations, il y a correspondance avec 117 cités mayas. Il s’essaye donc avec une 23e constellation, celle-ci contenait 3 étoiles disposées en triangle. Deux sommets correspondaient parfaitement à deux cités mayas déjà découvertes, il cherche la 3e et finit par trouver, avec l’aide de l’agence spatiale canadienne, des structures ressemblant fortement aux constructions mayas.
Sa découverte est sur le point d’être publiée et le jeune garçon fera partie, une fois les fonds débloqués, de la première expédition scientifique qui partira au Brésil à la recherche de la « cité perdue».

La chambre de commerce de Blida SDF

Sans ses locaux, le bilan des activités de la Chambre de commerce et de l’industrie de Blida (moral et financier) a été adopté récemment dans une salle privée. Les occupants de la Chambre se retrouvent sans siège fixe en attendant d’être recasés dans un délai court, selon des promesses émanant du wali de Blida. Lors de la lecture du rapport moral, Riadh Amour, président de cette Chambre, a mis en exergue les actions accomplies par cette institution depuis le 26 janvier 2015, notamment l’organisation de journées d’information se rapportant à la loi de finances 2015 et son impact sur l’entreprise, le travail institutionnel, ainsi que des rencontres avec des ambassadeurs, dont celle de son Excellence l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Andrew Noble, lequel a été émerveillé par les potentialités économiques et commerciales de la région de Blida. « Même la BBC compte réaliser un reportage sur le tourisme et l’économie à Blida», a révélé le président de la Chambre de commerce et de l’industrie de Blida. Paradoxalement, la chambre en questioncette structure, forte de ses richesses, pivot de l’économie nationale, fonctionne seulement avec 20 millions de dinars annuellement (subvention de l’Etat). Pis encore, elle se retrouve SDF du jour au lendemain…

Près de 28 tonnes de résine de cannabis saisies
Une quantité de 27,8 tonnes de résine de cannabis a été saisie en Algérie durant le premier trimestre 2016, dont plus de 81% à l’ouest du pays, selon l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT). « Au total, 27 816,874 kg de résine de cannabis ont été saisis durant le premier trimestre de l’année en cours, dont 81,02% dans la région ouest du pays», a précisé l’Office dans son rapport, se référant au bilan des services de lutte contre les stupéfiants (Gendarmerie nationale, DGSN et Douanes). La quantité de résine de cannabis, saisie durant les trois premiers mois de 2016, a enregistré « une baisse de 21,42%», en raison surtout du renforcement du dispositif sécuritaire au niveau des frontières, selon une source proche de l’Office qui relève que malgré cette baisse, les quantités saisies restent « encore élevées». Selon ce rapport, 10,68% de la quantité saisie ont été enregistrés dans la région sud, 6,12% dans la région centre et 2,19% dans l’Est. S’agissant des drogues dures, la quantité d’héroïne saisie en Algérie a fortement augmenté, passant de 18,3 g à 145,44 g, soit une hausse de 694,75% durant la même période de référence, ajoute le même bilan. Lire la suite

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Les maquis sous haute surveillance militaire à Bouira

Publié le 22/05/2016, par dans Non classé.

La psychose et la crainte persistent dans les localités de Aïn Turk, à 7 km au nord-ouest de Bouira. Au village Imouhsidhen, un climat de guerre règne depuis une dizaine de jours.
Les mouvements des services de sécurité et l’installation des campements de militaires dans différents endroits du village où se déroule l’opération de l’ANP ont engendré un climat de panique.

Hier, l’accès au village et au lieu de l’opération était verrouillée par les sections de sécurité et d’intervention (SSI) de la gendarmerie nationale. Plusieurs points de contrôle des services de sécurité opérant même en civil ont été installés tout au long du chemin desservant les villages de la commune de Aïn Turk.

Les véhicules étaient systématiquement fouillés et contrôlés. A notre arrivée au village Imouhsidhen, à 500 mètres environ du lieu de l’opération des unités de l’ANP — qui s’est soldée par l’élimination, samedi matin, de six terroristes — deux véhicules de la Protection civile ont été dépêchés sur place pour évacuer les corps des terroristes abattus, a-t-on constaté.

Quatre pistolets mitrailleurs de type kalachnikov, un fusil mitrailleur RPK, un fusil semi-automatique Simonov et une quantité de munitions ont été récupérés durant cette opération qui se poursuit toujours. Les villageois sont restés chez eux. Nous avons été retenus pendant une vingtaine de minutes par les gendarmes. « Une opération est en cours, l’accès est interdit», a déclaré un lieutenant de la section SSI, qui, après avoir fouillé notre véhicule et pris tous les renseignements sur notre filiation, nous a invités à quitter les lieux.

« Je n’ai pas plus d’informations à vous donner, tout ce que je sais c’est que l’opération est toujours en cours», nous a-t-il dit poliment, ajoutant que le commandement de la Gendarmerie nationale, à Bouira, informé de notre présence sur place, lui a donné instruction de nous interdire même de prendre des photos.

Le dispositif militaire mis en place au village et aux alentours de la forêt Errich, dans sa partie nord, est maintenu, pour ne pas dire renforcé, a-t-on constaté. Les engins mobilisés par l’ANP continuent d’ouvrir des chemins d’accès. Selon une source sécuritaire, quatre à cinq terroristes sont encerclés par les troupes spéciales de l’ANP au lieudit Ighzer Mensi, au nord de Imouhsidhen. Des villageois ont témoigné que les accrochages et les tirs des militaires — qui ont installé l’artillerie lourde au sein du village — n’ont pas cessé de toute la nuit, vendredi dernier.

La peur s’accentue et elle est visible sur les visages des villageois. « Les terroristes ont été neutralisés dans la nuit d’hier (vendredi, ndlr) et probablement vu que l’accès au lieu de l’opération est difficile, les militaires ont attendu le matin pour évacuer les cadavres des terroristes», témoigne-t-on. Les dépouilles des sanguinaires mis hors d’état de nuire par l’armée ont été acheminées vers 13h à la morgue de l’établissement public hospitalier Mohamed Boudiaf de Bouira, a-t-on constaté sur place. Une source sécuritaire nous a révélé que les six terroristes abattus ont été identifiés.

Parmi eux, figure un émir terroriste. Il s’agit, selon la même source, du dénommé A. M., alias Abou Silah (46 ans). Les autres sont originaires de Bouira, d’Alger et de l’ouest du pays. La plupart des terrroristes neutralisés avaient pris le maquis au début des années noires. Depuis le début de l’opération de ratissage entamée il y a une dizaine de jours dans le vaste massif forestier Errich, huit terroristes ont été mis hors d’état de nuire et un autre a été capturé vivant.

Du côté des services de sécurité, l’on déplore malheureusement la mort de trois militaires, dont un officier des forces spéciales. Nos sources ont révélé que le groupe terroriste appartient aux katibate El Farouk et El Ghoraba affiliées à AQMI (ex-GSPC) activant dans les maquis de Lakhdaria et de l’est de la wilaya de Tizi Ouzou. L’étau se resserre sur le reste du groupe terroriste, composé selon nos informations de quatre à cinq éléments encerclés dans la forêt Errich.

Jusqu’en fin d’après-midi d’hier, les soldats de l’ANP, épaulés par les sections spéciales (SSI) de la Gendarmerie nationale, maintiennent le bouclage de la zone infestée, qui se trouve à quelque 400 mètres sur les hauteurs des villages Imouhsidhen et Ikouchach, au nord-ouest du chef-lieu communal de Aïn Turk. Le lieu a été intensivement bombardé au mortier, précisent nos sources.

Aucun autre bilan n’a filtré de cette offensive. Les jours du reste du groupe armé sont désormais comptés, dès lors que le lieu où ils se sont retranchés a été repéré par les militaires. La nature du terrain, quasi-inaccessible, fait que l’opération a duré, ce qui explique le recours aux engins pour l’ouverture de pistes d’accès. Une chose est certaine : le dispositif impressionnant mis en place par les services de sécurité — plus de 5000 hommes et l’équipement logistique déployé — ne laisse aucune chance au reste du groupe terroriste. Les lieux sont désormais sous surveillance. Lire la suite

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Les leçons de journalisme de Amar Saadani

Publié le 22/05/2016, par dans Non classé.

Le secrétaire général du FLN, Amar Saadani, fait feu de tout bois. A chaque fois qu’il est politiquement au fond du trou, que la presse se fait l’écho de bruissements du sérail le présentant en disgrâce et en fin de mission par rapport à son rival du RND, Ahmed Ouyahia, qui reprend du galon après le dernier congrès de ce parti, le voilà qu’il tente de rebondir en s’attaquant aux forces saines de ce pays qui n’ont pas fait allégeance, comme lui, au système.

C’est la seule force dont il dispose – celle d’invectiver et de diffamer ses adversaires en toute impunité – pour négocier sa place dans le système. C’est le loup-garou du pouvoir ! Plus il se déchaîne et se défausse contre des hommes et des femmes libres qui refusent que l’Algérie pour laquelle sont tombés un million et demi de martyrs soit livrée à la prédation, plus il pense pouvoir gagner les faveurs et la confiance du pouvoir et arriver ainsi à continuer à arrimer son wagon brinquebalant à la locomotive du sérail.
C’est que l’homme est moralement et politiquement mal placé pour donner des leçons d’indépendance, de probité intellectuelle, de vertu, de patriotisme.

Lui, le sous-traitant en chef du système qui ne fait aucun pas, aucune déclaration sans en être missionné par ses mentors. Il occupe la scène médiatique quand on le lui demande, et s’éclipse lorsqu’il faut faire le dos rond pour se préserver, mais tout en étant toujours en embuscade pour frapper à la déloyale, à la manière d’un reptile guettant sa proie. La technique utilisée ne dupe plus personne aujourd’hui. Le mensonge et la calomnie qui lui tiennent lieu d’éléments de langage et de « combat» politique à lui et à ses semblables en mal d’arguments ne passent plus, tellement la couleuvre est trop grosse à avaler.

Dans sa dernière sortie, Saadani, entre deux virées parisiennes, se joint à la curée lancée avec une rare virulence contre des parties cataloguées comme étant des opposants à Bouteflika pour tenter de discréditer, aux yeux de l’opinion, les forces politiques et sociales, les médias qui refusent la privatisation de l’Etat et du pays au profit du clan au pouvoir.

Après avoir épuisé tous les arguments fallacieux de la main de l’étranger, déversé sa bile sur « la presse mercantiliste», Amar Saadani sort cette fois-ci de son chapeau de paille un fétu de scoop en accusant le journal El Watan d’être « le porte-parole des généraux écartés» et du DRS et notre journaliste d’investigation, Salima Tlemçani, de rédiger ses reportages sous la dictée des généraux.

C’est la preuve par Saadani que les informations que rapporte El Watan font mal et font mouche. Selon Saadani, un bon journaliste vertueux, pour reprendre une expression chère au ministre de la Communication, est un journaliste qui s’abreuve à la seule source institutionnelle du pouvoir et de ses satellites. Tout ce qui ne vient pas des cercles du pouvoir et de ses relais est suspect et n’est que manipulation, à bien suivre le professeur en journalisme Amar Saadani.

Ce pitoyable débat dans lequel on cherche, non sans calculs, à entraîner la presse et l’opinion vise, on l’aura compris, à faire diversion pour la détourner des véritables enjeux auxquels fait face le pays. On aurait aimé que le secrétaire général du FLN et tous ceux qui, dans l’entourage du pouvoir, se disent préoccupés et scandalisés par les manquements aux règles de l’éthique et de la déontologie de la part des publications qui dérangent le pouvoir se prononcent sur le fond du travail informationnel de ces journaux qui semblent hanter leurs nuits. L’information est soit vraie, soit fausse. S’il y a diffamation, il y a des voies légales pour sanctionner le support médiatique en faute.

Dans le dossier de l’ancien ministre de la Justice M. Adami révélé par El Watan que l’on accuse perfidement aujourd’hui d’être derrière le décès (!) de la femme du ministre, faut-il rappeler que la justice n’a rien trouvé à l’époque pour épingler El Watan tant les documents sur lesquels le journal a travaillé étaient inattaquables.

Depuis son lancement, El Watan n’a jamais hésité – indépendamment des gouvernements qui se sont succédé et en prenant tous les risques que l’on imagine – à exploiter des documents sensibles, comme le fameux rapport des généraux dans l’affaire du défunt général Beloucif. Il continuera à le faire toujours avec le même professionnalisme et le même sens élevé de la responsabilité et de la défense des intérêts supérieurs du pays, qui ne sont pas les monopoles exclusifs de Saadani et consorts.

Dans les années 1990, des journalistes d’El Watan étaient jetés en prison sous le gouvernement Belaïd Abdeslam parce que le journal avait publié une information qualifiée de « vraie mais prématurée».

En diabolisant El Watan, M. Saadani cherche à nous ramener des années en arrière, à revenir à la presse du parti unique et des communiqués officiels. Lire la suite

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La journaliste qui empêche Saadani de dormir

Publié le 22/05/2016, par dans Non classé.

Dans un nouvel accès d’hystérie, Amar Saadani s’en est pris, de manière éhontée, à l’une des journalistes les plus émérites de la presse algérienne.
Il a osé citer nommément Salima Tlemçani, à qui il reproche, toute honte bue, d’avoir « des sources». Lui qui a passé sa vie politique à chercher des soutiens, y compris au sein de la police politique qu’il brocarde, aujourd’hui que le général Toufik est en retraite, fait donc l’amalgame et fait de tous les écrits qui ne sont pas en faveur du régime des mensonges.

Amar Saadani, dont la place est avant tout devant des juges et non à la tête d’un parti qui porte le sigle du front qui a libéré le pays du joug colonialiste chez qui beaucoup d’amis de Saadani vont se soigner, a par contre oublié de dire des vérités.

Il a surtout omis de préciser que s’il n’a pas aimé le dernier article signé par Salima Tlemçani autour des luttes que se livrent les tenants du système concernant la succession au pouvoir, c’est justement parce que l’information est vérifiée. En aucun cas, celui qui s’exprime au nom du FLN n’a contesté le fond de cet article qui reflète la réalité du pouvoir d’aujourd’hui.

Il sait que cet article, au même titre que ceux qui dérangent le pouvoir, est fouillé, vérifié. C’est ce professionnalisme qui dérange Saadani et ceux qui sont comme lui.

Amar Saadani a oublié de dire que lorsque ses amis et lui étaient protégés par le DRS ou partis à l’étranger, Salima Tlemçani risquait sa vie pour rapporter une information fiable et vérifiable.

Elle avait même osé défier les interdictions des services de sécurité qui voulaient imposer l’embargo sur l’information sécuritaire. Devant cette volonté des autorités de cacher la vérité aux Algériens, notre consœur est allée compter elle-même les tombes des victimes du massacre de Bentalha pour rester près de l’information.

C’est ce courage, cette opiniâtreté qui fait d’elle une journaliste d’exception. C’est encore elle qui a pris sa plume et son courage pour aller réaliser un reportage sur le ratissage effectué par l’armée dans les montagnes de Kabylie lors du kidnapping, en septembre 2014, du touriste français Hervé Gourdel. C’était elle qui avait réalisé, également, un reportage sur le travail qu’effectue l’ANP le long de la frontière avec la Libye.

Elle est allée au front, tout près de la source d’information. Ses sources sont algériennes et elle n’a quitté le pays que très rarement. Elle se fait soigner dans son pays, malgré les défaillances créées par ce pouvoir dont les principaux acteurs partent en France à la moindre douleur.

Comme l’ensemble des journalistes d’El Watan, Salima Tlemçani est rigoureuse dans sa recherche de l’information. Ses nombreuses enquêtes sur la corruption sont une référence.

C’est le cas des frasques de Amar Saadani dans l’affaire dite de la Générale des concessions agricoles, ou encore des comptes secrets de Chakib Khelil en Suisse. Des enquêtes qui ont non seulement valu à notre collègue sa réputation, mais la reconnaissance internationale.

Le secrétaire général du FLN, qui est loin d’être un exemple de militantisme, ignore probablement que dans tous les pays du monde, un journaliste a des sources d’information.

Ces outils de travail sont d’autant plus indispensables que nous vivons dans un pays fermé. Et lorsque les sources officielles ne communiquent pas, les journalistes les plus talentueux utilisent alors leurs propres contacts pour aller chercher de l’information. C’est ce que fait Salima Tlemçani.

La recherche de la vérité se poursuivra. La lutte pour une presse digne et crédible aussi.
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La cause humaine confirmée

Publié le 22/05/2016, par dans Non classé.

L’expertise judiciaire sur le crash de l’avion affrété par Air Algérie, survenu le 24 juillet 2014 au Mali, est accablante.
Le rapport, dévoilé vendredi, rapporte que la cause principale de cet accident tragique, qui a fait 116 morts, est la non-activation des systèmes d’antigivrage des moteurs, menant à l’obstruction des capteurs de pression. La responsabilité des membre d’équipage, censés activer ces systèmes, s’alourdit encore plus étant donné que le rapport les accuse d’avoir agi tardivement pour la diminution de vitesse.

D’après le même document, l’absence de réaction de l’équipage à l’apparition du buffet, du vibreur de manche et de l’alarme de décrochage et l’absence d’actions adaptées sur les commandes de vol pour sortir d’une situation de décrochage se sont joints aux éléments précédents pour mener l’avion, un DC9-83 de Swiftair, au crash. Il est à signaler qu’au moment où l’unique probabilité d’une attaque terroriste en raison de l’instabilité de la situation au nord du Mali, le rapport du BEA (autorité française d’enquêtes de sécurité de l’aviation civile) était tout autre. Ce rapport rejette la piste de l’attentat terroriste et fait état que le système antigivre n’a pas été activé par les pilotes, s’appuyant sur le fait qu’aucun problème n’a été signalé par l’équipage lors de ses contacts avec les contrôleurs aériens de Ouagadougou et Niamey, aucun message de détresse n’a été reçu par les centres de contrôle.

Les représentants de l’association « AH5017 Ensemble» des victimes de ce drame aérien, Mes Bertrand Courtois et Sébastien Busy, relèvent que des compléments d’investigation sont encore nécessaires, notamment pour apporter des réponses aux questions relatives à la formation des pilotes et l’information des compagnies par les constructeurs. Selons ces deux avocats, les juges ont précisé que toutes les pistes étaient ouvertes et rien n’était encore tranché. Pour rappel, une heure après le décollage de l’avion à partir de l’aéroport international de Ouagadougou à destination d’Alger, la compagnie Air Algérie a déclaré avoir perdu tout contact avec le vol AH 5017. L’avion s’était écrasé dans le nord du Mali, dans la région de Gossi, avec 110 passagers à bord, dont des Algériens, des Français, des Burkinabés, des Libanais et six membres d’équipage, tous espagnols.

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Déclaration :

Publié le 22/05/2016, par dans Non classé.

Forgée dans les durs moments de la barbarie et de l’autoritarisme, la presse algérienne a payé le prix fort pour défendre la liberté d’expression. Aujourd’hui, elle fait face à une autre épreuve de force engagée par le pouvoir en place.
Le journal El Khabar – une des citadelles de la liberté d’expression – fait l’objet de harcèlements méthodiques et entêtés. Par des procédés insidieux, les tenants du pouvoir ont poussé le journal à l’asphyxie financière dans le seul but de le soumettre. Mis en difficulté, des propriétaires du titre ont cédé des actions à un groupe industriel pour préserver le journal et l’entreprise qui l’édite. La transaction commerciale, qui ne doit satisfaire qu’aux règles et lois qui régissent ce genre d’opération, est saisie par le pouvoir comme l’occasion à ne pas rater pour achever d’acculer le titre et entraîner sa disparition.

Le zèle du ministre de la Communication révèle, à qui en douterait encore, la haine tenace que des cercles du pouvoir continuent à couver contre la presse et trahit le plan mis en branle pour pousser El Khabar dans l’impasse fatale.
Nous, signataires de cette déclaration, dénonçons avec fermeté cette énième atteinte à la liberté d’expression et condamnons l’acharnement aveugle du pouvoir à faire tomber un à un les acquis démocratiques arrachés de haute lutte pour servir des desseins politiques dont les ravages ne sont plus à démontrer.

Nous appelons à ce que cessent immédiatement ces assauts contre les espaces de liberté et exprimons notre entière solidarité au collectif d’El Khabar qui œuvre chaque jour à maintenir ce quotidien qui porte vaillamment les valeurs de démocratie et de progrès. El Khabar, comme d’autres titres de la presse indépendante, a accompagné les évolutions de la société dans ce qu’elle a vécu d’extrême et de décisif. L’existence d’une presse libre et indépendante est hautement nécessaire, voire une condition sine qua non à la construction de la citoyenneté et de la démocratie. L’attaque qui cible El Khabar est l’occasion de le rappeler haut et fort aux tenants du pouvoir.

Alger le 21 mai 2016

Signataires :

l Kamel Daoud, écrivain, prix Omar Ourtilane
l Aïssa Kadri, professeur émérite des universités
l Saïd Khelil, ancien détenu d’Avril 1980 et ex-dirigeant du FFS
l Ali Bensaad, chercheur
l Mohamed-Lakhdar Maougal, professeur
l Mokrane Aït Larbi, avocat et défenseur des droits de l’homme
l Noureddine Benisaad, président de la Ligue algérienne des droits de l’homme
l Ahmed Rouadjia, professeur d’université
l Mohamed Hennad, politologue
l Fatiha Benabbou, professeur de droit
l Nacer Djabi, sociologue
l Samir Toumi, écrivain
l Zoubir Arous, sociologue
l Hasni Abidi, universitaire
l Malek Bensmaïl, réalisateur
l Abdelaziz Rahabi, ancient ambassadeur
l Mohamed-Arezki Ferrad, écrivain et ancien parlementaire
l Hafid Derradji, journaliste
l Saïd Djabelkhir, islamologue
l Bachir Derrais, réalisateur. Lire la suite

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