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Chronique d’une aisance gâchée

Publié le 31/01/2016, par dans Non classé.

Par Akli Rezouali

Nous n’avons plus assez de ressources publiques et bancaires pour l’industrie et les choix de financement vont être désormais décisifs.» Ce constat formulé récemment par l’ancien ministre des Finances et ex-conseiller du président Bouteflika, Abdellatif Benachenhou, rend on ne peut mieux compte du marasme dans lequel est tombée à nouveau l’économie nationale après plus d’une quinzaine d’années d’accumulation, presque ininterrompue, de revenus pétroliers. Rompus soudainement par une crise pétrolière sévère dont personne n’a su prévoir l’ampleur, ces flux de rente, si mal exploités, s’évanouissent aujourd’hui bien plus rapidement qu’ils se sont accumulés.

Quelques indicateurs suffisent pour en prendre la mesure : entre septembre 2014 (soit aux tout premiers mois de la crise) et septembre 2015, le déficit de la balance des paiements — baromètre de la stabilité financière externe du pays — est passé d’un peu plus de 3 milliards de dollars à près de 21 milliards de dollars. Dans son sillage, le matelas des réserves officielles de change s’est rétréci de près de 50 milliards de dollars, entraînant dans sa chute le pouvoir d’achat du dinar, qui a déjà perdu près de 20% de sa valeur selon les derniers bulletins de la Banque d’Algérie (BA). Au registre des finances publiques, le tableau n’est pas moins sombre.

Les déficits budgétaires et du Trésor devraient se creuser respectivement à près de 3237 milliards de dinars et près 2452 milliards de dinars à la fin de l’exercice en cours. Le Fonds de régulation des recettes (FRR), qui sert habituellement à financer ces déficits, n’est alimenté, lui, que très chichement depuis le début de la crise, tandis que les tirages opérés sur ses ressources deviennent de plus en plus massifs.

Son espérance de vie ne serait d’ailleurs plus que de deux ans, voire moins selon nombre d’économistes. Et pour compléter le tableau, il y a également lieu d’évoquer les problèmes d’argent que les banques commencent désormais à connaître en raison, bien évidement, de la forte baisse des dépôts du secteur des hydrocarbures suite au retournement durable de la conjoncture pétrolière. Selon la BA, la liquidité globale des banques est passée ainsi de 2730,88 milliards de dinars à fin décembre 2014 à seulement 1828 milliards de dinars à fin septembre dernier. La même institution avertit en ce sens que le rythme d’expansion des crédits à l’économie ne semble plus soutenable, sans recours de certaines banques au refinancement auprès d’elle.

Aussi, pour revenir au constat de l’ancien ministre des Finances, l’Algérie, dont l’Etat a été depuis toujours le principal offreur de capitaux, ne dispose désormais plus d’assez de ressources publiques ni bancaires, pour financer la croissance, l’industrie, l’investissement, l’emploi et même, probablement, sa stabilité sociale dans le cas où la crise pétrolière viendrait à perdurer.

C’est dire à quel point les capacités financières du pays risquent d’être, aujourd’hui, trop peu suffisantes pour espérer voir se réaliser le discours officiel de diversification économique, remis au goût du jour depuis le début de la crise.

C’est dire aussi à quel point les rendez-vous de l’instauration des conditions d’une croissance économique tirée par l’entreprise, et non plus par la rente, ont été ratés, du temps où le baril caracolait encore au-dessus des 120 dollars. N’en restent pratiquement aujourd’hui que des courbes de chômage qui repartent à la hausse, des ménages qui renouent avec la précarité, la perspective de retomber très vite dans les affres de l’endettement et de l’austérité et, en guise d’espoir, une miraculeuse remontée des prix du pétrole pour relancer l’économie de rente. Lire la suite

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Benflis solidaire avec les habitants de Oued El Ma

Publié le 31/01/2016, par dans Non classé.

Ali Benflis, président du parti Talaie El Houriat, a exprimé hier son soutien à ses « frères et sœurs à Oued El Ma qui sont passés par une pénible épreuve», dénonçant ainsi « la réaction abusive et arbitraire à laquelle (ils) ont été confrontés» la qualifiant de déni de citoyenneté.
Les habitants de Oued El Ma qui, pour rappel, ont subi une répression sans précédent pour avoir manifesté leur mécontentement quant à ce qu’ils ont considéré comme un détournement d’un projet qui leur était dû. L

e président de Talaie El Houriat a donc, lors d’une rencontre régionale du parti à Batna, tenue dans une salle de la Culture archicomble, exprimé sa solidarité aux citoyens en s’interrogeant pour quel crime les habitants de Oued El Ma ont-ils expié ? « Non ! a-t-il répondu, ce n’est pas un crime de réclamer ses droits, de demander à être écouté et respecté, et d’exiger d’être traité en citoyenne et citoyen.» Dans un long discours qui s’est étalé sur 1 heure 30 minutes, Ali Benflis, en vantant son appartenance au bastion du badissisme (courant d’Ibn Badis) qu’est la ville de Batna, a développé le sujet relatif à la construction des nations.

En bon pédagogue, il répondra à trois questions relatives à « qui construit les nations ? Pourquoi les nations se construisent-elles ? et comment les nations se construisent-elles ? Interrompu par l’un des présents qui voulait l’entraîner sur la voie de la polémique en lui rappelant les malheureux dérapages du Premier ministre Abdelmalek Sellal et de Bouteflika à l’endroit des Chaouis, il optera pour la sagesse et déclarera aux présents qu’il faut rétorquer par le respect aux irrespectueux. Les participants à cette rencontre sont, semble-t-il, restés sur leur faim tant Ali Benflis, en dehors des événements de Oued El Ma, n’a commenté aucun des événements qui ont jalonné le début de cette année 2016.
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Ahmed Ouyahia l’a confirmé hier : Bouteflika a dissous le DRS

Publié le 31/01/2016, par dans Non classé.

Une semaine, jour pour jour, après que l’information ait été éventée par la presse, Ahmed Ouyahia, directeur de cabinet de la présidence de la République et secrétaire général par intérim du RND, confirme la portée de la décision présidentielle supprimant — par un décret non publiable — aussi bien l’organe que la fonction. Lors de sa conférence de presse – tenue à Ben Aknoun, au siège de son parti — Ahmed Ouyahia a tenu à apporter, dit-il, « des éclaircissements sur cette restructuration (des services) qui vient d’arriver à son terme».

« La présidence de la République voulait se donner une semaine avant de rendre publique la décision pour notamment permettre aux services de sécurité de se préparer et de s’organiser, mais il y a eu une fuite.» Cette fuite, regrette-t-il, « comprend une part de vérité mais aussi beaucoup de contrevérités». « La vérité est que le DRS, précise-t-il, a été dissous.

Trois de ses anciennes directions qui sont au cœur des missions des services de renseignement, le contre-espionnage et la sécurité intérieure et autres sont promues en tant que structures de l’Armée nationale populaire (ANP) en directions générales rattachées directement à la présidence de la République.

Il en sera ainsi comme pour la Garde républicaine, une structure de l’ANP rattachée de par ses missions à la présidence de la République, mais qui peut être, en cas de guerre, mobilisée par l’état-major de l’ANP.» Les anciennes directions du DRS promues en directions générales sont, énumère Ouyahia, la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), la Direction générale de la Documentation et de la Sécurité extérieure (DGDSE) et la Direction générale du Renseignement technique (DGRT). Quid de la DSS, la fumeuse Direction des Services de sécurité, structure équivalente, censée remplacer le DRS ?

« Le cœur du DRS a été préservé, mais il n’y a plus de direction», oppose Ouyahia. « Il y a un conseiller auprès du président de la République chargé de coordonner les services de sécurité rattachés à la présidence de la République. Le conseiller en question est le frère Athmane Tartag, dit Bachir.» Interrogé sur le prétendu poste de ministre d’Etat attribué à ce dernier, Ouyahia dément. Dans l’ordre protocolaire, explique-t-il, Tartag a un statut « équivalent à celui d’un ministre, mais il n’est pas ministre». Pour Ahmed Ouyahia, il ne s’agit là que d’une « évolution», d' »une nouvelle ère dans l’histoire de l’organisation sécuritaire algérienne», très loin, souligne-t-il, des conjectures et commentaires auxquelles a donné lieu l’opération de « restructuration des Services».

« Certains, dans la presse, ont conclu que le président de la République a voulu diminuer les prérogatives du vice-ministre de la Défense, chef d’état-major de l’armée, hacha oua lilah ; que le Président a mis sous cap les services de sécurité, etc. Il n’en est rien.» En France, en veut-il pour exemple, la Direction générale de la Sécurité extérieure relève du Premier ministre, alors que la Direction générale de la Sécurité intérieure dépend, elle, du ministère de l’Intérieur. « Une organisation de ce type signifie-t-elle que les prérogatives de l’armée française ont été diminuées ? Non. Nous avons le devoir de préserver ces structures des luttes et des polémiques», conclut-il ce chapitre. Volubile à l’extrême, Ahmed Ouyahia prend de ces doucereux plaisirs à ne décliner aucune des questions qui lui sont posées.

Le show médiatique, c’est son dada, l’élément de l’animal politique. Servi par une rhétorique décapante, à la limite de l’absurde, Ouyahia tire à boulets rouges. Sur l’ambulance d’abord.

A l’image de Barakat et du MJIC assimilés à des « mouvements fascistes». « Oui, je réitère, ces mouvements sont des mouvements fascistes», hausse-t-il le ton. « La gauche comme la droite françaises ont condamné les événements de Mai 1968 en France comme étant des mouvements fascistes.» Ouyahia comme il agrafera le PT de Louisa Hanoune et le Comité des chômeurs de Ouargla dits les « Farghin Chroul (les désœuvrés) et assimilés à des ‘‘incitateurs au désordre», et épinglera rétrospectivement les animateurs des manifestations d’Alger de 2011 — survenues dans le sillage du « printemps arabe» « Ces danseurs du samedi», ironisait Ouyahia.

Des croche-pieds, il en glissera également. Pour le ministre des Finances entre autres, Abderrahmane Benkhalfa, qu’il invitera à demi-mot à faire son travail, à dire aux Algériens « où sont passés les 800 milliards de dollars» supposés avoir été investis dans l’économie. « Il a les chiffres. Je l’ai aussi.» Il prendra à partie son alter ego et ennemi intime du FLN, Amar Saadani en l’occurrence, qu’il qualifiera (sans le citer) de « cynique professionnel». « Echaâb, le peuple, est heureux de découvrir le projet de la Constitution (…) et je dis bravo aux cyniques professionnels d’avoir réussi à transformer l’article 51 (accès des binationaux aux hautes fonctions) en parfait écran de fumée.

Ces gens-là ont marqué un but en or.» Ouyahia expliquera qu’il y a quelque cinq millions d’Algériens expatriés. « Ils ne peuvent pas tous devenir ministres (…), mais ceux qui le désirent n’ont qu’à faire cet énorme sacrifice de renoncer à leur nationalité acquise.» L’argent sale dans les dernières sénatoriales, le SG du RND, qui a eu à accuser le FLN de Saadani d’user de la chkara pour gagner les élections, en remettra de nouveau une couche.

« L’argent sale est une triste réalité. J’en ai déjà parlé en 2012 et ça a créé un tollé. Qu’il y ait des lobbys financiers, c’est tout à fait normal, mais qu’il y ait des gens qui achètent des voix, c’est une autre chose. Dans une des villes, des électeurs remettaient leurs bulletins de vote après avoir pris l’argent laissé dans la malle ouverte d’une voiture stationnée dans la cour de la wilaya», surprend-il. Lire la suite

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De jeunes photographes exposent dans les rues de la Casbah d’Alger

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.
De jeunes photographes exposent dans les rues de la Casbah d'Alger
ALGER – Une exposition collective de photographies a été organisée samedi dans les rues de la Casbah d’Alger, faisant ressortir l’architecture unique de la vielle cité, sa beauté et la vie quotidienne de ses habitants, capturés par l’objectif de jeunes artistes photographes. Intitulée « Casbah Street Expo », l’exposition a été organisée…

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Révision de la constitution : L’article 51 vise à monopoliser le pouvoir, selon l’ANAAF

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

L’article 51 du projet de loi de révision constitutionnelle ne cesse de susciter les réactions critiques de la diaspora algérienne établie à l’étranger. C’est au tour de l’Alliance Nationale des Associations des Algériens de France (ANAAF) d’y réagir.
 » Interdire à un citoyen algérien l’accès à une fonction publique, de manière aussi méprisante et sans autre raison que celle d’avoir en plus de sa nationalité algérienne une autre nationalité, est sans conteste discriminatoire et arbitraire », écrit l’ANAAF dans un communiqué parvenu à notre rédaction.

Egalement, l’ANAAF souligne l’existence d’  » une régression politique aberrante et affligeante qui souille l’image d’une Algérie unie et démocratique, inclusive et respectueuse des droits inhérents à la citoyenneté ».

Pour l’ANAAF, comme beaucoup d’autres associations d’ailleurs, ce projet de révision de la constitution consacre  » l’exclusion » d’une bonne partie d’algériens.

En écartant les binationaux de la gestion politique de l’Algérie, d’éligibilité du Président de la République, de candidature à la députation, de nomination à des postes de ministres ou de cadres de la nation de la gestion, les initiateurs de cet article de la discorde, soupçonne l’ANAAF, sont animés par une volonté de maintenir le monopole du pouvoir dans un cercle restreint.

 » Les initiateurs et les rédacteurs de l’article 51 de la nouvelle Constitution ont-ils voulu exprimer leur volonté de n’admettre dans les cercles de la décision politique que les citoyens cooptés par les tenants actuels du pouvoir, leur ouvrir ainsi les portes de la citadelle de la  » la famille algérienne légitime », et leur permettre de monopoliser l’exercice du pouvoir ? », s’interroge l’ANNAF. Lire la suite

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Ali Laskri: « Une constitution non consensuelle est une violence »

Publié le 30/01/2016, par dans Non classé.

 » Le pouvoir commet une violence en adoptant une constitution non consensuelle qui occulte les vrais problèmes que vit le pays » a déclaré ce samedi matin à Chlef, Ali Laskri , membre de l’instance présidentielle du FFS, lors de l’ouverture des travaux du deuxième congrès de la federation FFS de Chlef.
D’après lui, « ces manœuvres dilatoires ne font que retarder encore plus une solution politique pour résoudre la crise multidimensionnelle dans laquelle se débat l’Algérie », rappelant que le FFS  » milite pour le changement de la nature du régime politique, qui est une condition sine qua non pour amorcer un véritable dialogue national sur les questions engageant l’avenir du pays ».

Il s’agit, a-t-il ajouté, de mettre en place une stratégie consensuelle pour affronter les grands défis d’ordre économique, social et sécuritaire, afin de prévenir les grands périls qui guettent la nation.

Ali Laskri a également dénoncé certaines dispositions de la loi de finances 2O16, notamment celles relatives à l’augmentation des prix des carburants, de l’électricité et du gaz. Auparavant,il a tenu a remercier les peuples algérien et maghrébin pour l’hommage admirable rendu au défunt leader du FFS, Hocine Ait Ahmed, soulignant que son combat guidera toujours les actions du vieux parti de l’opposition Algérien. Lire la suite

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