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Il n’y a en réalité ni modernisation ni amélioration des prisons

Publié le 13/05/2016, par dans Non classé.

– L’Etat se félicite aujourd’hui de la réussite de son projet de réforme du secteur pénitentiaire engagé depuis octobre 2009. Qu’en pensez-vous ?

Il est vrai que l’Etat a construit de nouvelles prisons depuis quelques années, mais elles sont loin de répondre aux normes internationales comme le dit le ministre de la Justice. Nous suivons depuis un moment les détenus de deux prisons différentes, El Menia, nouvellement construite, et Ghardaïa, la plus ancienne de la wilaya, où nous avons relevé plusieurs atteintes aux droits des prisonniers.

– De quelles atteintes parlez-vous ?

La prison Ghardaïa est tellement surchargée qu’elle est devenue insupportable pour les détenus. Plusieurs d’entre eux dorment par terre. Certains ne partagent qu’un carrelage et demi par personne. Les prisonniers mangent et font leur toilette sur place. Les non fumeurs sont devenus des fumeurs passifs. Pire, nous avons été informés par les prisonniers de l’existence d’une pratique sexuelle grave. Du côté d’El Menia, nous trouvons beaucoup de difficultés à communiquer avec les détenus. Ils nous font attendre parfois plus d’une heure, sous prétexte que les détenus sont logés loin des salles d’avocats.

Sur 15 détenus que j’ai rencontrés la semaine dernière, 14 étaient malades. Cette prison ne dispose que d’un dentiste. Les détenus qui ont subi des opérations chirurgicales n’ont même pas bénéficié d’une convalescence, comme c’était cas de Nacer Mohammed, qui a subi deux opérations avant son arrestation, dont l’une à cœur ouvert. Il risque aujourd’hui des complications très graves. Bref, nous risquons de connaître d’autres victimes comme ce fut le cas de Afari Baouchiet de Aïssa Bencheikh, abandonnés en prison sans couverture médicale, jusqu’à leur mort.

– Les prisonniers disent que l’administration ne les tient pas au courant de leurs droits.

C’est exactement ce que me disent les prisonniers. Selon eux, l’administration ne leur explique pas leurs droits. Celle d’El Menia exige aux prisonniers de ne recevoir que des vêtements neufs. Sur quelle base a-t-elle pris cette décision ? Que font les pauvres dans ce cas ? Il faut savoir aussi qu’il est interdit aux avocats de rendre visite aux détenus pendant les week-ends. J’ai moi-même souffert de cette mesure à Ghardaïa et El Menia. J’ai rencontré le directeur de cette prison qui a justifié sa décision par le règlement intérieur qu’il ne m’a jamais montré.

Une consoeur a été même empêchée de rendre visite à Kamel Eddine Fekhar pendant le week-end. Tout cela démontre qu’il n’y en réalité ni modernisation ni amélioration des prisons. Bien au contraire, il y a détérioration des conditions de détention qui sont devenues inhumaines dans certains cas. La violation des lois commence par les juges d’instruction et les chambres d’accusation qui continuent à abuser de leur pouvoir en portant ainsi atteinte aux droits humains.
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Décès de Cheikh Bouamrane, président du Haut Conseil islamique

Publié le 13/05/2016, par dans Non classé.

Le président du Haut Conseil islamique (HCI), Cheikh Bouamrane, est décédé hier à l’âge de 92 ans des suites d’une longue maladie, a fait part sa famille. Le défunt sera inhumé aujourd’hui après la prière de vendredi au cimetière de Sidi Fredj, à Alger.
Cheikh Bouamrane était à la tête du HCI depuis le 31 mai 2001. Né à El Bayadh, il avait rejoint l’école coranique dès son plus jeune âge avant de poursuivre ses études et obtenir un certificat d’études primaires en 1938. Il s’est rendu, par la suite, en France où il a obtenu le doctorat de philosophie à la Sorbonne en 1956. Après l’indépendance, Cheikh Bouamrane a exercé comme professeur à l’institut de philosophie à l’université d’Alger, dont il devient, par la suite, directeur.

Il a également occupé plusieurs postes de responsabilité, dont celui de conseiller au ministère de la Culture en 1990, puis ministre de la Communication et de la Culture en 1991. Il a aussi présidé l’Union des écrivains algériens de 1995 à 1996 avant d’être désigné à la tête du HCI depuis 2001. Il a publié une dizaine d’ouvrages et de traductions consacrés à la liberté humaine, à la pensée islamique ou à l’Emir Abdelkader. En 2008, il s’en est pris à la gestion de l’argent de la zakat et à la création de Dar el ifta, une institution officielle chargée des fatwas, à l’instar d’Al Azhar et de Zitouna, qu’il assimile à une diversion pour créer une organisation parallèle au HCI.

A cette époque, il a aussi tenu tête à l’ancien ministre des Affaires religieuses : « L’argent de la zakat doit être destiné exclusivement aux pauvres et nécessiteux, l’investir est illicite.» Mais il n’a jamais eu le dernier mot. En 2010, on se souvient de son coup de gueule sur la peine de mort. « La peine de mort ne peut être abolie en toute circonstance. La sanction est un des fondements de la religion islamique», avait-il insisté dans un entretien à El Watan Week-end.

Le 23 avril, un hommage lui a été rendu par l’association Les amis de la Rampe Louni Arezki à Alger, car il fut l’un des premiers instituteurs algériens ayant exercé dans un établissement scolaire du quartier algérois éponyme durant la période coloniale. « Bien qu’il ait occupé le poste de président du HCI, Bouamrane n’était pas un mufti, mais plutôt un spécialiste de l’histoire de la pensée islamique. C’est vrai, il n’a pas été très favorable au soufisme dans ses tendances réformistes, j’estime néanmoins qu’il était modéré dans ses propos concernant l’islam et l’image qu’il en donnait, et que son décès est sans doute une perte pour l’Algérie et la culture algérienne», affirme Saïd Djablkheir, chercheur en soufisme.
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Blida : Les vétérinaires de la Fonction publique manifestent

Publié le 13/05/2016, par dans Non classé.

Les vétérinaires relevant de la Fonction publique ont tenu, mercredi, des sit-in devant les DSA de tout le pays pour faire valoir leurs droits.
A Blida, tous les vétérinaires affiliés au Syndicat local des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique ont répondu à l’appel. « A travers notre mouvement, nous exigeons de la Fonction publique qu’elle nous permette d’évoluer dans notre carrière. On devrait avoir une promotion tous les cinq ans, à travers des concours. Malheureusement, les concours sont bloqués depuis plusieurs années», déclare le représentant du Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique à Blida.

Et de poursuivre : « Actuellement, les docteurs vétérinaires de la Fonction publique ne peuvent pas prétendre au titre de médecin-vétérinaire principal, médecin-vétérinaire principal en chef, inspecteur vétérinaire principal, ou inspecteur vétérinaire en chef, à cause de ce blocage émanant de la Fonction publique.» Les vétérinaires mécontents demandent aussi la révision de la formation des vétérinaires à l’université. « Cinq ans de formation, c’est vraiment peu. On ne connaît rien des camelins par exemple», regrette notre source. « A travers nos PV établis lors des opérations d’inspection, nous contribuons à renflouer les caisses du Trésor public, malheureusement, nous sommes ignorés.» Lire la suite

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Amokrane Sabet sera enterré à Tizi Ouzou

Publié le 13/05/2016, par dans Non classé.

Le corps du Franco-Algérien Amokrane Sabet, 44 ans, ex-champion de la MMA (Arts martiaux mixtes ou combat libre), assassiné le 2 mai dernier par la police de Bali, une île touristique indonésienne, sera rapatrié demain en Algérie, affirme à El Watan Week-end sa sœur, jointe par téléphone.
Selon notre interlocutrice, qui a tenu à garder son prénom anonyme, le corps de son frère ne passera pas par la France, car il sera acheminé directement vers l’Algérie, où il sera enterré dans le village natal de ses parents, à Ighil Guefri, à Larbaâ Nath Irathen, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Quant aux raisons de l’intervention des policiers à Bali, le quotidien français Le Figaro explique que « ces derniers avec l’aide des agents des services d’immigration ont été mobilisés dans le but d’interpeller Amokrane Sabet qui se trouvait en situation irrégulière en vue de l’expulser».

Le porte-parole de la police de Bali, Hery Wiyantoun, dont les propos ont été rapportés par le même quotidien se justifie : « Il y a eu beaucoup de plaintes contre cet homme qui mangeait toujours au restaurant sans payer, avait un couteau sur lui et harcelait les gens, mais il ne s’est jamais présenté à nos convocations pour être interrogé.» Des propos qui ont suscité l’indignation de la famille Sabet qui dément : « C’est un pur mensonge.

C’est l’argent qui est derrière cette affaire. Mon frère dont la validité de son titre de séjour a expiré en septembre dernier, a dû payer je ne sais qui pour lui prolonger son visa. Il a dû passer par des voies qu’il n’aurait pas dû prendre et il s’est fait avoir.» Et la sœur d’ajouter : « J’ai eu beaucoup de témoignage des voisins de mon frère qui ont infirmé les propos de la police. Ils m’ont avoué que la police fait du chantage aux touristes.

Elle est connue pour être très corrompue. Mon frère a un grand cœur. Il aide tout le monde. Il avait bien réussi sa vie.»Amokrane est né en 1972 à Toulon, dans le sud-est de la France. Sa sœur raconte qu’il pratiquait beaucoup de sports et les arts martiaux quand il était petit. Jeune, il décide de s’installer à Paris où il tente une carrière de mannequin, mais très vite il s’aperçoit que ce métier n’était pas fait pour lui. En 1999, il décide de recommencer sa vie, il part à Londres où il renoue avec les combats libres.

Ses succès ont changé sa vie. Amokrane s’est fait beaucoup d’argent, ce qui lui a permis d’ouvrir sa première entreprise, une boîte de sécurité, puis un night-club, baptisé le Vendôme, puis un pub. Sa sœur raconte qu’il avait même entamé une carrière d’acteur et qu’il avait joué dans un film anglais. Son neveu, vivant en Haute-Savoie, à l’est de la France, joint par téléphone, se souvient d’un oncle « charitable». « A Londres, il était très entouré par les Algériens, surtout les Kabyles. Il aidait tout le monde, assure-t-il. Idem en France où il donnait aux pauvres. Il était très généreux».

Vidéo

A Tizi Ouzou aussi, Amokrane était perçu comme une personne qui aimait la vie et aidait les gens du village. Contacté par téléphone, le cousin d’Amokrane, Remdane Sabet, 65 ans, ancien muezzin actuellement à la retraite, témoigne : « Ce qu’on raconte sur lui n’est que mensonge. Je ne connais pas plus serviable et rigoureux. Au village, il aidait même les gens qui préparaient leur mariage et conseillait surtout aux jeunes d’arrêter de fumer et de boire de l’alcool. Il n’a jamais fait de mal à personne. Une fois, dans un restaurant après avoir fini de manger, il a offert 100 euros à chacune des employées.» La police de Bali l’accuse aussi d’avoir poignardé, ce jour-là, un de leurs collègues.

Selon Le Figaro, ce dernier a succombé à ses blessures. « L’un de nos officiers a essayé de s’approcher de lui et de le calmer, mais Sabet l’a poignardé», affirme Hery Wiyantoun. Sa soeur rétorque : « Plus de 40 policiers armés jusqu’aux dents et munis de gilets pare-balles ont débarqué chez lui ! Tout ça pour une histoire de permis de séjour ? Mon frère n’était pas un criminel et il n’a poignardé personne avant qu’on lui tire dessus.» Sur la vidéo qui montre la scène de la descente policière, on voit des policiers braquer leurs armes contre Amokrane.

Ce dernier, en s’adressant au policier en chemise blanche qui devance ses collègues, lui dit de tirer s’il souhaite le faire. Ce dernier tire deux coups en l’air, puis un troisième, provoquant la victime, qui, après avoir fait cinq pas, reçoit au moins cinq balles. Malgré toutes les balles reçues, Amokrane qui s’est arrêté un moment, s’est retourné soudainement et s’est mis à courir derrière les policiers. Sans image, on entend clairement les coups de feu s’enchaîner.

C’est probablement ici qu’Amokrane a agressé le policier en question. A la fin de la vidéo, les images reviennent : on y voit Amokrane, au sol, qui se relève, puis tomber sur le dos. Là, les policiers lui tirent encore dessus. Au total, plus d’une quarantaine de balles ont été tirées. « Les autorités ont même dit que selon l’autopsie mon frère s’est tué tout seul. Alors que les vidéos de son assassinat, disponibles sur Youtube, démontrent qu’il a été tué par les policiers», confie la sœur. « On ne tue pas une personne parce qu’elle est en situation irrégulière.

Si mon frère était réellement ingérable, les autorités indonésiennes auraient pu contacter l’ambassade de France et l’informer de sa situation. Ils auraient pu nous contacter, et à ce moment-là on aurait pu faire quelque chose et l’aider. Les autorités indonésiennes sont irresponsables», s’indigne-t-elle. La date de l’enterrement n’a pas été communiquée par la famille du défunt, qui regrette que des journaux fassent du « copier-coller d’un article qui diffame son enfant». Selon la sœur d’Amokrane, la famille a porté plainte contre la police de Bali. En Indonésie, une enquête a été ouverte. Lire la suite

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AADL 2 : Tebboune annonce 20% de plus sur le prix de vente

Publié le 13/05/2016, par dans Non classé.

Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué, hier à Alger, qu’il a été décidé d’augmenter les prix de vente de logements destinés aux souscripteurs du programme AADL 2 (2013), soulignant que l’augmentation atteindra 20%, tout au plus, du coût initial.
« Les prix des logements AADL connaîtront une augmentation raisonnable», a soutenu le ministre dans des déclarations à la presse en marge d’une séance du Conseil de la nation dédiée aux questions orales, précisant que le taux d’augmentation, « encore à l’étude avec le ministère des Finances, ne dépassera pas les 20%» du coût initial.

Cette augmentation sera appliquée par une hausse du montant des versements mensuels après réception du logement, la valeur des tranches à payer avant la remise des clefs reste inchangée. Le prix des logements AADL est estimé actuellement à 2,1 millions de dinars pour les appartements de type F3 et à 2,7 millions de dinars pour les F4. « Rien ne justifie le maintien des prix actuels alors que le coût de réalisation a fortement augmenté», a-t-il estimé, assurant que les souscripteurs de 2000 et 2001 n’étaient nullement concernés par cette augmentation.

Concernant les versements mensuels, le ministre a expliqué qu’ils seront comptabilisés sur la base du nombre d’années de paiement retenues par le postulant et a fait état de la possibilité pour ce dernier de payer l’intégralité du prix du logement et d’obtenir l’acte directement. Répondant à la question d’un membre du Conseil de la nation sur la cession des logements sociaux, le ministre a fait savoir qu’il a été décidé de régulariser la situation des occupants des logements qui ont bénéficié du désistement d’un proche, bien que la loi n’autorise pas une telle démarche. La cession lancée en 2013 connaît des lenteurs. Selon les chiffres avancés par le ministre, seuls 156 000 unités sur un ensemble de 571 000 logements sociaux distribué avant janvier 2004 ont été cédées.
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La nouvelle carte des festivals maintient les festivités qui défendent l’image de marque de l’Algérie

Publié le 12/05/2016, par dans Non classé.
La nouvelle carte des festivals maintient les festivités qui défendent l'image de marque de l'Algérie
ALGER – Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a indiqué jeudi à Alger devant les membres du Conseil de la Nation que la nouvelle carte des festivals maintient les festivités qui défendent l’image de marque l’Algérie à l’étranger, les autres étant des manifestations culturelles locales. ‘‘La culture rentière’‘ sera…

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