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El Bayadh : la procession de Sidi Cheikh, un rituel ancré dans l’histoire de la région

Publié le 25/06/2019, par dans Non classé.
El Bayadh : la procession de Sidi Cheikh, un rituel ancré dans l'histoire de la région

EL BAYADH- La procession « Rakb » de Sidi Cheikh, un rituel annuel dédié au saint patron de cette région, est toute une tradition ancrée dans les esprits des populations de la wilaya d’El Bayadh et de wilayas voisines.

Une occasion pour Labiodh Sidi cheikh de se rappeler aux bons souvenirs de cette personnalité religieuse soufie dont elle porte le nom, de se remémorer ses qualités et permettre aux nouvelles générations d’être

baignés de son aura et de s’inspirer de ses bonnes actions. Ce symbole, intrinsèquement lié à cette localité et qui constitue, aujourd’hui, le patrimoine culturel de cette région des Hauts plateaux, doit être

revalorisé et sauvegardé.

Labiodh Sidi Cheikh, commune située au sud-ouest de la wilaya d’El Bayadh, continue à perpétuer cette procession qu’on appelle aussi « waâda » qui aura lieu demain mercredi.

Une waâda, mais aussi un point de ralliement qui verra un flux important de visiteurs du pays et de l’étranger pour redonner vie à ce rituel ancré dans l’histoire de la région et remémorer le Cheikh, de son vrai nom Sidi Abdelkader Ben Mohamed Ben Slimane Ben Abi Smaha, né dans les environs de la région d’Arbaouet, à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de daira de Labiodh Sidi Cheikh.

C’est dans les environs de Chellala, dans la wilaya d’El Bayadh, qu’a vécu Sidi Cheikh (1533-1616), connu comme étant le fondateur de la confrérie (tariqa) cheikhia, selon des sources historiques.

Maâzouz Boubekeur, spécialiste en histoire et patrimoine de la région et chercheur en soufisme, souligne que Sidi Cheikh, un grand soufi dont se targue de l’appeler les habitants de Labiodh Sidi Cheikh et d’El Bayadh en général, faisait partie des Ulémas du soufisme les plus en vue. Il fut le fondateur de la zaouia et de la tariqa « cheikhia » qui compte plusieurs adeptes aussi bien en Algérie qu’à l’étranger.

« Tout au long de sa vie, il était une référence pour ceux qui désiraient apprendre les Sciences religieuses. On venait de partout pour s’abreuver en Savoir et pour acquérir le secret des valeurs morales et spirituelles du cheikh »

Sidi Cheikh est connu également pour son djihad et pour sa résistance contre le colonialisme espagnol durant les conquêtes dans la région d’Oran les 16e et 17e siècles. Vénéré et respecté de tous, notamment par ses disciples, pour avoir réussi à allier religion, science, djihad et soufisme, Sidi Cheikh est reconnu surtout pour sa notoriété, en témoignent les visites des populations avant sa mort.

Son mausolée dans la ville de Labiodh Sidi Cheikh est devenu un lieu de ralliement des populations qui viennent de l’intérieur comme de l’extérieur du pays chaque année pour revisiter son œuvre. Outre la récitation du Coran, connue sous l’appellation de « Selka », les mouridine de la tariqa chekhia psalmodient, en chœur , pendant toute une nuit, des madihs et des qacidate (un récital de son œuvre poétique « El Yaqouta ».

Des conférences portant sur des thèmes religieux seront organisés. A l’occasion de cet évènement festif, des repas seront servis aux invités.

Cette occasion permettra également de calmer et aplanir les différends entre les familles.

Les jeux équestres « Fantasia », exhibitions de la cavalerie, sont annoncés à l’occasion de cette waâda classée patrimoine culturel immatériel universel par l’UNESCO en 2013.

L’authenticité du « Rakb » de Labiodh Sidi Cheikh remonte dans le temps, selon la même source. Cette procession est un rassemblement annuel des populations « Stiten », une localité située à près de 35 kilomètres au sud-est de la ville d’El Bayadh, affluant en masse et de loin avec leurs bagages et montures pour commémorer la mort du Cheikh .

Il s’agit d’un cortège funéraire exceptionnel, selon certaines sources qui considèrent que ce saint-patron est décédé à Stiten succombant à des blessures dans une bataille contre l’occupant espagnol, à l’époque, livrée sur les côtes oranaises.

Sidi Cheikh se rendit chez l’une des tribus de la région de Stiten avant de tirer sa révérence chez eux en l’an 1025 de l’hégire, laissant derrière lui un testament où il émit le voeu d’être enterré à Labiodh Sidi Cheikh.

Il a fallu trois jours de marche au grand cortège funéraire pour rallier Labiodh Sidi Cheikh, depuis Stiten jusqu’à « Sidi Cheikh » où il fut enterré en présence de quelque 350 disciples. La région s’appelait avant sa mort, « Labiodh » pour devenir ensuite Labiodh sidi cheikh, a-t-on évoqué.

D’autres sources historiques estiment que cette procession a un rapport avec une histoire qui s’est produite durant la vie du fondateur de la zaouia cheikhia, connu chez les populations locales de « l’homme malade ».

D’après une légende, cet homme, issu de la région de Stiten, avait une place de choix chez les habitants de la région. Il était affecté d’une maladie difficile à guérir dans le temps. C’est pour cela, qu’il était venu

à Sidi Cheikh car il disait s’il se rétablirait de sa maladie, il fera une offrande qui sera réitérée chaque année, a-t-on raconté.

D’après la légende, cet homme qui s’était rétabli de sa maladie avait tenu sa promesse et c’est comme ça que le terme Rakb est venu. Une fête, « Rakb Stiten », lui a été dédiée par les habitants de sa région, véritable procession de majestueux cavaliers, mais aussi de mulets chargés de provisions, se dirige vers le mausolée de Sidi Cheikh chaque année en signe de reconnaissance et pour consolider les liens entre les populations.

Ce rituel s’est prolongé jusqu’après sa mort, selon le chercheur Maâzouz Aboubakr, de même que l’organisation de la cavalerie et la Fantasia et baptême de baroud au grand bonheur des visiteurs, qui se rassemblent tout autour de la cour adjacente du mausolée, pour apprécier les us et coutumes

de la région et se délecter des tableaux riches en couleurs et de l’ambiance colorée de cet évènement où se mêlent liesse et bombance.

Ce rendez-vous annuelle accueille près de 10.000 visiteurs, selon les organisateurs, sur fond de spectacles de cavalerie, de fantasia et de baroud, connu chez les habitants de la région « El Alfa » où les cavaliers,

soit plus de 400, viennent de différentes wilayas du pays pour donner un ton particulier à cet évènement annuel.

Les jeux équestres sont accompagnés de rencontres poétiques en Melhoun, animés par des cavaliers qui racontent l’histoire et le riche patrimoine de cette Lire la suite

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Le tapis de Babar  au Salon international du tourisme de Berlin  principle culture

Publié le 25/06/2019, par dans Non classé.
Le tapis de Babar  au Salon international du tourisme de Berlin  principle culture

KHENCHELA- Le tapis de Babar (wilaya de Khenchela) représentera le tapis algérien au Salon international du tourisme de Berlin (Allemagne), prévu en novembre prochain, a indiqué mardi le directeur local du Tourisme et de l’Artisanat, Zoubir Boukaâbache.

« L’opération d’estampillage courant 2019 de cet article, produit par des artisanes locales avec le concours du Centre régional d’estampillage du tapis de Tébessa, a été derrière l’invitation lancée par les organisateurs du salon de Berlin à la Chambre de l’artisanat et des métiers (CAM) de Khenchela pour participer à cette manifestation », a précisé le responsable, en marge de l’exposition tenue au complexe thermal de Hammam Essalhine, à l’occasion de la journée nationale du tourisme.

De son côté, le directeur de la CAM, Kamel Siad, a assuré que les préparatifs pour participer à ce Salon avaient débuté au cours de cette semaine avec les artisanes afin d’honorer l’artisanat national qui sera également représenté par des artisans des CAM de Boumerdès et Ghardaïa.

L’adhésion en 2019 des artisanes de Babar à l’opération d’estampillage du tapis a facilité la commercialisation de ce tapis auprès des offices de divers ministères et à l’ambassade d’Algérie en Espagne, a précisé le responsable de la CAM, notant que d’autres accords sont attendus pour la commercialisation de ce tapis à l’échelle nationale et internationale.

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L’Orchestre symphonique et le pianiste russe Alexander Karpeyev en concert à Alger

Publié le 25/06/2019, par dans Non classé.
L'Orchestre symphonique et le pianiste russe Alexander Karpeyev en concert à Alger

ALGER – « Le Pianiste », intitulé d’un concert de musique classique, a été présenté lundi soir à Alger par l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger dirigé par le maestro Amine Kouider et le pianiste russe Alexander Karpeyev, devant un public relativement nombreux.

Accueilli à l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh, le concert, dernier de la saison dans le volet musique classique et universelle, selon Amine Kouider, a rassemblé trois grands compositeurs, Ludwig van Beethoven ainsi que, Frédéric Chopin et Robert Schumann, célèbres compositeurs qui ont marqué l’époque romantique du XIX siècle, au programme de l’orchestre pour la première fois.

Epoustouflant de maitrise technique et de virtuosité, Alexander Karpeyev, a interprété « Concerto No 2 pour Piano et Orchestre » dans ses trois mouvements, « Maestoso », « Larghetto » et « Allegro vivace », rappelant ainsi, le génie créatif du célèbre compositeur et pianiste polonais Frédéric Chopin (1810-1849).

Le pianiste russe, dans ses œuvres, empreintes de précision dans le jeu d’accompagnement, avec une main gauche extraordinaire, et de dextérité dans les envolées phrastiques de la main droite, a donné plus de contenance et de maturité à l’Orchestre de l’Opéra d’Alger.

A l’issue de sa prestation, Alexandre Karpeyev, pour la première fois en Algérie, a eu droit à une standing ovation de la part du public présent, qui continue, de l’avis d’un spectateur contrarié, à « applaudir entre les mouvements », alors que le repère est clair, a-t-il ajouté, « le public ne pourra applaudir que lorsque le chef d’orchestre se retourne vers lui ».

L’œuvre de Chopin rendue, l’Orchestre de l’Opéra d’Alger et sa soixantaine d’instrumentistes, a ensuite étalé, « Symphonie No 4 », dans ses quatre mouvements, « Andante con moto-Allegro di molto », « Romanza » (andante), « Scherzo : Presto » et « Largo-Finale : Allegro vivace » du grand compositeur allemand, Robert Schumann (1810-1856).

L’inscription d’œuvres de Chopin et de Schumann sur les cahiers de l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger a été perçue par des connaisseurs comme « une première », au regard, ont-ils fait remarquer, du « degré de difficulté qu’elles requièrent », cela dénote, ont-ils relevé du « professionnalisme des musiciens », et de conclure avec le souhait de voir dans un futur proche « un concertiste algérien » au piano.

Le public, qui a savouré dans la délectation tous les moments du concert, avait eu droit auparavant, à « Ouverture Egmont », une pièce de Ludwig van Beethoven (1770-1827), savamment interprétée par l’Orchestre de l’Opéra d’Alger en introduction à une soirée singulière qui aura duré 80 mn.

Tout comme le volet de la musique classique et universelle, Amine Kouider a déclaré que la saison de la musique algérienne en version symphonique sera également close « le 2 juillet prochain, avec un concert qui réunira le ballet, le Chœur et l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger ».

Le concert de musique classique, « Le pianiste » a été organisé pour une représentation unique, par l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh, sous l’égide du ministère de la Culture.

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L’Algérien Toufik Hamoum à la tête d’un conseil technique de l’Unesco   

Publié le 23/06/2019, par dans Non classé.
L'Algérien Toufik Hamoum à la tête d'un conseil technique de l'Unesco

ALGER – L’archéologue Toufik Hamoum a été élu président du Conseil consultatif et technique de la Convention de l’Unesco de 2001 pour la protection du patrimoine subaquatique (Stab), à l’issue de la 7è réunion des Etats parties tenue les 20 et 21 juin, indique un communiqué du ministère de la Culture.

Actuel DG du Cnra (Centre national de recherche en archéologie), Toufik Hamoum est également spécialiste en épigraphie. Il représentait depuis 2017 l’Algérie au sein du Stab qui compte 12 experts.

La 7è réunion a rassemblé tous les Etats parties à la convention, les Etats observateurs, les Ong associées et autres parties prenantes pour discuter des perspectives de la convention.

Adoptée en 2001, la Convention de l’Unesco de 2001, signée à ce jour par 56 Etats membres dont l’Algérie, est un instrument sur les pratiques de préservation du patrimoine culturel mondial subaquatique.

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Le plasticien Ahmed Stambouli dévoile une nouvelle exposition

Publié le 23/06/2019, par dans Non classé.
Le plasticien Ahmed Stambouli dévoile une nouvelle exposition

ALGER – Une exposition d’art contemporain, replongeant dans l’univers de l’enfance et dans la spontanéité de ses dessins enrichis de symboles, a été inaugurée samedi à Alger par le plasticien Ahmed Stambouli.

Organisée à la galerie des « Ateliers bouffée d’art », cette exposition convoque le dessin dans son expression la plus simple et la plus spontanée avec des formes humaines impressionnistes représentant l’enfant africain d’aujourd’hui en plus d’explorer les jeux d’enfants et certains thèmes comme l’immigration.

La majorité des toiles de cette série sont réalisée sur un collage de pages jaunies d’un livre d’histoire contemporaine sur lesquelles le plasticien exécute des dessins représentant des enfants, des animaux, des jeux avec une restitution de l’impression et de la vision d’un enfant.

L’artiste, qui a toujours convoqué l’art rupestre dans ses œuvres, explique s’être inspiré de dessins d’enfants observés dans la rue pour recréer cet univers où « les jeux et les animaux côtoient les barques des migrants ».

La palette de couleurs de l’artiste, habituellement ancrée dans la terre, s’enrichie de couleurs vives et chatoyantes pour créer un jardin d’enfant. Parfois certaines œuvres sont quasiment identiques avec des palettes différentes pour créer des jardins différents, explique l’artiste.

Le signe reste également un élément essentiel de ses représentations de formes humaines impressionnistes, elles même souvent composées de symboles africains.Dans cette exposition l’artiste semble s’affranchir de certains codes habituels.

Né en 1957 à Khemis-Miliana, Ahmed Stambouli a poursuivi ses études à l’Ecole supérieure des Beaux-arts de Paris, avant d’enseigner à l’Ecole des Beaux-arts de Mostaganem.

Habituées des couleurs terriennes et des symboles identitaires africains et particulièrement maghrébins, il participe à de nombreuses expositions en Algérie, en France, à Dubaï, en Tunisie ou encore en Libye.

L’exposition de Ahmed Stambouli aux « Ateliers bouffée d’art » se poursuit jusqu’au 29 juin.

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El Bayadh : Procession de Sidi Cheikh du 26 au 28 juin

Publié le 22/06/2019, par dans Non classé.
El Bayadh : Procession de Sidi Cheikh du 26 au 28 juin

EL BAYADH – La commune de Labiodh Sidi Cheikh (sud de la wilaya d’El Bayadh) s’apprête à abriter, du 26 au 28 juin en cours, la manifestation « Procession de Sidi Cheikh », a-t-on appris des organisateurs.

Le cheikh de la zaouia Chikhia, Hadj Larbi Sidi Cheikh, a indiqué que cette manifestation, organisée chaque année à la mémoire au saint-patron Sidi Abdelkader Ben Mohamed Ben Slimane Ben Abi Smaha, né dans les environs de Labiodh Sidi Cheikh en 940 de l’hégire (1533) et mort en 1025 de l’hégire (1616), pour revisiter les oeuvres de ce fondateur de la tariqa Chikhia réputée dans la région.

Les préparatifs sont à pied d’œuvre pour la réussite de cet événement qui enregistre chaque année une forte présence de visiteurs du pays et de l’étranger atteignant 10.000 visiteurs.

Cette manifestation classée patrimoine universel immatériel par l’Organisation des Nations unies de l’éducation, des sciences et de la culture (UNESCO) en 2013, sera marquée par la récitation collective du Coran « Selka » par les mouridine de la tariqa Chikhia de plusieurs zaouias et écoles coraniques du pays, ainsi que des louanges.

Cette procession, appelé aussi Waada, est une occasion pour réconcilier les belligérants, offirir des repas aux visiteurs et passants et organiser des spectacles de fantasia à la place limitrophe de la zaouia « El Faraa » qui enregistre chaque année la participation de plus de 400 cavaliers, a-t-il fait savoir.

Pour sa part, le chef de la section du centre culturel islamique de Labiodh Sidi Cheikh, Sidi Cheikh Djamel Mahi a indiqué, à l’APS, que cet établissement organisera, à cette occasion, des conférences sur l’aspect historique et spirituel de la tariqa Chikhia et son rôle de djihad et de perpétuation des valeurs à l’pépoque coloniale, notamment lors de la glorieuse guerre de libération nationale.

Les conférences seront animées par des universitaires et chercheurs, de cheikhs de zaouias et autres.

Une exposition de photos sur l’histoire de la région marquée par la résistance du cheikkh Bouamama contre l’occupant français et une autre de livres et habits traditionnels de mouridines de la tariqa soufie chikhia est également programmée.

Pour rappel, les services de la wilaya d’El Bayadh ont consacré dernièrement une enveloppe financière de 130 millions DA pour l’aménagement de la zaouia de Sidi Cheikh.

Les travaux lancés portent sur la réhabilitation de cet édifice religieux, le revêtement du réseau routier et l’aménagement de la place de cavalerie, selon la direction de wilaya de l’administration locale.

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