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Tinzaouatine : isolement et pauvreté

Publié le 16/06/2016, par dans Non classé.

En trois années seulement, la population de Tinzaouatine est passée de 9000 à plus de 20 000 habitants.
Située au fin fond de l’Algérie, à plus de 2600 km au sud-est d’Alger, Tinzaouatine (ou Tin Zaouten) est l’exemple type des communes aussi isolées que pauvres, auxquelles les autorités pensent couper les vivres. Distante de 550 km de Tamanrasset, chef-lieu de la wilaya, cette bourgade s’est transformée en terre d’accueil de milliers de réfugiés maliens, mais aussi de familles algériennes ayant fui la guerre dans le pays voisin. En trois années seulement, sa population est passée de 9000 à plus de 20 000 habitants.

Les différents maires qui se sont succédé à sa tête depuis sa création en 1984 n’ont pas réussi à la sortir de son isolement. Mohamed Mansouri, président de l’APC de Tinzaouatine, la qualifie « d’isoloir». Il la connaît bien pour y être né, être membre de son exécutif et surtout pour avoir obtenu quatre mandats successifs. « Notre commune n’a aucune activité qui lui permette d’avoir des revenus. Nos employés sont payés par la wilaya et toute les initiatives allant dans le sens de la création de marchés, commerces ou activités génératrices de revenus ont échoué.

Les autorités ne financent que les infrastructures de base, comme l’eau potable, les réseaux d’assainissement, etc.», lance Mansouri, qui décrit une situation « intenable». « Pour s’approvisionner, les habitants de Tinzaouatine sont obligés de faire 550 km sur des pistes insécurisées. Nous rendons hommage aux transporteurs sétifiens qui nous aident à rompre cet isolement en approvisionnant le chef-lieu de la commune en produits alimentaires. Ils font fi de la nature et prennent d’énormes risques en empruntant la route Tam-Tinzaouatine, souvent prise d’assaut par des brigands qui volent les véhicules et la marchandise…»

Le maire regrette que sa commune soit dépourvue de toute activité qui lui permette d’avoir des revenus : « Nous étions contents lorsque l’exploitation d’une mine d’or a été accordée à un privé algérien. Malheureusement, la commune n’a bénéficié de rien depuis plus d’une décennie. L’opérateur ne paye ni impôts ni droits ni taxes à la collectivité, car ayant bénéficié du dispositif d’encouragement à l’investissement. Même ses employés ne sont pas de la commune. Ils viennent de Tamanrasset ou du nord du pays. Comment voulez-vous assurer une vie décente à 20 000 habitants si vous n’avez aucun moyen ?» « La ville est limitrophe d’un pays en pleine guerre.

Les risques auxquels nous faisons face sont dangereux et nous n’avons rien pour encadrer et rassurer notre population et ces réfugiés. Il faut dire que Tinzaouatine ne vit pas, mais survit aux nombreux problèmes auxquels elle fait face. Elle n’a jamais bénéficié de projet de développement créateur d’emplois. Les privés la désertent parce que les routes qui la relient au chef-lieu de wilaya et aux autres communes sont dans un état catastrophique et livrées à l’insécurité totale», souligne amèrement le maire.

Mansouri ne se sent pas concerné par les propos du Premier ministre qui annonçait la fin des subventions aux communes : « Nous n’avons pas de subvention. La seule chose qu’ils peuvent faire, c’est couper les salaires des employés communaux. Nous n’avons qu’un centre de santé de proximité, dépourvu de spécialistes et de moyens, qui n’assure qu’un service minimum. Lorsqu’une femme enceinte a des difficultés, elle est dirigée vers Tamanrasset, à 550 km. Souvent, elle meurt avant d’y arriver en raison de l’état de la route…» Lire la suite

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RSF s’alarme

Publié le 16/06/2016, par dans Non classé.

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) est choquée d’apprendre la décision du tribunal administratif de Bir Mourad Raïs, hier, de geler l’opération de vente des parts du groupe de presse El Khabar à NessProd, filiale du groupe industriel Cevital, suite à un référé introduit par le ministère de la Communication en mai dernier.
Le juge du référé du tribunal administratif de Bir Mourad Raïs s’est prononcé en faveur de la mesure conservatoire visant à geler l’opération de vente des parts du groupe de presse El Khabar à un groupe privé, en attendant une décision sur le fond. Ce jugement donne raison au ministère de la Communication qui avait introduit ce référé au motif que cette vente serait contraire aux dispositions du code algérien de l’information de 2012. « Bien que n’étant pas définitive, cette décision est extrêmement inquiétante, a déclaré Yasmine Kacha, responsable du bureau Afrique du Nord de RSF.

Nous exhortons les autorités judiciaires à traiter justement cette affaire dans un délai raisonnable étant donné la santé financière du groupe. Il serait malheureux de voir bloquer le choix stratégique d’un média qui a déjà eu à traverser de nombreuses épreuves ces 25 dernières années pour pouvoir défendre sa ligne éditoriale critique et indépendante. Rappelons notamment la suspension de toute publicité publique depuis 1998 et la diminution des recettes publicitaires du journal de moitié ces deux dernières années du fait de possibles pressions des autorités sur les annonceurs.»

« Nous trouvons cette décision surprenante et inattendue. Nous allons faire appel auprès du Conseil d’Etat dans les 15 jours qui viennent. Nous attendons un traitement logique et dans le cadre de la loi de cette affaire», a déclaré pour sa part Cherif Rezgui, directeur d’El Khabar. En mai dernier, RSF avait appelé à soutenir El Khabar face aux manœuvres des autorités algériennes. L’Algérie figure en 129e position au classement 2016 de RSF pour la liberté de la presse. Lire la suite

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Plus de 7000 lots attribués non occupés

Publié le 16/06/2016, par dans Non classé.

Au moment où des entreprises déplorent la difficulté d’accéder au foncier industriel, des milliers d’hectares concédés à travers plusieurs wilayas sont jusqu’à présent inexploités.
Selon le directeur des ressources et de la solidarité financière locale au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, Azzedine Kiri, « pas moins de 7740 lots attribués, représentant une superficie de 2207 hectares, ne sont jusqu’à présent pas occupés par leurs bénéficiaires». Le même responsable — qui était hier l’invité du FCE pour une rencontre-débat sur le rôle des collectivités locales en matière de développement économique — a indiqué que les opération d’assainissement du foncier industriel ont permis tout de même de récupérer 458 lots, en attendant que le reste soit régularisé par voie de justice.

Il a estimé, à cet effet, que le foncier industriel doit bénéficier de la même réglementation appliquée au foncier agricole qui permet la récupération de toute parcelle de terrain non exploitée sans passer par la justice. « Pour le foncier industriel, si le bénéficiaire dispose déjà d’un acte dûment délivré par l’administration, il devient impossible de le reprendre sans une décision de justice», a expliqué M. Kiri. Concernant l’activité économique et la promotion de l’investissement au niveau des collectivités locales, le représentant du ministère de l’Intérieur a présenté quelques chiffres illustrant la situation du secteur.

Il a ainsi affirmé qu’en dix années de service, le Comité d’assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de la régulation du foncier (Calpiref) n’a retenu que 2666 projets d’investissement, dont 1655 ont bénéficié d’arrêtés de concession. Le Calpiref, qui s’occupait jusque-là de l’investissement dans les wilayas avant sa dissolution en juillet 2015, a enregistré des centaines de projets agréés et ayant obtenu des actes de concession, mais seulement 607 ont été effectivement lancés, totalisant un montant de 4,3 milliards de dinars et sur lesquels 60 projets sont opérationnels, représentant un investissement de l’ordre de 1,9 milliard de dinars.

Quant au bilan de l’investissement sous le nouveau dispositif (LFC 2015), il fait état de 6757 dossiers déposés et pour lesquels une superficie 6832 hectares a été sollicitée. Sur ce total, 1275 dossiers ont été retenus pour une superficie 1907 hectares, mais seulement 197 ont réellement été lancés. Le représentant du ministère de l’Intérieur a rappelé, par ailleurs, que les pouvoirs publics ont engagé une révision de certains textes et lois organiques inhérents à la finance locale. Cette révision a pour objectif d’offrir aux collectivités locales de meilleures capacités locales et fiscales. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 16/06/2016, par dans Non classé.

– Tentative de suicide d’un pompier à Tiaret

Invraisemblable scène que celle vécue par le corps de la Protection civile à Tiaret, lundi, à l’intérieur même du siège de la direction centrale. Dépité, dit-on par la hogra dont il se dit victime, un jeune pompier a tenté de s’immoler par le feu, mais il en a été empêché in extremis par des collègues venus nombreux pour le dissuader, comme le montre la vidéo balancée sur les réseaux sociaux. L’histoire peu glorieuse de cet acte aurait pu se terminer là, n’était l’intrusion du frère du désespéré qui s’en est allé, dit-on, filmer la scène puis sa diffusion sur la Toile. Un geste qui n’a pas été apprécié par la direction, qui, exaspérée, a illico presto suspendu trois éléments de ce corps, dont la victime.

– L’Agence de recherches en sciences sociales et humaines domiciliée à Blida

L’Agence thématique de recherches en sciences sociales et humaines (ARTSSH) est désormais domiciliée au campus de l’université Ali Lounici d’El Affroun (Blida 2), au bâtiment 6 de la faculté des sciences humaines. La cérémonie d’inauguration a été présidée, lundi, par le professeur Abdelhafidh Aourag, directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT). Quand on se penche sur la réalité de notre pays, on remarque que les principales préoccupations qui émergent aujourd’hui relèvent du domaine des sciences humaines et sociales.

L’Agence thématique en sciences sociales et humaines, qui a choisi comme slogan : « Pour une meilleure connaissance et un meilleur développement de la société algérienne» a vraiment du pain sur la planche. Pour rappel, il existe six agences au total, à travers l’Algérie, à savoir celle consacrée aux sciences et technologie, d’El Harrach, celle de la recherche en santé, d’Oran, de la valorisation des résultats de la recherche, d’Alger, des sciences de la nature et de la vie, de Béjaïa, des biotechnologies et sciences agroalimentaires, de Constantine, et, enfin, celle de Blida spécialisée dans la recherche en sciences sociales et humaines.

– Les fédérations sportives attendent les subventions

Alors que la fin de l’année sportive 2015-2016 titre à sa fin, les fédérations n’ont pas reçu de subventions de la part du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS). Entre-temps, les fédérations sportives se sont endettées pour boucler difficilement leurs activités. Autant dire que la prochaine entame de la saison 2016-2017 s’annonce encore plus difficile pour les fédérations. Une situation qui a contraint les fédérations et les associations à revoir leur plan d’action. Il n’est pas exclu de voir les fédérations retarder le démarrage de la nouvelle saison.

– Un camion heurte un poste électrique !

La direction de distribution de l’électricité et du gaz de Gué de Constantine informe son aimable clientèle qu’un malheureux accident a eu lieu le 14 juin à 1h du matin au niveau d’El Kadous, commune d’El Achour. L’accident est survenu lorsqu’un camion appartenant à un particulier a heurté un poste éclectique qui alimente près de 1000 abonnés. L’intervention rapide et efficace de nos équipes a permis de rétablir l’alimentation en électricité pour la majorité de nos clients. Environ une centaine d’abonnés demeurent sans électricité, car leur alimentation est subordonnée au remplacement du poste endommagé.

– Le fils et la femme de l’ex-haut dirigeant Zhou Yongkang emprisonnés pour corruption

Un tribunal chinois a condamné le fils et la femme de Zhou Yongkang — l’ex-patron tout-puissant de la sécurité, tombé pour corruption — à respectivement 18 et neuf ans de prison, a annoncé hier un tribunal et un média d’Etat. La télévision publique CCTV a indiqué qu’un tribunal de la ville de Yichang, dans la province du Hubei (centre) a reconnu M. Zhou Bin coupable de « corruption et activité commerciale illégale». Son père, Zhou Yongkang, est le personnage le plus haut placé du régime chinois à être tombé dans le cadre de la campagne anticorruption lancée par le président Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir fin 2012.

L’ancien dignitaire avait été condamné à la prison à vie en juin 2015 pour corruption, abus de pouvoir et divulgation de « secrets d’Etat». Le tribunal de la ville de Yichang a également condamné Zhou Bin à une amende de 350 millions de yuans (47 millions euros), a par ailleurs indiqué CCTV. Sa mère Jin Xiaoye, la femme de Zhou Yongkang, a elle écopé d’une peine de neuf ans de prison pour avoir accepté des pots-de-vin, a annoncé le tribunal sur un compte officiel de microblog.

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L’action de fond dans 15 jours

Publié le 16/06/2016, par dans Non classé.

Le tribunal en référé a statué par une ordonnance gelant la transaction liant le groupe El Khabar à NessProd, filiale du groupe Cevital.
Les avocats de la défense ont la possibilité de faire appel de l’ordonnance devant le Conseil d’Etat dans un délai de quinze jours. L’action sur le fond, introduite par le ministère de la Communication devant la même juridiction, sera examinée dans une quinzaine de jours. Le juge du tribunal de Bir Mourad Raïs, Mohamed Dahmane, a demandé hier aux avocats de verser leurs conclusions avant l’audience du 22 juin.

« D’après les recommandations du juge, il paraît évident que l’affaire au fond sera jugée au plus tard dans quinze jours. Les conclusions seront versées avant le 22 juin. J’imagine que le verdict interviendra une semaine plus tard. Il y a intention de régler ces actions avant les vacances judiciaires», estime Me Sadat, membre du collectif de défense du groupe El Khabar. Lire la suite

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L’Etat français se désolidarise des pieds-noirs

Publié le 16/06/2016, par dans Non classé.

Le gouvernement français ne veut pas faire de la réclamation des anciens pieds-noirs de ce qu’ils considèrent comme leurs « biens en Algérie» un casus belli avec le gouvernement algérien.
C’est ce qu’a laissé comprendre le ministre français des Affaires étrangères dans une réponse écrite adressée à un député de droite, Elie Aboud. Jean-Marc Ayrault estime, en effet, que l’Algérie et la France ont engagé un « dialogue approfondi». Ce dialogue entamé depuis 2012, année de l’arrivée de François Hollande au pouvoir, se déroule dans « l’esprit d’amitié et d’apaisement que le gouvernement français est attaché à préserver dans sa relation avec l’Algérie», a-t-il dit dans sa réponse publiée mardi au Journal officiel de la République française.

Le ministre des Affaires étrangères est allé plus loin dans réponse à Elie Aboud ; il suggère aux ressortissants français de s’adresser directement aux autorités algériennes pour d’éventuelles « réparations». Régulièrement, d’anciens pieds-noirs demandent à « récupérer» leurs biens laissés en Algérie après l’indépendance. Une opération qui s’avère impossible parce que les autorités algériennes considèrent ces biens comme autant des biens vacants.

Le directeur général des Domaines, Mohamed Himour, avait indiqué, récemment, que 250 000 biens vacants qui appartenaient aux pieds-noirs ont été recensés ; ils sont devenus propriété de l’Etat algérien. D’autres pieds-noirs ont été indemnisés par « avance sur les créances détenues à l’encontre des Etats étrangers ou des bénéficiaires de la dépossession», a précisé le responsable, cité par l’APS. D’anciens pieds-noirs reviennent quelquefois en Algérie. Ils visitent leurs anciennes maisons ou propriétés qui sont soit attribuées à des Algériens, soit versées dans le domaine de l’Etat qui ne permet pas aux ressortissants étrangers de posséder des biens immobiliers dans le pays. Lire la suite

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