formats

Ould Kablia : «Le pouvoir de décision appartient à un groupe très restreint»

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

« La nature du régime est autoritaire. De ce fait, le pouvoir de décision appartient à un groupe très restreint d’hommes autour du chef de l’Etat», a déclaré hier à Boumerdès, Daho Ould Kablia, président de l’Association des anciens du MALG (ministère de l’Armement et des Liaisons générales, ancêtre de la SM et du DRS).
Invité à s’exprimer sur la Journée de l’étudiant et la grève du 19 mai 1956, l’ex-ministre de l’Intérieur a souligné que « les dangers qui guettent le pays sont réels». « Je suis de nature optimiste, mais je m’interroge sur l’avenir de ce pays. Les dangers sont réels», a-t-il alerté. M. Ould Kablia a laissé entendre que le vrai danger provient de l’intérieur : « Les véritable dangers sont l’insécurité et la déstabilisation. Je ne crois pas à l’histoire de la main étrangère.

Le mal est en nous.» Interrogé sur qui décide réellement en Algérie, il a répondu que « personne ne peut avoir la preuve que le Président ne décide pas». « Je pense que le Président est très soucieux de son statut de chef. Il ne laisse pas les autres décider à sa place. Il est diminué, oui. Mais cela est un élément biologique», a-t-il estimé. Abordant le MALG et son rôle après l’indépendance, M. Ould Kablia a précisé que les cadres de cette structure ne disposaient pas de pouvoir de décision : « Le MALG disposait de 1400 cadres durant la Guerre de Libération.

Après l’indépendance, la plupart ont assuré de hautes fonctions au niveau de l’Etat, mais ils n’avaient pas de pouvoir de décision. Les cadres du MALG ont géré, mais sur orientation et sur directive. Ils n’avaient pas la faculté d’initiative. C’est pour cela qu’on est arrivé à l’impasse». M. Ould Kablia « défie quiconque de citer un cadre du MALG impliqué dans une affaire de corruption».

« Boussouf nous a éduqués à servir le pays avec loyauté et à mettre les intérêts du pays au-dessus des intérêts personnels», a-t-il rappelé. Et de conclure : « Il faut que le peuple jouisse de son indépendance. Je ne dis pas que le personnel qui dirige le pays doit céder sa place. Je demande aux jeunes de s’élever au niveau des responsabilités et de prendre leur destin en main.» Lire la suite

formats

Mostaganem veut voir le monde soufi unifié

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

Venus de plusieurs pays, 120 oulémas se sont réunis à Mostaganem pour créer l’Union mondiale soufie. L’objectif de cette rencontre est de lutter contre le radicalisme dans le monde musulman. Mais les moyens manquent.
« Nous allons anéantir les salafistes !» A la sortie d’une matinée de conférences, le président de l’Union des zaouïas algériennes, Mahmoud Omar Chaalal, est enthousiaste. Après des années de consultations, une Union mondiale soufie devrait voir le jour, aujourd’hui à Mostaganem, où sont réunis plus de 120 oulémas soufis venus du monde entier.

L’objectif est d' »inscrire la nation musulmane dans une référence unique» pour « combattre le radicalisme et l’ignorance» et éduquer « ceux qui suivent les vagues de l’appel au djihad sans savoir ni connaissance», a déclaré le président de l’Union des zaouïas à l’ouverture du congrès, mercredi. « Les zaouïas ont oublié leur rôle fondamental d’éducation à la paix et au respect de l’autre», déplore Ouma Saad Touré, ancien professeur d’arabe au Mali et membre de la confrérie Tidjania.

Philosophie

Face à la montée du terrorisme et de l’idéologie wahhabite, les représentants du soufisme estiment qu’on ne les entend plus. « Le prosélytisme, l’esprit conquérant ne sont pas par essence des modes de fonctionnement des communautés soufies, contrairement à ceux à qui nous voulons nous opposer, reconnaît Zaim Khenchelaoui, anthropologue. Or aujourd’hui, l’islam est devenu une idéologie. Ce n’est plus une religion dans le sens divin du terme. On ne parle plus de Dieu, on parle en Son Nom.

Nous devons réconcilier les fidèles avec la philosophie.» « Il nous faut nous structurer, nous organiser pour diffuser nos valeurs et éduquer. Cette union sera à l’image de l’Organisation mondiale de la santé, mais pour le soufisme», explique Mahmoud Omar Chaalal. Dans les couloirs d’un complexe hôtelier du bord de mer, des représentants iraniens et irakiens du soufisme, d’obédience chiite, échangent avec des oulémas maghrébins. « Vous voyez, lance un participant, le soufisme, c’est aussi un moyen de réconcilier chiites et sunnites, de créer du dialogue intrareligieux !»

Porte-parole

Dans la continuité des déclarations de Mohamed Aïssa ces dernières semaines, Alger se positionne donc comme le porte-parole d’un islam soufi qui prône la paix. « Les tariqas soufies en Algérie, qui puisent depuis des siècles de la référence Mohamedienne et résistent en portant la bannière du savoir et du djihad, ont marqué l’histoire de l’Algérie avec de célèbres héros dont l’Emir Abdelkader, cheikh Bouâmama, cheikh El Haddad, El Mokrani et Fathma n’Soumer», a dit Lakhmissi Bezzaz, inspecteur général au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, représentant du ministre.

Pourtant, les spécialistes estiment que ce discours officiel a besoin d’être renforcé par des actes concrets. « Pourquoi les figures du soufisme ne sont-elles pas inclues dans les programmes de l’éducation nationale ? Pourquoi n’étudie-t-on pas les poèmes de l’Emir Abdelkader à l’école», s’interroge Zaim Khenchelaoui. Les programmes scolaires sont l’un des axes sur lesquels les oulémas réunis à Mostaganem voudraient avoir un impact. Laroussi El Mizouri, ancien ministre tunisien des Affaires religieuses, a insisté sur la nécessité des matières relatives à la référence Mohamedienne dans les programmes scolaires, les programmes culturels et les médias.

Financement

Si cette union mondiale est indispensable selon les participants, reste à savoir quel sera son impact réel. Le financement est un premier frein. « Nous n’avons pas l’argent de l’Arabie Saoudite. Nous n’avons aucun média, alors qu’elle en finance des dizaines pour transmettre l’idéologie wahhabite», regrette un participant. « Les zaouïas seules ne peuvent rien faire, ajoute Ouma Saad Touré.

Au Mali, malgré la présence de confréries, les groupes terroristes ont recruté parce que l’argent a fait son travail.» Un travail de dialogue est également nécessaire avec les pays occidentaux. « La France ne peut pas décorer l’Arabie Saoudite, dont l’argent finance le salafisme et le wahhabisme, et prétendre lutter contre le terrorisme», s’emporte un participant.
Lire la suite

formats

Les confréries ne peuvent pas à elles seules éradiquer la pauvreté et la précarité

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

– Quelle est la place du soufisme en Algérie ? Peut-on imaginer qu’une union des confréries puisse être efficace contre le radicalisme ?

L’islam, à l’origine, est une spiritualité séculaire. Mais force est de constater que cet islam originel a été détourné juste après le décès du Prophète Mohamed au profit d’un projet politico-religieux auquel on a donné le nom de « califat». Depuis, l’islam spirituel originel est devenu marginal et persécuté par les pouvoirs en place et les foukahas, alliés historiques de ces pouvoirs. De nombreux soufis ont été excommuniés et exécutés par les pouvoirs à la suite de fetwas décrétées par les foukaha.

Ce fut le cas de Hadjar Ibn Adi, Halladj, Souhrawardi, Nassimi ou Djami. C’est le wahhabisme, représentant par excellence du discours des foukahas, qui est en grande partie responsable du terrorisme durant les années 1990 qui a engendré plus de 200 000 morts. Le soufisme, représentant de l’islam algérien par excellence, n’a jamais cautionné ni légitimé la violence, sauf contre les envahisseurs étrangers.

Une union des confréries pourrait être efficace contre le radicalisme, mais à condition qu’elle ne soit pas une union de vitrine ou fictive, mais une union réelle, effective et active sur le terrain. Mais pour le moment on n’en est pas là. J’ai toujours appelé à une union de ce genre. Je pense que les confréries, en Algérie, ne sont pas encore arrivées à ce niveau d’interactivité avec la réalité vécue.

– Depuis plusieurs semaines, les autorités algériennes répètent qu’elles veulent être le porte-parole d’un islam de paix. Est-ce que l’Algérie peut effectivement avoir ce rôle ?

L’islam algérien a de tout temps été un islam de paix — et là je parle de l’islam populaire spirituel adopté depuis des siècles par la majorité des Algériens. Je ne parle pas de l’islam wahhabite qui nous a été importé d’Orient par le courant salafiste représenté, dès les années 1920, par l’Association des Oulémas et les mouvements politiques islamistes d’après l’indépendance dont elle a été l’initiatrice.

En effet, les soufis, les chouyoukh des confréries, ont largement contribué à stopper le bain de sang perpétré par les islamistes radicaux et à ramener la paix en Algérie. Si le discours officiel prétend parler d’un islam de paix, il faudrait que cela se répercute au moins sur les programmes scolaires. Nos écoles continuent à enseigner, dans les programmes d’éducation religieuse, la violence, la xénophobie et la haine de l’autre. Je pense que c’est là que doit commencer l’islam de paix prôné par le discours officiel.

– Aujourd’hui, les confréries soufies sont présentes dans certains pays du continent africain, comme le Mali ou le Sénégal. Pourtant, ce sont des pays où le terrorisme qui dit s’appuyer sur l’islam est important. Est-ce juste de penser que le soufisme peut avoir un impact ?

L’islam est arrivé partout en Afrique grâce au travail des confréries soufies, et ce, depuis plusieurs siècles. Mais il se trouve qu’avec la décolonisation et la pauvreté des Etats africains, les Saoudiens ont trouvé un terrain vierge et facile pour propager le wahhabisme à coups de pétrodollars. Et c’est comme ça que sont nées des organisations comme Boko Haram ou les shebab. L’islam africain est essentiellement soufi, mais les confréries ne peuvent pas à elles seules éradiquer la pauvreté et la précarité, il faut le concours des pouvoirs politiques.

En effet, la Tidjania par exemple, a contribué activement à trouver une solution à plusieurs conflits sanglants en Afrique. Les confréries en Afrique doivent être dotées des moyens. Encore faut-il que les pouvoirs africains ne soient pas de mèche avec le wahhabisme. Or,c’est le cas de plusieurs organisations officielles à travers le monde. Il n’est pas facile de résister aux pétrodollars. Lire la suite

formats

La question de la semaine : Pourquoi le Festival de la littérature et du livre de jeunesse est-il reporté ?

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

La 9e édition du Festival international de la littérature et du livre de jeunesse d’Alger (Feliv) n’aura pas lieu cette année. « Le report a été décidé à la demande du commissaire Azzeddine Guerfi qui a préféré prendre du temps pour mieux préparer l’édition de 2017», a annoncé Azzedine Mihoubi, ministre de la Culture, lors d’une conférence de presse tenue dimanche dernier à Alger. « Pour un festival comme le nôtre, il faut huit à neuf mois de préparation.

Nous avons décidé de faire l’impasse pour 2016 et préféré garder le même budget pour organiser une biennale que de travailler avec un budget réduit. Le Feliv a atteint un certain niveau qu’il faut maintenir», a précisé Azzeddine Guerfi. Il a rappelé qu’habituellement, le Feliv se tient dans plusieurs endroits avec l’organisation d’une exposition. « Il y a un travail énorme à faire. Aussi, une biennale nous arrange-t-elle parce que nous aurons le temps de mûrir nos projets et d’inviter des personnalités pour le festival», a-t-il ajouté. La dernière édition du Feliv s’est tenue en juillet 2015. Le ministère de la Culture a élaboré une nouvelle cartographie comprenant 77 festivals, dont 31 à caractère national.

Les budgets des festivals ont été réduits en raison de la politique d’austérité décidée par le gouvernement. Selon Azzeddine Mihoubi, plusieurs festivals sont « temporairement suspendus» en raison de problèmes administratifs. Il s’agit, entre autres, du Festival international des arts de l’Ahaggar de Tamanrasset, du Festival de la production théâtrale féminine de Annaba et du Festival maghrébin de la musique andalouse de Koléa. Les commissaires de ces festivals ont reçu instruction de ne rien entreprendre avant la publication d’un nouveau cahier des charges lié à ces manifestations.

Lire la suite

formats

La polémique de la semaine : Vignette auto, les automobilistes désappointés

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

Un peu désorientés, des automobilistes sont contraints de faire plusieurs bureaux de poste pour acheter leur vignette. « J’ai fait plusieurs bureaux de poste et je n’ai pas encore trouvé ma vignette, qui coûte 2000 DA.» C’est un automobiliste de Bordj El Kiffan qui dénonce cette rareté, alors que le délai de clôture de la vente approche. Ils sont nombreux, ces derniers jours, à ne pas trouver leur vignette.

En vente depuis le 2 mai jusqu’au 2 juin, plusieurs clients se plaignent. « Il y a rareté», affirme un automobiliste à El Harrach. « Espérons que le délai sera prolongé. Il est illogique que nous soyons pénalisés en payant le double une fois la date dépassée», déclare un autre. A la poste, les agents évoquent un « dysfonctionnement dans la distribution par les recettes des impôts».

A l’administration des impôts, « aucun problème n’est constaté dans les agences». « Dans la plupart des bureaux de poste, les vignettes sont disponibles. Il se pourrait que certains bureaux de poste n’en disposent pas, les clients paniquent et crient au scandale. Mais ce n’est pas le cas partout», selon un inspecteur des impôts. Même son de cloche de la part de Brahim Benali, chargé de communication à l’administration des impôts : « C’est au bureau de poste de recenser les besoins. Dans nos agences fiscales, le problème ne se pose pas. Si les bureaux de poste ont un manque, il n’ont qu’a nous en aviser. Toutes les vignettes, de 500 DA à 18 000 DA, y sont disponibles.»

Lire la suite

formats

Hadj 2016 : Les billets d’avion avant le visa

Publié le 20/05/2016, par dans Non classé.

Les futurs hadjis au titre de l’année 2016 doivent acheter leur billet d’avion à destination des Lieux Saints avant de se faire délivrer le visa, a indiqué hier l’Office national du pèlerinage et de la omra (ONPO) dans un communiqué.
Pour les démarches administratives et organisationnelles, l’ONPO précise qu’elles concernent les visites médicales et la vaccination dans les centres sanitaires de wilaya (opération en cours depuis le 3 avril), suivies du paiement des frais du hadj, estimés à 370 000 DA, au niveau des agences de la Banque d’Algérie à travers toutes les wilayas du pays (opération qui a débuté le 2 mai).

A partir du 24 mai, les futurs hadjis sont invités à acheter leur billet d’avion, d’un coût de 120 000 DA, au niveau des points de vente d’Air Algérie. « Une fois ces démarches accomplies, le passeport est déposé auprès des services de la wilaya pour l’obtention du visa», a indiqué le communiqué, précisant que « la réservation électronique des chambres s’effectuera ensuite via le site web de l’ONPO (www.onpo.dz).» Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair