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«Abane Ramdane était un rassembleur»

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.

Dans une conférence-débat animée jeudi à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, Rédha Malek est revenu sur le rôle et l’apport de Abane Ramdane à la Révolution algérienne.
De prime abord, l’ancien négociateur des Accords d’Evian, qui s’est recueilli dans la matinée devant la statue du héros de la guerre de Libération nationale à Oued Aïssi, dira : « Je suis très heureux de me retrouver parmi la famille patriotique et révolutionnaire de cette wilaya historique qui a beaucoup donné à la Révolution. S’il y a un homme qui mérite cette admiration, c’est bien Abane Ramdane. C’est une grande émotion que de prendre part aux festivités de la Journée du chahid.» L’ancien directeur du journal clandestin du FLN, El Moudjahid, se rappelle de sa dernière rencontre avec l’architecte de la Révolution : « C’était en décembre 1957.

Costume marron, petite valise, Abane nous a dit qu’il allait se rendre au Maroc pour régler un problème de frontières et qu’il reviendrait rapidement. Sa mort nous a été annoncée en avril 1958 en faisant croire à ses collègues qu’il est tombé au champ d’honneur.» L’invité de l’Association mémoire et histoire Abane Ramdane ne tarit pas d’éloges sur la personnalité et le rôle-clé de cet authentique militant dans l’organisation de la lutte indépendantiste.

« Les hommes meurent d’une façon ou d’une autre mais leurs idées restent en vie. Il nous laissé un legs, des idées, des valeurs, des principes. Abane est mort tragiquement en martyr. Il fut un combattant indomptable de l’indépendance nationale. Un artisan génial de l’unité nationale, un concepteur majeur du Congrès de la Soummam qui donna à la Révolution une stratégie, un visage et donna à l’algériannité une nouvelle vigueur et un éclat sans précédent.»

Il a ajouté : « Nous resterons fidèles à son message, celui dont nous avons besoin aujourd’hui. Ses idées sont indispensables. Loin de mourir, elles sont toujours d’actualité. Ses idées étaient : Algérie souveraine, maîtresse de son destin, unie, forte, une Algérie démocratique et courageuse, toujours debout. Et c’est grâce à cette vision de Abane, à ses idées que notre pays a pu franchir des étapes pour sa libération, accéder par la grande porte au concert des nations. Pour Abane Ramdane, l’indépendance est une idée fondamentale chevillée à lui.

Lorsqu’il était dans les différentes prisons, il se levait à l’aube pour entonner seul dans sa cellule les chants patriotiques. L’indépendance était pour lui une nécessité vitale, absolue. Dans le contexte de l’époque 1956-1957, l’indépendance n’était pas admise partout. Pierre Mendès France répétait que l’indépendance était impossible et que tout gouvernement français qui penserait à cette idée sera chassé du pouvoir. Abane ressassait : ‘‘On sera indépendants »!» A un journaliste du quotidien Le Monde qui lui suggéra de trouver une solution pour éviter « ces actions terroristes», Abane rétorqua avec sa franchise : « Vous aurez un Diên Bien Phu à la rue Michelet ! Il a montré qu’il était effectivement un vrai visionnaire, puisqu’en décembre 1960, un membre de l’état-major français en Algérie avait déclaré : ‘‘On vient de subir un Diên Biên Phu psychologique » .»

Pour l’ancien chef de gouvernement (1993-1994), Abane Ramdane voulait une indépendance réelle de l’Algérie. « Il nous disait que dans cette lutte, il ne faut jamais reculer. Il était contre les faux compromis et les compromissions. C’est ainsi qu’il avait lancé le préalable de l’indépendance. Il était un homme qui voulait faire avancer la cause sur le terrain. Abane est l’auteur du 1er tract du FLN. Il l’a rédigé pour montrer qu’il était toujours là en politique. Il a pensé au Congrès de la Soummam. Il me disait qu’il faut être vraiment fou pour l’organiser au milieu de 800 000 soldats français stationnés dans la région. Il avait pris des décisions importantes. D’ailleurs Soustel a confié à ses proches que la Plateforme de la Soummam était géniale.

Elle a permis de donner à la Révolution une structure – Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), Comité de coordination et d’exécution (CEE), l’Armée de libération nationale (ALN) avec ses hiérarchies. Il a structuré la Révolution. Cette organisation insufflée par Abane, Ben M’hidi et les autres a donné une impulsion extraordinaire à la Révolution.

C’est dire l’importance du Congrès de la Soummam. Le FLN historique a pris un visage, a rayonné sur la scène internationale et la Révolution algérienne a avancé d’une façon substantielle. Le Congrès de la Soummam a doté la révolution de stratégie pour voir ce qu’il y avait lieu de faire sur les plans interne et externe. L’Algérie qui avance a été déjà pensée par Abane. Il est l’homme de la nation entière, de l’unité nationale. Il fut un grand rassembleur et cela a bien marché, notamment avec la création du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) qui a été un acquis à une époque marquée par la division et l’atomisation», conclut Rédha Malek. Lire la suite

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Un tiers des migrants subsahariens sans identité

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.

L’Algérie, terre d’accueil pour des milliers de réfugiés, notamment subsahariens, offre-t-elle à ce flux de personnes un cadre de vie meilleur que dans leur pays d’origine ?
Mis à part l’absence d’un état de guerre, les conditions dans lesquelles vivent ces réfugiés, souvent venus en famille, ne connaissent le terme de meilleur que dans leurs rêves. D’après les résultats de l’enquête menée par l’ONG Médecins du monde en collaboration avec l’Unicef et le ministère de la Solidarité, de la Famille et de la Condition de la femme, ces milliers de réfugiés vivent dans une extrême précarité et dans l’isolement. Cette enquête, menée sur un échantillon de 261 familles, s’est essentiellement basée sur la situation des enfants migrants ou issus de la migration subsaharienne en Algérie. Ils sont au nombre de 361, dont 74,5% sont âgés de moins de 5 ans et près de 65% ont vu le jour en Algérie.

Un avenir flou

Même si 83% des mamans ont accouché dans des infrastructures hospitalières publiques, la déclaration de naissance à l’état civil est loin d’être un droit pour tous. Si 88% des enfants nés en Algérie sont enregistrés, seulement 69% possèdent un extrait de naissance. Sur ce document important, le nom du père figure dans 80% des cas, montrant qu’il est difficile pour 20% des mamans de déclarer le nom du père de leur enfant. Cela est sûrement dû à la formation de couples sans acte de mariage. Pis encore, sur ces derniers chiffres, seulement 57% de ces actes portent la réelle identité du père.

La vraie identité de la mère est indiquée sur 79% de ces documents administratifs. Les raisons probables de cette situation calamiteuse sont, selon Imène Benchaouche, chargée de plaidoyer et d’accès aux droits à la mission d’Algérie de l’ONG Médecins du monde, le recours de la maman à des documents d’emprunt pour pouvoir accoucher dans un établissement hospitalier public.

Avec un nom et une nationalité d’emprunt, cela influe directement sur l’avenir de cet enfant qui ne sera pas affilié à ses parents ou à leur nationalité d’origine. La situation de ces enfants portant une fausse identité pourrait paraître moins pénible comparée à d’autres bébés issus de l’immigration ne possédant pas d’extrait de naissance. Ils représentent un pourcentage de 31%, dont plus de la moitié ne possédent aucun document administratif prouvant leur identité et leur affiliation. Grandir dans la précarité et l’isolement, en plus de cet immense problème d’identité, ces enfants vivront écartés, isolés. D’après l’enquête de Médecins du monde, la grande majorité de ces petits réfugiés auraient dû vivre leur enfance dans l’insouciance, chez eux. Seuls 21% d’entre eux sortent jouer dehors. Un chiffre presque identique à celui des enfants qui ont un contact avec des petits Algériens.

La scolarisation qui facilite le contact et l’intégration n’est pas à la portée de ces petites victimes de la migration. Les enfants inscrits dans les écoles ne représentent que 25,5% de la population migrante enquêtée, avec une grande orientation vers les écoles privées au détriment du secteur public qui n’en accueille que 44,8%.

Même si 43,6% des parents migrants souhaitent que leurs enfants intègrent l’école publique, les raisons de la non-scolarisation restent l’absence de documents administratifs (47%) et la non-maîtrise de la langue arabe à hauteur de 40%. S’ajoute à cela l’immigration illégale de parents dont la situation administrative est irrégulière pour 68% d’entre eux. Démunis et sans ressources, 72% de ces migrants vivent dans des habitations précaires (maisons inachevées, garages, gourbis, bidonvilles) ou carrément sur leur lieu de travail. « Sur ce chiffre, sachant que le nombre moyen de personnes par ménage est de 3 à 4 individus, près de 61% des familles migrantes vivent dans une seule pièce.

73% des familles enquêtées n’ont pas accès à l’eau potable, 57% ne possèdent pas de chauffage et la majorité déclarent que leur lieu de résidence est loin d’être sûr», déclare Imène Benchaouche. Elle explique que l’absence de moyens financiers et la difficulté de scolarisation ont obligé certaines familles migrantes à se séparer de leurs enfants, soit en migrant en Algérie seuls ou en les renvoyant dans leur pays d’origine.

La violence au quotidien en plus de vivre dans la précarité, l’isolement et l’absence d’identité, beaucoup de ces enfants en sont victimes. D’après cette même enquête, 85% de ces enfants ont subi des violences verbales ou physiques. Selon les témoignages de parents réfugiés recueillis par Médecins du monde, la violence ne provient pas seulement des adultes, mais aussi des enfants de leur âge. En plus d’être repoussés par la société algérienne, ils sont souvent comme un punching-ball pour leurs parents ou les membres de la communauté des réfugiés. Ils le sont aussi pour les enfants algériens de leur âge qui voient en eux une proie facile. « Ils sont insultés et tapés», déclare le père d’une petite fille de 5 ans. Très peu d’entre eux exercent une activité rémunérante mais ils sont contraints de suivre leurs parents dans leur activités, entre autres la mendicité qui représente souvent la première source de revenu de la population enquêtée.

Signalons que les axes principaux de l’enquête, menée dans les wilayas d’Alger, Oran, Annaba et Tamanrasset, sont essentiellement l’accès aux soins et à la scolarité ainsi qu’à l’identité de ces enfants, le lien de famille qu’ils ont avec les adultes qui les accompagnent, leur accès aux documents d’état civil puis aux loisirs. Sans oublier le travail de ces enfants en bas âge et leur utilisation par les réseaux de mendicité.
L’ONG Médecins du monde a entamé cette enquête, vu le nombre important de migrants subsahariens en Algérie, notamment des femmes et des enfants et dans une absence quasi totale des informations sur leur cadre de vie. Cette ONG, basée à Paris, indique aussi à travers cette enquête de terrain que le pays qui exporte le plus de migrants vers l’Algérie est le Cameroun avec 43%, suivi par le Niger, le Nigeria, le Mali, le Congo puis la Côte d’Ivoire. Lire la suite

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Un groupe terroriste accroché à Saharidj

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.

Un groupe terroriste a été accroché, avant-hier, par les militaires engagés dans une opération de ratissage dans la commune de Saharidj, 50 km à l’est du chef-lieu de wilaya de Bouira, a-t-on appris de source sécuritaire.
L’accrochage s’est produit dans la soirée de jeudi dernier vers 20h au lieudit Islen, un village perché en haute montagne déserté par sa population après la détérioration des conditions sécuritaires, durant les années de terrorisme, précisent nos sources, en soulignant que l’accrochage a duré une vingtaine de minutes. Aucun bilan de cette opération n’a été pour l’heure rendu public.

Une source sûre souligne que des unités de l’armée ont été dépêchées sur les lieux où une importante opération de ratissage est en cours. Hier, des moyens aériens ont même été mobilisés par l’armée. Les éléments du groupe terroriste seraient le reste de l’organisation Jund El Khilafah, auteur du lâche assassinat contre le touriste et guide de haute montagne Hervé Gourdel, enlevé puis décapité en septembre 2014.
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Prévenir l’impact des traitements sur la fertilité

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.

Comment prévenir l’impact des traitements sur la fertilité des enfants et adolescents atteints du cancer», tel a été le principal thème des débats lors d’une rencontre programmée mercredi dernier à l’Ecole nationale supérieure de biotechnologie (ENSB) de l’université Rabah Bitat (Constantine 3).
Une manifestation organisée conjointement par l’association Waha d’aide aux malades du cancer et le Club scientifique de l’ENSB (BE Club) à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du cancer de l’enfant et de l’adolescent, qui coïncide avec le 15 février de chaque année. Les spécialistes s’accordent à dire que tous les traitements anticancer (chirurgie, radiothérapie ou chimiothérapie) sont invasifs pour l’organisme et notamment pour la fonction reproductive.

Le professeur Dalila Naimi, enseignante à l’ENSB et spécialiste en immunologie, a décrit le cancer en tant que pathologie qui peut provoquer divers dysfonctionnements cellulaires affectant la fertilité des patients. Une présentation utile pour saisir les procédures de préservation de la fertilité. Travaillant en étroite collaboration avec l’association Waha, le docteur Benbouhadja (gynécologue) et le docteur Zoghmar (de la clinique Ibn Rochd de Constantine) ont présenté, lors de cette rencontre, une procédure de préservation de la fertilité.

Une méthode qui existe déjà et est pratiquée en Algérie : la congélation des cellules reproductives féminines et masculines, qui consiste en la cryo-conservation des spermatozoïdes et des ovocytes. L’association Waha accueille les jeunes patients et leurs parents, leurs proposant un accompagnement psychologique, qui s’impose avant l’opération de conservation.

Intervenant lors de cette rencontre, le Dr Othmani, spécialiste en médecine légale, a mis en exergue la nécessité de la recherche scientifique, mais toujours dans le cadre légal et éthique. Il a également mis l’accent sur l’importance de l’information dans ce genre de situation.
L’intervention la plus attendue lors de cet important rendez-vous a été celle du Pr Messaoud Zitouni, chargé de l’élaboration et du suivi du Plan de lutte contre le cancer 2015/2019. Les huit axes stratégiques de ce programme présidentiel, dont le coût est estimé à 180 milliards de dinars, ont été présentés. Il s’agit d’intensifier la prévention contre les facteurs de risque, d’améliorer le dépistage de certains cancers, de perfectionner le diagnostic, de redynamiser le traitement, d’organiser l’orientation et le suivi du patient, de développer le système d’information et de communication sur les cancers, de renforcer la formation et la recherche sur les cancers et améliorer les capacités de financement de la prise en charge des cancers.

Qu’en est-il sur le terrain ?

Selon une enquête réalisée en 2002 par le Dr Hammouda d’Alger, portant sur l’incidence et la prévalence du cancer en Algérie, il y aurait 1267 enfants atteints de cette pathologie dans notre pays. Un cancer qui touche principalement le système hématopoïétique. Selon le Pr Zitouni, 85% des cancers chez l’enfant sont guérissables, à condition de réunir tous les moyens médicaux et pharmacologiques. Une condition qui laisse les associations de malades perplexes car sur les réseaux sociaux, en particulier sur les pages des associations qui prennent en charge les malades de cancer (cancer en Algérie, la condamnation), la pénurie des médicaments de chimiothérapie pour enfants est omniprésente. A titre d’exemple le Purinéthol, pour traiter les leucémies chez l’enfant, se fait rare. Questionné sur ce point, le Pr Zitouni a répondu que l’Etat en est conscient et que des moyens seront mis en place pour pallier à ce problème.
Ilhem Chenafi

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On vous le dit

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.

Mustapha Cherif distingué

L’Académie royale des études stratégiques de Amman vient de distinguer le professeur Mustapha Cherif parmi les 500 plus influentes personnalités du monde musulman de l’année 2016, et ce, pour leurs actions et œuvres dans le domaine de l’éducation et la culture.

Le violeur d’une mineure arrêté à Tizi Ouzou

Dans le cadre de la lutte contre la criminalité, les forces de police de la 6e sûreté urbaine de Tizi Ouzou ont instruit une procédure judiciaire à l’encontre d’un individu, âgé de 27 ans, impliqué dans une affaire de détournement d’une mineure, âgée de 17 ans. L’auteur des faits, qui menaçait la victime de diffuser ses photos sur les réseaux sociaux, l’a entraînée dans une bâtisse en construction, sise à Oued Aïssi, Tizi-Ouzou, avant d’abuser d’elle. Présenté au parquet de Tizi Ouzou, le 15 février, pour « attentat à la pudeur sous la menace de diffusion de photos», il a été mis en détention préventive.

Un imam étudiant surpris en flagrant délit de triche à Mostaganem

Un imam khattib d’une mosquée dans une contrée de la wilaya de Mostaganem, la quarantaine, étudiant en mastère de lettres arabes, a été pris en flagrant délit de fraude lors d’une épreuve à la faculté de lettres de Kharrouba, relevant de l’université Abdelhamid Ben Badis de Mostaganem. C’est un professeur examinateur qui l’a surpris en train de tricher. Il était, selon nos sources, en possession d’une feuille comportant le thème du sujet d’examen écrit à la main. Reconnu coupable et après les procédures administratives d’usage, l’étudiant fraudeur comparaîtra le 24 février devant le conseil de discipline, a-t-on appris de source sûre. Un avertissement pour les éventuels partisans du moindre effort.

Malgré la crise, la Russie rêve de revenir sur la Lune

Héritière de l’Union soviétique qui avait envoyé le premier homme dans l’espace et le premier robot sur la Lune, la Russie rêve désormais d’explorer Mars et de renouer avec ses succès passés, mais la crise économique pourrait brider ses ambitions. « La décennie précédente a été vraiment difficile pour nous», confie à l’AFP le directeur de l’Institut de recherches spatiales à Moscou, Lev Zeleni. Ses vaisseaux Soyouz sont certes les seuls à acheminer et rapatrier les équipages de la Station spatiale internationale (ISS), mais la Russie a essuyé une série de revers ces dernières années, avec la perte de plusieurs satellites et fusées. L' »objectif Mars» avait lui aussi tourné court dans un premier temps : en 2011, la sonde Phobos-Grunt, première tentative russe d’exploration interplanétaire depuis l’échec en novembre 1996 de la sonde Mars 96, avait fini sa course dans l’océan Pacifique. « Mais notre programme entre aujourd’hui dans une nouvelle phase», assure M. Zeleni, dont l’institut a conçu Phobos-Grunt. Les chercheurs russes ont en effet repris espoir avec l’annonce d’un partenariat avec l’Agence spatiale européenne (ESA) : en mars, une fusée russe Proton devrait ainsi expédier dans l’espace la sonde russo-européenne ExoMars 2016, dotée d’un petit atterrisseur baptisé Schiaparelli. Si tout se déroule comme prévu, le duo devrait atteindre l’orbite de Mars en octobre.

La population italienne vieillissante et les naissances au plus bas

La population italienne vieillit, se réduit et les naissances ont atteint un minimum historique depuis la naissance du pays en 1861, a noté hier l’Institut national des statistiques (Istat) dans ses estimations démographiques pour 2015. Au 1er janvier 2016, la population totale de l’Italie était de 60,656 millions de résidants, en baisse de 139 000 personnes sur un an. La présence d’étrangers permet de compenser partiellement ce mouvement, ces derniers ayant augmenté de 39 000 pour atteindre 5,054 millions de personnes, soit 8,3% de la population totale. Lire la suite

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Manœuvres marocaines pour piéger les partis algériens

Publié le 20/02/2016, par dans Non classé.

Ces Marocains ne ratent aucune occasion pour se livrer à des manœuvres et à de la diversion, même celles qui exigent de s’élever au-dessus des contingences du moment.
A l’occasion du 40e jour du décès de cette grande figure de la Révolution, Hocine Aït Ahmed, des personnalités marocaines, dont certaines ont connu le défunt, ont fait le déplacement à Alger pour rendre un dernier hommage au disparu. Un geste qui va droit au cœur, d’autant qu’il est conforme à cette condition maghrébine de solidarité et de fraternité.

L’un des membres de la délégation, Bensaïd Aït Idder, qui avait longtemps vécu entre l’Algérie et la France avant de rentrer au Maroc au début des années 1980, a demandé à rencontrer le président Abdelaziz Bouteflika, qu’il aurait connu quand ce dernier était ministre des Affaires étrangères. Il n’était pas en mesure de le recevoir mais il a donné instruction au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et au ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, d’organiser un déjeuner en l’honneur de toutes les délégations, tous courants confondus.

En allant des islamistes du PJD (Parti de la justice et du développement) en passant par Istiqlal et l’USFP (Union socialiste des forces populaires) représenté par El Yazghi. On aurait pu en rester là. Mais voilà que nos invités ont profité de l’occasion pour se livrer à une sorte de prosélytisme, comme l’a fait Aït Idder qui a déclaré à un quotidien algérien que « le Sahara occidental est retourné dans le giron de la mère patrie». Les Marocains poussent l’audace jusqu’à contacter des partis politiques algériens pour les inviter à participer à une rencontre algéro-marocaine au début du mois d’avril à Marrakech consacrée au Sahara occidental. Rien que ça ! Il faut dire que le palais royal a des raisons de revenir à la charge et pousser l’Algérie à violer la légalité internationale et ses engagements avec les peuples opprimés.

C’est un aventurier du nom de Amar Saadani qui en est à l’origine. Alors qu’il était président de l’APN, il avait été invité pour une visite privée au Maroc par son homologue marocain. Il répond à l’invitation mais sans en informer les hauts responsables du pays.
Que s’était-il passé à Rabat ? A-t-il obtenu des promesses sonnantes et trébuchantes. Toujours est-il que c’est un homme déchaîné qui retourne à Alger. Il se lance dans une horrible campagne de dénigrement contre le peuple palestinien et le peuple sahraoui. A propos du premier, il prétend qu’il a été abandonné par tous les pays arabes et que l’intérêt de l’Algérie est d’établir des relations avec Israël, un Etat fort avec lequel on a tant à gagner. Y a-t-il une relation entre ses propos provocateurs et son appartement à Neuilly ?

Quant aux Sahraouis, Saadani prétend que l’Algérie n’a aucune raison de les soutenir et qu’il est impératif de rétablir des relations normales avec la monarchie marocaine. Joignant l’acte à la parole, il avait interdit à une délégation parlementaire d’aller assister à une conférence internationale de soutien qui s’était tenue à Séville.

Se sentant très fort et bien protégé, comme tout mercenaire qui se respecte, il avait lancé récemment un véritable défi à toute l’Algérie en soutenant que s’il venait à exposer son véritable point de vue sur la cause sahraouie, il provoquerait des remous en Algérie. Des propos scandaleux qui ont contraint le président de la République à recevoir son homologue de la RASD, Mohamed Abdelaziz, en présence de Abdelmalek Sellal, de Ramtane Lamamra, de Abdelkader Messahel, d’Ahmed Ouyahia et du général-major Gaïd Salah ! Une véritable gifle au chef du FLN mais qui n’a pas du tout été impressionné par une telle humiliation. Il en a vu d’autres.

Malheureusement, son inadmissible comportement a laissé croire au palais royal qu’il est mandaté pour tenir de tels propos. D’où cette proposition de rencontre algéro-marocaine à Marrakech. Si la délégation marocaine était soucieuse d’une véritable paix au Maghreb, elle aurait dû prendre d’abord langue avec le Front Polisario. Les Algériens ne peuvent nullement se substituer au peuple sahraoui, ni parler en son nom. Ils n’ont pas la culture de la trahison. Surtout que le problème du Sahara occidental relève du droit international et qu’il est pris en charge par les Nations unies. Les partis politiques algériens sont conscients de cette réalité et ne peuvent donc succombé au chant des sirènes marocaines.

La proposition de tenir une rencontre en avril n’est pas fortuite. Le palais royal panique et perd son sang-froid à l’approche de ce mois. C’est en effet, en avril que se réunit régulièrement le Conseil de sécurité de l’ONU pour renouveler le mandat de la Minurso. A la veille de cette réunion, Christopher Ross, le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental, doit effectuer une tournée dans la région. Les Marocains n’en veulent pas.

Ban Ki-moon lui aussi doit le suivre et il a programmé, entre autres, une visite à Al Ayoun. Là aussi, Rabat dit niet. Un autre défi à la communauté internationale qui rappelle le comportement hostile d’Israël à l’égard de tout ce qui est ONU. En invitant à Marrakech des Algériens, les Marocains veulent faire accréditer la thèse que le conflit est entre l’Algérie et le Maroc. Preuve en est que des Algériens acceptent d’en discuter en l’absence du Front Polisario. Une autre manœuvre qui ne fera pas long feu même si une cinquième colonne comme Amar Saadani pense autrement. Lire la suite

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