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Virée dans les locaux D’El Khabar : Inquiétude et détermination

Publié le 19/06/2016, par dans Non classé.

Un climat d’incertitude règne dans les locaux du journal arabophone El Khabar.
Le gel des effets de la transaction conclue entre le groupe El Khabar et NessProd, filiale du groupe Cevital, prononcé mercredi par le juge du tribunal administratif de Bir Mourad Raïs, laisse perplexes les journalistes qui avaient espoir de voir ce tribunal déclarer son incompétence dans cette affaire.

« C’est le flou total», s’inquiète le personnel, qui parle d’une situation inédite. « Les actionnaires ont vendu leurs parts. Ils ne sont donc plus propriétaires du journal et aujourd’hui, avec cette décision de justice, NessProd n’est également plus propriétaire du journal.

C’est un fait inédit. Il y a eu un grave dérapage dans cette affaire et nous craignons le pire», s’insurge Hamid Yes, responsable du service politique en insistant sur le caractère politique que revêt cette affaire.

Pour ce journaliste, la justice n’a pas été « juste» et encore moins « neutre» dès lors qu’elle a appliqué les directives du ministre de la Communication, lequel a bafoué les lois de la République. « Ce n’est pas au ministre de s’exprimer sur cette question. Si la transaction est illégale, c’est à l’Autorité de régulation de prendre la décision qui s’impose. Du point de vue juridique, le tribunal de Bir Mourad Raïs aurait dû relever ces irrégularités», note Hamid.

Craignant pour le devenir des 207 employés de cette entreprise, le journaliste Djalal Bouatti, membre de la section syndicale, espère une solution rapide à cette affaire qui prend une tournure dangereuse. L’avenir du personnel, dit-il, « est en jeu».

« Certes, les journalistes n’auront peut-être pas de difficulté à trouver un emploi, mais le problème va se poser pour le personnel administratif qui a accompagné l’aventure de cette entreprise depuis son lancement il y a plus de 20 ans», explique Djalal. Le syndicat demande une solution préservant le journal et les emplois.

De l’avis des journalistes, le régime s’en est pris au journal El Khabar à cause de sa ligne éditoriale. « Cette transaction a mis à nu les intentions du pouvoir. Nous déplorons le fait que la génération de la Révolution qui a lutté pour l’indépendance de l’Algérie se comporte d’une manière abjecte avec la génération d’après-indépendance à travers sa mauvaise interprétation des textes de loi», estime ce syndicaliste.

D’autres journalistes, comme Hafid Soualili et Djamel Fenineche, craignent pour le devenir de l’entreprise qui reste flou ; ils sont aussi persuadés que la situation ne redeviendra jamais comme avant en raison de la pression qu’ils ont subie et l’impact qu’a eu cette affaire sur leur moral.

« La décision de la justice qui est floue a suscité parmi nous des appréhensions et a engendré beaucoup de nuance et des ambiguïtés. Nous avons cru que la justice allait prononcer un jugement en notre faveur et ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, nous n’avons aucune idée sur la suite des événements», explique Hafid de la rubrique économie.

Les journalistes de ce quotidien savent pertinemment qu’à travers El Khabar, le pouvoir veut museler la liberté d’expression et les journaux qui n’obéissent pas aux « règles dictées» d’en haut. Les journalistes ont, certes, peur d’un éventuel recours à la fermeture de la publication, mais ils ont également des appréhensions si le journal échappe à cette mesure.

« Si demain le journal sort indemne de cette affaire, le pouvoir tentera encore une fois et par tous les moyens de le casser en le privant, par exemple, de la publicité et ce sera alors une morte lente pour El Khabar», craint le journaliste Sidhoum qui, dit-il, combattra avec ses collègues pour préserver leur gagne-pain et aussi ce grand journal qui dérange.

Slimane Hamiche, le rédacteur en chef, confirme le flou qui caractérise cette affaire et aussi l’horizon incertain de ce média. « Nous craignons le pire, nous ne savons pas ce qui nous attend», avoue-t-il avant de s’interroger sur les visées du pouvoir : « La transaction a eu lieu entre deux entités privées, pourquoi le pouvoir s’en mêle-t-il ? S’il n’ y avait pas d’arrière-pensée politique, en quoi une transaction entre deux privés intéresse-t-elle nos dirigeants ?»

Pour sa part, le directeur de la publication, Cherif Rezki, dit faire face à une situation inédite : « On gèle une transaction en cours, pas une transaction qui a été conclue. C’est toute l’Algérie qui a perdu dans cette affaire. Nous avons donné une mauvais image de notre pays. Où est la liberté d’expression ? Où est la liberté d’investissement ?» Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 19/06/2016, par dans Non classé.

Un véhicule récupéré 20 minutes après son vol

Les éléments de la brigade de la Gendarmerie nationale de Boutlelis (Oran) ont intercepté tôt hier un véhicule utilitaire 20 minutes après qu’il eut été volé dans la wilaya voisine de Aïn Témouchent, a-t-on appris auprès de ce corps de sécurité. Le groupement territorial de la Gendarmerie nationale de Aïn Témouchent avait diffusé un message de recherche, après avoir reçu via le numéro vert 1055 un appel d’un citoyen demeurant à Terga, pour signaler le vol de son véhicule utilitaire, dans un marché à bestiaux de la zone industrielle de Aïn Témouchent. Le véhicule ainsi que l’auteur présumé du vol ont été interceptés à un barrage dressé par la brigade de Boutlelis, sur la RN2 reliant Oran à Aïn Témouchent. Le mis en cause a été remis aux gendarmes de la brigade de Aïn Témouchent qui ont ouvert une enquête.

Une foire de l’artisanat traditionnel à Tizi Ouzou

Une foire de l’artisanat traditionnel sera organisé jeudi prochain au niveau de la placette du musée de la ville de Tizi Ouzou, selon la Chambre de l’artisanat et des métiers (CAM), organisatrice de cet événement.
Cette manifestation destinée à la promotion des produits de l’artisanat traditionnel et à offrir aux artisans, qui se plaignent de l’absence d’espaces permanents de commercialisation, une opportunité pour la vente de leurs produits. Des artisans potiers, bijoutiers, tapissiers, vanniers, entre autre, de Tizi-Ouzou et d’autres wilayas animeront du 23 au 27 juin, dans la soirée, une trentaine de chapiteaux qui seront dressés sur la placette du musée située en pleine centre ville, d’où l’intérêt du choix du site, a-t-on indiqué de même source. Cette foire qui rentre dans le cadre du programme d’animation de la saison estivale, tracé par la CAM de Tizi Ouzou, qui prévoir également l’installation, du 12 juillet au 31 août, 15 chapiteaux au niveau de chacune des villes côtières d’Azeffoune et de Tigzirt pour une participation totale de 90 artisans par ville tout au long de cette période, a-t-on ajouté. La wilaya d’El Oued, sera l’invitée l’honneur de Tizi Ouzou durant une semaine pour permettre, aux vacanciers qui fréquenteront les plages de Tigzirt et d’Azeffoune, de découvrir la beauté et la richesse de l’artisanat algérien, et acheter pour le plaisir ou en prévision de fêtes organisées en été.

Les scouts ouvrent 34 restaurants à Alger durant le mois de Ramadhan

Le commissariat des Scouts musulmans algériens (SMA) de la wilaya d’Alger, supervise durant le mois de Ramadhan 34 restaurants pour les jeûneurs avec un total de 4 500 repas par jour, a indiqué hier le commissaire des Scouts musulmans de la wilaya d’Alger, Rachid Boudina. 34 restaurants ont été ouverts pour accueillir les jeûneurs durant le mois sacré sous l’encadrement de 650 scouts en sus des volontaires, a déclaré Rachid Boudina. Il a précisé que 4500 repas étaient assurés quotidiennement par ces restaurants outre les 1000 autres repas distribués aux familles alors que le nombre des couffins était de 3000 avec la contribution des services de la wilaya d’Alger. A l’approche de la fête de l’Aïd El Fitr, les scouts musulmans contribueront à la distribution de 500 tenues au profit d’enfants orphelins.

Invités par le Pentagone, des pirates informatiques trouvent 138 failles

Des pirates informatiques invités à tester la sécurité de cinq sites internet du Pentagone, dont le site amiral defense.gov, ont découvert près de 140 failles en un mois, a reconnu vendredi le ministre américain de la Défense, Ashton Carter. Au total, 1410 Américains férus d’informatique et de réseaux ont participé à ce concours de piratage, organisé par le Pentagone, pour renforcer la sécurité de ces sites. En un mois, ils ont fourni 1189 rapports sur des vulnérabilités, permettant de détecter 138 failles « valides et uniques». Le meilleur d’entre eux, qui a décelé plusieurs failles, a empoché 15 000 dollars sur les 75 000 de prime offertes. Ashton Carter, lui-même féru de sciences et de technologies, s’est félicité d’avoir réussi à renforcer la sécurité des sites internet du Pentagone à moindre coût. « Si nous avions utilisé la procédure classique, à savoir passer par une entreprise de sécurité informatique, cela nous aurait coûté plus d’un million de dollars», a-t-il expliqué.

Atterrissage de trois astronautes au Kazakhstan

Trois astronautes ont atterri hier au Kazakhstan, après avoir passé six mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS), ont rapporté des médias. Le Britannique Tim Peake, le Russe Iouri Malenchenko et l’Américain Tim Kopra ont atterri à 9h16 GMT, après un voyage d’environ 3 heures 30 à bord de la capsule Soyouz. Le trio, qui avait décollé de Baïkonour, au Kazakhstan, en décembre, a fait ses adieux vers 2h15 GMT à l’astronaute américain Jeff Williams et aux cosmonautes russes Alexeï Ovchinine et Oleg Skripotchka restés à bord de l’ISS. La capsule Soyouz TMA-19M s’est détachée de l’ISS à 5h52 GMT, selon l’agence spatiale russe Roscomos. Le prochain départ pour l’ISS est programmé le 7 juillet avec, à bord de la capsule, le Russe Anatoli Ivanichine, l’Américaine Kate Rubins et le Japonais Takuya Onishi. Lire la suite

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Le grand test

Publié le 19/06/2016, par dans Non classé.

La deuxième session partielle du baccalauréat débutera aujourd’hui et s’étalera jusqu’à jeudi au niveau des centres concernés, comme décidé suite à la fuite des sujets lors de la session initiale.
La réédition du scénario de la fuite et de la tricherie via les réseaux sociaux hante le ministère de l’Education nationale, qui rassure quant au bon déroulement des préparatifs : « Tout sera fait pour éviter la fuite des sujets.» Des mesures « draconiennes» ont été prises pour éviter toute fuite.

Selon une source proche du ministère de l’Education nationale, il s’agit de la « centralisation» maximale de toute la chaîne de distribution, d’acheminement et autres aspects organisationnels de cet examen.

Même si, comme, l’a confirmé Mme Benghebrit lors de sa dernière sortie médiatique, le déroulement de ces examens obéira aux mêmes dispositions techniques et d’organisation que la session initiale, le ministère a décidé de renforcer le dispositif, en réduisant au maximum la marge d’intervention des directions de l’éducation et en renforçant la présence des cadres du ministère chargés de superviser le dispositif durant toute la chaîne de l’acheminement des sujets, de l’Office national des examens et concours (ONEC) jusqu’aux salles d’examen.

Selon la même source, le ministère a également décidé de réduire au maximum la durée de séjour des sujets loin de l’onec, organisateur de tout l’examen, à commencer par la réalisation des sujets.

« L’acheminement de ces documents vers les centres de d’examen est compté en heures au lieu de jours, comme ce fut le cas par le passé», explique la même source, précisant que tous les moyens logistiques ont été fournis avec l’aide des services de sécurité qui accompagnent l’opération dans toutes ses étapes.

Le ministère a en outre réduit la numérisation de ce processus, pour moins de risques, explique notre source, qui précise que « le dispositif classique est serré de sorte qu’aucune fuite n’est possible».
L’Onec supervise avec de nouveaux membres

Les informations recueillies au niveau du ministère de l’Education nationale font état du maintien du dispositif de l’onec à travers les commissions chargées de l’élaboration des sujets et leur acheminement vers les centres.

« Et suite aux soupçons d’implication de plusieurs hauts responsables et autres cadres de cet organisme dans la fuite des sujets de plusieurs matières de la session de mai, la composante de ces commissions a été complètement changée.»

Le ministère de tutelle a, dans le cadre des mesures « antifuite», laissé entendre qu’il demanderait la suspension de tous les réseaux sociaux durant la période de l’examen pour empêcher toute tentative de partage de sujet ou de fraude, mais cette information n’a pas été confirmée par les services du ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication.

Durant la session ordinaire de mai, certaines directions de l’éducation ont eu recours à des brouilleurs de réseau, comme l’a d’ailleurs confirmé le directeur de l’éducation d’Alger-Centre, mais sans que cette pratique soit revendiquée par la tutelle comme moyen antifraude.

A souligner que 557 000 candidats sont concernés par la session partielle. 2072 centres de déroulement sont prévus, ce qui représente 81% des centres de la session ordinaire du baccalauréat. Les résultats seront publiés au plus tard le 15 juillet, selon le ministère de l’Education nationale.

Les épreuves partielles concernent sept matières pour les sciences expérimentales, quatre pour les filières des mathématiques, maths techniques et gestion-économie et une matière pour la filière des langues étrangères. 38% de l’ensemble des candidats (818 518 au niveau national) passeront les épreuves partielles du bac, alors que 21% des candidats sont concernés par les matières en commun.

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La LADDH dénonce le harcèlement judiciaire contre Salah Dabouz

Publié le 19/06/2016, par dans Non classé.

Ya-t-il une volonté de museler toutes les voix discordantes en Algérie ? Visiblement, c’est le cas.
En plus de l’élaboration d’arsenaux juridiques réprimant la liberté d’expression, les tenants du pouvoir recourent aussi au harcèlement judiciaire. L’avocat et président d’une aile de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), Salah Dabouz, vient d’en faire les frais. En effet, ce qui était une campagne médiatique nauséabonde à son encontre prend désormais l’allure d’une cabale judiciaire. « J’ai reçu, le 6 juin, une convocation de la police d’Alger pour être entendu par la police judiciaire de Ghardaïa.

Comme je ne pouvais pas faire le déplacement pour des raisons de santé, j’ai écrit au procureur près le tribunal de Ghardaïa pour l’informer et lui suggérer que je sois entendu par la police judiciaire d’Alger, conformément aux dispositions de l’article 99 du code de procédure pénale», nous explique Me Dabouz. Mais avant-hier, l’avocat a été surpris d’apprendre que le juge d’instruction a émis un mandat d’arrêt à son encontre. « Le mandat d’arrêt aurait été émis le 15 juin», déclare-t-il, en se disant étonné par cette décision. Selon lui, cela relève du « harcèlement judiciaire». « J’ai commencé à subir des pressions depuis que j’ai dénoncé des agressions sexuelles dans la prison de Ghardaïa», dénonce-t-il. Salah Dabouz serait poursuivi en justice par la direction de la prison de Ghardaïa qui l’accuse d’avoir « introduit un ordinateur équipé d’une caméra dans la prison de Ghardaïa».

« L’attitude des services du tribunal de Ghardaïa qui ont émis un mandat d’arrêt, en catimini, contre l’avocat et président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme dans l’objectif de l’arrêter par effet de surprise est inacceptable dans la mesure où Me Dabouz n’a pas été convoqué de façon légale, la convocation ne précisant pas l’objet», explique la LADDH dans un communiqué rendu public vendredi. Pour la LADDH, cela « traduit une volonté claire de vengeance et de porter préjudice à Me Dabouz sans aucun égard pour la loi, ni la dignité humaine ni l’honneur et l’immunité d’un avocat et président de la LADDH».
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Coupure d’internet : Entre rumeurs et réalité non assumée

Publié le 19/06/2016, par dans Non classé.

Le réseau internet sera-t-il coupé aujourd’hui pour éviter la fuite des sujets du bac ? La rumeur, qui a circulé avec insistance sur les réseaux sociaux ces derniers jours, a jeté le trouble.
Contactée, une source au ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication nous a dit qu’elle « n’était pas au courant de cette opération». Même son de cloche du côté de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT).

« Internet ne sera pas suspendu durant ces secondes épreuves du baccalauréat contrairement à ce qui a été rapporté», a indiqué à Dzaïr TV Abdelouhab Guellil, chef de cabinet au ministère de l’Education nationale, selon une information rapportée par le site mobilealgerie.com. Mais certains affirment que seuls facebook et twitter seront coupés.

Contacté, Ali Kahlane, président de l’Association des opérateurs des télécoms alternatifs, affirme ne pas croire à ces rumeurs : « Cela n’a aucun sens. Au niveau d’un Etat, on ne peut pas s’amuser à le faire, l’économie du pays en dépend. Couper internet ne règle pas le problème. Souvenez-vous de la coupure du câble où Algérie Télécom avait perdu 80% de ses capacités, on a vu ce qui s’est passé. Je ne crois pas une seconde que ce soit une éventualité à envisager.» Pour lui, « tous les pays du monde vivent des problèmes de fuites, y compris d’informations au niveau des entreprises. Il faut s’en prémunir, les réseaux sociaux qui accélèrent la fuite ne sont pas la source du problème.

En 1992, il n’y avait pas d’internet et pourtant des fuites au bac ont été localisées à certains endroits. Sauf que cette fois-ci, avec la puissance des TIC, une fuite se répand plus rapidement et tout le pays est au courant des sujets, de Tam à Alger. L’origine est la même : une personne au niveau de l’imprimerie donne le sujet à sa fille ou à une connaissance et il se retrouve sur les réseaux sociaux». En fait, il insiste pour démontrer que le réseau social n’y est pour rien : « On peut envoyer les sujets de main en main, par fax ou par téléphone.» D’après M. Kahlane, ce que les autorités peuvent faire, c’est « brouiller les centres d’examen».

Une coupure volontaire d’internet pose en réalité un problème légal majeur. Qui, en Algérie, a la prérogative de déconnecter le pays ? Il existe un vide juridique à ce sujet. L’option d’une coupure complète d’internet aurait une incidence désastreuse sur les flux économiques et le fonctionnement des services de l’Etat.

Les services de la DGSN spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité n’ont pas chômé lors du déroulement des épreuves du baccalauréat. Ils ont réussi à pister 31 internautes soupçonnés de publication de sujets du bac « fuités», selon le chef de cabinet du ministère de l’Education nationale.

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Bouchons humains et fêtes piétonnes

Publié le 19/06/2016, par dans Non classé.

Vendredi 17 juin, 12e jour du Ramadhan. 22h20. Comme tous les soirs, la rue Didouche Mourad est très animée.
Cependant, nous avons comme l’impression que cette artère très courue de la capitale connaît un surplus d’effervescence ce vendredi soir. Les terrasses et les boutiques sont copieusement sollicitées. Shopping de l’Aïd oblige, les magasins de vêtements pour enfants (chaque jour plus nombreux) sont bondés de monde.

Des embouteillages monstres se forment à hauteur de l’arrêt de bus de Meissonnier. Effet entonnoir à mesure que la file de voitures avance, et pour cause : la chaussée est barrée par un fourgon de police à l’orée de la place Audin.

Tous les véhicules sont obligés de s’engouffrer dans la rue Mustapha Ferroukhi (ex-Richelieu). Et tout le périmètre coupé à la circulation automobile est transformé en zone piétonne, de la place Audin à la Grande-Poste.

L’ambiance est festive à souhait, avec des airs de fête foraine. A peine sortis de table, les premiers noceurs et autres chérubins excités étaient déjà sur les lieux pendant que des techniciens s’affairaient à opérer les derniers réglages son (pour les DJ) et que différents opérateurs s’employaient à déployer toboggans gonflables et trampolines qui vont ponctuer tout le parcours.

Cette opération, convient-il de le souligner, s’inscrit dans le cadre des « Vendredis sans voiture» institués par la wilaya d’Alger durant le mois de Ramadhan.

A ce titre, certains axes de la capitale sont fermés à la circulation du f’tour jusqu’au s’hor. C’est le cas notamment du secteur qui s’étend du 31 rue Didouche Mourad aux abords de la Grand-Poste (l’avenue Mohamed Khemisti étant ouverte au trafic). Il y a aussi la rue Larbi Ben M’hidi jusqu’à la rue Ali Boumendjel. A Bab El Oued, l’opération concerne principalement deux grandes artères commerçantes du quartier, à savoir la rue Mohamed Boukella (ex-avenue de la Marne) et l’avenue Colonel Lotfi, jusqu’à la place des Trois Horloges.

« Ghachi bezzaf»

Ce n’est évidemment pas la première fois qu’Alger connaît des « journées sans voiture». La dernière en date remonte au 6 mai. La nouveauté est que c’est la première fois que ce type d’opération est organisé en nocturne, en pleine « fièvre ‘‘ramadanaise »».

On connaît la densité du trafic après le f’tour et d’aucuns se demandaient comment Alger, ses voies étroites et sa légendaire « circulation» allaient réagir ? En tout cas, ce que l’on constate d’emblée, c’est que les rues soustraites au trafic, si importantes soient-elles pour la mobilité urbaine, sont loin de paralyser la capitale.

Et si les voies carrossables laissées libres étaient fatalement congestionnées, il faut dire que même pour la population piétonne, il n’était guère aisé de se frayer un passage tant l’opération, victime de son succès, a drainé du monde par dizaines de milliers.

Et des « bouchons humains» de se former devant chaque stand. Il faut compter avec l’impatience de certains, de quoi décourager quelques parents. « J’ai dû abandonner», lâche une maman, frustrée de n’avoir pu exaucer le vœu de son enfant de chevaucher un toboggan en forme de dragon dressé près de l’OPU.

« C’est une très bonne initiative, les gens n’ont pas où aller. Mais… ghachi bezzaf, il y a trop de monde, je ne sais même pas où commence la chaîne», lance, de son côté, un père de famille accompagné de ses deux bambins devant un circuit de mini-voitures. Concernant la fermeture, même occasionnelle, de certains axes à la circulation, notre interlocuteur se montre sceptique : « Je pense qu’il vaut mieux limiter cette opération au Ramadhan.

Une fois par semaine, un vendredi, ce n’est pas méchant. Mais on ne peut pas le faire tout le temps. Moi, j’habite rue d’Isly qui est fermée à la circulation. Je voulais sortir avec ma voiture, il n’y avait pas moyen. Si on fait ça tout le temps, ça va générer plus d’encombrements et des problèmes de stationnement.»

« Offrir la rue aux familles algéroises»

22h50. Une délégation encadrée par des officiers munis de talkies-walkies investit les lieux : c’est le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, accompagné du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, et du maire d’Alger-Centre, Hakim Bettache. M. Zoukh se fend d’une succincte déclaration à une consœur de la Télévision nationale : « Nous sommes ici, dit-il, pour évaluer les résultats de cette initiative.

On constate une affluence notable des citoyens et cela nous encourage à poursuivre cet effort afin de procurer confort, progrès et bien-être à la population d’Alger.» Malgré la grisaille budgétaire qui se profile, le wali évoque un « programme ambitieux» pour Alger, la « perle de la Méditerranée».

Pour sa part, Hakim Bettache a indiqué, dans une déclaration à El Watan, que « cette initiative fait suite au programme ‘Journée sans voiture’ (du 6 mai, ndlr) qui a connu un franc succès».

« C’est tout le monde qui a demandé à multiplier ces actions de citoyenneté et surtout qu’on offre la rue aux familles algéroises. Donc le wali a fait appel à moi et on a élaboré un programme.» M. Bettache a souligné que l’esprit de cette opération est à inscrire dans le sillage des actions à entreprendre pour animer Alger en nocturne.

Le président de l’APC d’Alger-Centre estime que l’une des solutions, à cet effet, est de « fermer et animer les boulevards et les offrir aux familles algéroises parce que stratégiquement parlant, à Alger-Centre, il n’y a pas d’espace où les familles peuvent sortir.

C’est un problème d’espace public». Quid des soirées post-Ramadhan ? « On vient d’en discuter (avec le wali, ndlr) : on va relancer cela après le Ramadhan», nous a assuré le maire en précisant que l’opération devrait être reconduite « tous les vendredis, jusqu’au mois de septembre».

Dans la foulée, M. Bettache a ajouté que l’idée était d’envisager la « fermeture définitive de ces boulevards» et d’en faire des rues piétonnières « pour les offrir aux enfants». C’est une façon, selon lui, d’atténuer le « vacarme, les embouteillages et le monoxyde de carbone» qui polluent Alger.

« C’est quelque chose de positif. La preuve : il y a des milliers d’enfants, de femmes au foyer, de femme cadres, qui sont dans la rue», appuie-t-il. Hakim Bettache nous apprend au passage que l’expérience des horodateurs (ou parcmètres) installés le long de la Lire la suite

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