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Feux de forêt : Plus de 6000 ha ravagés depuis début juin

Publié le 23/07/2017, par dans Non classé.

Plusieurs hectares ont été détruits depuis l’ouverture de la saison estivale. Une superficie de 6276 hectares a été parcourue par les feux depuis le 1er juin jusqu’au 19 juillet 2017, dépassant largement la superficie touchée par les feux durant la même période en 2016, apprend l’APS auprès de la Direction générale des forêts (DGF).

Dans son bilan, la DGF précise que durant la période allant du début juin au 19 juillet, il a été enregistré 821 foyers ayant parcouru une superficie totale de 6276 ha, se répartissant entre 2395 ha de maquis, 2135 ha de broussailles et 1746 ha de forêt, soit une moyenne de 17 foyers par jour et une superficie de 8 ha par foyer. Sur la même période de l’année 2016, il avait été enregistré 387 foyers ayant parcouru une superficie totale de 3106 ha, dont 1194 ha en forêts. Rien que pour la semaine allant du 13 au 19 juillet 2017, il a été enregistré 271 foyers ayant parcouru une superficie totale de 3696 ha, soit 1375 ha de maquis, 1205 ha de broussailles et 1116 ha de forêt, soit une moyenne de 39 foyers par jour et une superficie de 14 ha par foyer. Les dix premières wilayas les plus touchées par les feux sont Tizi Ouzou (1460 ha, 118 foyers), Médéa (1409 ha, 70 foyers), Sétif (722 ha, 10 foyers), Béjaïa (672 ha, 51 foyers), Aïn Defla (346 ha, 36 foyers), Jijel (268 ha, 18 foyers), Skikda (241 ha, 44 foyers), Tlemcen (165 ha, 9 foyers), Saida ( 114 ha, 4 foyers) et Mila (82 ha, 4 foyers). La DGF précise, par ailleurs, que le dispositif de prévention et de lutte contre les feux de forêt, mis en place depuis le 1er juin 2017, sera maintenu jusqu’à la fin de la campagne, prévue le 31 octobre prochain. En raison des risques persistants durant cette période, elle fait appel aux citoyens, notamment aux populations riveraines, d’observer plus de vigilance et d’apporter leur contribution sur le plan d’alerte et de la prévention. Lire la suite

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Des révisions déchirantes s’imposent

Publié le 23/07/2017, par dans Non classé.

Plus que de la corruption. L’économie nationale a été soumise, ces dernières années, à une grande opération de détournements.
Un système de prédation. Un siphonage structuré des deniers publics au profit d’une caste organisée d’homme d’affaires en connexion directe avec des dirigeants politiques occupant des postes de responsabilité de premier plan. Concentrée essentiellement au sein de l’organisation patronale, le Forum des chefs d’entreprise, elle (la caste) a capté le gros des marchés publics aux coûts extrêmement élevés, bénéficié des avantages fiscaux, des crédits publics finançant des projets qui se sont avérés fictifs, des fonciers agricoles avec financement public pour laisser les terres en jachère. Des lois étaient élaborées pour mieux aider et favoriser cette OPA généralisée.

L’administration, des collectivités et des ministères étaient mobilisés au service d’un projet de rapine vendu sous forme de modèle économique. Une grande supercherie. Une rapine. Un pillage méthodique. Une arnaque nationale qui se déroulait non pas à l’insu des différents services de l’Etat. Non sans calcul politique, le gouvernement Sellal et même au-delà aura servi de paravent institutionnel et de couverture politique pour laisser émerger des forces à l’influence considérable, auxquelles les institutions de l’Etat ne pouvaient pas résister. Une mise en place de nouvelles forces qui prennent des allures oligarchiques aux ambitions politiques évidentes.

Sous la double menace de la crise économique et des désagrégations politiques à l’intérieur du sérail, l’urgence pour le gouvernement de Bouteflika était d’agir avant que la situation ne provoque l’incontrôlable chaos, tant l’état général du pays a atteint un seuil critique. Au bord de la rupture. C’est la mission confiée au nouveau Premier ministre Abdelmadjid
Tebboune.

Dès sa nomination au lendemain des élections législatives, il a donné le ton : « Séparer l’argent sale du politique». Une formule moins violente qui sonne comme un prélude à une offensive contre « les prédateurs». Longtemps installés hors de portée du contrôle par ailleurs inexistant à cet effet, des hommes d’affaires en lien avec des hauts dirigeants aux intérêts politiques et économiques convergents se trouvent dans l’œil du cyclone gouvernemental. « Ce n’est pas un problème personnel avec tel ou tel homme d’affaires, mais il s’agit de la nécessité pour l’Etat de récupérer ses territoires perdus, de reprendre le contrôle sur situation devenue menaçante pour la sécurité nationale», aurait confié le Premier ministre à un de ses « collaborateurs». L’ex-Pemier ministre, Abdelmalek Sellal, son puissant ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb, d’autres ministres qui dirigeaient des secteurs aux budgets conséquents étaient les premiers à payer le prix du « nettoyage». Nombreux parmi eux ont joué un rôle décisif dans le transfert des capitaux publics, des marchés et des fonciers vers des groupes privés.

Et ce sont ces derniers auxquels s’attaque le gouvernement dans une seconde étape. Les enquêtes menées et celles en cours lèvent le voile sur l’ampleur des détournements. Les prochains jours vont davantage éclairer l’opinion publique. Après les mises en demeure visant le président du FCE, Ali Hadad, le numéro deux de l’Exécutif a instruit les walis de lui fournir des rapports détaillés sur l’état d’avancement des projets octroyés aux groupes privés, mais surtout sur le recours à la sous-traitance qui est devenue systématique alors que la loi sur les marchés publics fixe à trois le nombre des entreprises sous-traitantes pour chaque projet. Abdelmadjid Tebboune a également ordonné l’ouverture d’une enquête sur le financement anticipé pour la réalisation des projets. Dans de nombreux cas, des banques publiques auraient dépassé le plafond fixé par la loi.

Des marges financières considérables qui auraient permis aux investisseurs privés bénéficiant desdits projets de les réinjecter dans d’autres investissements. A en croire des sources gouvernementales, ces financements ont servi à « racheter» des entreprises, à acquérir des biens à l’étranger et à entrer en partenariat dans les grands projets structurants. En tout cas, il n’ont pas été affectés là où ils étaient destinés. Une spéculation financière sur fonds publics. Des hommes d’affaires ont bénéficié, ces trois dernières années, des financements bancaires colossaux, sans finalement générer ni de création de richesse, encore moins de l’emploi. L’octroi de terres agricoles en dizaines de milliers d’hectares est à ce titre légion. Pour chaque hectare concédé, l’Etat, via la Banque agricole et du développement rural (BADR), octroie un million de dinars. Une poignée d’hommes d’affaires, dont certains appartenant au Forum des chefs d’entreprise, ont capté des sommes faramineuses sans réel investissement dans les terres. En s’attaquant de front à des dossiers aussi lourds et risqués, Abdelmadjid Tebboune se dit « déterminé» à mener à terme la mission pour laquelle il a été nommé.

« Ce n’est pas l’affaire de la personne du Premier ministre, c’est celle de l’Etat. Le président de la République a donné ordre à tous les services de l’Etat – civils et militaires – de se mettre au service de cette mission sans aucune interférence, aurait déclaré le Premier ministre, qui assure qu’il ira jusqu’au bout». L’appui de tous les appareils de l’Etat a été réaffirmé mercredi dernier lors d’un Conseil interministériel pour « couper court à ce que voulait faire croire la réunion du FCE-UGTA, selon la quelle le Premier ministre agit seul dans une logique de règlement de comptes». Le Premier ministre, qui veut aller vite, a même décidé lors du Conseil de mercredi dernier de « retirer le projet de réalisation du port commercial de Hamdania (Cherchell) aux deux entreprises publiques privées algériennes partenaires de l’entreprise chinoise. Il s’agit de ETRHB-Haddad et de Kouninef», assure une source proche du Premier ministère.

Elles sont remplacées par le groupe privé Cosider. Signe que le locataire du palais docteur Saâdane décide et agit. Cependant, si Abdelmadjid Tebboune, qui jusque-là « marque des points, gagne en autorité et s’assure de remporter la bataille de l’opinion», il est attendu de son gouvernement non seulement de mettre à nu « l’œuvre cachée des prédateurs», mais permettre à la justice de passer. Les deniers publics dilapidés doivent être restitués à la collectivité nationale. Inscrire cette mission dans le seul et unique objectif de « redorer» l’image écornée du pouvoir ou de permettre seulement de faire preuve d’une reprise en main pour mieux affronter l’échéance politique à venir, ne peut être perçu Lire la suite

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Crise au MPA : Amara Benyounes fustigé

Publié le 23/07/2017, par dans Non classé.

Le parti dirigé par Amara Benyounès vit depuis une semaine au rythme des démissions en cascade. Le mal est profond. Selon Abdelhakim Bettache, président de l’APC d’Alger-Centre et coordinateur du bureau de la wilaya d’Alger du Mouvement populaire algérien (MPA), plusieurs militants et cadres du parti issus de diverses wilayas du pays ont décidé de rendre leur tablier, en se joignant à lui.
Il était le premier, lundi dernier, à avoir remis sa démission du parti. Hier, lors d’une conférence de presse animée à Alger, le P/APC d’Alger-Centre est revenu sur l’origine du conflit et les raisons de ces démissions collective et individuelles. Il interpelle d’abord le ministère de l’Intérieur pour qu’il se penche sur les dysfonctionnements que connaît cette formation politique et accuse, ouvertement, le président du MPA, Amara Benyounès, d’avoir bafoué les statuts du parti et son règlement intérieur. « Benyounès place qui il veut aux postes-clés et dégomme de la même manière celui qui lui fait de l’ombre. Il a imposé sur des listes électorales des personnes qui n’ont jamais milité dans le parti. Cette façon de travailler est contraire aux lois régissant le parti.

Nous nous élevons contre ses pratiques et contre sa gestion antidémocratique», affirme M. Bettache qui a tenu à démentir les informations faisant état de son limogeage du MPA, en plus d’autres militants. « Aucun de nous n’a été limogé et les preuves existent. Nous avons démissionné pour ne pas cautionner la politique du chef du parti. Amara Benyounès a transformé le MPA en une entreprise familiale et l’a détourné de sa vocation initiale», se défend le coordinateur de la wilaya d’Alger. Il révèle qu’uniquement au niveau de la capitale, plus 1500 militants ont démissionné du parti, dont 9 membres du conseil national et 33 membres de bureau communal. Il ajoute que près de 70% des membres fondateurs ont également divorcé d’avec le parti.

« Depuis le congrès du parti, il n’y a eu aucune réunion d’évaluation et aucune explication sur la défaite cuisante qu’a connue le parti, notamment au niveau de la capitale, lors des dernières législatives et dont la responsabilité incombe en premier lieu au chef du parti et sans omettre les pressions que subissent les militants», s’indigne le maire d’Alger-Centre. Mais au-delà des dénonciations et des démissions, que comptent faire les contestataires ? Aspirent-ils à récupérer ou à redresser le parti, ou changer carrément d’option en intégrant une autre formation politique ? Pour l’heure, aucune décision du genre n’a été prise, mais les démissionnaires veulent, selon toute vraisemblance, récupérer le parti. Ils vont tenir une réunion au cours de cette semaine et décider de la démarche à suivre. « Nous avons démissionné du parti, donc un mouvement de redressement n’est pas au menu. Il reste que si les militants optent pour la récupération du parti, nous n’allons ménager aucun effort», promet le maire d’Alger-Centre. Lire la suite

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Bedoui appelle les walis à faire preuve «d’objectivité» et de «transparence

Publié le 23/07/2017, par dans Non classé.

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, a, selon l’APS, appelé, hier à Alger, les walis et walis délégués à considérer la réalité avec « objectivité» et « détermination» et à faire preuve d’initiative et de « transparence» dans la gestion des affaires locales.
« Il est désormais impératif que vous considériez la réalité avec objectivité et détermination et que vous fassiez preuve d’initiative et de transparence dans la gestion des affaires locales», a indiqué M. Bedoui dans une allocution à l’occasion de l’installation des nouveaux walis et walis délégués concernés par le dernier mouvement opéré par le président de la République dans ce corps. Le ministre a réaffirmé également la « nécessité de rationaliser les dépenses», en particulier les dépenses de fonctionnement et d’équipement des services administratifs. « Le mouvement dans le corps des walis a pour objectif de se mettre au diapason du programme du gouvernement, empreint d’une forte volonté politique, à la lumière d’une conjoncture économique particulière, dans le but d’accélérer le processus de transition d’un modèle économique financé par les ressources pétrolières à un modèle diversifié basé sur la libre initiative, productive et créatrice de richesses», a estimé le ministre.

Ce mouvement intervient dans « un contexte particulier» marqué essentiellement par le parachèvement de l’élaboration de textes législatifs et règlementaires cristallisant les principes de la révision constitutionnelle dans le cadre de la consolidation de l’édifice démocratique, a-t-il souligné. Outre le code général des Collectivités locales, « une loi sur la fiscalité des collectivités locales sera élaborée et fera office d’un cadre légal efficace pour la réalisation de la décentralisation fiscale», a indiqué le ministre. M. Bedoui a affirmé que son département ministériel « compte» élaborer un code général des collectivités territoriales visant à réaliser la décentralisation et la libération des initiatives locales, appelant les walis à participer massivement à l’enrichissement de cette loi et à consulter toutes les parties concernées.

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Après l’interdiction d’une 8e conférence : Violentes émeutes à Aokas

Publié le 23/07/2017, par dans Non classé.

De violentes émeutes ont éclaté, hier après-midi au centre-ville d’Aokas, à 25 km de Béjaïa, après l’empêchement brutal d’une huitième conférence, prévue par le Café littéraire d’Aokas, qu’organise l’association Azday Adelsan n Weqas, avec l’éditeur et linguiste Ramdane Achab, autour du thème de l’édition du livre amazigh, a-t-on constaté sur place. Les émeutes ont opposé des dizaines de jeunes qui lançaient des pierres et les forces antiémeute, déployées en nombre, qui ripostaient à coups de bombes lacrymogènes. On déplore plusieurs blessés parmi les manifestants et les forces de l’ordre, apprend-on sur les lieux.

Les émeutes ont éclaté peu après le début de la conférence, lorsque des CRS se sont introduits dans le centre culturel de la ville pour évacuer l’assistance manu militari, brisant le mur humain dressé par les manifestants. A l’intérieur, Ramdane Achab avait commencé sa conférence face à un auditoire assis à même le sol. « Des CRS se sont introduits à l’intérieur et ont commencé à casser les vitres et à insulter tout le monde. Ils se sont aussi jetés sur une personne qu’ils ont rouée de coups et ils ont fait sortir tout le monde violemment», témoigne Moussa Naït Amara.
Le caricaturiste Ghilas Ainouche, qui était présent à la conférence, nous a contacté par téléphone juste après cette incursion des forces antiémeute pour nous dire qu’il a été « particulièrement ciblé» par des CRS. « Les CRS ont évacué tout le monde, il ne restait pratiquement que moi. Au moins quatre d’entre eux se sont jetés sur moi et l’un d’eux disait à ses collègues, en proférant des insultes, de se jeter sur moi. Après m’avoir roué de coups, on m’a relâché en me disant que je pouvais partir maintenant.»

A noter qu’avant que la situation ne dégénère, une marche a été organisée hier du siège de la poste d’Aokas en direction du centre culturel, en passant par le siège de la daïra. Les manifestants ont scandé des mots d’ordre dénonçant les atteintes aux libertés et en brandissant des banderoles et pancartes dont celle appelant : « Libérez la culture à Aokas». Pacifique, la marche avait pour but de dénoncer « la répression» et les interdictions répétitives de conférences et les différentes atteintes à la liberté d’expression et d’organisation. Parmi les manifestants, des députés, à l’instar de Khaled Tazaghart du Front de l’avenir, Braham Bennadji et Nora Ouali du RCD, des membres du Café littéraire de Béjaïa, des militants du PST, RCD, MAK, des militants de divers horizons et des acteurs du mouvement associatif venus apporter leur solidarité au Café littéraire d’Aokas et à l’association Azday. Cette mobilisation avait également pour but d’imposer la conférence qui n’a pas été autorisée par la cheffe de daïra. Depuis le début de l’année en cours, aucune notification d’interdiction n’a été donnée à l’association en question qui a décidé, cette fois-ci, de faire fi de l’interdiction. Jusqu’à la fin de la journée, les émeutes n’ont pas cessé et se sont déplacées vers le commissariat de police alors que la RN9, très fréquentée en cette période estivale, a été fermée à la circulation.
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Ali Haddad et les autres…

Publié le 23/07/2017, par dans Non classé.

La déclaration du ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Louh, rappelant, jeudi dernier, aux juges leur « obligation de s’autosaisir et d’entamer des poursuites judiciaires dans les cas d’atteinte aux terres agricoles», n’est en réalité qu’une incitation, pour ne pas dire une injonction, destinée aux magistrats instructeurs.
A partir d’Oran, Tayeb Louh a toutefois précisé que « la justice n’est qu’un maillon de la chaîne de lutte contre la corruption et contre tous les autres crimes liés à la dilapidation des deniers publics qui nécessitent l’intervention des parties concernées». Une telle sortie n’est pas fortuite. Des sources bien informées parlent « d’un retour de manivelle en haut lieu, de décisions importantes et de rééquilibrage dans les relations avec les lobbys qui gravitent autour du cercle présidentiel, notamment les hommes d’affaires affiliés au FCE….».

Et d’expliquer : « Cela a commencé bien avant les législatives, dont les résultats ont accéléré le processus. La théorie du complot au centre duquel se trouvait l’ex-Premier ministre, Abdelmalek Sellal, est une réalité et certains membres du FCE y ont joué un rôle.

Pas tous, bien sûr. Ils sont un peu plus d’une dizaine, à leur tête le président, à ne pas avoir su séparer le politique de l’argent. Ils ont profité de leur position de proximité avec le cercle présidentiel, qui les a mis sur rails, pour bénéficier de crédits colossaux, sous couvert d’investissements, pour acquérir des biens personnels, surtout à l’étranger. Depuis plus de 5 ans, ils n’ont pas remboursé le 1/10e de ce qu’ils ont pris. Certaines banques publiques risquent de mettre les clés sous le paillasson si jamais elles ne récupèrent pas leur argent durant le 1er semestre 2018. Pour le cercle présidentiel, ces hommes d’affaires ont franchi la ligne rouge. Il fallait les éjecter du système…».

La décision, notent nos interlocuteurs, n’était pas difficile à prendre. « Elle a même été accélérée par les résultats du scrutin du 4 mai, qui marquaient un tournant assez grave en raison du taux d’abstention et de bulletins blancs des corps constitués.

C’est une réponse politique qui dénote du sentiment de rejet. Le remplacement de Sellal par Abdelmadjid Tebboune, le débarquement de nombreux ministres très controversés a sonné le glas pour le lobby financier qui entourait le cercle présidentiel. Une réunion restreinte a regroupé le Président, avec, entre autres, le tout nouveau Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, le ministre de la Justice, Tayeb Louh, celui de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, et le chef d’état-major et vice-ministre de la Défense, le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, où des directives ont été données pour se démarquer des hommes d’affaires du FCE, impliqués dans le complot et l’enrichissement illicite, à commencer par le président, Ali Haddad, qui a multiplié les propriétés, dont la dernière serait une banque acquise en Espagne, alors qu’il peine à rembourser les nombreux crédits accumulés ces dernières années auprès des banques publiques…», révèlent encore nos interlocuteurs. Pour eux, le Premier ministre agit au nom du Président.

« Dans sa feuille de route, il est question d’éjecter ces hommes d’affaires présents dans de nombreux marchés publics des secteurs du BTPH, de l’agriculture, de l’hydraulique et autres. La majorité de ces projets n’ont pas vu le jour ou accusent des retards de plusieurs années, causant des préjudices financiers énormes. La rupture entre le cercle présidentiel et ces hommes d’affaires est consommée et Tebboune a été chargé de l’exécuter sur le terrain. Il a commencé par se démarquer de ce lobby, en évitant tout contact public avec lui, et en passant au peigne fin tous les contrats de partenariat (public-privé) et les marchés dont il a bénéficié», soulignent nos interlocuteurs, précisant plus loin : « Lors de l’inauguration du siège de l’Ecole supérieure de la sécurité sociale, Ali Haddad n’a pas été chassé, mais plutôt invité à ne pas être dans le 1er cercle du comité d’accueil.

Ce qu’il a refusé. Il a préféré quitter les lieux. Le problème n’est pas avec le FCE en tant qu’organisation, mais avec un peu plus d’une dizaine de ses membres qui ont mis à mal les banques publiques pour ériger des fortunes à l’étranger. Il est certain que les enquêtes actuellement en cours risquent d’aboutir à des décisions assez lourdes.

En exhortant les juges à s’autosaisir des affaires d’empiétement sur les terres agricoles, le ministre de la Justice a tout simplement donné le feu vert pour aller là où il faut enquêter, parce que, faut-il le préciser, tout le monde sait d’où Haddad et ses compagnons du FCE se sont servis et comment ils ont étés aidés pour entrer par effraction dans des marchés de milliards de dollars, alors qu’ils n’ont même pas l’expertise, puisqu’à chaque fois ils sous-traitent avec des sociétés étrangères. Les exemples sont nombreux. Certains projets, comme le stade de Tizi Ouzou, le nouvel aéroport d’Alger, le méga-port d’El Hamdania, la longue liste de tronçons d’autoroute, comme la pénétrante de Béjaïa, ou encore El Eulma-port de Djendjen, etc. sont la parfaite illustration de l’échec et de la dilapidation des deniers publics….».

Mais, peut-on croire à cette « ligne de démarcation», aux « enquêtes» ouvertes sur les richesses de ces « suspicieux» hommes d’affaires sachant que ces derniers sont la création même du cercle présidentiel, qui en a fait ses interlocuteurs, au point de les substituer aux institutions de l’Etat ? En effet, n’a-t-on pas vu Ali Haddad et les membres de son bureau sillonner le pays pour ouvrir des antennes dans les 48 wilayas, recevoir des ambassadeurs de pays étrangers et faire partie à chaque occasion des visites à l’étranger de l’ex-Premier ministre ? Lire la suite

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