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Des milliers de personnes aux funérailles de Djamel Allam à Bejaia

Publié le 18/09/2018, par dans Non classé.
Des milliers de personnes aux funérailles de Djamel Allam à Bejaia

BEJAIA- Des milliers de personnes ont accompagné, mardi, à sa dernière demeure, l’icône de la chanson Kabyle, Djamel Allam, décédé samedi dernier dans un hôpital parisien (France) suite à une longue maladie, à l’âge de 71 ans.

Arrivée en début de matinée à l’aéroport « Abane Ramdane », la dépouille a été immédiatement transportée par un cortège funéraire au hall du théâtre « Abdelmalek Bouguermouh » où, deux heures durant, elle a été exposée au public, venu en grand nombre pour lui rendre un dernier hommage.

Il y’avait sa famille proche, notamment ses deux enfants Nazim et Salim, de hauts cadres de l’état dont le ministre de la culture, Azzdine Mihoubi et celui de la jeunesse et des sports, Mohamed Hattab ainsi que son prédécesseur, Ali Ould El Hadi, des élus nationaux et locaux, et une pléiade d’artistes et d’amis de l’artiste défunt.


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Ait Menguellat, Safy Boutella, Amour Abdenour, Kamel Hamadi, Hafid Djemai, Malika Doumrane entre autres artistes, étaient présents pour rendre un dernier hommage au grand artiste.

Au bord des larmes, la chanteuse Malika Domrane a entonné un Achawik (un chant kabyle triste) en guise d’adieu.

Ceux qui ont connu de près le défunt ont loué ses qualités humaines, artistiques ainsi que le patriotisme de celui qui a porté la voix de la chanson algérienne aux quatre coins du monde.

« C’est un grand artiste, un ami. C’est son legs qui va parler pour lui », dira simplement Ait Menguellat, qui ne doute pas que l’héritage laissé par Djamel Allam va inspirer les jeunes talents.


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Très ému, Safy Boutella a tenu pour sa part, à mettre en relief « le talent, l’humour, l’humanisme et le sens de la justice » de l’artiste qu’il considère comme un « frère », exprimant sa « profonde douleur » provoquée par sa perte.

Son ami Hafid Djemai a pour sa part relevé que « le talent fou de Djamel n’a pas été le fruit d’un quelconque hasard, mais forgé au contact de grand artistes », citant notamment Saddek Abdjaoui, son mentor, Léo ferré, Brassens, Jean Ferrat et Renaud, entre autres.

« C’est un artiste au parcours propre, qui a beaucoup crée et innové sur plusieurs registres. Il était pluriel et féru de bons mots » ajoutera pour sa part Kamel Hamadi, emboitant le pas au ministre de la culture qui a souligné que la perte de Djamel Allam constitue « une grande douleur pour le pays ».

Visiblement affectée mais digne, la foule n’a pas tari d’éloge à l’interprète de « Uretrugh » (ne pleures pas). Une façon de respecter le dernier voyage de l’artiste pour le garder éternellement dans son œuvre.

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Mostaganem: 6e festival culturel de la poésie Melhoun en septembre

Publié le 17/09/2018, par dans Non classé.

MOSTAGANEM – La sixième édition du festival culturel national de poésie du genre Melhoun dédiée à Sidi Lakhdar Benkhelouf sera organisée à Mostaganem du 19 au 21 septembre, a-t-on appris dimanche du commissaire de cette manifestation, Abdelkader Bendaamache.

Cette édition du festival de la poésie Melhoun entend « confirmer l’importance de préserver le patrimoine oral et sa transmission aux générations », a indiqué M. Bendaamache dans un point de presse, ajoutant que cet acte culturel ne nécessite pas des moyens matériels, mais de la volonté et de la force mentale pour mettre en valeur la littérature poétique.

Le programme de cette manifestation culturelle prévoit un colloque national sur la poésie Melhoun sous le slogan « De la mémoire à la révision » avec la participation d’universitaires et d’hommes de lettres de Mostaganem, Alger, Biskra, Tiaret, Blida, Guelma et Souk Ahras.

Prévu à la bibliothèque principale de lecture publique « Moulay Belhamissi », ce colloque sera ponctué par des recommandations émanant des présents qui ont pour ambition de faire sortir le patrimoine national immatériel du caractère oral à l’écrit et à l’éditer.

Le numéro 7 de la revue du festival sera publié ainsi qu’un ouvrage collectif regroupant les œuvres du 5e festival national de la poésie Melhoun organisé sous le slogan « Melhoun, poésie libre ».

A la cérémonie d’ouverture de ce festival, un hommage sera rendu à cheikh Djilalli Bensebbane (1906-2005) en guise de reconnaissance à ses contributions pour préserver le patrimoine et l’identité algérienne, en plus de la projection d’un documentaire sur sa vie et sa carrière et ses œuvres dans le genre bédoui oranais.

En outre, trois soirées artistiques en genres bédoui, chaabi et Hawzi sont prévues avec la participation d’artistes d’Alger, Mostaganem, Ain Defla, Relizane, Annaba dont cheikh Lahcen Drissi, Mohamed Adoui, Abdelkader Chaou, Lounici Mohamed Yacine, Brahim Hadjadj, cheikh Chiguer, Bendehiba Touhari et Ahmed El Relizani.

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Oran: « un appel à la mer », une exposition dédiée aux phares du littoral du  pays

Publié le 16/09/2018, par dans Non classé.
Oran:

ORAN- Le photographe de presse Mehdi Bakhti signe sa première exposition, « Un appel à la mer », dédiée aux phares du littoral algérien, organisée depuis samedi à la galerie de l’association « Civoeil », à Oran.

Cette exposition réunit 22 photographies prises lors d’une traversée par route du littoral du pays, de Ghazaouet, à l’extrême ouest, à El Kala, à l’extrême. « C’était en 2005 et le voyage en voiture a duré une quinzaine de jours », a précisé Mehdi Bakhti.

« L’aventure a commencé avec une photo du phare de l’Ile Rach Rachgoune à Ain Temouchent, prise de haut », raconte encore le photographe. « C’était une contre-plongée prise à l’aide d’un parachute tracté par un bateau ».

« C’était une photo exceptionnelle qui m’a donné envie de faire une série d’autres consacrées à tous les phares du pays », a-t-il noté.

Cette exposition, organisée en partenariat avec l’association « Les nomades », vise à promouvoir ce patrimoine « délaissé et oublié », regrette M. Bakhti, ajoutant que son exposition est aussi « un appel à valoriser ces sites se trouvant trop souvent dans un état délabré ».

Pour lui, la valorisation passe d’abord par l’entretien de ces sites, ajoutant que ces phares peuvent être promus par le biais de visites à organiser ou la mise sur pied d’activités touristiques, culturelles ou artistiques.

Natif de la ville de Tlemcen, Mehdi Bakhti est un médecin qui s’est vite découvert une passion pour les nouvelles technologies et le patrimoine. Il abandonne vite sa blouse blanche et s’est converti au double métier de web designer et de photographe. Il a créé et anime un site « VitamineDZ » dédié au patrimoine culturel national.

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La dépouille de Djamel Allam rapatriée mardi et inhumée à Béjaia 

Publié le 16/09/2018, par dans Non classé.

ALGER – La dépouille de Djamel Allam, un des maîtres de la chanson kabyle moderne emporté samedi à l’âge de 71 ans par une longue maladie, sera rapatriée mardi et inhumée le jour même au cimetière de Sidi M’hamed Amokrane à Béjaia, sa ville natale, a appris l’APS auprès de ses proches.

La dépouille sera acheminée de France vers l’aéroport international Abane-Ramdane de Béjaia, où une cérémonie de recueillement sera organisée à la mémoire de l’artiste pluridisciplinaire, a précisé Rabah Allam, frère du chanteur.

Considéré comme un des porte-voix de la chanson kabyle moderne, Djamel Allam a suivi ses premiers cours de musique au conservatoire de Béjaia au lendemain de l’indépendance, avant d’entamer sa carrière en Algérie et à l’étranger.

En 1967, alors qu’il était machiniste au théâtre du Gymnase à Paris, l’artiste a rencontré de grands noms de la chanson française à l’image de Brassens, Georges Moustaki, Léo Ferré et Bernard Lavilliers.

Au début des années 1970, Djamel Allam sort son premier album « Mara ad-youghal » (Quand il reviendra), un de ses célèbres tubes qui sera largement plébiscité par les médias et le public.

Suivront d’autres albums dont « Les rêves du vent » en 1978, « Si Slimane » en 1981 et « Salimo », sorti quatre ans plus tard.

En 2001, Djamel Allam a associé le compositeur Safi Boutella et édite un album intitulé « Gouraya », autre nom donné à la ville de Béjaia.


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Né en 1947, l’artiste s’est produit sur de nombreuses scènes en Algérie, en Europe et en Amérique, et reste, pour les mélomanes, celui qui a donné avec d’autres artistes comme Idir et Takfarinas, une large audience à la chanson kabyle moderne.

Pour célébrer les 40 ans de carrière de Djamal Allam, l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (Onda), avait organisé en novembre dernier à Béjaia, un gala en hommage au chanteur qui était présent malgré son état de santé sérieusement dégradé à cause d’un cancer du pancréas.

De grands noms de la chanson kabyle comme Boudjemâa Agraw, Brahim Tayeb, Yacine Zouaoui et le groupe Tagrawla ont déroulé à l’occasion une partie de son riche répertoire, en présence de l’artiste.

Dans le cinéma, Djamel Allam a réalisé « Banc public », un court métrage sorti en 2012 et composé des musiques de films, notamment pour « Prends 10.000 balles et casse-toi » de Mahmoud Zemouri et « La pirogue » de Jean-Claude Berget. Passant devant la caméra, Djamel a été distribué dans plusieurs films notamment le long métrage « Mostefa Ben Boualaïd » d’Ahmed Rachedi.

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La cinémathèque algérienne rend hommage au réalisateur Sid Ali Mazif

Publié le 16/09/2018, par dans Non classé.
La cinémathèque algérienne rend hommage au réalisateur Sid Ali Mazif

ALGER – La cinémathèque algérienne relevant du Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel (CNCA) a rendu hommage, samedi, au réalisateur Sid ali Mazif par la projection de son film référence « Leila et les autres » (1977), un travail qui marqua un tournant dans le cinéma algérien grâce à une présentation audacieuse et sa défense des droits moraux et matériels de la femme algérienne au sein d’une société qui a bafoué ses droits, notamment dans le monde du travail et du combat syndical.

Réalisé dans les années 70, le film aborde un sujet avant-gardiste pour le cinéma algérien, en l’occurrence le droit des travailleurs et la discrimination à l’égard de la femme ouvrière en mettant en image une grève déclenchée par les travailleurs d’une usine en réponse à l’humiliation, d’une de leur collègue, par son responsable direct.

Le film, qui a enregistré plus de 600.000 entrées lors de sa projection, relate le parcours de Leila (l’actrice décédée Nadia Samir) et sa collègue et la vision de la société vis-à-vis de la femme ouvrière. La discrimination à l’égard de la gente féminine est mise en scène à travers des images montrant la souffrance de la femme, notamment, dans les transports en commun.

Le travail de Sidali Mazif, lauréat du premier prix du Festival de Tachkent (Ouzbékistan), aborde également le mariage des filles à travers l’histoire de Meriem, élève en classe terminale qui affronte sa famille et la société pour éviter son mariage avec un homme riche qu’elle ne connait pas.

Cette réalisation a donné une image précise des mutations que connaissait la société algérienne durant cette époque ainsi que de la vie à Alger, particulièrement à Belouizdad, quartier qui a servi de scène de décor pour tout le film.

Le réalisateur a également braqué les projecteurs sur les us et coutumes des algériens, leurs comportements et les relations de voisinage dans les quartiers populaires.

Sidali Mazif a choisi pour son travail plusieurs figures féminines ainsi que de nouveaux visages, qui auront plus tard une place importante dans le cinéma algérien à l’image de Aida Kechoud, Beyouna, Rabah Lachaa et d’autres acteurs connus à l’époque, à l’instar de Chafia Boudraa.

S’exprimant lors d’un débat qui a suivi la projection du film, le réalisateur s’est dit désolé pour les difficultés rencontrées par le cinéma algérien, notamment au volet matériel et le manque de salles qui a fait que plusieurs projets et films réalisés ne soient pas projetés. Il a ajouté avoir accepté que son dernier travail « Le patio » soit diffusé à la télévision pour réaliser une large audience.

Né en 1943, Sid Ali Mazif étudie le cinéma à l’INC avec de célèbres noms du 7e art en Algérie, à l’image de Lamine Merbah. Il a réalisé plusieurs courts métrages avant de réaliser, début des années 70, son premier long métrage « sueur noir » qui aborde la répression de la grève des mineurs algériens par le colonisateur français.

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Décès de Djamel Allam: des artistes et des hommes de culture pleurent une figure de la musique algérienne

Publié le 16/09/2018, par dans Non classé.
Décès de Djamel Allam: des artistes et des hommes de culture pleurent une figure de la musique algérienne

ALGER – Artistes, personnalités culturelles et politiques ont salué la mémoire et le parcours du chanteur et compositeur Djamel Allam, décédé samedi dans un hôpital parisien à l’âge de 71 ans après un long combat avec la maladie, en déplorant la perte d’une grande figure de la musique algérienne moderne.

Dans un message de condoléances, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a regretté la « perte d’un des maîtres de la chanson kabyle » et un « grand artiste » qui a marqué de son empreinte la musique algérienne à laquelle il aura légué un riche répertoire.

« Djamel Allam reste un des piliers de la musique kabyle et un artiste multidisciplinaires qui, en fin connaisseur de plusieurs genres musicaux, a toujours représenté son pays à l’étranger » (Mihoubi)

Le directeur général de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (Onda), Sami Bencheikh El Hocine, a qualifié de « terrible » la disparition de Djamel Allam.

Avec sa disparition, a-t-il déploré, c’est un « pan de la musique algérienne d’expression kabyle qui s’effondre » et un de ses ambassadeurs qui vient de s’éteindre.

L’ambassadeur de l’Algérie en France, Abdelkader Mesdoua, a exprimé sa « profonde sympathie » aux proches du défunt et à la famille artistique, en rappelant qu’il avait rendu visite en avril dernier à Djamal Allam qui a subi en France des soins contre un cancer.


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Le chanteur Yacine Zouaoui, compagnon de route et ami du défunt, garde de l’artiste le souvenir d’un homme « badin » et « généreux » et un artiste dévoué pour l’art malgré de sérieux problèmes de santé.

Lotfi Attar, pionnier du célèbre groupe Raïna Raï qui avait brillé durant les années 1980 et 1990, a regretté, lui aussi, la disparition d’un « artiste d’une grande culture » qui a beaucoup donné à l’Algérie.

Le journaliste et écrivain, Arezki Metref, pleure, dans un message de condoléances posté sur Facebook, la perte d’une « voix empreinte de bonheur ».

Pour sa part, l’écrivain et journaliste, Nadjib Stambouli, a écrit sur son compte Facebook que « Djamel Allam était un « boute-en-train dans la vie de tous les jours comme sur scène », soulignant que l’artiste était un « défricheur de tons et de sons nouveaux ».

Le romancier et ancien ministre de la Communication, Hamid Grine, a exprimé dans un tweet sa tristesse suite au décès Djamel dont il garde le souvenir d’un artiste au « grand cœur ».

Considéré comme un des ambassadeurs de la musique kabyle moderne, Djamel Allam a suivi ses premiers cours de musique au conservatoire de Béjaïa au lendemain de l’indépendance, avant d’entamer sa carrière en Algérie et à l’étranger.

En 1967, alors qu’il était machiniste au théâtre du Gymnase à Paris, l’artiste a rencontré de grands noms de la chanson française à l’image de Brassens, Georges Moustaki, Léo Ferré et Bernard Lavilliers.

Au début des années 1970, Djamel Allam sort son premier album « Mara-dyoughal » (Quand il reviendra), un de ses célèbres tubes qui sera largement plébiscité par les médias et le public.

Suivront d’autres albums dont « Les rêves du vent » en 1978, « Si Slimane » en 1981 et « Salimo », sorti quatre ans plus tard.


Lire aussi: Hommage à Paris à Djamel Allam


En 2001, Djamel Allam a associé le compositeur Safi Boutella et édite un album intitulé « Gouraya », autre nom donné à sa ville natale, Béjaïa.

Né en 1947, l’artiste s’est produit sur de nombreuses scènes en Europe et en Amérique, et reste, pour les mélomanes, celui qui a donné avec d’autres artistes comme Idir et Takfarinas, une large audience à la chanson kabyle moderne.

Pour célébrer les 40 ans de carrière de Djamal Allam, l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), avait organisé en novembre dernier à Béjaïa, un gala en hommage au chanteur qui était présent malgré de « sérieux » problèmes de santé.

De grands noms de la chanson kabyle comme Boudjemâa Agraw et Brahim Tayeb ont déroulé à l’occasion une partie de son riche répertoire, en présence de l’artiste, icône de la musique algérienne.

Dans le cinéma, Djamel Allam a réalisé « Banc public », un court métrage sorti en 2012 et a été distribué dans le long métrage « Mostefa Ben Boualaïd » du réalisateur Ahmed Rachedi.

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