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On vous le dit

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

– Le provisoire perdure à l’ENSO de Sétif…

L’Ecole nationale des sports olympiques (ENSO) de Sétif fonctionne sans directeur attitré depuis décembre 2016, date du limogeage injustifié de son premier responsable, nommé, depuis, directeur de la jeunesse et des sports (DJS) à Laghouat. Faisant dans la facilité, le ministre de la Jeunesse et des Sports a confié la gestion des affaires courantes de cette grande institution, créée, faut-il le rappeler, par décret exécutif 12-118 du 11 mars 2012, au DJS.

Avec son plan de charge, ce dernier ne peut être au four et au moulin. Oubliant que l’Etat a investi plus de 3 milliards de dinars pour la réalisation de cette structure devant former l’élite de demain, le ministre de la Jeunesse et des Sports, qui avait pourtant promis de désigner un nouvel ordonnateur, veut non seulement faire de l’ENSO un petit service de la DJS, mais aussi mettre en « quarantaine» une belle et rentable acquisition. Celle-ci n’est ni baptisée ni officiellement réceptionnée …

– La mégazone industrielle en stand-by

Lors d’un point presse, tenu à l’issue de sa visite de travail à Sétif le 5 janvier dernier, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, avait clairement déclaré que le cahier des charges de la mégazone industrielle de Ouled Saber (Sétif), qui a fait couler beaucoup d’encre, sera prêt avant la fin du premier trimestre de l’année en cours. S’apparentant à de la consommation médiatique, les déclarations du ministre n’ont pas été matérialisées sur le terrain, au grand dam de plus de 300 opérateurs économiques, obligés de prendre leur mal en patience.

Tout comme les gros investissements devant générer plus de 20 000 postes de travail sur un site s’étendant sur une superficie de 700 hectares. Aux dernières nouvelles, le dossier, qui a été pensé, étudié et lancé par quatre walis ( Noureddine Bedoui, Abdelkader Zoukh, Mohamed Bouderbali et actuellement Nacer Maskri ), est à l’étude au niveau de l’Agence nationale de l’intermédiarité et de la régulation foncière (Aniref), il risque de moisir dans les tiroirs des commissions d’arbitrage, les principales causes de la « disparition» du complexe sportif de 50 000 places , sont toujours d’actualité du côté de Aïn Fouara … Lire la suite

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Les bruits de couloir de l’APN

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

Dans les couloirs de l’Assemblée populaire nationale, les échanges avec des ministres-députés et des députés influents étaient bien intéressants. Mis en confiance, et sous le couvert de l’anonymat, certains se sont laissé aller dans des indiscrétions…
Dans le hall de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN), les discussions ne tournaient pas, mardi dernier, uniquement autour de la présidence de la Chambre basse, qui avait été tranchée bien avant la cérémonie d’installation officielle, avec le soutien des partis de l’alliance présidentielle au candidat du FLN, doyen des députés.

Elles concernaient surtout le sort du gouvernement Abdelmalek Sellal et le forcing médiatique pour le retour au gouvernement de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, qui avait été, il y a quelques années seulement, au centre du scandale de corruption qui a éclaboussé les dirigeants de Sonatrach.

Certains évitent tout contact avec les journalistes, d’autres restent très prudents en parlant de tout, sauf de la politique ; mais nombreux, une fois mis en confiance et à condition de ne pas être cités nommément, se permettent quelques indiscrétions. Malgré le fait qu’ils soient à quelques pas seulement de leur nomination au prochain gouvernement ou à des postes de hautes fonctions au sein de l’Etat, ils sont unanimes à exprimer leurs « inquiétudes face à la situation économique du pays».

Pour eux, « l’urgence ne réside plus dans les problèmes politiques, mais plutôt dans les choix économiques qui pourront permettre au pays de trouver les ressources nécessaires à son développement». Les informations glanées par-ci par-là peuvent être contradictoires, incomplètes ou carrément irréalistes, mais recoupées, elles renseignent quelque peu sur les nouvelles mesures qui pourraient être prises dans les prochains jours.

Ainsi, les ministres-députés semblent très divisés sur la question du retour de Chakib Khelil aux affaires de l’Etat. Pour certains, « ce dernier est parrainé par le clan au pouvoir qui veut à tout prix lui ouvrir les portes des centres de décision. C’est le même clan qui l’a aidé pour faire la tournée médiatique à travers quelques zaouïas pour le blanchir aux yeux de l’opinion publique. Mais il sait que cela sera difficile de revenir aux affaires de l’Etat, sauf ingérence étrangère…».

Mais d’autres ne voient pas d’inconvénient à ce qu’il réintègre le gouvernement. « De toute façon, il n’a jamais été condamné par la justice. Le mandat d’arrêt qui a été délivré contre lui comporte des vices de forme, raison pour laquelle il a été annulé…», ne cessent-ils d’argumenter. A les croire, « Chakib Khelil est un technicien dont l’Algérie a besoin». Cet avis n’est cependant pas partagé par tous.

Certains de nos interlocuteurs décrivent la situation comme suit : « Nous sommes devant une guerre de pression entre deux clans : ceux qui veulent maintenir le 1er ministre Abdelmalek Sellal à son poste, et ceux qui veulent imposer Chakib Khelil à sa place. Mais la décision est déjà prise et personne ne sait laquelle». Le flou entoure également le sort du gouvernement de Sellal. Même les ministres-députés les plus influents se montrent « très prudents» en se confiant. Parfois, il faut décoder les messages, déchiffrer les phrases, analyser les expressions du visage pour séparer le bon grain de l’ivraie.

Ainsi, bon nombre de nos interlocuteurs, par exemple, n’écartaient pas la fin de mission du 1er ministre. Pour éviter d’être plus directs, il expliquent : « La nouvelle assemblée est tout à fait différente de celles qui l’ont précédée en raison des conditions dans lesquelles elle a été élue, de sa composante, de la conjoncture dans laquelle se trouve le pays, et surtout des nouvelles dispositions de la Constitution qui prévoient la consultation de la majorité parlementaire dans la nomination du Premier ministre…». Après une persévérante insistance, l’un des ministres-députés finit par lâcher : « Patientez. Vous saurez qui sera Premier ministre au plus tard demain (hier, ndlr). Jeudi, probablement, il y aura l’annonce de composante du nouveau gouvernement.

Samedi prochain, ça sera le tour des passations de consignes, pour que le lendemain chaque ministre prenne ses fonctions…». Nous attendons la suite, mais rien. Notre interlocuteur détourne la discussion dès qu’un journaliste ou un autre député vient le saluer. Malgré sa discrétion, il est très sollicité et de nombreuses personnalités parlementaires font des va-et-vient pour le saluer.

Toujours sur ses gardes, il change de sujet à chaque fois qu’il sent qu’une caméra est pointée sur nous. Un autre ministre-député nous rejoint. Notre interlocuteur ne perd pas pied. Il ne donne pas l’impression d’être gêné par cette intrusion. Il va même jusqu’à lui lancer : « Ils veulent des informations sur le prochain gouvernement. Dis-leur ce que tu sais…». Et l’autre de répondre : « Ne vous attendez pas à de grandes surprises. Il y aura quelques changements, quelques permutations et des regroupements de ministères, mais pas de grandes surprises…», nous dit-il d’un air un peu déçu.

Pour lui, « le prochain gouvernement fera dans la continuité. Il n’y aura pas de nouvelle politique…». L’autre ministre-député le regarde sans aucune réaction et lâche : « Il vient de vous donner la vraie information. C’est la vérité…». Le lendemain, et alors que les propos des uns et des autres sont mis sur papier, l’information sur la nomination de Abdelmadjid Tebboune, ministre de l’Habitat en tant que Premier ministre est tombée… Lire la suite

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Le promoteur M’hamed Sahraoui : «Je suis blanc comme neige»

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

Poursuivi pour quatre chefs d’inculpation à la suite de l’affaire de l’effondrement d’un immeuble en octobre 2016 à El Achour, le promoteur immobilier M’hamed Sahraoui se déclare serein parce qu’il a l’intime conviction « qu’il n’y a pas de raison que cette affaire aille loin». Il revient sur sa présentation au parquet de Tipasa tout en restant très prudent dans ses propos…
Une semaine après son inculpation par le tribunal de Tipasa dans le cadre de l’enquête judiciaire sur les circonstances de l’effondrement d’un immeuble à El Achour, le promoteur immobilier M’hamed Sahraoui se déclare « serein» en raison de « la confiance» qu’il dit avoir en la justice. Dans une déclaration à El Watan, il dit « ignorer ce que cache cette affaire» mais espère « s’en sortir» parce que, dit-il, il « n’a rien» à se reprocher. Comment est-on passé d’une affaire d’effondrement d’un immeuble à celle de l’acquisition de l’assiette foncière sur laquelle il a été bâti ? Une question à laquelle M’hamed Sahraoui n’a pas de réponse précise.

Cependant, il explique : « Le terrain, objet de l’enquête judiciaire, je l’ai acquis en 1994 à la suite d’un concours d’architecture, à l’issue duquel j’ai été sélectionné. D’une superficie de 15 hectares, il m’a été affecté par le wali de Tipasa quelques jours après et tous les documents y afférents sont disponibles.

Il semblerait qu’il y a des soupçons de corruption, mais en direction de qui ? Je ne sais pas. On évoque aussi des privilèges dont j’aurais bénéficiés, mais rien ne le prouve…». Pour le patron de la société immobilière Sopiref, l’affaire « n’était qu’un incident de chantier occasionné par un promoteur mitoyen qui a creusé un gouffre de 12 mètres de profondeur. Il avait procédé au terrassement inconsidéré et creusé sous la bâtisse, provoquant ainsi son effondrement».

A propos du promoteur en question, M’hamed Sahraoui affirme ne l’avoir jamais vu au chantier, mais précise avoir su que l’administration lui avait retiré l’agrément, plus de trois mois après l’incident, alors que lui-même avait fait l’objet d’une telle mesure dans les trois jours qui ont suivi l’effondrement. Le promoteur dit ignorer le nombre de personnes citées à comparaître devant le juge d’instruction près le tribunal de Tipasa. Cependant, il cite le président de l’APC d’El Achour, le secrétaire général de la même commune et la responsable de l’urbanisme, qui étaient convoqués le jour de son inculpation, mercredi dernier. « Je suis blanc comme neige.

Ce terrain m’a été affecté et le l’ai payé il y a plus de 23 ans. Tous les documents existent. Ils ont été remis à la commission installée par le ministère de l’Habitat pour faire son enquête. Lorsqu’elle a terminé ses investigations, elle n’a rien trouvé, raison pour laquelle, l’agrément m’a été restitué pour reprendre mes activités», souligne M. Sahraoui. Interrogé sur les raisons d’une telle poursuite, étant donné que le ministère de l’Habitat a clos le dossier, le promoteur ne trouve pas de réponse. Néanmoins, il tient à rappeler que « le lendemain de l’effondrement de l’immeuble, j’ai été convoqué par la brigade économique et financière près la sûreté de wilaya d’Alger.

Les questions des officiers tournaient autour de cette assiette foncière. J’ai donné toutes les réponses avec des documents à l’appui. J’ai même exhibé tous les plans pour être plus explicite. La réalisation de l’immeuble de studios a été validée par l’administration. Peut-être que les permis de construire n’étaient pas exhaustifs, cependant ils ont tous été visés. S’il y a une quelconque défaillance, cela relève de la responsabilité de la commune. Lorsque j’ai déposé le dossier pour le permis de construire, en 1999, les services de l’APC d’El Achour n’étaient peut-être pas performants.

C’était une très petite commune. Cela étant, tous mes documents sont visés». Sahraoui, dit ignorer « ce qu’il y a derrière cette affaire. Je n’ai pas d’éléments suffisants pour analyser le pourquoi ni le comment. Je reste serein, parce que j’ai l’intime conviction que compte tenu de tout ce que j’ai présenté au juge d’instruction, il n’y a pas de raison que cette affaire aille loin. Il n’y a rien de suspect et cela apparaît à travers les conclusions de l’enquête du ministère de l’Habitat. Ma confiance en la justice est entière.»
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Le pari difficile de Tebboune

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

Abdelmadjid Tebboune est depuis hier le nouveau Premier ministre. Sa nomination intervient moins de 24 heures après l’installation du président de l’APN, mettant ainsi fin à toutes les spéculations nourries ces derniers jours autour de la reconduction de Abdelmalek Sellal à la tête du gouvernement. L’ex-ministre de l’Habitat devrait constituer son gouvernement dans les tout prochains jours. D’aucuns avancent quelques changements de portefeuilles ministériels. Lesquels et selon quels critères ? La question reste posée.
Ni Abdelmalek Sellal ni Ahmed Ouyahia ! La chefferie du gouvernement a été confiée, finalement, à Abdelmadjid Tebboune. Une grosse surprise ! En effet, la présidence de la République a annoncé, hier après-midi, la nomination de l’actuel ministre de l’Habitat à la tête du Premier ministère en remplacement de Abdelmalek Sellal qui a présenté la démission de son gouvernement au chef de l’Etat.

« A la suite de la proclamation, par le Conseil constitutionnel, des résultats définitifs des élections législatives et de l’installation de la huitième législature de l’Assemblée populaire nationale, M. Abdelmalek Sellal, Premier ministre, a présenté ce jour à son Excellence, M. Abdelaziz Bouteflika, président de la République, sa démission et celle du gouvernement», lit-on dans un communiqué de la présidence, diffusé par l’APS. « Le président de la République a félicité Abdelmalek Sellal, Premier ministre sortant, et les membres du gouvernement pour le travail qu’ils ont accompli.

Conformément à l’article 91, alinéa 5 de la Constitution, le président de la République a, après consultation de la majorité parlementaire, nommé Abdelmadjid Tebboune, Premier ministre», indique la même source, précisant que le nouveau premier responsable de l’Exécutif prendra ses fonctions dès ce matin. En attendant la nomination du nouveau gouvernement, le chef de l’Etat, ajoute le communiqué de la Présidence, « a chargé les membres du gouvernement démissionnaire de vaquer aux affaires courantes de leurs secteurs respectifs». La désignation de Abdelmadjid Tebboune au poste de Premier ministre n’était pas, rappelons-le, prévue dans les « pronostics» des observateurs de la scène nationale.

Depuis les élections législatives du 4 mai dernier, les rumeurs évoquent tantôt la reconduction de Abdelmalek Sellal, tantôt son remplacement par le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia. Le désormais ex-Premier ministre avait même entamé des consultations avec des partis politiques en vue de la constitution du nouveau gouvernement.

Cette initiative a fait penser à de nombreux observateurs, y compris aux responsables des partis au pouvoir, que Abdelmalek Sellal allait être reconduit. Même le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, qui prétend être proche du président Bouteflika, avait affirmé que Sellal était maintenu. Il n’en est rien. Abdelmadjid Tebboune, dont le nom a été cité par le passé comme un prétendant au poste de Premier ministre, parvient ainsi à son objectif.

Quel gouvernement et pour quels objectifs ?

Le nouveau Premier ministre devra former son gouvernement dans les tout prochains jours, voire les prochaines heures. Mais quelle sera sa composante ? Il est fort probable que les partis au pouvoir, en l’occurrence le FLN et le RND, se tailleront la part du lion dans le staff de Abdelmadjid Tebboune.

Ayant obtenu la majorité des sièges à l’APN, ces deux formations ont toujours eu la majorité des postes dans le gouvernement. Le MPA de Amara Benyounès et TAJ de Amar Ghoul pourront aussi avoir quelques places dans la nouvelle équipe gouvernementale qui sera appelée à trouver des solutions à la crise économique actuelle qui s’exacerbe de plus en plus.

Trouvera-t-il des profils en mesure de booster les secteurs qualifiés de stratégiques, en l’occurrence le tourisme, l’agriculture et l’industrie ? Le nouveau Premier ministre débloquera-t-il la situation dans le secteur des BTPH, où les chantiers sont à l’arrêt en raison de la rareté des ressources financières ? En tout cas, le pari s’annonce difficile pour le prochain gouvernement.

Et pour cause, les recettes pétrolières n’augmenteront pas de sitôt, d’autant que les cours du pétrole tardent à rebondir sur le marché international. Ce qui constitue déjà un handicap pour l’Exécutif qui tente de diversifier l’économie nationale et sortir définitivement de la dépendance des hydrocarbures.
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Fekhar condamné à 5 ans de prison dont 18 mois ferme

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

De lourdes peines. Au terme d’un procès pour le moins absurde, le docteur Kamel Eddine Fekhar a été condamné par le tribunal criminel de Médéa à cinq ans de prison, dont dix-huit mois ferme, et une amende de 50 000 DA. Son coaccusé, Benabdellah Abdellah, quant à lui, a écopé de trois ans de prison, dont 18 mois ferme.
Une sentence qui a surpris tout le monde au regard des débats qui ont marqué l’audience. Si Benabdellah quittera définitivement la prison pour avoir purgé sa peine en détention provisoire, Fekhar, lui, va y rester encore, même s’il a déjà passé 22 mois en détention. Il sera jugé aujourd’hui par le même tribunal dans une autre affaire avec une quarantaine de détenus de la vallée du M’zab. Durant sa détention provisoire, il y a une période qui chevauche avec l’affaire liée au dossier d’aujourd’hui.

Durant le procès sous haute surveillance policière qui a duré toute une journée, Kamel Eddine Fekhar a nié toutes les accusations qui pesaient contre lui. Assis sur une chaise en raison de sa difficulté à se tenir debout, le « héros mozabite», comme le surnomment ses amis, s’est montré solide, lucide, assumant totalement ses engagements politique, citoyen et de militant des droits de l’homme. Face au président du tribunal et du représentant du ministère public, il affirme « Mon rôle était d’alerter, de lancer des SOS, j’ai sollicité l’intervention des autorités civiles et les forces de sécurité d’agir pour mettre un terme aux violences avant qu’il ne soit trop tard.

Je me retrouve accusé d’être l’instigateur de la discorde…» « Dans cette affaire, je suis la victime, et je me retrouve en prison depuis près de deux ans, ma famille est disséminée», lâche-t-il. Visiblement affecté par l’insoutenable situation dans laquelle il se trouve depuis 22 mois, il craque. Il verse des larmes.

Moment de forte émotion dans la salle d’audience. Mais il se reprend vite et ses forces reviennent. Il s’interroge : « Pourquoi la justice ne convoque pas l’ex-secrétaire général du FLN Amar Saadani qui avait accusé l’ex-patron des services du renseignement, le général Toufik, d’être  »le vrai instigateur » des événements de Ghardaïa ?» Après une matinée consacrée aux débats, l’après-midi le réquisitoire du procureur général a tourné à l’apologie du pouvoir politique, reprochant notamment à Fekhar ses opinions politiques.

« Je vous invite à revoir vos opinions, revenez à la raison», lance le procureur qui a requis 10 ans de prison ferme. Un réquisitoire taillé en pièces par les avocats de la défense. « Je suis devant un procureur du pouvoir et non pas un procureur général», réplique Salah Debouz, qui ajoute fermement que le dossier est « vide». « Nous sommes sommés de trouver des preuves de l’innocence des deux accusés parce que l’instruction n’a pas pu trouver de preuves de leur culpabilité.»

Lui emboîtant le pas, Mokrane Aït Larbi n’a pas hésité un instant à dénoncer « un procès politique. Ceux qui assument d’être des chiyatine (brosseurs) gouvernent le pays, et ceux qui défendent les droits de l’homme sont jetés en prison. Dans ce pays, celui qui ne dit pas chaque matin  »fakhamatouhou », sa place est en prison», s’insurge-t-il.
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Blagues, boulettes et une situation qui ne prête pas à rire

Publié le 25/05/2017, par dans Non classé.

Depuis hier, Abdelmalek Sellal n’est plus Premier ministre. Pourtant, il a été chargé, officieusement, de mener les consultations pour former le nouveau gouvernement.
Depuis les dernières élections législatives, boycottées par l’écrasante majorité de l’électorat algérien, jusqu’à l’installation de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN), aucun responsable du gouvernement ne doutait du maintien du Premier ministre. Dans les travées du palais du Dr Saadane, on pensait que sa reconduction était pratiquement acquise. Lui-même gardait un tempérament de sérénité et d’assurance, même s’il savait que son destin n’était pas entre ses mains. Ceux qui président aux destinées du pays ont décidé de s’en séparer. Abdelmalek Sellal quitte le Premier ministère après s’y être installé en septembre 2012.

S’il a réussi à battre les records de longévité dans ce poste, en y restant 5 ans, il n’a cependant pas pu s’illustrer dans la gestion des affaires du pays. L’opinion publique gardera de lui ses boutades, ses blagues et surtout ses boulettes et ses bourdes légendaires. Mais Sellal n’est pas que cela. C’est lui en tant que ministre de l’Intérieur, un poste auquel il a été nommé en 1998, qui a eu à gérer la consultation présidentielle d’avril 1999 qui a vu l’élection de Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la République, qu’il n’a pas quittée depuis.

Nommé au Premier ministère en 2012, il a assuré l’organisation de l’élection présidentielle d’avril 2014, en faisant même la campagne électorale par procuration, le chef de l’Etat étant empêché de la faire suite à l’accident vasculaire cérébral (AVC), dont il a été victime. Abdelmalek Sellal avait mené une campagne électorale très difficile dans un climat de tension. Plusieurs de ses meetings ont été empêchés par la population dans diverses régions du pays.

Après la reconduction de Abdelaziz Bouteflika, le désormais ex-Premier ministre a eu à gérer la délicate période post-électorale qui a vu l’éviction de l’ancien patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le général Mohamed Médiène dit « Toufik». Il a dû vivre un épisode aussi pesant que délicat à cette époque en essuyant de sévères critiques de la part de l’ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani, qui le qualifiait d’amateur en matière politique.

Mais quoi qu’il lui arrivât, même dans une situation intenable dans le pays au plan politique et surtout économique, Abdelmalek Sellal n’a jamais perdu son sens de l’humour. Au point où beaucoup l’accusent de légèreté au moment où la situation recommande la retenue et la rigueur. Le Premier ministre, qui a organisé, dans son parcours, trois élections aussi contestées les unes que les autres, a évolué dans un système dont les responsabilités sont aussi diluées que complexes tant on ignore les détenteurs véritables de la décision politique.

Abdelmalek Sellal a assumé jusqu’au bout les échecs d’une gouvernance qui a mené le pays dans le gouffre de la crise. Il en a assumé jusqu’au bout la dérive. Il était certainement prêt à continuer avec les mêmes choix qui n’étaient pas d’ailleurs que les siens, mais surtout de ceux qui ont préféré le statu quo et l’immobilisme.

Serait-ce le record historique de l’abstention ayant caractérisé les dernières élections législatives et confirmé à jamais le rejet du régime par une écrasante majorité des Algériens qui a édicté la décision de remplacer Abdelmalek Sellal pour faire semblant de changer ? Nul n’a pu percer pour l’instant les secrets du cercle du pouvoir. Seulement, on peut dire que le
Premier ministre laisse une situation qui ne prête guère à rire. Lire la suite

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