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Les professeurs de l’université d’Alger 3 suspendent la protestation

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Les professeurs protestataires de l’université d’Alger 3 suspendent leur mouvement de protestation et reprendront les cours dès demain.
Décision prise hier par les enseignants violentés jeudi passé, suite à l’assemblée générale tenue à la faculté des sciences politiques et des relations internationales. L’assemblée avait pour but de revenir sur l’évolution de la situation depuis leur agression. « On a décidé de suspendre la protestation et reprendre les cours en attendant la tenue de la prochaine assemblée générale le 5 mars à 10h», affirme le professeur Mohamed Rezig, le coordinateur du Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) à l’université d’Alger 3.

« On a présenté une plateforme de discussions au recteur, mais ses réponses ne sont pas claires ni convaincantes. Dans sa lettre envoyée via le doyen, il nous informe de la mise en place d’une commission d’enquête composée de professeurs de la même université, pour enquêter sur l’incident du 16 février dernier. Seulement, les professeurs protestataires ne l’acceptent pas. Cette commission ne peut être objective.

Elle est composée de plusieurs éléments qui se réservent», continue-t-il. Ajoutant qu’une commission de suivi, composée de 15 professeurs et représentant les enseignants des sciences politiques et relations internationales, sera mise en place pour toute communication et négociation. Six professeurs rencontreront le recteur demain pour entamer les discussions.

Par ailleurs, dans leur réponse, les professeurs demandent au recteur de revenir sur la plainte qu’il a déposée contre le professeur Mohamed Rezig, comme une « initiative de bonne volonté». Pour rappel, plusieurs professeurs de l’université, dont Mohamed Rezig, ont été violentés jeudi passé par une dizaine de baltaguia, alors qu’ils tenaient une assemblée générale pour l’installation d’un bureau du CNES. Le recteur de l’université est le premier accusé. Lire la suite

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La classe ouvrière algérienne paye le prix d’un syndicat bureaucratisé

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Les ouvriers en général et les fonctionnaires en particulier ne sont pas dupes. A partir du moment que l’UGTA défend beaucoup plus les orientations du gouvernement que les intérêts sociaux professionnels des ouvriers, il va de soi que la base syndicale va se désamarrer du syndicat.
Me vient à l’esprit la phrase d’un ami sociologue : l’UGTA est le porte-parole du gouvernement vers les ouvriers au lieu que ce soit le contraire. La centrale syndicale a montré ses limites, la classe ouvrière algérienne paye le prix d’un syndicat bureaucratisé et politiquement dépendant ; malgré le combat des syndicalistes à l’intérieur de la centrale auxquels il faudra rendre hommage qui luttent pour rendre l’UGTA plus revendicative et combative.

Nous sommes moins présents dans le secteur économique, car nos responsables ne tolèrent pas un syndicaliste qui viendra dénoncer la corruption, la malversation, la mauvaise gestion ! Ils ne tolèrent pas la remise en cause de la disposition établie ! Aujourd’hui, tous les acquis arrachés sont la conséquence d’une lutte acharnée des syndicats autonomes depuis 2003 à ce jour.

Pour certains dossiers, on s’est retrouvé face à deux adversaires, à savoir l’UGTA et le gouvernement. Aujourd’hui, les syndicats autonomes se déploient activement parmi les fonctionnaires, ils sont très près de leurs préoccupations et de leur vie dans les lieux de travail. Ils animent, renforcent et consolident leurs bases, ils les aident à renouer avec les assemblées générales.

Ils initient des discussions et des délibérations. Mais la centrale syndicale, depuis sa récupération à l’indépendance par le parti unique à ce jour, pratique la philosophie de syndicalisme d’Etat. Dans le contexte économique actuel, ils vont agir comme un contre-pouvoir qui va permettre un certain équilibre entre les intérêts en jeu.

Ils vont lutter pour une répartition équitable des bénéfices entre les patrons et les ouvriers. Ils vont mettre des mécanismes pour empêcher que les employés soient à la totale merci de l’employeur. Agir comme contre- pouvoir et aller dans un sens d’un débat contradictoire, avec la remise en cause de certaines décisions économiques qui nous ont menés droit vers le mur, je pense que le gouvernement ne voudra pas de ça, il préfère une uniformisation dans le débat et entériner les décisions prises à l extérieur de la tripartite. Lire la suite

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Il faut que l’activité syndicale arrive à s’émanciper de l’action politique partisane

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Les syndicats autonomes se sont imposés en véritables alternatives aux travailleurs d’une manière générale mais aussi aux pouvoirs publics qui même s’ils continuent à tourner le dos à la réalité du paysage syndical national en pleine mutation depuis l’avènement du pluralisme syndical depuis les années 1990.
Le terrain est un des acquis des luttes syndicales ; un espace qu’on ne peut occuper efficacement que si on reste proche des travailleurs et à l’écoute de leurs préoccupations. Certes, nous sommes en tant que syndicats autonomes en concurrence avec l’UGTA mais pas avec l’objectif de neutraliser la centrale syndicale ou d’annihiler son fonctionnement. Nous avons besoin d’unions, de fédérations et de confédérations syndicales fortes et solidaires, car au fond, l’intérêt commun est la défense des droits matériels et moraux de nos adhérents mais aussi la sauvegarde de l’outil de travail qui est la source de nos revenus.

Cela peut être l’hôpital, l’école, l’université, une entreprise dans le secteur économique public ou privé. S’il est en effet admis, aujourd’hui, que les organisations syndicales autonomes sont largement représentatives du secteur de la Fonction publique, il n’en demeure pas moins important de souligner le fait que beaucoup de difficultés et d’entraves subsistent pour la création de syndicats autonomes dans le secteur économique public, et je cite les cas de la douane, la poste et Sonelgaz… où des délégués syndicaux ont été tout simplement licenciés.

Il faut rappeler également le fait que des initiatives de création d’une confédération des syndicats autonomes ont existé et que le dossier de constitution déposé auprès du ministère du Travail est resté sans suite. Je cite aussi l’exemple des syndicats autonomes des pilotes de ligne, celui des aiguilleurs du ciel, celui des personnels de la marine marchande…

juste pour dire que les syndicats autonomes ne sont pas que dans la Fonction publique, mais c’est dû au fait que dans ce secteur, on s’est imposé alors que pour d’autres secteurs, cela s’est avéré plus difficile. C’est une question de temps. Une situation appelée à évoluer, à condition que l’activité syndicale arrive à s’émanciper de l’action politique partisane et de l’ingérence de l’administration dans le fonctionnement des syndicats. A trop se rapprocher du feu, on risque de se faire mal, comme dit l’adage. Lire la suite

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Hassi Messaoud : La zone interdite

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Hassi Messaoud, nom lié au pétrole, première richesse nationale, fait du surplace. Classée « zone à hauts risques» depuis déjà douze ans, la ville est devenue un périmètre où il est interdit de construire même des écoles !
A Hassi Messaoud, la capitale pétrolière du Sud algérien, rien ne peut être construit. La ville, qui s’est développée dans l’anarchie et qui est située à 630 km d’Alger, est figée dans l’espace et dans le temps. « Hassi Messaoud devrait ressembler aujourd’hui à une mégapole comme Dubaï. Ce n’est malheureusement pas le cas.

On ne peut pas dire à un visiteur étranger que Hassi Messaoud est la capitale du pétrole en Algérie. Une capitale qui assure presque 40% du budget de l’Etat algérien !», a regretté le cinéaste Ahmed Rachedi, lors des Premières Rencontres cinématographiques de Hassi Messaoud, organisées à la mi- décembre 2016. Il n’y a ni gratte-ciel, ni Mall, ni palaces, ni grands espaces aquatiques, ni multiplex, ni grandes rues. Qu’a-t-on donc fait pendant cinquante ans ?

L’aéroport ressemble à un hangar et la ville à un gros village moche. Les torches sont toujours là pour rappeler que Hassi Messaoud est la ville la plus riche et la plus chère d’Algérie. « Notre budget annuel est de 500 milliards de centimes annuellement. Nous ne sommes pas concernés par l’austérité. Nous ne dépendons pas des dotations de l’Etat», a confié Mohamed Yacine Bensaci, président de l’APC de Hassi Messaoud.

Depuis avril 2005, le périmètre d’exploitation du gisement de Hassi Messaoud est classé « Zone à risques majeurs». Le périmètre est en fait la ville elle-même ! A l’époque, Ahmed Ouyahia, alors chef de gouvernement, a signé le décret exécutif 05/127 en application de la loi 04/20 du 25 décembre 2004 relative à « la prévention des risques majeurs et à la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable».

L’article 4 du décret Ouyahia a interdit à l’intérieur du périmètre de Hassi-Messaoud « toute construction, réalisation ou investissement à caractère industriel, commercial, touristique ou agricole et, de façon générale, toute autre opération qui n’est pas directement liée à l’industrie des hydrocarbures». Est interdit également tout octroi de permis de construire et/ou de concession « qui n’est pas lié directement à l’industrie des hydrocarbures». Autrement dit, la construction d’une école, d’un hôpital ou d’un hôtel est interdite n’ayant pas de lien avec les activités pétrolières ou gazières.

Seuls les titulaires de titres miniers ont le droit de réaliser des ouvrages à l’intérieur du périmètre mais sous plusieurs conditions techniques et sécuritaires. Résultat : la population de la ville, estimée à 120 000 habitants actuellement, a doublé depuis 2004, sans qu’aucune école ou un lycée ne soient construits. En 2011, une instruction présidentielle a été promulguée pour « débloquer» la situation d’une manière temporaire. « Mais ce texte n’a jamais été appliqué par les walis qui se sont succédé à Ouargla.

Abdelkader Djellaoui, l’actuel wali, a décidé d’appliquer pour la première fois cette instruction qui autorise le lancement de projet en passant outre le gel, à condition que l’opération soit nécessaire, justifiée. Le pouvoir de décision revient au wali, lequel wali a décidé de construire une école primaire à Hassi Messaoud, la première depuis 2004. Cela peut libérer l’initiative. Enfin, on l’espère», soutient Maher Tliba, patron de ETTB (Tliba travaux publics), entreprise bien installée à Hassi Messaoud.

Au rythme de la tortue !

« Il est question de construire une nouvelle ville avec toutes les infrastructures nécessaires. Les jeunes, par exemple, veulent avoir des espaces pour des activités culturelles ou sportives. Mais là, on ne peut rien faire. Le projet de la nouvelle ville est en cours de réalisation mais pas au rythme que nous voulons. Les habitants de Hassi Messaoud ne vont pas occuper les nouveaux logements de sitôt. Les constructions des habitations ont commencé mais pas les infrastructures vitales qui vont avec, comme les bureaux de poste, les écoles, les commissariats de police, les cliniques, etc.», a regretté le président de l’APC.

Le siège du chef-lieu de la commune de Hassi Messaoud a été déplacé à Oued El Merâa, sur le territoire de la commune de Hassi Ben Abdellah dans la daïra de Sidi Khouiled. Depuis, c’est le provisoire qui dure. Le projet de la nouvelle ville avance au rythme d’une tortue malade depuis 2012 pour être achevé en 2020 ! Autrement dit, il existe un passage à vide entre 2005 et 2012 qui n’a pas d’explication. Pourquoi avoir gelé une ville et n’avoir pas pris toutes les dispositions nécessaires pour lancer les travaux de la cité du futur rapidement ?

Quel est le manque à gagner ? Et où étaient donc les autorités lorsque Hassi Messaoud avait été construite sur un réseau de pipelines et de conduites, une véritable bombe à retardement ? Etaient-elles aveuglées par l’épaisseur de l’or noir et des billets verts ? Un établissement public à caractère industriel et commercial, EVNH, s’occupe de la nouvelle ville depuis 2008. Sur le papier, l’EVNH, qui dépend du ministère de l’Energie et des Mines, veut construire une nouvelle ville sur le modèle d’une oasis urbaine qui fonctionne à l’énergie solaire et éolienne.

Un schéma établi par un bureau d’études sud-coréen. Depuis l’été 2015, des travaux d’aménagement ont été lancés avec un programme de 2000 logements confié à une entreprise chinoise. Le décret de 2005 prévoit des expropriations « pour cause d’utilité publique». Le même texte a autorisé à titre transitoire l’achèvement de la construction de 100 logements AADL à l’intérieur du périmètre. Des logements qui seront détruits après puisque la zone est reconnue « à haut risque» ! A-t-on fait une estimation de la perte là aussi ?

Selon l’EVNH, la nouvelle ville, dont le coût global demeure toujours inconnu, sera située dans la région de Oued El Marâa, à 80 km de l’actuelle Hassi Messaoud, de Ouargla et de Touggourt, à équidistance avec un double périmètre d’urbanisation et d’extension de plus de 3000 hectares. Plus de 20% de la superficie de la future ville seront réservés aux espaces verts avec une bande fraîche de 6 km destinée notamment à protéger la nouvelle cité de l’ensablement. Ce qui est déjà une belle Lire la suite

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C’est une violence planifiée

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

– L’agression dont ont été victimes des enseignants à l’université d’Alger 3 fait encore jaser ! Que se passe-t-il à l’université ?

L’agression condamnable des enseignants de l’université Alger 3 est la conséquence de l’impunité et de la politique de gestion de l’université publique par la nomination de recteurs, dont plusieurs sont incompétents, et par le mode de choix des responsables de l’université en dehors de tout cadre démocratique, l’agression d’Alger 3 a atteint un degré d’absurdité qui a fait réagir toute la communauté universitaire et même toute la société qui ne comprend pas ce qui arrive à l’université et se pose un certain nombre de questions : pourquoi sont-ils rentrés dans la salle des professeurs ? Pourquoi ont-ils voulu empêcher les enseignants d’élire leur section syndicale ?

Pourquoi des agents de sécurité les ont aidés ou laissés faire ? Sachant que la vie des enseignants était en danger, pourquoi le recteur de l’université n’a pas sollicité l’intervention des forces de l’ordre qui, pourtant, étaient juste à l’entrée du campus ? Pourquoi le recteur ne met pas à la disposition des enseignants un amphithéâtre pour se réunir ?

– Votre syndicat appelle à la protection des enseignants universitaires exposés à tous les dangers au moment d’accomplir leur mission. Concrètement, comment ?

Le CNES demande la protection de toute la communauté universitaire. Normalement, les étudiants, enseignants et travailleurs vivent dans un environnement pacifique, où il peut arriver des violences provoquées par des situations d’énervement et d’incompréhension, l’éradication d’une telle violence est de la responsabilité de tout le monde.

Dans le cas de l’université d’Alger 3, il s’agit d’un autre type de violence, une violence planifiée, les agresseurs n’auraient pas pu commettre leur acte sans complicité à l’intérieur de l’université. Lorsque des incidents aussi graves arrivent, le premier responsable de l’université doit rendre des comptes.

– Les étudiants en pharmacie, chirurgie dentaire et architecture sont en grève depuis des mois. Pourquoi ce malaise ?

Les revendications des étudiants sont légitimes. Les étudiants sont victimes de la mauvaise gestion et de la politique de gestion des flux, qui ne se préoccupe pas beaucoup de la qualité de la formation, et encore moins de l’avenir professionnel des étudiants.

– Pourquoi a-t-on tant de mal à trouver des solutions pour ces étudiants ?

On a tant de mal à trouver des solutions à cause de l’incompétence de certains responsables, qui ne gèrent pas dans l’esprit de la concertation et les solutions ne sont qu’une suite de replâtrages, sans vision de développement durable d’une vraie université pour développer le pays.

– Dans le cas d’une année blanche, que fera-t-on des nouveaux bacheliers ?

Il serait très regrettable pour tout le monde d’en arriver là, nous souhaitons qu’un vrai dialogue soit ouvert, avec des propositions concrètes, qui pourraient régler un minimum des revendications des étudiants, et surtout les rassurer pour une prise en charge de leurs doléances dans le futur, avec des engagements

– Le système LMD essuie énormément de critiques. On dit que les étudiants formés n’ont pas le niveau. Ne doit-on pas revenir dessus ou du moins le réviser ? N’est-ce pas le moment d’en évaluer sérieusement l’impact ?

L’université qui a pour vocation de former l’élite du pays est l’otage de l’incompétence de ses gestionnaires et des prises de décisions hâtives et irréfléchies, le CNES a dès l’annonce de ce système mis en garde la tutelle sur les risques d’un tel changement et demandé au moins une évaluation rapide pour faire, à temps, les ajustements nécessaires, aujourd’hui le ministre lui-même reconnaît l’échec de ce système, malheureusement rien n’est fait pour le corriger, bien au contraire, des décisions importantes sont en préparation par la tutelle, sans la concertation avec les enseignants, la récente décision insensé et illégale de gel du CNES en est la preuve !

– Pourquoi l’université forme-t-elle des diplômés qui ne trouvent pas d’emploi sur le marché ? N’y a t-il pas nécessité de revoir la nomenclature des formations dispensées de sorte à ce qu’elles répondent mieux aux besoins du marché et de l’évolution 2.0 ?

Le problème de l’emploi n’est pas lié qu’à la nature et le niveau des formations, il est surtout lié à l’état de l’économie du pays. Les véritables raisons sont les différents fléaux, tels que la corruption qui gangrène notre pays, qui l’empêche de se développer, et de créer des centaines de milliers d’emplois.

– Le ministère de l’Enseignement supérieur a gelé vos activités par rapport au différend entre les deux ailes du syndicat, n’empêche, vous continuez à faire des déclarations publiques et des démarches sur le terrain. A votre avis, à quand ce système de « clan» au sein du syndicat ?

Nous avons été surpris par l’écrit du chef de cabinet du ministre du MESRS, qui est une entrave au libre exercice du droit syndical, selon l’article 15 de la loi 90-14, relatif à l’exercice du droit syndical, l’ingérence dans le fonctionnement syndical est passible de poursuites pénales.

Evidemment, nous contestons cet écrit et poursuivons nos activités syndicales dans le respect des lois de la République algérienne. Il n’existe pas de clans au sein du CNES, un imposteur avec le soutien de quelques individus ont offert leurs services pour ceux qui ont toujours souhaité la fin du CNES, et ont organisé un pseudo congrès avec cinq sections, mais eux prétendent qu’ils l’ont fait avec 22 sections, je les défie de nous donner la liste des sections qui ont participé à leurs pseudo congrès ! Lire la suite

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Carnet de bord des législatives 3

Publié le 24/02/2017, par dans Non classé.

Samedi : Amara Benyounès, ancien ministre et président du Mouvement populaire algérien (MPA) en est certain : « Plusieurs partis disparaîtront. Ils n’arriveront pas à décrocher des sièges dans le futur Parlement, parce qu’ils n’ont pas d’enracinement populaire et n’apparaissent que lors des rendez-vous électoraux.» A partir de Mascara, Benyounès n’a pas raté aussi l’occasion de s’attaquer à une partie de l’opposition : « Les partis et les personnes qui appellent les citoyens à boycotter les prochaines élections législatives cherchent à créer un vide politique dans le pays pour revendiquer une période transitoire.

Quant à ceux qui ‘‘crient déjà ​à ​la fraude », ils n’ont pas une base populaire et n’ont aucune capacité à contrôler les urnes.» De son côté, le président Bouteflika envoie une lettre aux Algériens pour les « exhorter à exercer leur droit pour choisir leurs représentant en se rendant massivement aux urnes dans le cadre des garanties prévues par la Constitution et la loi consacrant le respect de leur choix libre et souverain». Massivement, hein !

Dimanche : Finalement, et sans surprise, Abdelmalek Sellal ne se présentera pas sur une liste électorale FLN à Alger. Seuls quelques ministres seront dans la course. Le Premier ministre ou le gouvernement en général n’ont pas réagi aux informations ayant circulé ces dernières semaines.

Le RCD expose ses propositions sur les médias : soustraire les demandes d’agrément de la bureaucratie par la concrétisation du régime déclaratif, suppression du ministère de la Communication, instauration d’une autorité autonome de régulation de la presse écrite, lancement d’un programme transparent d’aides directes et indirectes à la presse écrite, publication sans délai de l’appel à soumission pour délivrer les agréments aux chaînes de télévision privées…

Lundi : « Le parachèvement de l’opération d’installation de ses permanences à l’intérieur et à l’extérieur du pays dans les délais fixés et dans le respect de la loi», a annoncé la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), instance dirigée par un ancien dissident islamiste reconverti en ministre et en ambassadeur il y a quelques années.

On lit aussi dans ce communiqué que la HIISE rappelle « sa détermination à accomplir ses missions constitutionnelles et à déployer davantage d’efforts pour garantir des élections intègres susceptibles d’apporter plus de sérénité et de stabilité». Quand on ne peut même pas consulter le fichier électoral, on devrait faire preuve de moins de lyrisme, n’est-ce pas ?!

Mardi : Ahmed Ouyahia n’y vas pas par quatre chemins. « L’opposition met tout en doute, y compris les élections auxquelles la loi y afférente a donné de nombreuses garanties», a déclaré le patron du RND et directeur de cabinet de la présidence de la République sur les colonnes d’El Khabar. Ahmed Ouyahia a commenté la participation de businessmen aux élections sous les couleurs du RND : « Des hommes d’affaires qui ont fait des investissements grâce à leurs efforts.

La chkara signifie l’argent sale qu’on doit dénoncer. Cela concerne le blanchiment de l’argent de la drogue et de la contrebande. On nous accuse de chkara parce que nous sommes un parti dans le convoi du pouvoir. L’opposition nous tire dessus. C’est la quatrième élection que je gère. Nous n’avons jamais refusé les hommes d’affaires.» Ouyahia revient sur la stratégie du RND face aux alliés « naturels», comme le FLN, en des termes qu’il affectionne : ça sera « tag âla men tag». A la guerre comme à la guerre.

Mercredi : C’est le dernier jour pour s’inscrire sur les listes électorales. La campagne des autorités pour convaincre les Algériens d’aller s’inscrire dans leurs mairies a- t-elle porté ses fruits ? Selon l’APS, qui ne risque pas de dire le contraire, « les mairies ne désemplissent pas». On saura ainsi, par exemple dans la commune d’Alger-Centre, 88 nouveaux inscrits et 3020 radiés ont été recensés à la veille de la clôture de cette opération, selon Taouche Merzak, chef de service élection de la commune.

On apprend que le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, cadre RND, ne participera pas aux élections. Quelle perte pour la démocratie, quel terrible recul pour l’histoire politique du pays. On en a les larmes aux yeux ! Dans la suite des propositions du RCD : la suppression des daïras « inutilement budgétivores en transférant leur personnel et les budgets correspondants au profit des communes qui sont dépourvues d’employés qualifiés».

Le RCD souhaite « restituer aux communes le contrôle de la conception et de la réalisation de tous les projets à caractère local, quel que soit leur montant» et « redonner un pouvoir fiscal réel aux entités régionales et mettre en place un mécanisme transparent de redistribution des rentrées fiscales entre les divers échelons des collectivités». Pas faux. Mais ambitieux.

Jeudi : On ne le dit pas souvent, mais l’important n’est pas la vérité en soi, mais la perception qu’on en fait. C’est ainsi qu’il faut lire les propos du ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui à Tizi Ouzou : « Ma réponse aux détracteurs qui attaquent notre pays est que l’Algérie est au-dessus de leurs commentaires (…)

La leçon qui sera donnée par les citoyens aux détracteurs de l’Algérie s’exprimera à travers sa participation en force au prochain rendez-vous électoral, pour rappeler à cette minorité que l’Algérie est forte, unie et déterminée à aller de l’avant.» Limpide. Un autre est aussi catégorique, Ali Benflis chez TSA : « La prochaine Assemblée sera façonnée dans le moule de la fraude et nous ne pouvons pas cautionner la fraude qui ne se cache même plus et qui se pratique à ciel ouvert.» Ambiance.

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