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Tebboune à propos des migrants : « Nous ne sommes pas des racistes, nous sommes des Africains »

Publié le 24/06/2017, par dans Non classé.

Une carte sera attribuée à tout déplacé dont la présence en Algérie a été approuvée et qui donnera accès aux opportunités de travail. Pour les autres, des discussions seront engagées avec leurs pays d’origine en vue de leur rapatriement, comme cela avait été fait avec le Mali et le Niger.
Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé vendredi soir à Alger que la présence des déplacés africains en Algérie sera réglementée, soutenant que l’Algérie « ne permettra aucune atteinte à sa réputation », en allusion aux voix qui visent à ternir son image et à la taxer de raciste.

« La présence de nos frères Africains dans notre pays sera réglementée et le ministère de l’Intérieur procède actuellement à travers les services de police et de gendarmerie au recensement de tous les déplacés », a précisé M. Tebboune qui répondait aux préoccupations des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) lors du débat autour du plan d’action du gouvernement.

Le Premier ministre a fait savoir qu’une carte sera attribuée à tout déplacé dont la présence en Algérie a été approuvée et qui donnera accès aux opportunités de travail. Pour les autres, des discussions seront engagées avec leurs pays d’origine en vue de leur rapatriement comme cela avait été fait avec le Mali et le Niger, a indiqué M. Tebboune.

« Il y a des parties qui veulent ternir l’image de l’Algérie et lui coller l’étiquette de pays raciste », a soutenu M. Taboue qui a ajouté: « Nous ne sommes pas des racistes, nous sommes des Africains, des Maghrébins et Méditerranéens ».

« L’Afrique et le Monde arabe sont le prolongement naturel de l’Algérie et l’espace dans lequel elle évolue et se développe », a déclaré M. Tebboune, soulignant « le devoir moral et humain qui nous impose de prêter assistance à nos frères contraints de fuir leurs terres en raison de la pauvreté et des affres de la guerre ».

Il ne faut pas tourner le dos aujourd’hui à ceux qui nous ont aidés hier, a-t-il soutenu admettant que cette situation a induit « des difficultés objectives, notamment au niveau de certaines wilayas frontalières », il a indiqué qu’elles sont néanmoins traitées à travers les divers organes de sécurité et les instances nationales d’aide et de secours, en coordination diplomatique avec les pays d’origine en vue d’encadrer l’opération de rapatriement de leurs ressortissants sur la base de conventions bilatérales », a indiqué le Premier ministre.

« La solution de cette problématique passe par l’instauration de la stabilité et le règlement des conflits dans la région à travers des processus politiques pacifiques qui garantissent l’unité des nations et la souveraineté des peuples, tel que escompté par la diplomatie algérienne dans plusieurs dossiers sur le double plan arabe et africain », a-t-il estimé.

Lors de la conférence de presse qui a suivi le vote du plan d’action du gouvernement, M. Tebboune a mis l’accent sur l’importance de « ne pas faire prévaloir les sentiments sur le côté sécuritaire dans le traitement du dossier des déplacés africains ».

« Nous ne permettrons à aucune partie, aussi bien association que citoyen, de porter atteinte à la réputation de l’Algérie en prétendant que l’Algérie africaine mal traite les Africains », a dit M. Tebboune sur un ton intransigeant. Lire la suite

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«Un déficit en enseignants se pointera dès la rentrée»

Publié le 24/06/2017, par dans Non classé.

Le recrutement de 10 000 enseignants par la voie du concours qui sera organisé jeudi prochain ne couvrira pas les besoins du secteur, estiment les syndicats des enseignants.
Alors que 41 000 enseignants quitteront leur poste dans le cadre du départ à la retraite, leur remplacement semble impossible avec le nombre des postes ouverts, communiqué par le ministère, estime Achour Idir, porte-parole du Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (Cela). « A moins que la direction générale de la Fonction publique ne promulgue une nouvelle dérogation pour l’exploitation de la liste d’attente qui sera issue de ce concours», souligne le même syndicaliste.

Ce dernier estime que les besoins ne sont pas encore « tout à fait connus» du moment que les listes des partants ne sont pas toutes finalisées en raison du retard pris par certaines directions de l’éducation dans le dépôt, l’acheminement et le traitement des demandes de départ des fonctionnaires. Le Cela craint que le ministère ne soit de nouveau contraint de recourir au recrutement de contractuels avec toutes les difficultés de gestion de leurs dossiers.

Pour le Syndicat national autonome des professeurs du secondaire et du technique (Snapest), le ministère, à travers l’organisation du concours et l’exploitation des listes d’attente, ne vise pas la création de nouveaux postes budgétaires, mais uniquement le remplacement des départs en retraite. « Ce qui va nous donner à la rentrée des classes surchargées.

Le département de l’Education n’aura fait que couvrir le strict minimum, tandis que les besoins réels dépassent largement les chiffres annoncés», estime Meziane Meriane, coordinateur national de ce syndicat. Ce dernier estime que « la suppression de la retraite anticipée à travers la révision de la loi sur le travail est une réponse aux réserves du Fonds monétaires international pour la réduction des effectifs et l’absorption de la masse salariale».

Le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste) s’interroge sur la base selon laquelle le nombre de 10 009 enseignants à recruter a été calculé. Pour Messaoud Boudiba, secrétaire national à la communication au Cnapeste, « le secteur comptait, au lendemain de la fin de l’exploitation des listes d’attente issues du concours d’avril 2016, un déficit de 6500 enseignants rien que pour les matières de maths, physique et sciences naturelles». M. Boudiba signale des « zones d’incompréhension» concernant le nombre total des enseignants qui seront recrutés par voie de concours, sachant que les besoins dépasseront les 41 000 postes.

« Pourquoi recourir aux listes d’attente si les besoins sont déjà connus ?» s’interroge le même syndicaliste qui rappelle que le bilan final de l’exploitation des listes issues du dernier concours n’est pas connu avec l’abandon des postes par des professeurs issus de l’épreuve et le refus de rejoindre les postes dans le cadre de la liste nationale.

Le secteur fait face à une véritable saignée avec le départ massif à la retraite en raison de la révision de la loi qui met fin à la retraite anticipée après 32 ans de service. « L’annonce de cette mesure a en effet vidé le secteur de ses effectifs, mais la tendance retrouvera son rythme naturel avec l’entrée en vigueur des dispositions de la nouvelle loi sur la retraite», estime Idir Achour.

A rappeler que 700 000 candidats se sont inscrits aux épreuves écrites pour le concours de recrutement de 14 627 fonctionnaires pour sept grades, dont 10 009 enseignants du moyen et du secondaire. Le concours concerne toutes les matières enseignées, mais une grande partie des postes est accordée aux mathématiques et à la physique, matières pour lesquelles le ministère a des difficultés à trouver des enseignants.

93 260 enseignants ont été recrutés ces deux dernières années, en plus des 10 009 postes à pourvoir dans les cycles moyen et secondaire. 66 869 enseignants ont été recrutés durant l’année 2016, dont 28 867 sur la base du concours d’avril 2016 et 38 002 autres à travers l’exploitation des listes d’attente découlant du même concours. Pour le primaire, le recrutement se fera à travers la liste d’attente de 2016, convient-il encore de rappeler.
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Un nouvel ambassadeur américain à Alger

Publié le 24/06/2017, par dans Non classé.

Diplômé de la célèbre université Georgetown, John Desrocher était, il y a encore quelques jours, sous-secrétaire d’Etat en charge des affaires de l’Egypte et du Maghreb au département d’Etat américain.
John Desrocher est le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Algérie. L’annonce a été officialisée jeudi par le ministère algérien des Affaires étrangères. Il remplace Joan Polaschik, en poste depuis 2014. Diplômé de la célèbre université Georgetown, John Desrocher était, il y a encore quelques jours, sous-secrétaire d’Etat en charge des affaires de l’Egypte et du Maghreb au département d’Etat américain.

Auparavant, le diplomate a successivement été consul général des Etats-Unis en Nouvelle-Zélande entre 2006 et 2009 ; puis, il a rejoint l’ambassade américaine à Baghdad comme ministre conseiller pour la Coordination économique et responsable des questions de politique économique américano-irakiennes, entre 2009 et 2010. Il a également occupé le poste de directeur du Bureau des affaires irakiennes au département d’Etat.

Sur le site du département d’Etat, la fiche de John Desrocher indique que le diplomate a « une vaste expérience dans le commerce international et dans les questions du Moyen-Orient», ayant également servi au profit des affaires économiques et politiques à l’ambassade américaine au Caire (Egypte). Le département d’Etat ajoute qu’il a « participé aux négociations économiques palestino-israéliennes alors qu’il était employé au consulat général des Etats-Unis à Jérusalem à la fin des années 1990».

En février, le nouvel ambassadeur recevait une délégation parlementaire algérienne en visite à Washington, composée du vice-président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Djamel Bouras, de la sénatrice Hafida Benchehida, du porte-parole du RND, Seddik Chiheb, et du président du groupe d’amitié parlementaire algéro-américain, Abdelkrim Meheni.

Lors de cette rencontre, celui qui n’était pas encore ambassadeur à Alger a réaffirmé d’une manière très claire que les Etats-Unis appréciaient la stabilité de l’Algérie qui permet d’œuvrer ensemble à la stabilisation de la région. Il a par ailleurs affirmé qu’Alger est un partenaire « solide» des Etats-Unis, et joue « un rôle constructif» dans la promotion de la stabilité régionale.

Le diplomate américain a souligné, à ce titre, la contribution de l’Algérie dans le règlement du conflit libyen, en relevant qu’Alger et Washington déployaient des efforts pour rassembler les Libyens autour d’une solution inclusive qui préserve l’unité de la Libye, son intégrité territoriale et la cohésion de son peuple.

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UDS : «Le professeur Karoui a été assassiné par un système politique pourri»

Publié le 24/06/2017, par dans Non classé.

Le parti de Karim Tabbou, Union démocratique et sociale (UDS), condamne vivement l’assassinat de l’enseignant universitaire Karoui Bachir Sarhane par deux étudiants.
Dans une déclaration rendue publique hier, cette formation, non agréée, considère que ce crime est le résultat de l’impunité des actes de violence commis dans les campus et résidences universitaires. « Quelle ignominie pour l’université et pour tous ceux qui ont en charge le secteur de l’enseignement supérieur dans notre pays !» s’emporte l’UDS, pour qui « M. Karoui a été assassiné non pas par des étudiants, mais par un système politique pourri dont l’éducation nationale et l’enseignement supérieur en sont les victimes».

Cette formation estime qu’il est impératif que l’université retrouve ses repères et sa vocation. « L’université se doit d’être l’arène où se livrent les grandes batailles pour la découverte, la conquête, la compréhension et la maîtrise de l’univers, dans le but d’apporter une contribution déterminante, non pas seulement à la science en général mais aussi et surtout au progrès et à l’épanouissement de l’homme, de la société et de l’humanité toute entière», soutient cette formation politique. Lire la suite

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Tebboune ne convainc pas l’opposition

Publié le 24/06/2017, par dans Non classé.

Le plan d’action du gouvernement « est une sorte de dépliant, un ensemble de mesures sans délai précis, pas même une vision pour l’année prochaine», critique le Front des forces socialistes (FFS), qui s’est abstenu de voter le plan Tebboune.
Le plan d’action du gouvernement est passé hier au vote de la 1re Chambre du Parlement. En à peine trois jours, le plan de Tebboune a été présenté, débattu et emballé pour conduire les affaires de l’Etat. Le plan d’action du gouvernement « est une sorte de dépliant, un ensemble de mesures sans délai précis, pas même une vision pour l’année prochaine», critique le Front des forces socialistes (FFS) qui s’est abstenu de voter le plan Tebboune.

Tout en dénonçant la non-présentation du bilan du gouvernement précédent comme le stipule la Constitution, le FFS estime que le plan présenté par M. Tebboune « est loin de répondre aux défis auxquels le pays fait face». Le chef du groupe parlementaire du FFS, Chafaâ Bouaïche, considère que la situation ne permet ni l’ironie ni l’approximation.

Il fait remarquer que M. Tebboune a recyclé dans son plan d’action deux documents adoptés par le gouvernement Sellal, à savoir le « nouveau modèle de croissance économique» adopté en juillet 2016, et le programme sur l’efficience énergétique adopté en 2012. « Comment justifier un programme d’action puisé de documents datés d’avant la crise et la chute drastique des prix du pétrole ? N’aurait-il pas fallu établir un diagnostic actualisé de la situation ?» dénonce Chafaâ Bouaïche qui a retenu aussi l’absence de réponses à court terme pour régler cette situation de crise.

« Le gouvernement ne pense qu’à préserver les équilibres budgétaires comme exigé par les institutions financières internationales, en limitant les dépenses publiques avec le risque de recourir aux solutions de facilité très coûteuses pour les citoyens, notamment à travers l’augmentation de la charge fiscale pour les salariés, ignorant encore une fois le large segment de l’évasion fiscale et l’économie informelle», indique encore le même représentant du FFS.

Ce parti a d’ailleurs opté hier soir pour l’abstention. « Comment adopter un tel programme qui dresse un tapis rouge aux investissements étrangers directs et menace de privatiser les entreprises publiques ?» interroge Bouaïche en soulignant que la rente a permis d’acheter la paix sociale, mais aussi la paix entre les clans du pouvoir. « Le danger qui menace le pays est dans la jonction entre les clans du pouvoir et les alliances internationales autour d’intérêts contraires à ceux du pays», dit-il.

Le Parti des travailleurs (PT) a, pour sa part, salué hier l’évocation par M. Tebboune de la question de la séparation de l’argent avec les affaires de l’Etat et demande la promulgation de lois condamnant les abus d’influence et mettant fin à l’impunité. Le PT plaide pour un bilan détaillé de toutes les exemptions d’impôts, de la politique des privatisations et du non-respect des cahiers des charges, mais aussi une révision du code des investissements qui est un ensemble d’avantages pour les hommes d’affaires nationaux et étrangers.

Djelloul Djoudi, chef du groupe parlementaire du PT, a préféré axer sa communication sur les propositions de son parti et non pas sur le plan d’action du gouvernement. Il demande entre autres propositions de réhabiliter le monopole de l’Etat sur le commerce extérieur, en sus du système des licences d’importation afin, dit-il, de mieux contrôler les lobbys de l’import-export.

Ceci et de plaider pour une révision des mesures d’austérité touchant les couches vulnérables de la société. « Vous avez assuré que l’Etat n’abandonnera pas les acquis sociaux, ne pensez-vous pas alors qu’il faille préserver le pouvoir d’achat des citoyens ?» dira Djelloul Djoudi en notant que son parti attend de voir sur le terrain les décisions de lutte contre la corruption et la révision des lois antiéconomiques et antisociales.

Atmane Mazouz, député RCD, a, quant à lui, adressé une réponse mercredi dernier à M. Tebboune en notant que son texte « est un recueil d’intentions semblable aux échecs de ceux qui vous ont précédé à ce poste. Votre copie semble dénuée de toute stratégie de sortie de crise et nous avons du mal à déceler une quelconque volonté politique à y faire face». Lire la suite

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Renvoi de l’affaire au juge d’instruction près le tribunal de Tipasa

Publié le 24/06/2017, par dans Non classé.

Le procureur de la République près le tribunal de Tipasa a ordonné, selon l’APS, jeudi, le renvoi du dossier de l’affaire du meurtre du professeur universitaire Bachir Sarhane Karaoui par les deux frères jumeaux au juge d’instruction près le même tribunal, avec le chef d’accusation d' »homicide volontaire avec préméditation et guet-apens», a-t-on appris de sources concordantes.
Les mêmes sources ont ajouté que le procureur de la République a délivré une ordonnance de renvoi du dossier de l’affaire auprès du juge d’instruction près le même tribunal, après avoir auditionné les deux suspects, H. M. et H. A., qui lui ont été présentés jeudi par les services de la police judiciaire de la wilaya. Pour sa part, le juge d’instruction a commencé l’audition des deux prévenus, avant d’ordonner leur mise en détention préventive, selon les échos recueillis par l’APS, dans le périmètre du tribunal.

Le secret et la retenue demeurent les maîtres-mots dans cette affaire de meurtre, entourée d’un grand silence du procureur de la République près le tribunal de Tipasa qui s’est refusé à tout commentaire sous le sceau du secret de l’enquête. Pour rappel, des sources sécuritaires ont affirmé l’inexistence d’une relation quelconque entre ce crime ignoble, comme qualifié par le ministre de l’Enseignement supérieur, et l’université.
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