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Le Snategs tient son sit-in

Publié le 21/01/2018, par dans Non classé.

A Alger, la police s’était déployée en force sur les places publiques pour empêcher un autre rassemblement auquel a appelé le Syndicat autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snategs) pour dénoncer les conséquences de la loi de finances 2018.
« Nous avons pu nous rassembler durant dix minutes à 11h devant la Grande-Poste, avant que la police ne nous charge et nous transfère, qui à Blida, qui à Boumerdès, qui à Meftah, comme moi. Il y avait à notre rassemblement des adhérents du Snategs, des syndicalistes du Snapap, affiliés à la CGATA, mais aussi des libres de l’UGTA. Tous nos rassemblements, pas seulement à Alger, ont été empêchés», s’indigne le président du syndicat autonome, Raouf Mellal.

Porte-parole de la Fédération éducation du Snapap, Nabil Ferguenis s’indigne contre les atteintes aux libertés syndicales. « Des femmes du Snapap ont été arrêtées. Elles viennent d’être relâchées. C’est grave ce qui se passe dans notre pays. Alger est toujours interdite pour nous les Algériens», s’offusque M. Ferguenis. Le syndicat autonome du groupe Sonelgaz, dont la dissolution « volontaire» a été annoncée par le ministère du Travail, ne s’avoue pas vaincu. « Nous allons élargir notre action à d’autres organisations de la société civile. Nous ne quitterons plus jamais Alger. Notre réunion d’aujourd’hui (hier soir) permettra de tracer notre prochaine feuille de route», souligne M. Mellal. Lire la suite

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Ces pays qui ont engagé de vastes plans de réformes

Publié le 21/01/2018, par dans Non classé.

De nombreux pays, à l’instar de l’Allemagne, la Russie ou la Pologne ont engagé, durant les années 1990, des processus de privatisation avec des fortunes diverses.
Dans le cas allemand, l’action de la Treuhandanstalt, l’organisme créé en 1990 par le gouvernement d’Helmut Kohl pour mener à bien les privatisations et les restructurations industrielles de l’ex-RDA, a laissé un souvenir mitigé et une dette importante à la charge de l’Etat allemand.

Lorsque ce fonds est né en mars 1990, la tâche était colossale : il s’agissait de mettre sur le marché 14 600 entreprises socialistes regroupant 4 millions d’employés.

La valeur des entreprises était alors estimée à 600 milliards de marks. Etaient également à vendre 2,4 millions d’hectares de terres arables et de forêts ainsi que la fortune de la police politique (Stasi) et les biens de l’ancienne armée est-allemande. Ce processus a été marqué par des scandales en série : ventes douteuses, enrichissement, cession de biens en dessous de leur valeur…

Cette privatisation à pas de géant s’était soldée par un effondrement de l’économie est-allemande : le nombre d’emplois des entreprises privatisées est passé de 4,1 millions mi-1990 à 1,24 million au 1er avril 1992. Au moment de sa liquidation en 1994, la société fiduciaire chargée de mettre en œuvre le plan de privatisation, affichait un passif de 270 milliards de marks.

Cela dit, le bilan comptait quelques succès, comme la privatisation des chantiers navals de la mer Baltique, toujours en activité.
En Russie, à la suite de la dislocation de l’Union soviétique, le président Boris Eltsine, poussé par les Etats-Unis et la Banque mondiale, procédait à des réformes économiques ultralibérales, en espérant susciter la croissance.

A partir de 1992, le pays privatisait massivement et une « thérapie de choc» était lancée à partir de 1994 : 50% du secteur public (plus de
100 000 entreprises d’Etat) était alors privatisé.

Dans un contexte de privatisations hâtives et d’inflation persistante, la transition s’est d’abord traduite par une quasi-division par deux du produit intérieur brut (PIB).

Le chômage, qui s’élevait à moins de 0,1% de la population active au début des années 1990, avait grimpé à 0,8% en 1992 et jusqu’à 7,5% en 1994, quatre fois plus vite qu’en Biélorussie (0,5% en 1992 et 2,1% en 1994), qui a adopté une méthode plus graduelle de libéralisation.
Le niveau d’inégalité en Russie était devenu comparable à celui des sociétés latino-américaines.

Les privatisations profitaient à un petit groupe de personnes (oligarques), qui, grâce à la corruption des fonctionnaires et même de l’entourage du Président, arrivaient à bâtir des fortunes colossales.

A l’instar de la Russie, la Pologne, un pays post-communiste d’Europe centrale, a reconverti son économie de type socialiste vers une économie de marché à partir des années 1990. Un vaste programme de réformes connu sous le nom de « thérapie de choc» a été lancé par le ministre des Finances de Leszek Balcerowicz.

Ce programme, fortement contesté par certains populistes à l’époque, prévoyait une monnaie convertible, la suppression de presque tous les contrôles des prix, l’institution d’un contrôle des salaires et la privatisation de nombreuses entreprises.

Néanmoins, cette restructuration rigoureuse provoquait dans un premier temps une augmentation rapide du chômage qui atteignait un niveau élevé au début des années 1990 (18% de la population active), et la diminution du revenu disponible, en raison d’une inflation galopante (43% en 1992).

Le produit intérieur brut (PIB) polonais chutait de 18,3% durant la période 1990-1991.
La loi dite de « privatisation de masse», en mai 1993, avait permis la privatisation de 600 grandes entreprises industrielles représentant entre 15 et 20% de la production industrielle polonaise et 10% du PIB de la Pologne.

Après deux années de récession, l’économie polonaise commença à se remettre sur les rails. La croissance annuelle du pays connaît une forte hausse : 2,6% en 1992, 3,8% en 1993, 7% en 1995 et 5,6% en 1997
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Algérie Poste lance sa nouvelle plateforme monétique

Publié le 21/01/2018, par dans Non classé.

L’opérateur public Algérie Poste (AP) a procédé, hier à Alger, au lancement d’une nouvelle plateforme monétique permettant le paiement en ligne de factures et la recharge de l’ADSL (internet haut débit fixe) et de l’internet mobile à travers sa carte électronique Edahabia. La cérémonie de lancement de cette plateforme s’est déroulée en présence de la ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, Imane Houda Feraoun, et du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh.

Le directeur général d’AP, Abdelkrim Dahmani, a indiqué à la presse avoir conclu des contrats avec les opérateurs publics Algérie Télécom et Mobilis pour la généralisation du paiement en ligne des factures, des recharges téléphoniques et de l’internet (ADSL et mobile) via la carte monétique Edahabia d’AP. Il a précisé que plus de 3 millions de clients d’Algérie Poste ont reçu leur carte Edahabia et que 4 millions de ces cartes monétiques ont été déjà fabriquées et se trouvent actuellement au niveau du réseau postal pour être délivrées, ajoutant que cette opération s’inscrit dans le cadre de la modernisation des moyens de paiement et pour stimuler l’usage de la carte monétique d’Algérie Poste. La nouvelle plateforme monétique d’AP permet le traitement sécurisé des transactions de paiement électroniques des services via la carte Edahabia en garantissant « la confidentialité et la sécurité des échanges des données», a-t-il affirmé. Le directeur général d’AP a annoncé également avoir initié, en concertation avec la wilaya d’Alger, un programme de densification postale spéciale de la capitale pour fournir « un service public postal de qualité».

Ce programme sera réalisé en concertation avec l’Agence foncière de la wilaya d’Alger avec laquelle AP a signé une convention dans ce sens, a-t-il ajouté. Cet accord prévoit la mise en place de 19 établissements postaux à travers la
wilaya d’Alger au titre du nouveau plan d’aménagement 2030. Lire la suite

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Alger ville interdite

Publié le 21/01/2018, par dans Non classé.

Alger était hier en état de siège. Les automobilistes étaient coincés une bonne partie de la journée sur des axes routiers de la capitale, à Reghaïa, Rouiba, Bab Ezzouar, Dar El Beida, Sidi Moussa, etc.
Un important dispositif sécuritaire était déployé sur l’autoroute Est-Ouest et aux différentes entrées d’Alger pour empêcher la convergence vers la capitale des anciens militaires de l’ANP.

Des échauffourées ont éclaté sur certains axes à Sétif, Mila, Lakhdaria (Bouira), etc. Des blessés ont été signalés parmi les ex-militaires.
Le gros des protestataires venait des régions de l’Est du pays (Khenchela, Souk Ahras, Annaba, Bouira, etc.). « Nous sommes décidés plus que jamais à nous rassembler à Alger.

Notre mot d’ordre : atteindre la capitale et nous y installer jusqu’à satisfaction de nos revendications. Les services de sécurité, tous corps confondus (gendarmerie, police) étaient là pour nous empêcher de marcher déjà la veille (samedi). Mais nous sommes déterminés à nous rassembler à Alger, quitte à faire tout le trajet à pied», signale un ex-militaire de Khenchela, qui n’a pas souhaité révéler son identité de crainte de représailles de son ancienne hiérarchie.

Revendication primordiale des marcheurs : la libération de trois des porte-parole de la coordination des anciens militaires dont le procès ne s’est pas encore tenu, plus de quatre mois après leur interpellation. « Il y a une plateforme de revendications pour chacune des trois catégories (retraités, radiés et invalides).

Mais aujourd’hui, nous avons une seule et unique préoccupation : que nos trois chefs, El Biri, Aziz et Salim soient libérés !», signale un des anciens collègues des trois militaires. La coordination des anciens militaires maintient son mouvement de protestation pour faire aboutir ses revendications socioprofessionnelles.

La dernière tentative de rassemblement s’est déroulée à Blida, où la police a dispersé par la force les protestataires. « Il y a au moins 1300 radiés dans la seule wilaya de Bouira. Beaucoup de mes camarades sont atteints de maladies psychiatriques dues aux séquelles des années de terrorisme. Ils ne peuvent même pas postuler à des postes vu que leur casier judiciaire n’est pas vierge. Pourquoi le MDN les a abandonnés ?» s’interroge un ex-militaire radié originaire de Bouira.

« Nos camarades qui ont tout donné pour leur pays n’ont pas de quoi vivre. Comment un invalide peut-il s’en sortir avec une pension de misère ? Il n’a même pas de quoi s’acheter des prothèses», s’offusque son camarade touché par une mine artisanale lors d’un accrochage au plus fort des années de terrorisme. Les militaires s’indignent de l' »inaction» du ministère de la Défense nationale (MDN) et menacent de tenter de marcher sur Alger.

« Le MDN n’a pas satisfait nos revendications malgré des promesses. Les pourparlers n’ont pas abouti. Ce soir encore, des camarades marcheront sur Alger. Moi-même je serai sur la route à minuit», signale le militaire de Bouira, qui précise que ses camarades des wilayas du Centre se joindront à lui.
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Ouyahia : « Si le président Bouteflika veut aller à un 5e mandat, je serais à ses côtés »

Publié le 20/01/2018, par dans Non classé.

Le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia s’est exprimé, aujourd’hui samedi à Alger, sur les questions relatives à l’ouverture du capital des entreprises publiques, la lutte des clans au sein du pouvoir et sur ses ambitions présidentielles.
Ahmed Ouyahia a tenté d’atténuer l’impact de l’instruction qui lui a été adressée par le Chef de l’Etat au sujet de la charte signée en décembre dernier par le gouvernement, le patronat et l’UGTA, concernant le partenariat public-privé (PPP).  » L’instruction sage du président a permis d’apaiser le pays », a déclaré Ouyahia lors d’une conférence de presse organisée, ce matin, à l’issue des travaux du conseil national de son parti. Et d’ajouter :  » si la communication ne marche pas très bien au sein de l’exécutif, c’est moi le capitaine d’équipe de l’exécutif, c’est moi qui doit avoir un carton rouge. Je l’assume ».Il a affirmé en somme que l’ouverture du capital des entreprises publiques, proposée lors de la tripartite de 2016, ne sera pas remise en cause bien que  » c’est le président Bouteflika qui tranche dans tous les dossiers « .

Le SG du RND a nié l’existence d’une lutte de clans au sein du pouvoir algérien :  » Dans l’appareil de l’exécutif, il n’y en a pas et ne peut pas y en avoir. Le président n’a pas besoin de me rappeler à l’ordre. Il m’a nommé, il peut me démettre, c’est cela le fonctionnement d’une République dans un régime semi-présidentiel. Au sein du pouvoir, en tant que structure, il n’y a pas de lutte de clans. C’est mon opinion… ».

Evoquant ses ambitions présidentielles – qui seraient à l’origine des attaques dont il fait l’objet de la part de différentes figures du pouvoir- il a affirmé:  » je ne serai jamais candidat contre le président Abdelaziz Bouteflika. Si le président Bouteflika veut aller à un 5e mandant, il est définitivement établi que je serai à ses côtés…».

Pour expliquer les critiques qui le visent régulièrement, il a indiqué  » on tire sur moi, je crois que c’est le sort naturel d’un Premier ministre en Algérie. Mais peut-être pour avoir fait des allers-retours, j’ai pu développer des écailles comme un crocodile. En tout cas je suis venu pour partir un jour ». Ouyahia a qualifié l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, d’homme  » ingrat ». Pour rappel, le SG du RND avait défendu Chakib Khellil, accusé de corruption, mais ce dernier ne s’est pas empêché de le critiquer. Quant à Ali Haddad, le président du FCE, il l’a désigné comme étant un  » ami et le principal partenaire économique »

Ahmed Ouyahia a annoncé, d’autre part, que  » les marches à Alger demeureront interdites tant qu’on ne sait pas marcher dans le calme ». Il a d’ailleurs pris la défense des policiers qui ont utilisé récemment leurs matraques pour mater les médecins résidents au CHU Mustapha. Selon lui, plusieurs policiers ont été blessés lors de la manifestation des médecins !! Lire la suite

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«Ne plus compter sur les recettes du pétrole et du gaz»

Publié le 20/01/2018, par dans Non classé.

L’Etat est déterminé à soutenir le développement de l’ensemble des communes en toutes circonstances», a affirmé le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, lors de son allocution prononcée à l’ouverture, jeudi, de la rencontre d’orientation nationale des présidents des Assemblées populaires communales et de wilaya (APC-APW).

Face aux craintes des nouveaux élus de devoir faire face aux doléances de leurs administrés alors que l’Etat a décidé de leur sucrer une bonne partie de leurs budgets, le ministre s’est voulu rassurant et a rappelé que le président Bouteflika « a accordé toute l’importance au développement durable pour lequel il a mobilisé les ressources financières nécessaires, des ressources, qui ne cessent de croître et qui se sont élevées à 100 milliards de dinars, consacrées au soutien des programmes de développement communaux en 2018», a déclaré le ministre, selon l’APS.

« Cette enveloppe financière dissipe tous les doutes, trace la continuité et réaffirme l’attachement de l’Etat à soutenir le développement de l’ensemble de ses communes en toutes circonstances», s’est engagé M. Bedoui, tout en demandant aux élus de ne plus compter sur l’Etat pour leurs ressources financières. « Ces ressources existent, mais nous ne les voyons pas, car nous comptions sur les recettes du pétrole et du gaz», a-t-il ajouté.

L’autre annonce attendue concerne le code des Collectivités locales, toujours en cours d’élaboration au ministère de l’Intérieur. Le ministre en a tracé les grandes orientations devant les élus. Un code qui doit permettre de valoriser et diversifier les ressources de la commune et améliorer les taux et « modes de recouvrement, optimiser les dépenses et garantir l’encadrement financier efficace aux projets de développement», a expliqué le ministre.

Concernant l’appui à l’investissement privé, M. Bedoui a évoqué la décision de « décentraliser l’aménagement des nouveaux parcs industriels afin d’en accélérer la réalisation et de garantir le foncier économique nécessaire au niveau de la wilaya».

Autre annonce faite par M. Bedoui : la simplification des procédures relatives à l’octroi des permis administratifs, notamment le permis de construction à travers le guichet unique, estimant que ces « facilitations» devraient aplanir tous les obstacles.

Par ailleurs, le ministre a demandé aux Assemblées de faire des propositions pour l’exploitation des locaux commerciaux réalisés dans le cadre du programme « 100 locaux par commune» et leur affectation à des activités au service du citoyen, qu’elles soient professionnelles ou commerciales, voire d’utilité publique. M. Bedoui s’est dit convaincu que la volonté des jeunes entrepreneurs permet, quand elle reçoit le soutien et l’accompagnement requis, de réaliser ce « qui est de l’ordre de l’impossible».

Lors de sa conférence de presse, le ministre a aussi annoncé que les premières assises nationales de la commune auront lieu avant la fin du premier semestre de 2018 et ont pour objectif l’évaluation des programmes de développement local et l’examen des propositions des élus locaux. Il a affirmé, à ce propos, que les élus locaux seront associés à tous les chantiers et projets de loi en cours d’élaboration, à l’instar des lois de la commune, de la wilaya, des finances et de la fiscalité locale. Lire la suite

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