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Une tentative de fraude déjouée à Khenchela et des bureaux désertés

Publié le 24/11/2017, par dans Non classé.

Quelques heures avant l’ouverture des bureaux de vote pour les élections aux Assemblées populaires communales et de wilaya, les services de la wilaya de Khenchela ont pris une décision « étonnante» : le changement des chefs de centre de vote, au chef-lieu de la wilaya, par les directeurs exécutifs.
Selon une source fiable, cette décision a été prise à la dernière minute par le wali après que des rapports, dont la source n’a pas été spécifiée, mettaient en garde contre de nombreux chefs de centre de vote « qui vont travailler pour faire passer un candidat particulier, un ancien élu qui a exercé plusieurs mandats depuis 15 ou 20 ans».

Les rapports indiquent que ces chefs de bureaux de vote « ont été choisis par les fonctionnaires de l’APC, où ils font entrer leurs connaissances (maarifa) afin d’assurer les résultats des élections en faveur de leur candidat». La chose étrange est que ce candidat a déposé un recours auprès de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) sur ce changement de dernière minute, qui semble avoir perturbé ses calculs.

Plusieurs autres candidats accusent ce candidat « particulier» de porter des modifications sur la carte démographique de la commune de Khenchela à des fins électorales, en profitant de son poste. Ils lui reprochent d’avoir domicilié 400 personnes à Khenchela, alors qu’elles n’y résident pas. Ces personnes se sont vu attribuer des certificats de résidence, ce qui a donc permis de lui constituer des électeurs potentiels pour cette échéance électorale.

Faible affluence

A Constantine, en dépit des appels du pied des pouvoirs publics pour une participation massive, la population, loin d’y répondre, a décidé, semble-il, en cette matinée, de déserter les bureaux de vote. C’est ce qu’on a pu constater en tout cas lors de notre visite, hier, à deux centres de vote, ceux du CEM Hamoudi Saïd, à Sidi Mabrouk supérieur, et de l’école primaire Messaoud Boudjeriou, au centre-ville dans le quartier de Saint-Jean.

L’affluence des citoyens était réduite à sa plus simple expression dans ces deux centres de vote où la participation vers 11h s’est limitée, selon certains des encadreurs du scrutin interrogés, à quelques personnes. Ce qui a poussé l’un d’eux à dire avec une pointe d’ironie : « Même les personnes âgées, qui d’habitude votaient tôt le matin, ont préféré aujourd’hui faire la grasse matinée.»

On a noté, à la faveur d’une petite virée au centre-ville, que certains produits de première nécessité, comme le lait en sachet qui disparaissait d’habitude des étals dès les premières heures de la matinée, étaient disponibles à profusion. L’administration locale a fait donc sienne l’adage qui dit que la fin justifie les moyens en cette journée électorale et tous les moyens ont, semble-t-il, été utilisés pour s’attirer les bonnes grâces des citoyens et les inciter à voter.

Ceci dit, concernant les chiffres avancés à travers les canaux officiels de l’administration locale, le taux de participation à 11h était de 5,84% pour les APC et de 5,24 % pour l’APW, alors qu’en 2012 les taux de participation pour les élections des Assemblées populaires communales et de wilaya n’avaient pas dépassé, à la même heure, le seuil des 3%. Ils ont atteint les 11% au pointage de 13h.

Le corps électoral dans la wilaya de Constantine s’élève à 575 321 électeurs qui ont choisi leurs représentants parmi les 11 listes en lice pour l’APW et 84 autres pour les APC. Notons par ailleurs que le nombre de bureaux de vote est de 1345, répartis sur 210 centres, pour lesquels 19 480 encadreurs ont été désignés par l’administration locale pour veiller au bon déroulement du scrutin.

Pas de bousculade

Ce n’était pas la bousculade habituelle vers 10h dans presque tous les bureaux de vote de la wilaya. La température n’y est pour rien puisqu’il faisait relativement doux. Le taux de participation officiel était de 7,71% pour les APC et de 7,74% pour l’APW. Il y avait plus de monde devant les bureaux que dedans.

Ce sont en effet les rabatteurs de voix qui faisaient l’animation de ce début de journée un peu morne. Le corps électoral d’El Tarf compte 319 612 électeurs qui peuvent voter dans 791 bureaux, dans les 24 communes. Il y a 459 candidats, dont 139 femmes pour les sièges de l’APW et 2595, dont 384 femmes pour les APC.

« La faute aux partis politiques»

Hier à 11h, le taux de participation était arrêté à 6,05% (soit 19 507 votants) pour les APC et à 6,11% (soit 19 682 votants) pour l’APW à Souk Ahras. Les partis politiques, en mal d’ancrage populaire dans leur majorité, ont trouvé du mal à faire sortir les électeurs en matinée, si bien qu’un grand nombre de bureaux de vote étaient totalement vides jusqu’à midi.

Ceux qui misent sur la gent féminine attendent, à l’heure où nous rédigeons cet article, une meilleure mobilisation de la part des formations politiques, minées, pour rappel, par les clivages internes et des animosités dues aux confections des listes, faites toutes dans la protestation.

« Une campagne électorale menée dans un climat de dissidence et de précipitation, sans compter les choix de certains candidats, ne peut qu’aboutir à tels résultats», a déclaré un votant qui se dit, pourtant, convaincu que le choix du nouveau maire doit passer par les urnes. Pour d’autres personnes questionnées à ce sujet, l’heure est d’abord à l’assainissement de toutes ces formations politiques qui « naissent» à l’approche de chaque échéance électorale et « disparaissent» le lendemain, comme par enchantement, laissant derrière elles des cartels financiers qui auront toute latitude de plumer le peuple dans une impunité totale.

Au passage de quelques véhicules de candidats, l’ambiance était à l’indifférence, hier, et les navettes à bord des véhicules personnels des militants de certains partis politiques n’ont pu produire les effets escomptés, car une bonne partie des fonctionnaires a mis à profit ce jour chômé pour vaquer à d’autres affaires. Un jeune universitaire a résumé sa position dans les propos suivants : « Au vu de toutes ces fortunes amassées en cinq années par les maires de Souk Ahras, je conçois autrement l’exercice du droit électoral… j’abrège : c’est la faute aux partis Lire la suite

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Très affaibli, le Président apparaît avec ses deux frères et ses deux neveux

Publié le 24/11/2017, par dans Non classé.

C’est un homme affaibli, assis sur sa chaise roulante, la tête légèrement penchée vers l’avant, le visage tuméfié, les yeux hagards et figés. C’est l’état dans lequel est apparu hier, vers 11h30, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, à l’école Bachir El Ibrahimi d’El Biar, à Alger.
Cela fait plus de deux heures que les nombreux représentants des médias attendent son arrivée à bord d’une Mercedes, noire, aménagée spécialement pour lui. Sous une surveillance accrue des gardes qui veillent à couper tout contact entre lui et la presse, il avance doucement vers le bureau numéro 034, où de nombreux photographes regroupés sur l’estrade de la classe l’attendaient.

C’est son frère, Saïd qui l’aide à prendre les bulletins de vote, avant de tirer le rideau de l’isoloir. Quelques minutes lui ont suffi pour sortir avec une enveloppe, qu’il a glissé d’une main et d’un geste ralenti, dans l’urne transparente, sous les caméras, les flashs des appareils photo et le regard intéressé de ses deux très jeunes neveux. L’un d’eux lui tient la main, pour rouler vers la cour.

Contrairement aux législatives du 4 mai, le Président apparaît vraiment fatigué. Le regard qu’il lance aux nombreux journalistes est absent. Sa chaise roulante s’arrête néanmoins au seuil de la porte de sortie. Avec la main gauche qu’il soulève difficilement, de temps à autre, il serre la main du wali et du chef de daïra, tout en se gardant de parler.

Il est 11h45, la voiture officielle quitte l’école. Contrairement à ses habitudes, son frère Saïd n’était pas au-devant de la scène. Très discret, il a évité les gros plans et s’est mis un peu loin des journalistes, laissant son frère Nacer, plus visible, échangeant des saluts de la main et des sourires avec la presse. Lire la suite

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L’absence de confiance dans le gouvernement explique l’abstinence des jeunes

Publié le 24/11/2017, par dans Non classé.

La défection des jeunes à l’égard des urnes s’explique par leur défiance envers le gouvernement, auquel ils n’accordent pas une once de crédit.
Pour des milliers, voire pour des millions de jeunes Algériens en âge d’étudier ou de travailler, le vote est vu plus comme un marché de dupes dont les premières victimes sont les « non-pistonnés», les moins « épaulées» par les hommes placés dans les hautes sphères de l’administration, du gouvernement et de l’Etat. Le vote est perçu par eux plus comme un moyen de reconduire les mêmes figures politiques désuètes, pâles, défigurées et vieillottes, à la tête du gouvernement, que destiné à changer radicalement leur présent et avenir, qu’ils voient grevé d’incertitudes et d’hypothèques.

Lorsque l’on voit des milliers de jeunes se pressaient devant les chancelleries occidentales à Alger pour solliciter des visas de « touristes» ou d’études, et lorsque l’Institut français d’Alger (ex-Centre culturel français) se trouve régulièrement pris d’assaut par une foule de jeunes en quête des mêmes documents qui leur permettront de quitter le pays sans retour, on comprend dès lors le peu de confiance que ces masses accordent au vote et, partant, au gouvernement

Quant aux personnes âgées, troisième et quatrième âge, elles n’ont en vue que « la sécurité», la paix et la stabilité du pays. Or, pour ces personnes, Bouteflika aura été leur « garant» essentiel. Outre ce sentiment rassurant, ces personnes âgées savent gré au Président d’avoir, dès son « intronisation» à la tête de l’Etat, institué des primes et des bourses en faveur des indigents et aux catégories à faibles revenus (chômeurs depuis la naissance, femmes divorcées, veuves…).

Ces filets matériels de sécurité auront joué un rôle déterminant dans la participation de ces catégories au vote. L’absentéisme des jeunes tient lui à plusieurs facteurs, dont le plus déterminant est l’absence quasi absolue de confiance dans le gouvernement actuel et dans le pays dont ils voient l’avenir sans perspectives pour eux, et des plus sombre. D’où l’envie qui les prend de quitter le pays à destination de l’Eldorado de leur rêve : l’Europe. Le phénomène des harraga, qui s’échouent au large des côtes, en est le témoignage éclatant.

Le manque de perspectives économique, démocratique et de justice sociale, joint à la morosité de l’ambiance sociale, voilà qui détourne les jeunes du vote, du pays et même de l’amour de la patrie.

Pour inverser cette tendance à la fuite des énergies de la nation, de ces forces vives, au profit d’autres pays, il n’est de meilleure politique que de revoir de fond en comble les modalités d’allocation des ressources, et la manière dont sont accordés les crédits à des entreprises publiques et privées dispendieuses, et souvent corrompues ; toutes les entreprises qui ne génèrent ni richesse ni emploi des jeunes, devraient être redressées, et l’Ansej, qui a été sans doute créée avec de bonnes intentions, est devenue, comme chacun le sait, non pas un employeur de jeunes, mais le corrupteur d’une bonne part d’entre eux…

C’est en mettant fin au gaspillage des deniers publics et en accordant la priorité à la compétence et aux investissements productifs que l’on pourra retenir ces jeunes rivés au terroir.
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Le FFS et El Islah dénoncent une fraude

Publié le 24/11/2017, par dans Non classé.

Ce double scrutin, qui n’a pas été suivi par les Constantinois, a déjà présenté quelques surprises. Commençant par la plainte des représentants du FFS et El Islah.
Ces derniers se sont rapprochés, la matinée du jeudi, de la Haute instance indépendante de surveillance des élections, pour dénoncer une fraude établie par l’administration, selon une source bien au fait du déroulement des élections. « Les plaignants ont affirmé que l’administration leur a exigé deux autorisations (une pour l’APW et l’autre pour l’APC) afin qu’ils puissent obtenir les deux PV des élections. Pourtant, ils n’ont qu’une seule autorisation fournie par leurs partis pour les deux élections.

Les représentants du FFS et El Islah ont jugé que ce comportement est voulu par l’administration, et cela insinue une probable fraude», a affirmé notre source. Cette dernière a ajouté que l’un des représentants d’El Islah a frappé, début d’après-midi, le directeur du centre Ben Abdelmalek Ramdhan, sis à l’UV1 dans la ville de Ali Mendjeli.

Le responsable du centre a déposé une plainte contre son agresseur, mais l’a retirée après l’intervention du secrétaire de wilaya de ce parti. Un autre incident a mis en doute les pourcentages livrés par les autorités concernées. Car, bizarrement, l’ENTV ainsi que l’APS ont annoncé que les taux de participation enregistrés à 11h pour l’APC et l’APW de Constantine étaient respectivement de 3,67% et 3,61%. Ce qui est inférieur aux taux dévoilés par le centre de presse de Constantine. Pourtant la source est la même, la DRAG en l’occurrence !
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Grabuges, irrégularités et dépassements

Publié le 24/11/2017, par dans Non classé.

L’opération de vote a été émaillée d’incidents et de dépassements à travers plusieurs centres de vote. La population dénonce le parti pris de l’administration et du vote des militaires à Bouira et à Béjaïa.
La situation a failli dégénérer aux premières heures de la matinée d’hier au niveau du centre de vote Amzal Ali, de la ville de Haizer, 10 km au nord-est de Bouira. Des centaines de citoyens en colère avaient procédé à la fermeture de tous les bureaux de vote, et ce, pour protester contre le vote massif des militaires, a-t-on constaté sur place. Des représentants des partis politiques en course pour les élections locales, notamment ceux du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), du Front des forces socialistes (FFS) et du Parti algérien vert pour le développement (PAVD) ont crié au scandale. Mobilisés, les protestataires ont décidé de bloquer l’opération de vote.

C’est la même situation vécue à l’occasion des élections locales de 2012 et de la présidentielle de 2014. L’opération de vote avait, pour rappel, tourné à l’émeute. Des citoyens et observateurs des huit listes électorales ont précisé que les bureaux de vote ont été pris d’assaut par des militaires du 52e régiment médical, dont la caserne est située sur la RN 33 reliant Bouira à Haizer. D’après les dires des mécontents, le nombre de militaires inscrits sur le fichier électoral est important.

« Le nombre des militaires électeurs ont été rajoutés sur le fichier électoral, alors que le nombre était de 65 inscrits. C’est une fraude organisée au profit des partis du pouvoir», a-t-on dénoncé. D’autres enchaînent et ajoutent que « le pouvoir n’a jamais tenu ses engagements et il vient encore une fois de prouver, et de manière honteuse le recours à ces procédés en mobilisant des militaires pour voter au profit des partis au pouvoir. La honte !», crie un militant du RCD.

Et d’ajouter : « Ce sont ces pratiques qui poussent la population à la révolte et à l’émeute.» L’opération de vote a été suspendue durant plus d’une heure. Les bureaux de vote ont été rouverts après l’intervention du chef de daïra qui a procédé à l’annulation des premiers bulletins et en interdisant aux militaires d’accéder au centre en question. Des renforts impressionnants des services de police et de la Gendarmerie nationale ont été déployés dans la région, surtout que la veille des jeunes ont brûlé des pneus à proximité du siège de l’APC de Taghzout.

Des appels au boycott

A Ahnif, à l’est de la wilaya, des candidats des partis de l’opposition ont dénoncé le parti pris de l’administration en faveur des partis au pouvoir. « Il y a beaucoup de personnes en possession des cartes de vote mais qui n’existent pas dans les fichiers. Pourtant, ce fichier est national. Ici à Ahnif, il y a un manque d’au moins 300 inscrits», a dénoncé un candidat de la liste FFS. Dans la localité de Raffour, commune de M’Chedallah, une urne APW saccagée a été remplacée par une autre.

Dans le quartier déshérité d’Ouled Bouchia, au chef-lieu de Bouira, des slogans appelant au boycott des élections ont été apposés sur tous les murs des écoles. Ce sont notamment les paroles d’Anès Tina dans son dernier clip Rani Zaâfane qui ont été reprises. Par ailleurs, l’opération de vote s’est déroulée sans incident à travers d’autres localités de la wilaya, où nous avons effectué une tournée hier.

C’est le cas notamment au chef-lieu de wilaya, à Aïn Bessem, Chorfa, Ath Mansour, Aghbalou et autres. A 17h, le taux de participation pour les APC s’est établi à 31,15% contre 27,77% pour l’APW. De son côté, Mme Dalila Saoudi, présidente de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) de la wilaya de Bouira a affirmé que « plusieurs anomalies liées au déroulement du scrutin ont été enregistrées. Mais celles-ci ont été vite résolues.»

Anarchie et bagarres dans les bureaux de vote

Dans la wilaya de Boumerdès, les élections se sont déroulées relativement dans le calme, mais les comportements irresponsables de certains candidats et leurs sympathisants ont réduit de la crédibilité de cette opération de vote. Ainsi, si certains ont poursuivi la campagne dans et devant les centres du vote, d’autres en sont venus aux mains pour régler leurs comptes avec leurs concurrents politiques.

Des bagarres entre têtes de liste ont ainsi éclaté à Boudouaou El Bahri, au centre du 1er Novembre à Boumerdès et à Koudiet Larayes (Légata) en raison, entre autres, du manque d’imprimés de certains partis et l’absence de certains noms d’électeurs sur le fichier électoral. A 17h, le taux de participation était de 30,46% pour les APC et 28,66% pour l’APW.

La défection des électeurs était prévisible tant rien de concret ne leur a été présenté par les partis en lice pour améliorer leur vécu. A Boumerdès, aux Issers, Si Mustapha, Boudouaou, les électeurs, notamment les personnes du 3e âge, étaient harcelés devant les bureaux de vote par des jeunes, dont certains auraient été payés pour accomplir ce travail : « El Hadj, vote pour le…». Et le sexagénaire excédé de répliquer : « Normalement, vous ne devez plus faire campagne !» Un jeune lança à un autre électeur un numéro de parti candidat.

Le citoyen, outré, lui répondit : « Vous avez sali nos murs par vos affiches sauvages et vous nous harcelez maintenant. Laisse-moi tranquille, je vote pour qui je veux !». A l’intérieur, la surprise est de taille lorsqu’on croise des candidats dans les couloirs. Sous prétexte d’aider des électeurs en difficulté, ils en profitent pour les influencer à voter pour eux. Mais le souci primordial est de retrouver son nom. Ce père de famille s’énerve : « J’ai toujours voté ici et aujourd’hui vous me dites que mon nom ne figure pas.

Mes enfants sont sur les listes et pas moi. Je ne m’en irai pas bredouille, même si je dois emporter votre maudit PC.» Les mêmes scènes de « délit d’influence» ont été constatées à Tidjelabine, où les personnes en dehors des bureaux étaient plus nombreuses que celles à l’intérieur. A Corso, la veille des élections, un militant du RND a été pris en flagrant Lire la suite

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Des cas de bourrage d’urnes dénoncés à Annaba

Publié le 24/11/2017, par dans Non classé.

La Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) de la wilaya de Annaba a été saisie, hier, par des partis et listes indépendantes pour dénoncer des cas de bourrage d’urnes, constatés dans plusieurs centres de vote.
Les partis plaignants mettent en cause les partis RND, MPA et surtout le FND dans, entre autres centres, Belaïd Belkacem (Annaba), Boukhadra (El Bouni), Atoui (El Hadjar) et Oued El Aneb. « Nous avons constaté que les urnes n’ont pas été scellées près de 30 minutes après le début de l’opération de vote. Il en est ainsi au centre de Belaïd Belkacem. A Atoui dans la commune d’El Hadjar et à Oued El Aneb, c’est le Front national démocratique (FND) qui s’est illustré en bourrant à tout-va les urnes sous la supervision du sulfureux député Bahaeddine Tliba.

Le mot d’ordre de ce dernier est : le FND pour les APW, car ses fidèles ont été chassés des listes FLN», dénoncent des partis et listes indépendantes en lice. Bien qu’il soit d’obédience FLN, Bahaeddine Tliba, rappelons-le, avait été élu député en 2012 sous la casquette politique du FND, avant de se greffer au FLN. C’est un parti satellite, présidé par Saci Mabrouk mais géré par Bahaeddine Tliba.

Il n’a aucune activité politique, encore moins de congrès à son actif. A la veille de chaque élection, il renaît de ses cendres, pour contourner les décisions de l’administration, sinon de la justice. Il est présent à Annaba avec une seule liste APW, qui a regroupé les candidats mécontents rejetés par le FLN, dont le tête de liste Zitouni Mohamed Salah, un ancien sénateur. A la commune de Berrahal, le centre Boumachta a été fermé dans la matinée suite au mécontentement des représentants des partis.

Ils reprochaient les dépassements de l’administration. « Le chef du centre Boumachta ne s’est pas présenté le matin à l’heure de l’ouverture. Quelques moments après, il a été remplacé par un autre. Nous avons manifesté notre colère pour dénoncer cette situation et le manque de sérieux de l’administration», ont affirmé les représentants des partis.

Le comble de la fraude a été enregistré au bureau n°1 du centre Ennahda d’El Hadjar où les imprimés du Parti des travailleurs (PT) ont été volés. Saisis, les éléments de la sûreté de daïra ont fermé le bureau et déclenché une enquête. Des accusations que justifiait le faible taux de participation dans la matinée.

Trois heures après l’ouverture des 145 centres et 1019 bureaux de vote, il a été enregistré un taux de participation de 6,13% pour les APC et 6,10% pour les APW, avant de passer respectivement à 23,52% et 23,35% vers 15h. La wilaya de Annaba compte 432 0120 électeurs inscrits et 15 listes de partis, dont une indépendante pour l’APW, ainsi que 82 autres, dont trois indépendantes à El Hadjar, El Eulma et El Bouni pour les APC. Lire la suite

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