formats

Ferveur et engagement

Publié le 03/07/2016, par dans Non classé.

C’est dans le calme et une ambiance pacifique que des comédiens, des plasticiens, des journalistes, des musiciens, des anonymes, des saltimbanques, des citoyens, femmes et hommes, des jeunes surtout, venant même de Tizi Ouzou, Oran, Médéa, Tissemssilt ou encore Béjaïa ont répondu à l’appel lancé à travers les réseaux sociaux et relayés par quelques journaux portant sur un rassemblement pour la libération de Mehdi Benaïssa, le directeur de la chaîne de télévision KBC du groupe El Khabar, et Ryad Hartouf, directeur de production de l’émission satirique « Ness stah», et Nora Nedjaï, cadre exerçant au ministère de la Culture, placés sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Sidi M’hamed à Alger.

Et ce, depuis le vendredi 24 juin 2016. Ainsi, depuis les marches du TNA, des comédiens du monde du théâtre, du cinéma, de la télévision et des journalisme, tels que les acteurs Khaled Benaïssa, frère de Mehdi (Benaïssa), Noel Imen, Adila Bendimred, Abdelkader Djeriou, Idir Benaibouche, Samira Sahraoui ou encore le chroniqueur d’El Watan, Chawki Amari, pour ne citer qu’eux, sont venus exprimer leur solidarité et témoigner leur soutien sans faille aux détenus, victimes de pratiques jurassiques ce du « big brother is watching you» (le grand frère te surveille).

« On ne fait pas dans la brosse à reluire…»

Assis, face à un aréopage adhérant à cette action unitaire, protestataire et civique, ils ont brandi des affiches dénonçant l’arbitraire et l’ignominie de ce fait du prince faisant table rase et voire éradiquant royalement — il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark — les valeurs universelles des droits humains et par conséquent, la liberté d’expression : « Ensemble contre l’intimidation», « Libérez notre pays», « Libérez l’Algérie»… « On ne peut rester les bras croisés.

Un rassemblement comme cela, c’est solidaire. C’est un minimum. C’est le b. a.-ba. Dommage, j’aurais aimé que la profession s’organise encore plus. Il n’y a pas d’associations qui s’impliquent plus. Mais il y en a que j’ai rencontrées qui travaillent très bien et qui sont très sensibilisées pour faire bouger les choses…

On interpelle la société civile, l’opinion publique. La situation est prétexte pour que l’opinion reprenne ses droits. Cela serait bien qu’elle se fasse entendre, qu’elle reprenne son aura, et à tous les niveaux, à toutes les échelles. Il faut que l’opinion publique, en Algérie, reprenne ses droits. Cette situation, est un très bon prétexte pour réveiller les consciences en matière de liberté d’expression et surtout de la justice…», a déclaré l’acteur Khaled Benaissa (Sektou, Le Repenti, L’Oranais).

Puis, les artistes observant ce sit-in, se sont lever pour scander des slogans on ne peut plus clairs (en clair) : « Manchaitouche, mankhaltouche, mankhafouche» (on ne fait pas dans la brosse à reluire, on ne manigance pas et on n’a pas peur), « Djazaïr houra, dimoktatia (l’Algérie libre et démocratique), « Libérez l’Algérie» et surtout cet appel fédérateur interpellant les décideurs, les pouvoirs publics : « Libérez Mehdi Benaïssa, Ryad Hartouf et Nora Nedjaï», « Libérez la justice».

« Toute l’Algérie est prise en otage»

Abdelkader Djeriou, réalisateur de l’émission satirique « Ness stah» a commenté : « J’espère que la justice sera juste et impartiale quant au sort des trois détenus. J’espère que nos amis sortiront de prison parce qu’ils ont subi une injustice. Si cette action n’a pas de résultats, nous continuerons à en organiser d’autres. L’une après l’autre…

Nous resterons toujours debout. Et le combat continuera. Cela fait du bien de voir tous ces artistes, journalistes et citoyens… Je les remercie pour leur soutien et leur présence ce soir, ici. Des programmes TV comme ‘‘Ki hna ki ness » ou ‘‘Ness stah » sont des productions algériennes. Que cessent les intimidations. On en a assez de la peur. On espère que ces émissions (satiriques) reviendront. Et puis le retour à la normale…»

Le comédien et metteur en scène, dont l’actualité est la pièce théâtrale Torchaka, a soutenu : « Cette action représente pour moi le renouveau. La flamme qui va donner un espoir pour la libération de l’Algérie toute entière. Ce n’est pas uniquement une action en direction de nos amis journalistes ou bien de la responsable du ministère de la Culture, Nora Nedjaï ou encore Mehdi et Ryad mais pour toute l’Algérie. Toute l’Algérie est prise en otage. Et nous voulons la libérer. Le système en place nous a ôté notre Algérie. Nous avons honte, mais eux, non.»

Le seul homme politique ayant marqué sa présence et sa solidarité lors de ce rassemblement est Soufiane Djilali, président du parti Jil Jadid : « Aujourd’hui, on est venu dire non à l’emprisonnement d’hommes de la presse, des arts. C’est l’élite qui est touchée de plein fouet. Le problème est que la décision de mettre en prison ces hommes et cette femme vient dans le sillage d’un certain nombre de décisions qui toutes sont faites pour restreindre la liberté d’expression et essayer d’exclure toute voix opposante au régime.

La justice est actionnée par le pouvoir, si ce n’est pas le ministre, c’est au-dessus de lui, si ce n’est pas le Premier ministre, c’est… En tout cas Abdellaziz Bouteflika (président de la République) doit assumer face à l’histoire et face aux Algériens à propos de tous les dépassements qui se font en son nom. Qu’il soit conscient ou inconscient…»

Lire la suite

formats

Développement local : Bedoui met la pression sur les walis de l’Est

Publié le 03/07/2016, par dans Non classé.

Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, qui a réuni, hier au siège de l’APW à Daksi, les walis des 14 wilayas de l’est du pays, n’a pas distribué de mauvais points, mais n’a pas caché son insatisfaction quant à la cadence du développement local.
Noureddine Bedoui, qui a réuni, hier au siège de l’APW à Daksi, les walis des 14 wilayas de l’est du pays, n’a pas distribué de mauvais points, mais n’a pas caché son insatisfaction quant à la cadence du développement local. « Les wilayas de l’Est du pays sont enclines à l’investissement, mais cela reste insuffisant.

Les walis doivent trouver des ressources indépendamment de l’Etat», a-t-il souligné. Ainsi, sans ambages, la couleur est annoncée. L’Etat veut actionner les leviers économiques locaux. Pour ce faire, la collectivité est appelée à devenir un maillon du processus de développement. « La dernière rencontre gouvernement-walis a balisé cette vision et son évaluation nous incite à mieux faire», a lancé M. Bedoui à l’adresse des chefs de l’exécutif.

Et à lui d’ouvrir une parenthèse sur son passage dans certaines wilayas de l’Est, dont Sétif et Constantine, où il a exercé les mêmes fonctions que ses vis-à-vis d’aujourd’hui. « De par mon expérience à l’Est, les potentialités de certaines wilayas sont non négligeables. Le rayonnement économique de Annaba, ou les atouts touristiques de Jijel et Béjaïa sont toutefois loin d’être optimalisés», a-t-il ajouté. Il a aussi fait remarquer que paradoxalement à l’Ouest où le développement est centralisé autour d’Oran, à l’Est il existe plusieurs pôles productifs susceptibles de propulser l’économie locale.

Lors de cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre d’une série visant l’évaluation permanente des avancées locales, le ministre de l’Intérieur a usé par moment d’un ton menaçant envers les gestionnaires réfractaires en déclarant : « Le wali est le premier responsable de l’exécution de la nouvelle stratégie.» Auquel cas, les concernés auront certainement à répondre de leurs actes. Face à cette exigence, l’Etat a mis en place une batterie de textes et de dispositions pour l’accompagnement des collectivités dans leur quête de développement et de modernisation. « Des mécanismes seront élaborés pour diversifier les richesses locales», a encore seriné M. Bedoui qui insistera sur le contrôle des actes de gestion, unique bouclier contre la corruption.

Le contexte local ne peut se dissocier de celui national et, par ricochet, les collectivités subissent de plein fouet cette politique d’austérité dictée par le gouvernement et qui a fortement ralenti le rythme de développement. D’où ce canevas en matière de gestion pour diversifier les recettes. Le ministre a minimisé l’impact de la chute du prix du baril du pétrole : « Alors que d’autres pays subissent les affres de la crise économique, notre pays résiste parce qu’il a anticipé les retombées grâce à une vision globale.»

Une perte sèche de 12 milliards de dinars

Partant du constat que chaque région dispose de spécificités et d’atouts, le gouvernement, par la voix de son ministre, ambitionne un programme de développement équitable qui ne laissera aucune région à la traîne. Officiellement, 62% des communes algériennes sont déficitaires et vivent des dotations de l’Etat.

Pour y remédier, les maîtres-mots sont l’assainissement du foncier industriel, la libération des initiatives d’investissement et l’abandon de la mentalité rentière. « Le temps de la dépendance aux finances publiques est révolu, c’est à vous de créer vos richesses par l’investissement, l’augmentation des recettes, la revalorisation du patrimoine et du foncier local», a assené le ministre. Ces carences relevées dans la majorité des 4541 communes du pays sont à pallier au plus vite pour que les trésoreries locales puissent se renflouer.

A ce titre, les statistiques fournies par Youcef Roumane, directeur au ministère de l’Intérieur, sont éloquentes. Sa présentation du bilan du développement économique local a levé le voile sur une certaine gestion peu rationnelle. Il est attesté que pour le cas des 14 wilayas de l’Est, il y a un manque à gagner de 12 milliards de dinars concernant uniquement les marchés de proximité et le programme des 100 locaux. Le tableau de l’exploitation foncière est aussi peu reluisant. Sur 14 454 dossiers acceptés par le Calpiref, 510 projets ont été lancés et seulement 38 sont opérationnels.
Lire la suite

formats

Les noms des lauréats du Prix « Les amis du livre » connus

Publié le 03/07/2016, par dans Non classé.
Les noms des lauréats du Prix
ALGER- Le Prix « Les amis du livre », destiné à récompenser les différents acteurs du secteur du livre et de la communication, a été décerné à quatre lauréats lors d’une cérémonie organisée samedi soir à Alger. Pour sa première édition, la plus haute distinction du prix « Les amis du livre », a…

Lire la suite

formats

Annaba : Décès de deux ouvriers turques au complexe d’el hadjar

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Deux ouvriers étrangers ont trouvé la mort aujourd’hui samedi au complexe sidérurgique d’elhadjar (Annaba), a appris Elwatan.com des travailleurs.

Activant pour le compte d’une société turque de sous-traitance chargée de la rénovation du complexe, ces deux victimes sont de la même nationalité, âgées de 38 et 50 ans. Elles ont chuté d’une hauteur de plus de 20 mètres lorsqu’un passage non sécurisé a cédé sous leur poids, rapportent la même source.

Le drame s’est produit au niveau de l’atelier PMA. Décédés sur le coup, les deux dépouilles ont été transférées à la morgue de l’hôpital Ibn Rochd de Annaba. Présent sur le lieu du drame, le procureur de la république a constaté le décès des deux ressortissants turques avant d’ordonner l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités. Lire la suite

formats

Une semaine d’activités culturelles

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.
Une semaine d'activités culturelles
ALGER – La musique et l’animation culturelle du mois de ramadhan auront été au cœur de l’actualité culturelle de la semaine écoulée, également marquée par une série d’hommage à de grandes figures de la musique algérienne: – Un hommage a été rendu samedi à Alger au chanteur de musique andalouse,…

Lire la suite

formats

Partage des profits en Algérie: le français Total demande un « arbitrage »

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Total a lancé une procédure d’arbitrage pour contester la façon dont Alger a rétroactivement modifié le partage des profits tirés du pétrole et du gaz, a indiqué samedi le PDG du groupe pétrolier français Patrick Pouyanné.
« On a essayé de se mettre d’accord à l’amiable, on n’y arrive pas, alors on va en arbitrage », a-t-il déclaré à des journalistes, en marge d’un forum économique à Aix-en-Provence (sud).

Selon le quotidien Le Monde, citant des sources concordantes, Total et son partenaire espagnol Repsol ont discrètement entamé en mai une procédure auprès de la Cour internationale d’arbitrage à Genève, ce qu’a confirmé Patrick Pouyanné à l’AFP.

Total et Repsol contestent un revirement d’Alger, qui a subitement changé les règles du jeu en 2006 pour mieux profiter de la hausse des prix du pétrole en créant une « taxe sur les profits exceptionnels » réalisés par les compagnies étrangères, ce qui s’est concrètement traduit par des modifications unilatérales et rétroactives de leurs contrats.

« La vie des contrats, la vie du business, fait que quand on n’est pas d’accord, il y a des clauses d’arbitrage et on les active. Il ne faut rien voir de plus que la relation entre une entreprise et une partie prenante qui est (la compagnie pétrolière d’Etat algérienne) Sonatrach. On n’est pas d’accord sur l’interprétation d’une clause, eh bien on va en arbitrage », a expliqué le dirigeant de Total.

« Ce n’est pas exceptionnel, j’en ai plusieurs des arbitrages un peu partout, c’est la vie des affaires, rien de plus », a-t-il insisté, remarquant que cette clause a déjà fait l’objet d’autres arbitrages avec d’autres entreprises pétrolières, favorables aux entreprises.

Interrogé sur l’impact de cette décision sur les opérations de Total en Algérie, M. Pouyanné a relativisé. « Il faut savoir faire la part des choses, on a d’autres permis, on a d’autres opérations en Algérie qui continuent, il y a une difficulté sur un contrat parce qu’il y a une évolution d’une loi en Algérie… Dans les contrats, il est prévu de pouvoir utiliser des arbitres », a résumé le PDG de Total, qui dit avoir négocié longtemps.

Pouyanné a affirmé que son groupe a agi en toute indépendance, sans intervention du gouvernement français, alors que les relations sont souvent délicates entre Paris et Alger. « Je ne demande pas au gouvernement si j’ai le droit d’aller en arbitrage », a-t-il déclaré. « C’est une décision qui appartient à l’entreprise, nous sommes une entreprise privée. (…) Total prend ses décisions tout seul. » Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair