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Concours de recrutements d’enseignants : Le Cla énonce le recours des candidats à la triche

Publié le 30/04/2016, par dans Non classé.

Le Conseil des Lycées d’Algérie (Cla) désaprouve le comportement de certains candidats au concours de recrutement des enseignants qui n’ont pas hésité à tricher dans l’espoir de bien répondre aux épreuves.

Le Conseil des Lycées d’Algérie (Cla) remet en cause le comportement de certains candidats au concours de recrutement des enseignants qui n’ont pas hésité à tricher dans l’espoir de bien répondre aux épreuves.

Le Conseil des Lycées d’Algérie (Cla) remet en cause le comportement de certains candidats au concours de recrutement des enseignants qui n’ont pas hésité à tricher dans l’espoir de bien répondre aux épreuves.

 » C’est aberrant, dit Idir Achour, secrétaire général du Cla dans une déclaration à El Watan.com.

 » Publier les sujets sur Facebook et demander des réponses par le même biais est aberrant. Ces candidats tricheurs seront les enseignants de demain. C’est inquiétant. Rebi Yester, estime-t-il sans cacher sa déception face à un pareil comportement.

Les candidats qui ont participé à cette tricherie ont contribué, dit-il, peut être sans s’en rendre compte, à mettre en cause la crédibilité du concours déjà controversé.

Le Cla qui a, pour rappel, boycotté l’encadrement du concours a relevé quelque anomalies au niveau du territoire nationale. Selon un rapport préliminaire, notre interlocuteur cite, par exemple, le fait que certains candidats à Constantine n’ont pas pu passer l’examen car ne se trouvant pas sur la liste alors qu’ils assurent s’être inscrits comme demandé.

A Tébessa, le concours s’est tenu, entre autres, dans un centre d’examen sans sanitaires, ajoute-t-il. Lire la suite

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Étre serveur à Oran n’est pas de tout repos

Publié le 30/04/2016, par dans Non classé.

A Oran, les établissements de restauration, qui se comptent par centaines, génèrent énormément d’emplois pour les jeunes et les moins jeunes.
Beaucoup, versés dans ce domaine après avoir fait l’Ecole de tourisme à Bou Saâda ou à Tizi Ouzou, s’adonnent au métier de barman, serveur, cafetier, cuisinier, plongeur… Certains exercent ce métier temporairement, histoire de se dépanner quelque temps, alors que d’autres le font leur carrière.

En cette veille du 1er mai qui célèbre la Journée mondiale des travailleurs, nous nous sommes plongés dans le monde de la restauration pour vérifier si le métier de serveur nourrit son homme. Mais aussi pour nous rendre compte s’il s’agit d’un « métier ingrat», tant il fait voir, à celui qu’il l’exerce, des vertes et des pas mûres. Il faut noter, aux dires de Mourad C., patron de plusieurs établissements de restauration à Oran-Centre, que ce sont plus de 1000 personnes qui exercent en qualité de serveurs et de barmans dans la wilaya, dont près de 200 rien que dans la commune d’Oran. Ils y officient dans les bars, les bars-restaurants, les restaurants 3 étoiles ou encore dans les hôtels. Combien les rémunère-t-on ? Beaucoup d’entre eux touchent un salaire, non pas mensuel mais hebdomadaire de 7000 à 8000 DA. Certains, plus chanceux ou plus anciens, parviennent à toucher jusqu’à 10 000DA par semaine.

Cela bien sûr sans compter les pourboires, qui génèrent un pécule appréciable. « Pour ma part, nous explique encore Mourad C., je préfère payer mes employés au mois et non à la semaine, pour les encourager à épargner un peu leur argent et ne pas être tentés par la dépense. Je leur dis souvent : dans la mesure du possible, essayez de vivre avec l’argent des pourboires et votre paie mensuelle, laissez-en une bonne partie de côté pour vos vieux jours.» Aussi, de prime abord, on constate que le serveur vit plus ou moins dans l’aisance, pour ne pas dire l’opulence. Mais la vérité est toute autre, malheureusement : en dépit des apparences, ces travailleurs ne vivent pas dans le confort et la désinvolture, loin s’en faut.

Etre barman à Oran peut être un métier plus qu’ingrat. D’abord, du fait qu’aucune école de tourisme ne soit fonctionnelle dans la wilaya, ces travailleurs viennent d’autres villes du pays, généralement de Béjaïa, Tizi Ouzou ou, dans une moindre mesure, de Bouira. Beaucoup d’entre eux sont de Sidi Aïch, d’autres de Tazmalt, Boghni, Ighli Ali, Draâ Ben Khedda, Mizrana, Haizer, M’chedallah, etc.

Mal logés, mal assurés…

Le premier problème qui se pose à eux en arrivant à Oran est l’hébergement, car, comme ils le disent, « c’est bien beau d’avoir un job, mais encore faut-il avoir un toit pour dormir». Certains patrons conciliants et soucieux du bien-être de leurs employés les aident quelque peu en leur assurant la prise en charge de 3 mois de location. Mais d’autres serveurs, il faut l’admettre, peinent à se trouver un toit et vont, le plus souvent, habiter des hôtels borgnes pendant de longues semaines. « Moi, je suis de Sidi Aïch, déclare Farid A. Comme je vis ici depuis 1996, je me suis quand même fait une situation et à présent, j’ai mon propre toit. Mais je ne vous cache pas que j’ai dû galérer de nombreuses années.» Farid est un ancien barman qui gère actuellement une cafétéria dans un bourg isolé, loin du centre-ville d’Oran. Si Farid a désormais sa propre demeure, ce n’est pas le cas pour nombre de ses collègues.

Ces derniers, pour faire face à la cherté de la location, ont trouvé la parade : ils s’unissent par groupe de quatre pour se lancer dans la colocation. « Quand ils sont quatre à louer un F3, forcément, c’est plus abordable. Ça leur revient à 9000 DA par mois et par personne au lieu de 36 000» nous explique-t-il encore.
Farid A. a travaillé pendant près de 20 ans dans un bistrot du centre-ville, avant de plier bagage pour se lancer dans la gestion d’un café. « Ici, je me fais beaucoup moins d’argent qu’avant, mais j’ai gagné un luxe irremplaçable : la tranquillité», nous confie-t-il. Pour lui, travailler dans un bar n’est pas de tout repos, au contraire, le stress est insoutenable : « Sachez que des centaines de millions, voire des milliards de centimes circulent tous les jours dans les bars. Le marché de l’alcool est très juteux.

De ce fait, le barman est en permanence sur le qui-vive, en état de stress.» Parfois, dit-il encore, « il ne peut même aller au petit coin se soulager de peur de laisser la caisse sans surveillance». Et puis, l’autre problème est celui des clients qu’il faut gérer : « Croyez-moi, après 20 ans passés à travailler dans un bar, je me targue de connaître la psychologie de la société mieux que personne. Dès qu’un client entre, je le devine, je sais à qui j’ai à faire. S’il s’agit d’un homme qui est là juste pour s’amuser ou s’il est susceptible de me berner en s’en allant sans payer, ou s’il a le vin mauvais…»

Selon Farid, le barman, dès qu’il termine son service à minuit, après des heures de stress et de tension, est enclin à aller se désaltérer et se détendre quelque peu, histoire d’oublier sa dure journée de labeur. Il plonge alors corps et âme dans l’Oran by night et dépense, en un tournemain, tous les pourboires qu’il a amassés durant le jour. « S’il est empli de sagesse, un barman peut bien gagner sa vie, mais comme le stress est immense, alors il est attiré par la dépense, ce qui fait qu’au final, il ne s’en sort pas !» Aussi, pour Farid, ce n’est pas tant le salaire qui pose problème au barman, mais « le milieu» dans lequel il se trouve, qui le pousse à être très dépensier. « Dans les cafés, contrairement aux bars, il y a beaucoup moins d’argent, donc beaucoup moins de tension.

Certes, le salaire est moindre et les pourboires sont rares, mais à la longue, je m’y retrouve : je suis tous les jours en forme, souriant, je mange mieux Lire la suite

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«Vous avez des problèmes avec la justice, vous n’avez pas le droit d’être honoré»

Publié le 30/04/2016, par dans Non classé.

C’est une mosquée, pas une zaouïa. Vous avez le droit de prier deux prosternations (rakaâ) pas plus, mais vous n’avez pas le droit d’être honoré.»
C’est avec cette sèche rebuffade que Chakib Khelil, ancien ministre de l’Energie, a été interpellé, hier, par Samir Belarbi, activiste islamiste et ancien membre du mouvement Barakat, à la mosquée Sidi Brahim Bentoumi, avons-nous constaté sur place.

Entouré de plusieurs membres de sa famille qui l’accompagnent dans ses déplacements aux zaouïas, Chakib Khelil a eu droit à une véritable leçon de morale : « Dans la mosquée, on honore les hommes de savoir, du Coran et de la morale. Vous n’en faites pas partie.

Au contraire, vous avez des problèmes avec la justice. Allez assainir votre situation et puis venez prier comme vous voulez chez nous», a lâché le même récalcitrant avant qu’il ne soit expulsé, manu militari, de la mosquée.

Un incident qui semble avoir affecté Chakib Khelil et sa délégation, les poussant à quitter la mosquée, sans même effectuer la prière du vendredi, préférant aller déjeuner à l’hôtel El Mountazeh de Séraïdi.

Comme une traînée de poudre, l’information s’est répandue immédiatement dans la wilaya de Annaba et a secoué la quiétude caractérisant généralement cette première journée du week-end.

D’autant plus qu’elle a été confirmée par une vidéo postée sur les réseaux sociaux. De son côté, Aïssa Amrouci, le directeur d’exécutif du bureau de Annaba du parti Al Adala, s’est fendu d’un communiqué où il a dénoncé énergiquement cette visite. « Nous exigeons de cesser de glorifier et de tenter de blanchir devant l’opinion publique ceux qui sont à l’origine de la faillite du pays (…).

D’arrêter l’application du principe du deux poids et deux mesures quant à l’utilisation des lieux de culte à des fins politiques. Nous dénonçons également l’attribution de ce rôle aux zaouïas qui, après avoir cautionné le 4e mandat, sont devenues l’un des instruments de l’Etat», a-t-il écrit.

Arrivé jeudi à Annaba, Chakib Khelil a été accueilli à l’hôtel Sabri, où un dîner a été organisé en son honneur, en présence de personnalités politiques et civiles. Et si Tarcha, l’imam de la zaouïa Al Alaouia, a pris part à ce dîner en priant pour lui, il ne l’a cependant pas accueilli à sa zaouïa le lendemain.

Hier matin, l’indésirable hôte de Annaba a, par ailleurs, rendu visite au moudjahid Amar Benaouda. Dans sa résidence, l’ancien ministre a offert à celui qui fut l’un des membres du groupe des « 22» un burnous en guise de cadeau. Avant de rentrer à Alger, il s’est déplacé à la basilique Saint-Augustin. Sur place, il a été reçu par le père qui lui a fait visiter les lieux. Lire la suite

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«On pousse à bout la patience des Algériens»

Publié le 30/04/2016, par dans Non classé.

La tournée des zaouïas, qu’effectue Chakib Khelil depuis son retour en Algérie, est « un plan orchestré pour le blanchir non pas par la voie de la justice mais par une décision politique et religieuse», affirme la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune.
A l’ouverture, hier, de la première session ordinaire du conseil national du PT, après la tenue en mars dernier de son congrès, Louisa Hanoune a alerté sur le danger qui guette l’Algérie avec le retour de Khelil « méprisant pour la justice et pour le peuple algérien». « Il choisit les petites zaouïas qui ont besoin de financement et de subventions, avec la bénédiction de l’Etat», dit-elle, en avertissant que ceux qui sont derrière cette manœuvre « jouent avec le feu…

C’est la provocation de trop, on pousse à bout la patience des Algériens». Mme Hanoune dénonce, en évoquant Khelil, « un homme qui s’érige en oracle et se permet de faire des prédictions et prospectives sur la situation politique et les retombées de la crise comme s’il détenait le pouvoir de décision ou envoyé par l’administration américaine». Et d’ajouter : « Quand Khelil va dans les zaouïas, ce n’est pas pour prier mais pour faire de la politique…

C’est unique dans le monde. Ailleurs, les personnes citées ou soupçonnées dans des affaires de corruption et de détournement de deniers publics sont jugées, chez nous on leur façonne une image de saint.» Louisa Hanoune estime que c’est là une manœuvre dangereuse aux conséquences terribles. « Veut-on enlever toute crédibilité aux zaouïas et pousser nos jeunes dans les bras de pratiques religieuses extrémistes comme celles de Daech ?

Non, cette tournée n’est pas spontanée, comme le dit le ministre des Affaires religieuses, elle est bel et bien planifiée et préparée par son ministère même», accuse Mme Hanoune.

Cette dernière estime que « l’Etat est impliqué dans cette manœuvre… Le ministre des Affaires religieuses est responsable de ce plan criminel… La direction de son ministère à Chlef a envoyé des invitations aux élus pour assister à la visite de Khelil à la zaouïa, impliquant ainsi l’Etat dans une dangereuse dérive».

Louisa Hanoune s’interroge aussi sur la partie qui a autorisé Khelil à tenir des réunions politiques pourtant soumise à conditions. La responsable du PT critique les personnes de l’intérieur comme de l’extérieur du pays qui « actionnent cet individu pour des objectifs très dangereux…

Connaissant l’homme et ce qu’il a fait en Argentine, s’il accède à une haute fonction, c’est pour accélérer la dilapidation des richesses de notre pays». La leader du PT revient sur la politique suivie par Khelil quand il était en poste avec ses décisions en totale « trahison du principe de souveraineté nationale sur les mines et les hydrocarbures».

Autre remarque avancée par Mme Hanoune concernant les apparitions publiques de Chabik Khelil est celle « d’accaparer l’attention des Algériens sur ses déplacements pour détourner leur regard du plan de siphonage des fonds publics qui se fait sur fond de crise économique». Une crise réelle mais qu’on n’affronte pas avec les bonnes solutions.

« Le président de la République avait déclaré que nous disposions de fonds nous permettant d’être à l’abri du besoin pour une période de quatre ou cinq années, il se trouve toutefois qu’une année seulement après cette déclaration, on nous dit qu’on est en zone rouge.

Que s’est-il donc passé, pourquoi une telle descente aux enfers pour la majorité des Algériens ? Est-ce que le Trésor public est en situation de faillite ? Si tel est le cas, les Algériens sont en droit d’être informés et de savoir aussi comment cela est arrivé», estime Louisa Hanoune en notant que la nouvelle orientation de la diplomatie algérienne, en prônant une voix forte à l’étranger, a besoin d’une situation interne solide et stable. « Nous nous attendions, après la provocation du tweet de Valls, à une révision du code des investissements très favorable aux Français, mais cela ne s’est pas fait…

Nous assistons au contraire à une politique de fuite en avant et l’option de l’emprunt obligataire présenté comme solution à la crise est en fait un piège mortel pour l’Etat algérien et une forme de blanchiment d’argent pour les criminels et les terroristes.» La secrétaire générale s’interroge sur la nature de cet emprunt obligataire dont personne ne connaît le plafond ni les projets qu’il vise.

« Qu’on commence par recouvrer les 100 milliards de dollars d’impôts non payés auprès des oligarques au lieu de maintenir dans la précarité de larges couches de travailleurs…

Regardons ce qui se passe aujourd’hui au Brésil après que ce pays ait misé sur l’investissement étranger pour se sortir de la crise, c’est la dérive qu’il a eue…

L’orientation économique actuelle en Algérie vise à détruire tous les garde-fous au profit de quelques hommes d’affaires, ce virage est très dangereux pour le pays», avertit Mme Hanoune en notant que son parti, en l’absence de signes d’apaisement, se tient « prêt à toutes les mobilisations pour encadrer le déferlement populaire et éviter toute dérive sanglante». Lire la suite

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«Le recours intempestif au CDD concrétise la précarité de l’emploi»

Publié le 30/04/2016, par dans Non classé.

L’orientation mondiale vire vers la flexibilité de l’emploi. A votre avis, est-elle faite pour l’Algérie ?

La flexibilité est une nécessité à l’économie et doit être introduite, dans toutes ses formes, dans notre système régissant le marché du travail. A commencer par la flexibilité de l’emploi qui se traduit par la nature des contrats de travail, la flexibilité de la rémunération, qui s’exprime par la négociation de salaire et enfin celle des heures de travail. Toutefois, cette flexibilité voulue par l’économie doit être exprimée dans le cadre de la loi. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, où la loi est souvent contournée. La norme dans le droit algérien est le CDI sans pour autant interdire le recours au CDD dans cinq cas bien précis édictés dans l’article 12 de la loi 90-11.

Le recours au CDD n’est permis que lorsque la nature du travail est temporaire, tels que les remplacements, un surcroît de travail inopiné, lors d’activités saisonnières ou sur chantiers. Malheureusement, ce que font certains employeurs est carrément illégal. Ceci réside dans le fait qu’ils établissent un CDD pour un emploi à durée indéterminée.

Pourquoi ?

Ils justifient cette attitude par la période d’essai, qui pourtant est claire dans la loi. D’autres argumentent par les changements négatifs du comportement de l’employé qui, une fois en sécurité professionnelle traduite par un CDI, perd toute sa rentabilité prouvée durant sa période de travail en CDD. Même si cette pratique sociale confirme ce constat rapporté par les employeurs, ce n’est pas une raison autorisant le contournement de la loi ou la précarité de l’emploi.

Qu’il soit CDI ou CDD, le contrat de travail n’est pas établi à vie et peut être rompu en cas de faute. Donc, en réalité, il n’existe pas de véritable raison pour ce recours souvent intempestif au CDD, ni sur le plan juridique, ni administratif, ni managérial. Sur ce dernier plan, un employé sous CDD est moins rentable, étant donné qu’il ne donne pas son maximum de peur d’être exploité puis mis à la porte. Financièrement parlant, un CDD coûte cher à la société vu qu’il exige une veille administrative pour refaire ce contrat une fois arrivé à expiration ou recruter une nouvelle personne.

Souvent, l’employé algérien est plus rentable à l’étranger que dans son pays. Que pensez-vous de ce jugement donné par certains employeurs ?

Ce jugement est totalement erroné. La preuve est que les multinationales qui exercent en Algérie sont contents de leurs salariés. Seulement, le travailleur algérien, à l’instar de tous ses semblables dans le monde, a besoin de plusieurs conditions pour être rentable. Pour qu’un travailleur fasse tout pour préserver son emploi, donner son maximum et surtout travailler avec cœur, il lui faut une motivation salariale, la présence de conditions d’épanouissement et d’évolution de carrière, de la formation et un cadre de travail sain. Ces conditions sont généralement adoptées dans les multinationales, d’où cette satisfaction des travailleurs algériens. Elles le sont à un degré moindre dans les sociétés algériennes privées ou étatiques.

Cela ne veut absolument pas dire qu’il n’existe pas de sociétés algériennes, principalement privées, qui font un travail managérial extraordinaire en la faveur de leurs salariés. C’est dans les TPE (très petites entreprises) et petites entreprises que l’on observe ce manque de conditions favorables à l’épanouissement professionnel. Pour être juste envers les entités économiques privées algériennes, ce constat n’est pas spécifique à la société algérienne, mais est généralisé dans tous les pays du monde.

Qu’en est-il de l’entreprise publique ?

La situation dans l’entreprise publique est complexe. Cette entreprise, qui était à la pointe dans les années 1970, est en train de régresser. Cette situation n’est pas de la faute des managers, mais c’est dû à un environnement économique qui est, à mon avis, défavorable au management et ôte la liberté d’agir et de s’investir à ces managers. Malgré toutes les compétences qu’ils peuvent posséder, ces derniers sont devenus des agents exécutifs de la volonté de l’Etat au point près. Certains ne sont pas à jour avec les pratiques managériales nouvelles et la plupart, pour ne pas dire tous, ne sont pas valorisés en matière de rémunération. Ils assument leurs responsabilités avec la crainte de se retrouver sous les verrous, d’où l’absence d’initiative dans leur méthode managériale.

Pour avoir une entreprise étatique performante, il faut libérer les responsables de leur crainte de la prise d’initiatives, leur assurer un bon salaire et une mise à jour en matière de connaissances managériales. Il faut aussi repenser sérieusement à moderniser l’espace de travail afin de motiver les responsables et les employés à fournir le meilleur d’eux-mêmes. La tendance mondiale actuelle tend à « recruter du cœur». En Algérie, il est impossible d’intégrer cette logique. On peut travailler avec cœur juste au début, puis on se rend à l’évidence…

Que pensez-vous des dispositifs d’insertion professionnelle ?

Pour moi, il s’inscrivent en dehors de la loi. Ils offrent des emplois temporaires et d’attente, non permanents comme le veut le code du travail. Puisque les emplois permanents ne sont créés que par les entreprises, il aurait été plus rentable pour la résorption du chômage de soutenir les dispositifs de création d’entreprises, tels que l’Ansej ou l’Angem, et d’aider les petites et moyennes entreprises à évoluer et à résister sur le marché. Lire la suite

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Plus de 200 hommes d’affaires britanniques à Alger à la mi-mai

Publié le 30/04/2016, par dans Non classé.

Plus de 200 hommes d’affaires britanniques séjourneront en Algérie à partir de mi-mai prochain afin d’explorer avec leurs homologues algériens les opportunités de coopération économique et de partenariat entre les deux pays, a annoncé hier à Oran l’ambassadeur de Grande-Bretagne en Algérie, Andrew Noble.
« Nous voulons créer des relations solides entre les citoyens algériens et britanniques, et pas seulement entre les opérateurs économiques», a affirmé l’ambassadeur, lors du coup d’envoi de la 3e édition d’une rencontre internationale, ELT Conference, dédiée à l’enseignement de la langue anglaise. Pour le diplomate britannique, la culture algérienne est devenue un « centre d’intérêt» en Grande-Bretagne et y est en train de vivre de « grands jours».

« En trois années seulement, cette conférence organisée par le British Council est devenue l’événement le plus important du monde pour les enseignants de langue anglaise», a souligné l’ambassadeur de Grande-Bretagne, indiquant que cela « démontre l’intérêt porté par l’Algérie à l’enseignement et à l’apprentissage de l’anglais».

De son côté, Martin Daltry, directeur du British Council, a souligné que « dans un pays aussi grand et diversifié que l’Algérie, la demande enregistrée pour l’enseignement et l’apprentissage de l’anglais est très importante et représente un véritable challenge pour offrir aux enseignants des outils didactiques de grande qualité». Il est revenu sur la récente visite en Grande-Bretagne de la ministre de l’Education nationale et sa participation au Forum mondial de l’éducation, qui s’est tenu à Londres en janvier dernier. Dans ce cadre, le directeur du British Council s’est félicité de l’approbation de la ministre à élargir le programme d’éducation et d’enseignement de la langue anglaise en Algérie, signalant que les échanges universitaires connaissent également des « avancées remarquables», avec quelque 50 étudiants algériens en PhD poursuivant leur cursus en Grande-Bretagne. « Cinq millions d’apprenants algériens suivent nos programmes éducationnels sur la BBC Arabic et Radio Algérie, entre autres, et plus d’un million à travers les sites d’enseignement de l’anglais sur internet, ainsi que plus de 1000 apprenants au centre d’enseignement du British Council à Alger.»

Pour sa part, M. Bouazza, directeur de la coopération et de la communication au ministère de l’Education nationale, a estimé que cette conférence, animée par des experts de renom, a « un grand impact sur l’amélioration du niveau des enseignants d’anglais et de leur rendement en classe, ce qui se répercutera de manière positive sur les élèves». Le représentant du ministère de l’Education nationale a également relevé que son département accorde une « grande importance» à l’enseignement de la langue anglaise dans les différents cycles de l’enseignement, ajoutant que les relations avec le partenaire britannique sont « très fortes».

La 3e édition de ELT Conference dédiée à l’enseignement de la langue anglaise a été placée, cette année, sous le thème de « La théorie à la pratique dans les classes de langues». Quelque 80 ateliers pratiques sont au programme avec la présence de 60 experts internationaux de renom. En outre, 1200 professeurs, étudiants et inspecteurs de la langue anglaise venus des quatre coins du pays sont au rendez-vous de cette conférence, du 29 avril au 1er mai. La seconde édition de cette conférence s’était également déroulée à Oran, en mai 2015.
Un mémorandum d’entente a été signé le 5 septembre 2014 entre le ministère de l’Education nationale et le British Council pour l’enseignement de l’anglais en Algérie. C’est dans cette logique que le British Council a élaboré son programme à destination des enseignants des différents cycles, un des objectifs étant aussi l’amélioration de la qualité des manuels scolaires. Lire la suite

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