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«Repousser l’endettement jusqu’à l’usure n’est pas une bonne politique»

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

– Le Premier ministre a indiqué que le retour de l’Algérie à l’endettement extérieur n’est pas immédiat tant que les équilibres sont maintenus. D’après vous, quelle est la marge de manœuvre dont dispose encore l’Algérie avant d’emprunter à nouveau le chemin de l’endettement ?

Cela dépend de quelle Algérie on parle. Si le Premier ministre vise le gouvernement, il est évident qu’il a de quoi tenir le coup, du moins jusqu’à épuisement total du FRR et de la possibilité de recours à la dette publique interne, soit un exercice et demi au plus devant lui.

Pour ce qui est de la balance des paiements, on peut couvrir nos dépenses en devises sur les réserves de change au moins durant trois exercices, ce qui aura pour conséquence de réduire la valeur du dinar et, par ricochet, l’impact futur des dépenses publiques sur ces mêmes réserves par effet de dévaluation, mais en même temps un renchérissement des investissement et des matières de base industrielles importées pour toute activité locale, tout en laminant le pouvoir d’achat des couches inférieures des salaires, impactant le rendement général des structures économiques et administratives du pays.

Mais si nous estimons que l’Algérie c’est aussi le secteur économique productif, il est visible au vu des capacités de financement limitées de l’économie productive par nos banques régulièrement ponctionnées par les politiques gouvernementales de dépenses et appelées à couvrir tout ou une partie de la dette publique interne, il est évident qu’un recours au crédit concessionnel ou au crédit acheteur est non seulement impératif dans l’immédiat mais ne représente dans les faits aucune gêne ni danger pour l’avenir économique du pays, pour peu que ces crédits soient consentis par les banques et autres organismes financiers à des entités productrices fiables et viables, sur la base d’un plan d’investissement et d’une étude de rentabilité établie par l’entité nationale demanderesse de financement et bien étudiée par l’entité étrangère créancière ou partenaire potentielle.

Pour les infrastructures publiques d’utilité économique, un recours à des crédits à long terme garantis par l’Etat et à des taux d’intérêt raisonnables aura pour effet de soulager et les finances publiques et la balance de paiement de dépenses immédiates.

– Excepté l’endettement extérieur qui, pour bien des experts et anciens responsables, est une erreur à ne pas commettre une seconde fois, quels sont, d’après vous, les autres moyens de financement de l’économie sur lesquels pourrait s’appuyer l’Algérie en cette conjoncture ?

Considérer que le retour à l’endettement est une erreur à ne pas commettre est un jugement de valeur qui n’offre pas l’alternative à un manque de ressources qui pointe à l’horizon proche, et l’alternative interne n’est pas fiable dans la mesure où l’émission de titres ou autres obligations internes ne tient pas la route au vu de la situation de l’épargne nationale des ménages (qui est justement laminée par la dévaluation) et de l’absence de confiance réciproque entre les détenteurs potentiels de capitaux non identifiés et l’Etat, pour permettre le recyclage de ces fonds dans l’économie productive ou le financement des déficits publics.

Dans les faits, la mobilisation de l’intégralité des liquidités du pays inemployées dans la sphère réelle visible ne générera au plus que 2000 milliards de dinars et la ponction de toutes les ressources destinées à l’économie chez nos banques publiques ne pourra générer que le même montant en dinars, soit 4000 milliards, donc un déficit public d’un seul exercice.

Cette manœuvre sur le court terme ne pourra se faire qu’au prix de la ponction des réserves de change de l’équivalent de ce montant pour les acquisitions ainsi couvertes en dinars par l’épargne interne. Si nous parlons d’investissement, en l’état actuel de la production nationale de biens et services, tout dinar mobilisé en épargne interne appellera son équivalent en dollar et nous ramènera à la case de départ qui consiste à choisir entre un endettement extérieur ou une ponction des réserves de change.

– Le Premier ministre a annoncé également le lancement d’un grand emprunt obligataire dans les semaines à venir à un taux attractif de 5%. Le marché financier peut-il constituer une alternative ?

Cet emprunt obligataire est censé faire appel aux fonds détenus par les particuliers, toutes catégories confondues, et, pour les raison invoquées plus haut, il ne pourra pas drainer cette épargne déjà usée par la faiblesse du pouvoir d’achat et l’inflation actuelle et à venir. On ne peut pas demander aux gens de placer de l’argent à 5% alors que la valeur de la monnaie locale est menacée par des dévaluations en cascade en cas de résorption des réserves de change, ce qui sera sûr si l’on ne recourt pas à l’endettement externe.

Pour les petits épargnants, cela ne paraît pas gratifiant, surtout que notre société a été tenue à l’écart des marchés financiers durant des décennies par une politique qui relève plus de la distribution de bons de ravitaillement que de la politique monétaire ; pour les grosses épargnes locales, qui ont une origine connue et visible, elles seront investies par leurs détenteurs dans leurs propres projets et affaires, et l’autre devra déjà être identifiée pour être utilisée et ce serait miraculeux vu la nature des fonds et des détenteurs présumés.

De toutes les manières, si les obligations émises sont destinées à financer des dépenses dont personne ne veut, ou ne peut comprimer et réorienter vers des secteurs productifs de plus-values réelles, ce sera autant de devises à dépenser en contrevaleur vu que tout finira au port pour l’acquisition de biens équivalant à ces montants.
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«Le pouvoir persiste dans une démarche unilatérale et autoritaire»

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

La direction du plus vieux parti de l’opposition et tout son groupe parlementaire se sont rendus au cimetière Sidi M’hamed, à Alger, pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Aïssat Idir avant de rendre publique une déclaration des plus virulentes vis-à-vis du pouvoir.
C’est en se recueillant sur la tombe de Aïssat Idir, fondateur de l’UGTA combattante, et sur celle du moudjahid Lakhdar Rebbah, que le Front des forces socialistes (FFS) a choisi de marquer la journée d’hier, loin du cérémonial officiel d’ouverture de la session parlementaire du printemps. Il boycotte cette ouverture de session qui intervient dans un « contexte national, régional et international trouble et troublé», a noté le FFS.

La direction du plus vieux parti de l’opposition et tout son groupe parlementaire ainsi que des élus d’Alger se sont rendus au cimetière Sidi M’hamed, à Alger, pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de Aïssat Idir avant de rendre publique une déclaration des plus virulentes à l’égard de l’entêtement du pouvoir à tourner le dos à la raison. « Dans la conjoncture actuelle, le FFS se veut dans la continuité du message de Novembre et du Congrès de la Soummam. Il reste fidèle à ses engagements primordiaux de construire démocratiquement la nation algérienne et l’Etat démocratique et social.

C’est pourquoi le FFS décide de commémorer le 60e anniversaire de la création de l’UGTA, bras syndical de la Révolution algérienne, par ce recueillement sur la tombe de Aïssat Idir», a souligné le premier secrétaire national du parti, Mohamed Nebbou, dans une déclaration. L’analyse faite par le FFS sur la situation politique, sociale et économique du pays est des plus critiques. Le FFS revient sur l’adoption de la loi de finances 2016 qu’il juge « antinationale et antisociale», et sur le texte de révision de la Constitution, qu’il qualifie de « véritable coup de force institutionnel et constitutionnel».

Et d’alerter : « L’immense majorité des Algériennes et Algériens commencent à subir les conséquences dramatiques de cette loi de finances scélérate et reçoivent des électrochocs répétés suite à une flambée des prix qui n’est pas près de s’éteindre.» Pourtant, a rappelé la déclaration du FFS : « Il y a quelques mois, les mêmes autorités assuraient que le pays ne connaissait pas de crise et qu’il ne serait pas touché par l’austérité.»

« L’imposture n’est pas finie»

« Aujourd’hui, on prêche le discours de vérité. Quel discours tenait-on hier et avant-hier ? Le discours de la ruse, du mensonge, du déni de réalité et de la violence.» « L’imposture n’est pas finie», a asséné le FFS. Concernant le projet de révision constitutionnelle, il a fait remarquer qu’on « veut faire croire à l’extérieur que le pay est sur la voie d’une démocratisation graduelle, alors que les options retenues visent simplement à renforcer le régime par le droit et non à limiter le pouvoir».

Ces options, a estimé le FFS, « instituent la régression des libertés par la juridiciarisation du politique». Et d’affirmer qu’on ne peut parler de séparation des pouvoirs alors que jusqu’à l’heure actuelle, l’initiative des lois demeure le domaine réservé de l’Exécutif. Renvoyant au pouvoir son simulacre de changement, le FFS a asséné : « Chaque matin, tout Algérien qui sort de chez-lui sait qu’il n’est pas dans un pays plus uni, plus juste, plus libre et plus stable.» Le plus vieux parti de l’opposition a averti que la programmation des lois organiques faisant suite à la révision de la Constitution va lourdement impacter l’activité parlementaire.

« Comment ne pas voir que nous sommes en présence d’un véritable carrousel ? Il y a eu inversion des priorités et cela révèle la logique personnelle, si ce n’est partisane ou clanique, qui a conduit à programmer cette révision en dernier», a souligné la déclaration du FFS. Le contenu économique de la révision de la Constitution est aussi mis en lumière par ce parti. « Nous partageons le point de vue de tous ceux qui estiment que cette Constitution consacre la rupture avec l’Etat social, la régression syndicale, la déréglementation de la sphère économique et ‘l’open-sky’ en matière du droit du travail», est-il noté, regrettant que ce nouveau modèle économique n’ait pas suscité un grand débat citoyen et démocratique.

« Pour rassembler les énergies, pour renforcer la cohésion sociale, il eut fallu opter pour un dialogue politique véritable pour reconstruire le consensus national», a soutenu le FFS attestant que les différentes initiatives politiques présentes sur la scène médiatico-politique ne se confondent pas. « Le pouvoir persiste dans une démarche unilatérale et autoritaire, parce qu’il pense disposer des ressources politiques, diplomatiques, financières, économiques, culturelles et sociales pour continuer dans cette voie et qu’il escompte un retournement de la conjoncture pétrolière en sa faveur», a constaté le FFS, alors que, a-t-il dit, la crise algérienne est antérieure à la chute des revenus des hydrocarbures et remonte même au lendemain de l’indépendance du pays.

« Chaque jour qui passe démontre qu’aucun acteur politique ou social ne peut, à lui seul, trouver une issue politique et mettre le pays sur la voie d’un développement durable», a précisé la même déclaration de ce parti en relevant que le FFS poursuivra dans le travail de proximité auprès de la population et continuera à rechercher et à proposer des mécanismes et des cadres de dialogue et de concertation pour reconstruire le consensus national.

« Ce consensus ne saurait être la réédition de projets frontistes dépassés ou d’alternance claniques qui ne répondent pas à l’espérance démocratique du peuple algérien.» Réagissant à la situation régionale, le plus vieux parti de l’opposition a soutenu une solution politique en Libye, s’est prononcé contre toute intervention militaire étrangère dans la région et a réaffirmé que « la construction démocratique du Maghreb est à même d’apporter à la région la paix, la stabilité et le développement». Lire la suite

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Une prolongation de formation imposée

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

Onze spécialités sont concernées par cette réforme.
Les médecins résidents en fin de cursus, toutes spécialités confondues, interpellent le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour mettre un terme « aux tergiversations sur la refonte de la formation pédagogique au cours du résidanat». Suite à l’abrogation de l’arrêté 709 intervenue après des grèves cycliques l’année dernière, un nouvel arrêté ministériel 11-37 publié en octobre 2015 vient revoir à la hausse le nombre d’années de formation pour les étudiants en résidanat et serait même applicable aux promotions de 2013-2014, toutes spécialités confondues (11 spécialités).

Une décision que les résidents en fin de cursus rejettent catégoriquement. « Qu’allons-nous faire de plus que ce que nous avons étudié durant les trois ou les quatre années selon les spécialités ? On refuse que cette loi soit appliquée de manière rétroactive. Nous sommes à la fin de notre cursus et nous voulons évoluer et progresser.

Cette loi s’adresse normalement aux nouveaux résidents, c’est-à-dire les promotions 2015-2016 et aux futures promotions» ont tenu à déclarer un groupe de résidents qui se sont rendus hier à notre rédaction. « On nous impose entre une et deux années supplémentaires, alors que les programmes pédagogiques ont été pour la majorité assurés dans leur globalité. Qu’allons-nous faire de plus en termes de théorie si ce n’est nous maintenir dans les services pour continuer à assurer l’intense activité hospitalière ? Ainsi, les différentes promotions, toutes spécialités confondues, passeront 8 à 11 ans ou 13 ans d’études», a fait remarquer un étudiant qui aspire à la progression et à une meilleure qualité de formation.

Dans ce même arrêté, relève un autre résident, il est aussi mentionné que la durée de la formation sera déterminée par un autre texte réglementaire (art 25). « Aujourd’hui, on ne sait pas encore quand interviendra la fin de notre cursus de formation de résidanat alors qu’au départ, on savait que c’était parti pour trois ou quatre ans, selon toujours bien sûr les spécialités. On ne peut pas continuer à travailler dans une totale incertitude», a-t-il souligné. Et de rappeler que le temps presse car la fin de l’année universitaire 2015-2016 est dans trois mois.

Ce groupe d’étudiants compte beaucoup sur l’appui des comités pédagogiques, qui sont les premiers habilités à défendre leurs étudiants et plaider pour le maintien de l’ancien système, notamment pour la promotion 2013-2014. D’ailleurs, une réunion est prévue aujourd’hui au ministère de l’Enseignement supérieur avec les présidents des comités pédagogiques de l’Est, de l’Ouest et du Centre pour, sans doute, trancher définitivement cette question.

L’avis des présidents de ces comités est déterminant. Interrogé, le président d’un comité pédagogique d’une spécialité a dit ignorer cette décision et a apporté son soutien aux résidents. Il a tenu à déclarer que « les programmes pédagogiques et les objectifs sont élaborés par les comités pédagogiques et échelonnés sur un certain nombre d’années selon les spécialités. Dans ma spécialité, je pense que quatre années, c’est largement suffisant. Il n’est pas question de prolongation».
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Sellal évoque un nouveau modèle économique

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

Rattrapé par la crise, le gouvernement Sellal compte revoir sa copie et prévoit un « nouveau modèle économique» pour le pays dès avril prochain.
Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a surpris plus d’un, hier, en annonçant qu' »un nouveau modèle économique pour la période 2016-2019 est en phase de préparation et d’examen» et sera présenté et annoncé en avril prochain. Pour faire face à la baisse des recettes due à la chute des cours du brut qui oscillent actuellement entre 30 et 35 dollars, soit un niveau inférieur au prix de référence arrêté à 37 dollars le baril dans la loi de finances, le Premier ministre, qui a souvent évoqué le recours à l’endettement extérieur, rectifie le tir et invoque, cette fois, le recours à « l’emprunt interne».

En effet, un emprunt obligataire national sera lancé en avril avec un taux d’intérêt très élevé de 5%, et ce, pour augmenter, selon M. Sellal, les sources de revenus. Le Premier ministre n’a pas précisé les contours de cette nouvelle orientation de la politique économique du pays. Ce qui est certain, c’est que le gouvernement Sellal est ainsi rattrapé par la crise économique que traverse le pays depuis la dégringolade des prix du pétrole.

Bien qu’ayant opéré des coupes budgétaires, notamment dans les dépenses d’équipement pour 2016, il faut savoir que le déficit sera si important qu’il sera difficile de le combler par le Fonds de régulation des recettes (FRR), dont les comptes ont commencé à fondre comme neige au soleil depuis 2014. Le mécanisme mis en place début 2001, comme le FRR, alors que les revenus réels d’exportation des hydrocarbures étaient supérieurs aux dépenses budgétaires afin de faire face aux années de « vaches maigres», ne tiendra pas longtemps en raison du niveau actuel des prix de pétrole.

« Nous écartons pour le moment le recours à l’endettement extérieur. Nous allons adopter un nouveau modèle économique que nous annoncerons en avril prochain et qui s’étalera jusqu’en 2019. Cette nouvelle orientation nous permettra de mieux maîtriser et gérer la situation économique. Nous avons pris cette décision pour éviter de recourir dans l’immédiat à l’emprunt extérieur», a expliqué M. Sellal en marge de l’ouverture de la session de printemps du Parlement. Le chef de l’Exécutif n’a pas nié l’existence d’une crise économique, mais a tenu à rassurer que l’Algérie maîtrise toujours les grands équilibres macroéconomiques nationaux.

D’autres décisions économiques seront prises sans toutefois, assure le Premier ministre, toucher aux acquis sociaux. Pour appuyer ses dires, M. Sellal annonce la réunion de la tripartite (gouvernement-patronat-syndicat) qui se tiendra début juin prochain pour examiner plusieurs dossiers relatifs à la situation économique du pays. L’annonce de Sellal a laissé perplexes les parlementaires qui ignoraient totalement cette initiative portant sur un nouveau modèle économique. « Nous ne sommes pas au courant. Nous avons pris connaissance à l’instant de cette proposition relative à l’adoption d’un nouveau modèle économique», révèlent des députés de différentes obédiences rencontrés sur place.

Ni le FLN ni le RND, les deux partis au pouvoir, n’ont été, semble-t-il, associés à ce projet susceptible de « faire bouger les lignes». Des députés indépendants et de l’Alliance de l’Algérie verte estiment que la chute des recettes pétrolières a mis à nu la politique du gouvernement. Aucune stratégie ni proposition, encore moins de solutions à long terme.

Des incohérences et des contradictions dans les discours apparaissent au fil des jours. « Lorsque l’Algérie baignait dans l’aisance financière, elle n’a pas pu réaliser des exploits ni finaliser ses grands chantiers et aujourd’hui, avec un baril à 30 dollars, elle veut faire des économies ! Question : est-ce que le gouvernement va encore une fois puiser dans la poche des citoyens pour régler la crise», s’est interrogé Zineddine Tebbal, chargé de communication au MSP.

Il y a quelques jours, le groupe Sonelgaz a annoncé vouloir recourir à un financement étranger pour lever 9 milliards de dollars en vue de financer ses investissements. Sonatrach, matrice de l’Etat algérien, n’a pas écarté cette éventualité, elle aussi, afin de financer ses projets. Comment, se demandent les députés, le gouvernement va satisfaire les besoins de ces deux entités ?

« Est-ce un énième appel au citoyen pour qu’il serre davantage la ceinture ?», s’offusquent les députés. Les élus du PT disent n’avoir aucune idée sur l’initiative du gouvernement et estiment que leur parti a formulé plusieurs solutions pour une sortie de crise, notamment l’abrogation de l’article 59 qui permet aux entreprises privées et étrangères établies en Algérie de recourir à l’endettement externe avec la garantie du Trésor public.

Il faut annuler l’Accord d’association avec l’Union européenne et il faut en urgence rétablir le monopole de l’Etat sur le commerce extérieur, comme il faut, selon Taâzibt du PT, en finir avec l’exonération tous azimuts accordée au secteur privé parasitaire. Comme il est impératif que l’Etat récupère son argent via les impôts impayés. Ce sont autant de questions que le gouvernement ne pourra pas, cette fois-ci, éluder pour faire jouer la logique économique. Lire la suite

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Résine de cannabis : Le Maroc, premier fournisseur dans le monde

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

L’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) l’a confirmé pour la énième fois : le Maroc demeure en tête des gros producteurs de résine de cannabis dans le monde.
Il est aussi le premier fournisseur de l’Europe. Cette information contenue dans le rapport annuel de cet organe indépendant, chargé de surveiller l’application des conventions internationales des Nations unies relatives au contrôle des drogues, est consolidée par le fait que le Maroc est fréquemment cité ces dix dernières années comme l’un des trois pays sources et zones de transit de résine de cannabis dans le monde. Il est suivi par l’Afghanistan, le Liban et le Pakistan.

Dans le rapport de l’OICS, l’Algérie est citée comme un pays de transit de grosses quantités de résine de cannabis provenant du Maroc. Ce rapport s’appuie sur les données fournies par les autorités algériennes faisant état que la majeure partie de la résine saisie dans le pays l’aurait été au nord-ouest, à la frontière avec le Maroc. Des données déjà confirmées par l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie.

D’après un bilan établi pour les 11 premiers mois de 2015, les différents services de lutte auraient saisi plus 109 tonnes de résine de cannabis et 309 g de graines de cannabis, alors que 571 plants ont été découverts et détruits. En volume, le cannabis est la première des drogues saisies en Algérie. Selon la même institution, 60% du cannabis saisi l’ont été dans l’ouest du pays. Les plages de cette région seraient, selon ce bilan, en tête en matière de rejets de cannabis, qui dépasseraient les 2 tonnes. La culture du cannabis au Maroc occuperait une superficie de plus de 47 000 hectares, selon le rapport annuel de l’OICS.

Outre les pays voisins, principalement l’Algérie, le Maroc fournirait l’Europe en résine de cannabis via l’Espagne. D’après le même document, plus des deux tiers de la quantité totale de résine de cannabis saisie en Europe l’ont été sur le territoire espagnol. En plus d’être le premier producteur et fournisseur au monde, le Maroc assisterait aussi un trafic important de cocaïne provenant du Brésil à destination de l’Europe.

L’Afrique, plaque tournante du trafic de drogue

Le rapport de l’OICS qualifie l’Afrique de principale plaque tournante du trafic de drogue dans le monde et aussi d’importante zone de transit vers l’Europe. D’après le même bilan, l’ouest du continent est régulièrement utilisé par les trafiquants pour faire passer de la cocaïne et d’autres drogues vers l’Europe. L’Afrique du Nord reste l’une des premières sources des drogues entrant en Europe, tandis que l’Afrique de l’Est sert de plus en plus de plaque tournante pour le trafic d’héroïne afghane à destination du continent européen, en témoigne le fait que les pays de la sous-région et certains autres européens signalent une progression des saisies d’héroïne provenant d’Afrique.

Ce phénomène pourrait expliquer en partie l’augmentation de l’abus d’héroïne en Afrique de l’Est. De facto, le continent africain connaît une hausse de la consommation illégale de drogues accompagnée d’un accroissement sans précédent des groupes criminels organisés.
Dans un autre volet du rapport, l’OICS dévoile que la moyenne annuelle de consommation de cannabis est la plus élevée comparée aux autres types de stupéfiants. Plus de 7% de ses consommateurs seraient âgés entre 15 et 64 ans, un taux presque double de la moyenne annuelle qui ne dépasserait pas les 3,9%.

Le cannabis, la drogue la plus consommée en Afrique

Etant le stupéfiant le plus consommé en Afrique, le cannabis serait la principale substance à l’origine des demandes de traitement de toxicomanie. Il est suivi de l’héroïne, dont la prévalence de consommation serait égale à celle rapportée à l’échelle mondiale de 0,4%.
Dans le contexte de la prise en charge des toxicomanes, l’OICS estime qu’un sur 18 dépendants à la drogue bénéficie d’un traitement.

Pour l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, 12 900 personnes dépendantes aux stupéfiants ont bénéficié d’un traitement et d’un suivi médical durant les 9 premiers mois de l’année écoulée. Le bilan fait ressortir que la tranche d’âge la plus concernée par ces soins, majoritairement externes, oscille entre 15 et 35 ans, représentant un taux de plus de 78%. La consommation de drogues, qui connaît ces dernières années un essor considérable, touche à 91% la gent masculine.A. B. Lire la suite

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Remaniement ministériel dans les prochains jours, selon Saâdani

Publié le 03/03/2016, par dans Non classé.

« C’est au président de la République de décider d’un éventuel remaniement du gouvernement.» La réplique est du Premier ministre, Abdelmalek Sellal.
C’est en marge de la cérémonie d’ouverture de la session de printemps de l’Assemble populaire nationale (APN) que Sellal a levé toute équivoque concernant la question du remaniement ministériel. Il explique que la Constitution amendée est claire et ne fait pas obligation au président de la République de remanier le gouvernement. « L’Algérie compte aujourd’hui des institutions élues. Le président de la République est élu et exerce ses fonctions, le Parlement aussi», a-t-il précisé.

Après avoir rappelé que le Premier ministre était désigné par le chef d’Etat, Sellal a évoqué trois hypothèses, relevant toutes des prérogatives du président de la République, sur un éventuel remaniement ministériel. Il y aura, selon lui, soit un remaniement total, soit un remaniement partiel ou alors le maintien du gouvernement. « Le Président peut garder l’équipe actuelle comme il peut écarter certains ministres ou changer toute la composante. Je ne peux pas me prononcer à sa place», tranche Sellal.

Seulement, du côté partisan, Amar Saadani, secrétaire général du FLN, est catégorique ; il persiste et signe qu’il y aura un remaniement dans les prochains jours. Mieux, devant les mouhafedhs réunis hier à Alger, il donne des détails : « Je précise bien qu’il s’agira d’un remaniement et non d’un changement à la tête du gouvernement. Sellal préservera son poste de Premier ministre et son maintien fera du FLN le parti qui dirigera le gouvernement.» Lire la suite

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