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Ministère du Travail : La stabilité du système des retraites en danger

Publié le 07/06/2016, par dans Non classé.

D’après Djouad Bourkaib, directeur général de la Sécurité sociale au ministère de l’Emploi, du Travail et de la Sécurité sociale, la solution engagée lors de cette tripartite de supprimer la retraite sans motif et sans condition d’âge était une véritable nécessité.
S’exprimant sur les ondes de la Radio nationale, l’invité hier de la rédaction a motivé cette décision par le nombre important de travailleurs qui partent en retraite avant l’âge de 60 ans. Selon lui, leur nombre s’élève à 830 000 travailleurs/an. « Ces départs engendrent des pertes de cotisations et de compétences professionnelles et ne sont en rien générateurs d’emplois, comme on tend à le faire croire, indique-t-il.

Pis encore, ces départ présentent un véritable danger pour la stabilité du système de retraite.» Djouad Bourkaib rappelle que la suppression de cette option de départ en retraite sans condition a longtemps fait l’objet de débats auxquels il est temps de mettre un terme. Confirmant solennellement que la Caisse connaît de sévères problèmes financiers, Djouad Bourkaib les met sur le dos de ces employés qui partent en retraite avant 60 ans, causant ainsi une rupture dans la continuité du financement de la retraite, dont le principe fondamental est la solidarité intergénérationnelle.

« Le départ précoce de ces employés veut systématiquement dire qu’il n’y aura plus de cotisations de leur part mais surtout qu’ils vont bénéficier de versements à leur profit de pension de retraites pendant une durée plus longue par rapport à ceux qui sont sorti à l’âge de 60 ans», ajoute-t-il. Et d’expliquer que ce type de départ, appelé « retraite anticipée», est toujours de vigueur mais dans des cas bien précis. Désormais pour en bénéficier, il faut que l’employé ait perdu son emploi pour des raisons économiques en situation de longue maladie. Les travailleurs victimes d’invalidité, d’accidents du travail ou de maladies professionnelles y ouvrent aussi droit. Hormis ces cas, tout travailleur n’a droit à la retraite qu’après l’âge de 60 ans. Lire la suite

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Les syndicats autonomes sceptiques

Publié le 07/06/2016, par dans Non classé.

« Le secteur de l’éducation a des caractéristiques telles qu’obliger un enseignant à travailler jusqu’à 60 ans équivaut à une baisse significative de son rendement», estime le porte-parole de l’Unpef.
La retraite pour tous à 60 ans. Tandis qu’une commission sera chargée d’unifier les conditions de départ à la retraite, les syndicats sont quelque peu partagés quant à cette mesure-phare de cette dernière tripartite. « Il est inacceptable que l’on remette en cause les acquis sociaux des travailleurs algériens», s’insurge Meziane Meriane, coordinateur national du Syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest). « Cette disposition quant au départ à la retraite indépendamment de l’âge est justifiée par la réalité du terrain.

Certains corps de métiers, tels la médecine ou l’enseignement, sont usants et stressants», affirme-t-il. « Dans ces cas-là, prendre sa retraite est une échappatoire pour ne pas sombrer, pour ne pas développer de maladies chroniques et autres maux physiques et mentaux», ajoute M. Meriane. Même son de cloche du côté de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), dont le porte-parole, Messouadi Amraoui, juge que certains secteurs seront plus durement touchés que d’autres par cette mesure.

« Le secteur de l’éducation a des caractéristiques telles qu’obliger un enseignant à travailler jusqu’à ces 60 ans équivaut à une baisse significative de son rendement. Et ce sont les élèves qui en pâtiront le plus», insiste-t-il. Selon lui, « travailler jusqu’à 60 ans et au-delà des 25 et 33 années d’exercice requis doit être un choix», poursuit-il.

Les syndicats autonomes ne sont pas tous contre cette décision. « Cela devient un luxe», estime ainsi pour sa part le docteur Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP). « Au vu de la situation de crise que vit le pays, c’est une mesure logique et salutaire, qui permettra d’atténuer les déficits de la CNR. Mais l’effet de la décision ne pourra être que temporaire, si cela n’est pas accompagné de la mise en place d’une réelle économique productive», juge-t-il.

Toutefois, au-delà de cette simple décision, il est indispensable, dit-il, que les pouvoirs publics se penchent sur les raisons qui poussent les travailleurs à mettre un terme à leur carrière. « Dans le secteur médical, où 80% des praticiens sont des femmes, nous assistons chaque année à des milliers de départs à la retraire anticipée, parce que la pénibilité du travail et les conditions d’exercice sont telles qu’elles préfèrent rester à la maison ou travailler quelques heures dans le secteur privé», explique le Dr Merabet, qui déplore cette « hémorragie de compétences».

Pour ce qui est des causes invoquées quant à la nécessité de cette mesure, M. Meriane est d’avis que des décisions plus efficaces existent. « Il serait plus juste de revoir les montants des retraites des hauts cadres de l’Etat ou encore maîtriser les évasions fiscales et sévir contre les patrons qui fraudent dans les cotisations de leurs employés. Il existe d’autres mécanismes pour renflouer les caisses de l’Etat, autres que de venir encore une fois rogner les acquis des travailleurs», conclut-il. Lire la suite

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Les marchés submergés à Constantine

Publié le 07/06/2016, par dans Non classé.

En sept jours, la flèche de la mercuriale a pris son envol pour atteindre un taux impensable de 100%. Qu’on en juge : la tomate vendue à 60 DA, il y a une semaine, a grimpé à 120 DA. Les autres légumes ont suivi la même courbe.
Décidément, les mêmes réflexes et les mêmes habitudes reviennent chaque année à l’approche du Ramadhan, provoquant cette folie de la consommation et cette hausse inexplicable de la mercuriale dans les marchés de Constantine. C’est comme s’il s’agissait d’un cycle naturel, un rituel qui doit accompagner ce mois de jeûne. Il y a même une sorte d’entendement entre tous les commerçants de la ville qui semblent avoir adopté le même plan pour allumer le « brasier» des prix une semaine avant le Ramadhan.

En sept jours, la flèche de la mercuriale a pris son envol pour atteindre le taux impensable de 100%. Qu’on en juge : la tomate vendue à 60 DA, il y a une semaine, a grimpé à 120 DA. Les autres produits ont suivi la même courbe : le poivron à 120 DA, la courgette à 140 DA, la laitue à 120 DA, sans parler des haricots verts à 150 DA. Seuls la pomme de terre, cédée à 45 DA et l’oignon à 40 DA ont gardé les pieds sur terre. Du côté des fruits, devenus des produits de luxe, il ne faut plus se leurrer. « C’est quand même paradoxal de voir cette hausse vertigineuse des prix en quelques jours seulement, alors qu’il s’agit de produits de saison, disponibles à profusion.

C’est de la folie», proteste une dame rencontrée au marché Bettou du quartier Belouizdad. Un lieu fréquenté par une classe aisée, connu surtout pour ses prix qui défient toute logique. En fait, les gens rouspètent mais finissent par se résigner. « Nous n’avons aucune responsabilité dans cette hausse, nous la subissons nous aussi auprès des marchands de gros et des mandataires, ce sont eux qui font monter le mercure puisqu’ils détiennent le monopole ; nous, on ne fait que tirer notre marge bénéficiaire», affirme Hocine, vendeur de légumes au même marché.

Même topo au marché Boumezzou, place du 1er Novembre. A Constantine, le mot rush est devenu désuet pour décrire la frénésie « gargantuesque» qui règne dans les magasins. Hier, les bouchers de la ville se sont frotté les mains. Malgré la hausse des prix, les vitrines ont été vidées dès les premières heures de la matinée. Au moment où la viande d’agneau est devenue presque inaccessible, la viande de veau, cédée entre 850 et 1300 DA, s’arrachait, alors qu’elle était boudée il y a quelques jours seulement. Dans les supérettes, les chaînes à la caisse se prolongent jusqu’au trottoir. Du jamais vu !

Place Ahmed Bey, plus connue sous le nom de Dounia Ettaraif, où la commune de Constantine, en collaboration avec l’union des commerçants, a prévu d’ouvrir une sorte de « marché du cœur», c’est la débandade. Une trentaine de stands sont encore vides, alors que le reste attend d’être installé. L’opération, très attendue par les citoyens qu’on classe dans la catégorie des « petites bourses», peine à démarrer. Ceux qui cherchent une ambiance plus clémente prennent la destination du fameux marché populaire Souk El Asser, où l’on a constaté hier une différence des prix allant jusqu’à 50 DA pour certains produits.

D’autres préfèrent s’approvisionner au marché de la cité Daksi, dans la banlieue est de la ville, où l’on peut faire ses emplettes « sans être plumé». En l’absence d’une couverture équilibrée en marchés dans les grandes cités de la ville, de nombreux Constantinois se rabattent sur les souks anarchiques qui pullulent dans l’insalubrité. Les vendeurs informels squattent la voie publique en attendant des jours meilleurs, car là aussi ce n’est guère la joie. Lire la suite

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Le nouveau modèle de croissance diversement apprécié

Publié le 07/06/2016, par dans Non classé.

L’annonce d’un nouveau modèle de croissance économique est diversement appréciée par le patronat algérien.
Pour Mohand-Saïd Naït Abdelaziz, président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), le nouveau modèle de croissance, dont les grandes lignes ont été présentées par le Premier ministre dimanche dernier, vient « à point nommé» dans la perspective d’une transition vers une économie diversifiée et moins dépendante des aléas du marché pétrolier. « Le débat a été franc et serein. Il y a eu un consens qui s’est dégagé.

Les pouvoirs publics ont affiché une volonté quant à la nécessité de changer de voie. Sur ce point, je considère que c’est une avancée», a confié le président de la CNPA, joint hier par téléphone, lequel a participé à la 19e réunion tripartite (gouvernement-UGTA-patronat). Selon lui, un modèle de croissance économique nécessite un certain nombre de réformes liées notamment au financement des petites et moyennes entreprises et à la lutte contre la bureaucratie.

« Maintenant, il faudra trouver les outils nécessaires» pour remédier au problème de l’accès au financement pour les entreprises, dira-t-il, en suggérant la création dune banque destinée exclusivement au financement des PME et la libération des initiatives économiques. Même son de cloche auprès de la Confédération algérienne du patronat (CAP). « Je pense qu’il était temps d’engager un processus nouveau dans le domaine économique et social.

L’urgence de la situation est telle qu’on ne pouvait pas se permettre de poursuivre le même sentier», a réagi Boualem M’Rakach, président de la CAP, pour qui le nouveau modèle place l’entreprise comme élément essentiel de la création de richesses. Pour sa part, Habib Yousfi, président de la Confédération générale des entreprises algériennes, a exprimé son scepticisme à propos du nouveau modèle. « En matière de réflexion, le nouveau modèle, à mon avis, ne tient pas du tout la route», a-t-il affirmé.

Et d’expliquer : « Un nouveau modèle suggère de nouvelles méthodes. Or, les anciennes pratiques ne changent pas et les méthodes sont toujours les mêmes.» Habib Yousfi a déploré aussi l’absence d’experts à la réunion de la tripartite : « La réunion aurait dû être élargie pour permettre aux experts de donner leurs avis. Je suis resté sur ma faim.» Excepté l’objectif de 9% de recettes d’exportation à atteindre en hors hydrocarbures, le nouveau modèle de croissance entériné par l’UGTA et le patronat reste flou dans ses contours faute d’objectifs chiffrés. Lire la suite

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Le PLJ dénonce un climat politique délétère

Publié le 07/06/2016, par dans Non classé.

Fuite des sujets du bac, retour de Khelil, Panama papers et atteinte à la liberté de la presse sont des facteurs qui sapent « la confiance entre le citoyen et les institutions et retardent l’édification d’un Etat de droit», gronde le Parti de la liberté et de la justice.
Le parti de Mohamed Saïd considère que le « crime commis contre les candidats au bac et leurs familles constitue à coup sûr à la fois un défi à la capacité de l’Etat à empêcher la fraude et une faillite morale». Pis, « il pourrait, par ailleurs, éclairer par ses motivations politiques éventuelles certains aspects, y compris au sein-même du pouvoir, en relation avec la bataille de positionnement pour l’après-4e mandat».

Le PLJ inscrit sa position par rapport au scandale du baccalauréat dans un contexte sociopolitique qui « altère davantage le crédit de l’Etat dont deux raisons principales, des plus récentes en sont à l’origine». Il s’agit pour le PLJ du « silence officiel observé à propos du retour en Algérie en grande pompe de l’ex-ministre de l’Energie (Chakib Khelil), sans que le ministère de la Justice ne s’explique sur la suite réservée aux procédures légales qu’il a déclenchées lui-même contre lui en 2013.»

Le bureau politique du PLJ estime qu’il est du droit du citoyen « d’être au moins informé sur le secret de ce changement brusque de comportement à l’égard d’un ancien ministre qui, hier fustigé, n’a cessé depuis son retour de multiplier les déclarations et de se déplacer entre les wilayas sous la protection des services de l’Etat». D’autre part, Mohamed Saïd pointe du doigt « l’implication d’un ministre du gouvernement actuel – Abdesselam Bouchouareb sans le nommer – dans les révélations des Panama Papers relatives aux sociétés offshore créées dans des conditions douteuses».

L’absence d’enquête sur les révélations des Panama Papers qui « frise le mépris traduit une volonté de confisquer le droit de l’opinion publique de connaître la vérité ; elle offre un autre mauvais exemple sur la position morale de l’homme d’Etat ; elle démontre enfin que l’indépendance de la justice, pourtant garantie par la Constitution, demeure un simple slogan», réprimande le PLJ.

Le parti de Mohamed Saïd s’élève contre le « harcèlement que subissent certains quotidiens nationaux réputés pour l’indépendance de leur ligne éditoriale». Il rappelle que « les tentatives de musèlement ou de mise au pas de l’expression libre à travers l’instrumentalisation des fonds de la publicité publique, ou l’interférence, en dehors du cadre légal, dans des transactions commerciales, constituent entre autres un revers pour le processus démocratique et une atteinte au droit du citoyen à une information objective et sincère». Lire la suite

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Fuites des sujets du Bac : Le PT dénonce «une opération criminelle»

Publié le 07/06/2016, par dans Non classé.

Le Parti des travailleurs (PT) dénonce « une œuvre de déstabilisation de l’ensemble de la famille de l’éducation».
Réagissant à la fuite des sujets du baccalauréat 2016, le secrétariat du bureau politique de ce parti « considère qu’il ne s’agit pas d’une opération de fraude, mais bel et bien d’une opération visant à jeter le discrédit sur un examen national et par ce biais déstabiliser l’Etat qui l’organise». Dans ce communique rendu public hier, le PT estime que le mode opératoire des personnes qui ont œuvré systématiquement à saboter l’examen du bac et le moral des centaines de milliers de candidats montre clairement le « caractère criminel de cette opération».

Ce faisant, le PT renouvelle son soutien à la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, et dénonce l’entreprise de déstabilisation dirigée contre elle. « Tout en soutenant les enquêtes diligentées par les services de l’Etat pour débusquer tous ceux qui ont été impliqués dans ce complot gravissime, le secrétariat du bureau politique dénonce les voix qui s’élèvent pour tenter de mettre en échec les efforts de Mme Benghebrit qui visent à réformer, algérianiser et à ouvrir notre système de l’éducation nationale sur l’université», lit-on dans le même communiqué.

Le parti de Louisa Hanoune condamne également « tous ceux qui ont utilisé la provocation pour s’attaquer à la Mme Benghebrit de manière immorale, en demandant sa tête, et en tentant de jeter l’opprobre sur l’ensemble de la famille de l’éducation nationale». Dans la foulée, le PT se démarque de la démarche entreprise par des députés islamistes qui ont entamé la collecte de signatures pour demander le départ de la ministre. « Le SBP informe l’opinion publique qu’aucun député du PT n’a signé ni ne signera un quelconque texte demandant le départ de la ministre de l’Education qui, comme toute la famille de l’Education nationale, est tout aussi victime de l’attaque criminelle contre l’examen du bac 2016», précise encore le PT dans son communiqué. Lire la suite

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