formats

Au-delà des discours, des écueils

Publié le 16/10/2016, par dans Non classé.

Dans quelques jours, la capitale accueillera un imposant forum économique Algérie-Afrique.
Le pays présentera au reste du continent noir ses ambitions pour une meilleure coopération commerciale. Alger souhaite donner du punch aux échanges interafricains avec, en ligne de mire, un intérêt naissant pour le métier de l’exportation, tant il est question de quêter d’autres sources de devises pour se substituer aux recettes pétrolières nettement en baisse. Lequel projet dépendra néanmoins dans une large mesure de la capacité de l’Exécutif à passer de l’étape des discours à celle des travaux pratiques.

Car l’étape suivante consistera à mettre en œuvre une série d’instruments conformes aux objectifs affichés. En termes plus clairs, les investisseurs potentiels et les entreprises veulent être accompagnés et tranquillisés dans cette œuvre d’exportation. Le risque pénal pendait comme une épée de Damoclès au-dessus des la tête des opérateurs, si rares à s’investir sur le chemin périlleux de l’exportation. S’ajoute à ce risque pénal le danger de se voir envoyer au poteau en cas de non-recouvrement d’une créance sur un client étranger. Lequel risque commercial se révèle une véritable corde au cou de part les tracas auxquels seront confrontés les exportateurs. D’autant plus que les possibilités de financer les contentieux de recouvrement ou les opérations de poursuites à l’étranger n’existent pas sur les devises des banques.

Elles ne sont pas non plus justifiables par les devises du marché parallèle, « une véritable toile qui dissuade les exportateurs», commente Ferhat Aït Ali, analyste financier. Une question qui renvoie à une réglementation dissuasive de la Banque d’Algérie qui n’a cessé de faire bondir les professionnels de l’exportation. « La réglementation des changes nous bloque. Il est incohérent que dans la matrice de la réglementation de la Banque d’Algérie il y ait 14 articles de loi consacrés à la régulation de l’importation et 19 à celle de l’exportation. La réglementation est moins contraignante pour les importateurs que pour les exportateurs. Il faut que l’acte d’exportation devient par-dessus tout rémunérateur», tempête Ali Bey Nasri, président de l’Association des exportateurs algériens, intervenant sur les ondes de la Radio algérienne.

En dépit des discours et des quelques avancées constatées sur le terrain douanier, les chefs d’entreprise peinent à concevoir l’exportation comme un métier sans risque. C’est une véritable source de problèmes. « Ce déploiement africain est une voie de moyen et long termes. Parce qu’elle nécessite, d’abord, la mise en place de tous les instruments qui permettent le déploiement africain», explique Slim Othmani, président du conseil d’administration de NCA-Rouiba, rencontré lors d’un forum France-Afrique, tenu récemment à Paris. La Banque d’Algérie n’encourage point l’acte d’exporter, estime Slim Othmani, qui relève un fossé qui sépare le discours officiel et les agissements de l’administration.

Mais il n’y a pas, tout compte fait, que la Banque centrale qui s’érige en parfait écueil face aux exportateurs, tant il est vrai que tout reste à faire dans ce domaine. « Nous sommes un des rares pays qui ne dispose pas encore d’instruments d’aide et d’accompagnement à l’exportation», relève le patron de la NCA-Rouiba. Il fait allusion à l’absence de fonds d’aide à l’export, d’instruments de financement, de garantie et d’assurance, l’absence de logistique…

Ces déficits ne sont guère surprenants dans un pays qui importe presque tout.
Durant toutes ces années de pétrole cher et de recettes abondantes, l’exportation apparaissait rarement comme un ambitieux projet. Preuve en est que 10 exportateurs sur les 700 recensés réalisent 97% du chiffre d’affaires à l’export.

L’Exécutif, sous pression d’une économie en manque de devises, a fini par tout miser sur l’exportation et l’Afrique, mais il convient de se rendre à deux évidences selon lesquelles l’Afrique n’est plus un terrain en jachère et tout n’est pas encore prêt pour faire de 2017 l’année de l’exportation.
Lire la suite

formats

Ali Benflis dit «non» à la présidence de la République

Publié le 16/10/2016, par dans Non classé.

Recevant, le 9 octobre, une lettre de la présidence de la République l’invitant à donner son avis sur la présidence de l’Instance de surveillance des élections qui devrait revenir à un ancien membre de la direction du parti islamiste Ennahda, Abdelwahab Derbal en l’occurrence, le président de Talaie El Houriat, Ali Benflis, dit « non».
C’est un niet catégorique qu’il vient d’opposer à la démarche du pouvoir. L’ancien candidat à la présidentielle d’avril 2014 explique sa réponse et précise, encore une fois, ses choix dans une lettre qu’il a adressée au ministre d’Etat et directeur de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia.

« La loi organique portant régime électoral de même que celle relative à la ‘‘haute » instance ‘‘indépendante » de surveillance des élections auront été autant d’occasions manquées. Il est vain d’y chercher et hors de propos d’y trouver quelques signes que ce soit d’une rupture avec les pratiques du passé dans lesquelles s’incarnaient et s’incarnent toujours la négation de l’Etat de droit et le manquement aux normes démocratiques universellement admises», écrit Ali Benflis dans un document rendu public hier. Pour lui, « la fraude électorale est la marque distinctive des systèmes politiques dysfonctionnels».

« Il est évident, explique-t-il, que les deux lois organiques en question n’ont en aucune manière été orientées vers la correction des dysfonctionnements du système politique national sans laquelle la réhabilitation de la citoyenneté et du choix du peuple souverain de même que l’avènement de l’Etat de droit et le bon fonctionnement démocratique de la société demeureront hors de notre portée.» Si Ali Benflis récuse ces deux lois organiques, c’est parce qu' »elles n’ont pas allégé l’emprise de l’appareil politico-administratif sur les processus électoraux». « Elles l’ont même alourdie», selon lui.

« Elles n’ont pas réduit son hégémonie sur les phases de préparation et d’organisation des élections qui conditionnent tout le reste», estime le président de Talaie El Houriat, pour qui « ce même appareil politico-administratif n’est toujours pas acquis à la cause d’une compétition politique loyale et persiste à vouloir en fixer les conditions, à en dicter les règles et à en prédéterminer les résultats».

Convaincu que les deux lois organiques n’ont pas éliminé les foyers de la fraude électorale existants, « elles en ont ajouté de nouveaux», Ali Benflis — qui coordonne le Pôle des forces du changement et est membre de l’Instance de concertation et de suivie de l’opposition (ICSO) — anticipe et tranche : « L’instance de surveillance des élections n’est pas conçue comme un instrument de prévention et de dissuasion de la fraude, elle n’a pour raison d’être que de la perpétuer sous de nouvelles formes qui sont vouées à être de nul effet sur la sincérité, l’intégrité et la transparence des scrutins à venir.» Ayant dénoncé à plusieurs reprises les fraudes dont il a été lui-même victime, Ali Benflis, qui a participé à deux élections présidentielles en 2004 et 2014, indique qu' »il n’était pourtant pas si ardu de nous inspirer des expériences des autres nations du monde, y compris celles de notre voisinage immédiat, pour doter notre pays d’une instance souveraine, neutre et impartiale en matière de préparation, d’organisation et de contrôle de l’intégralité des processus électoraux».

Réitérant la revendication de l’opposition de mettre en place une commission indépendante de surveillance des élections, le président de Talaie El Houriat soutient que « le devoir de franchise et de sincérité que nous avons envers notre peuple commande instamment de lui dire que rien n’a fondamentalement changé et que le changement qu’il attend n’est pas encore à l’œuvre».

« Le régime politique en place, indique-t-il, a toujours préféré le soliloque à la concertation et au dialogue sur tout ce qui engage le présent et l’avenir de la nation.» Ali Benflis souligne en effet que « notre pays passe par l’une des phases les plus critiques de son histoire contemporaine». « Il fait face à une impasse politique totale qui prend la forme d’une crise de régime manifeste. Il est confronté à une crise économique d’une exceptionnelle gravité. Il est menacé par une montée des tensions sociales», explique l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2014. « Dans un contexte aussi grave, faire comme si de rien n’était et ériger les prochaines échéances électorales en opération routinière me semble mener le pays, encore une fois, à passer à côté de l’essentiel.» Rappelant que « notre pays n’est pas en manque d’élections contestables et contestées qui l’ont toutes conduit là où il se trouve actuellement», Ali Benflis appréhende les conditions dans lesquelles se dérouleront les prochaines élections. Selon lui, « elles pourront au mieux ménager un statu quo dommageable pour le pays si tant est qu’elles ne donnent pas une autre dimension à l’impasse politique et institutionnelle actuelle». Lire la suite

formats

Théâtre régional de Tizi Ouzou : Présentation de la générale de la pièce Boulemhayen

Publié le 15/10/2016, par dans Non classé.
Théâtre régional de Tizi Ouzou : Présentation de la générale de la pièce Boulemhayen
TIZI OUZOU- La générale de la pièce théâtrale Boulemhayen mise en scène par Mohammed Adar a été présentée dans l’après midi de samedi au théâtre régional Kateb Yacine de Tizi Ouzou. Après deux mois de travail et de persévérance, la production tant attendu par les adeptes du théâtre au niveau…

Lire la suite

formats

Abderrazak Makri : « Nous ne savons pas qui gouverne l’Algérie »

Publié le 15/10/2016, par dans Non classé.

Les différents décideurs  » se connaissent mais ne se reconnaissent pas » et  » chacun d’entre eux a une parcelle de pouvoir dont il se sert comme bon lui semble ».
Le président du MSP, Abderrazak Makri dit ne pas savoir qui dirige le bateau Algérie.  » Nous sommes dans un pays où on ne sait pas qui gouverne. Nous n’avons même pas d’adresse (interlocuteur ndlr ) lorsque on veut discuter avec l’Etat. Nous ne savons pas qui détient le pouvoir de décision dans le pays », a déclaré Makri lors d’une rencontre régionale avec les cadres de son parti, réunis aujourd’hui samedi à Saida.

 » Nous avons rencontré tous ceux que nous considérions comme responsables et tous ils nous ont fait comprendre que le pouvoir n’est pas entre leurs mains », a-t-il ajouté en faisant allusion à la maladie du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika.

Selon lui,  » la situation est devenue pire qu’a à l’époque du président Chadli. Il y a une lutte âpre dans les institutions de l’Etat. La course pour le pouvoir n’oppose pas les partis et les programmes, la lutte pour le pouvoir se fait dans un espace étroit, dans des couloirs obscures ».

Évoquant la polémique provoquée par les accusations portées récemment par Amar Saadani contre le général Toufik et Abdelaziz Belkhadem, le président du MSP a dit :  » nous assistons aujourd’hui à des accusations directes, avec des noms et dans des affaires graves, au point de ne savoir si nous sommes dans un film d’horreur, de science fiction ou une comédie ». Et si aucun procureur ne s’est saisi de cette affaire, explique-t-il, c’est parce que ceux qui s’accusent mutuellement  » sont protégés ». D’après son analyse, les différents décideurs  » se connaissent mais ne se reconnaissent pas » et  » chacun d’entre eux a une parcelle de pouvoir dont il se sert comme bon lui semble ».

En dépit de ses constats sombres, le président du MSP s’est dit  » optimiste » parce que, dit-il,  » Il y a encore des hommes d’honneur et des patriotes au sein de l’Etat ».
Lire la suite

formats

Retraite anticipée : six syndicats autonomes boycottent une réunion avec le ministère de l’Education

Publié le 15/10/2016, par dans Non classé.

Les syndicats estiment que leurs revendications dépassent les prérogatives du ministère de l’Education.
 » Le ministère de l’Education nous a invité à une réunion d’information le 10 octobre dernier puis à une autre réunion, prévue aujourd’hui le 15 octobre à 9h. Les syndicats se sont réunis et ont décidé de boycotter cette dernière réunion », ont annoncé les syndicats dans un communiqué commun signé par le Cnapest, Unpef, Snapep, Satef et Cela (ex CLA).

Toutefois, les six syndicats ont exprimé leur  » disponibilité à participer dans des négociations réelles avec ceux qui possèdent le pouvoir de décision, en ce qui concerne les revendications citées dans le préavis de grève prévue pour les 17 et 18 octobre.
Cette action de protestation, renouvelable le 24 et 25 du même mois, a été décidée par l’Intersyndicale pour amener le gouvernement a revoir sa décision portant suppression de la retraite anticipée.
Lire la suite

formats

Un atelier d’apprentissage de la musique diwan lancé à Alger

Publié le 15/10/2016, par dans Non classé.
Un atelier d'apprentissage de la musique diwan lancé à Alger
ALGER- Une première session d’apprentissage de la musique diwan a été lancée vendredi à Alger par un collectif de musiciens et praticiens du genre à l’adresse de jeunes passionnés de cette musique. Cette première expérience dans la capitale a été initiée par le musicien Mohamed Seghir Yousri Tamrabet et les…

Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair