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Grève des commerçants : Les consommateurs se sont bien débrouillés

Publié le 07/01/2017, par dans Non classé.

La grève des commerçants, qui a marqué la wilaya de Béjaïa pendant trois jours, a certes bousculé le quotidien de la population mais ne lui a pas complètement coupé les vivres.
Trois jours de perturbations qui, a-t-on constaté, n’ont provoqué ni vent de panique ni grande pénurie. Pour ce qui est des produits alimentaires — sauf pour le pain qu’on a cherché à la loupe à cause de la fermeture de la quasi-totalité des boulangeries — aucune tension particulière n’a été ressentie pour les autres produits, a-t-on constaté également.

S’agissant du pain en baguette, il a été remplacé par la bonne vieille galette maison, qu’on a pu trouver aussi en vente sous « emballage» dans les rares échoppes qui ont ouvert. « A la maison, nous consommons de la galette traditionnelle depuis deux jours, car dans tout Béjaïa, il n’y a aucune boulangerie d’ouverte pour acheter du pain», confie un père de famille du chef-lieu de la wilaya.

La privation n’est pas totale, par contre, pour les autres denrées alimentaires, et ce, pour plusieurs raisons. D’abord, dès la mise en ligne de l’appel à la grève presque dix jours avant le passage à l’action, beaucoup de gens ont eu le temps de prendre leurs précautions. Puis, au premier jour de la grève, qui est partie du chef-lieu de wilaya, nombreux étaient les commerçants qui n’ont pas répondu sur-le-champ à l’appel anonyme lancé sur les réseaux sociaux, alors que ceux des autres communes ne s’y sont ralliés que tard dans la journée, quand ce n’était pas le lendemain.

« Dès que j’ai su que l’appel à la grève avait été mis à exécution, je me suis approvisionné en lait, en légumes frais et secs chez les commerçants qui étaient encore ouverts, de quoi tenir jusqu’à la fin de la grève», affirme un autre père de famille, fonctionnaire.
Les consommateurs ont ainsi pu faire des emplettes et prévu des provisions pour plusieurs jours. Aussi, il faut dire qu’en dépit du contexte de violence dans lequel ont sombré la ville de Béjaïa et autres communes, des commerçants réfractaires au mot d’ordre de grève ont ouvert leur magasin pour fournir leurs clients en produits nécessaires.

Certains l’ont fait sans être inquiétés, parce que loin des regards des émeutiers, alors que d’autres, comme c’était le cas mercredi matin à Aâmriw, à Béjaia-ville, ont été contraints de baisser rideau avec la reprise des émeutes dans ce quartier. A Akbou et Tazmalt, les habitants n’ont pas eu le temps de ressentir la pénurie ; des sources locales nous ont confié que les commerçants ont repris du service à partir de mardi, soit au bout d’une journée de grève seulement.

A Adekar, les commerçants, qui ont rejoint la grève à son deuxième jour, ont choisi de ne pas priver totalement la population en produits, apprend-on d’une source locale, et ce, en reprenant du service à la tombée de la nuit afin de permettre aux gens de faire leurs courses. A El Kseur, à 25 km au sud de Béjaïa, malgré des remous qui ont duré deux jours dans cette ville, certains magasins sont restés opérationnels et ont donc permis aux habitants de s’approvisionner.

A cela on peut ajouter les dizaines de commerçants ambulants, informels ou pas, qui sillonnaient les quartiers et villages, proposant toutes sortes de légumes et fruits, des œufs, etc. Mercredi dernier, quoique timidement, le marché hebdomadaire de Sidi Ahmed, à Béjaïa, a eu lieu, sans aucun signe inhabituel dans le comportement acheteur des citoyens. Par contre, la grève a causé des égarements, notamment pour les habitués des cafés maures. Les librairies aussi, qui ont été rares à ouvrir, ont privé leurs clients de journaux et de tabac. Lire la suite

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Energies renouvelables : Un appel d’offres pour la production de 4000 MW

Publié le 07/01/2017, par dans Non classé.

L’appel d’offres s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme national de développement des énergies renouvelables, lequel ambitionne d’atteindre un niveau de production de 22 000 MW d’énergie électrique renouvelable d’ici 2030.
Un appel d’offres national et international pour la production et la distribution de 4000 mégawatts (MW) d’énergie électrique renouvelable sera lancé avant la fin de ce mois de janvier. L’annonce a été faite jeudi dernier par ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales au Conseil de la nation. « En vertu du cahier des charges dudit appel d’offres, les investisseurs nationaux et étrangers seront tenus de produire et d’assurer le montage local des équipements industriels de production et de distribution des énergies renouvelables, notamment les panneaux photovoltaïques», a indiqué le ministre, cité par l’APS.

Cet appel d’offres s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme national de développement des énergies renouvelables, lequel ambitionne d’atteindre un niveau de production de 22 000 MW d’énergie électrique renouvelable d’ici à 2030, soit un taux de 37% de la production nationale globale d’électricité, d’après Noureddine Boutarfa. Globalement, ce programme devrait permettre d’économiser 240 milliards de mètres cubes de gaz naturel, soit 63 milliards de dollars sur 20 ans, selon des prévisions officielles.

Jusque-là, le secteur de l’énergie avait réalisé 400 MW à partir d’énergies renouvelables pour un investissement de 120 milliards de dinars. Il s’agit notamment de la centrale électrique hybride de Hassi R’mel d’une capacité de plus de 100 MW et la centrale solaire pilote de Ghardaïa (1,1 MW). A cela s’ajoutent les 22 stations électriques solaires d’une capacité de 343 MW à travers 14 wilayas, dont 270 MW déjà en service et 73 MW qui le seront fin janvier 2017.

Interpellé sur le partenariat algéro-allemand dans le domaine du développement des énergies renouvelables, le ministre rappelé que la Société d’électricité des énergies renouvelables (STKM), filial du groupe Sonelgaz, a signé en 2014 un contrat avec une société allemande spécialisée pour réaliser 4 centrales électriques solaires pour un montant de 15,6 milliards de dinars, d’une capacité globale de 85 MW dans les wilayas de Saïda (30 MW), Naâma (20 MW), El Bayadh (23 MW) et Sidi Bel Abbès (12 MW).

En 2012-2013, Sonelgaz annonce avait effectué une étude technique en collaboration avec le centre allemand Desert Industry relevant du projet Desertec relatif à la réalisation de projets de centrales d’énergie solaire à Alger, d’une capacité globale de 1000 MW, dont 90% destinés à l’exportation vers l’UE. Selon M. Boutarfa, cette étude a conclu de la nécessité de réviser les termes juridiques européens liés à l’activité de production et de distribution de l’énergie électrique solaire et à la révision du prix de vente au kilowatt/heure dans l’espace européen qui demeure non concurrentiel.

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Emeutes et gravité de la crise : Le discours ambigu de Sellal

Publié le 07/01/2017, par dans Non classé.

Comme à chaque mouvement de contestation, Abdelmalek Sellal croit trouver le coupable : « Certains» veulent « déstabiliser le pays».
Quatre jours après les émeutes de Béjaïa, le Premier ministre est enfin sorti de son silence. Abdelmalek Sellal, qui n’a soufflé mot sur les événements, est revenu, à l’occasion d’une rencontre organisée hier soir par l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), sur « les explications» à donner aux événements de la semaine dernière.

Comme à chaque mouvement de ce genre, Abdelmalek Sellal croit trouver le coupable : « Certains» veulent « déstabiliser le pays». Le coupable trouvé n’est donc qu’une chimère que personne ne voit ni n’entend. Le Premier ministre n’ira pas plus loin. A peine s’il fait référence au Printemps arabe auquel il oppose non pas une réponse politique, mais un élément identitaire. « Ils pensent au Printemps arabe. Nous, on ne connaît pas ce Printemps arabe et il ne nous connaît pas.

D’ailleurs on va fêter prochainement Yennayer», a-t-il indiqué, sourire narquois en coin. « Il y a une tentative de déstabiliser le pays. Ils pensent que l’Algérie peut être manipulée par n’importe qui. Ils pensent que nous sommes des moutons», a-t-il encore ajouté. Qui sont-« ils» ? Abdelmalek Sellal ne le dira pas.

Pour s’opposer à ces « perturbateurs», le représentant du pouvoir relève « la force du peuple algérien». C’est ce « peuple», notamment « les jeunes qui activent sur les réseaux sociaux» qui ont donc déjoué ce « complot». « Les jeunes Algériens ont su faire face à ces appels presque anonymes de certaines parties chargées de la mission de déstabiliser l’Algérie», précise encore le Premier ministre.

Pourtant, dans ce discours, il a reconnu, de manière à peine voilée, que des problèmes sociaux existent. Le programme d' »amélioration» des conditions de vie « va se poursuivre», a-t-il promis. Il donne comme exemple le début de construction de « 120 000 logements AADL» en 2017. Ce qui prouve que « nous maîtrisons la situation», ajoute Abdelmalek Sellal.

Aucune réponse de fond

Mais sur le fond, le Premier ministre n’a rien donné de concret. Ni lors de son interview de fin d’année accordée à la Télévision nationale ni dans son intervention d’hier, Abdelmalek Sellal n’a désigné une porte pour la sortie de crise. Sachant pertinemment que la crise est beaucoup plus grave qu’il ne la présente, le Premier ministre a tenté de nourrir des illusions de lendemains qui chantent. Quitte à s’accommoder d’approximations, le Premier ministre est allé jusqu’à promettre que l’Algérie sera « un pays émergent en 2017».

Or rien, y compris dans les projections du gouvernement, ne prédit une sortie de crise dans l’immédiat. Avec un déficit budgétaire abyssal, un déséquilibre de la balance commerciale en faveur des importations, aucun élément ne plaide en faveur d’un sursaut économique durant l’année en cours.Pis, les projections du gouvernement pour les trois prochaines années ne prédisent rien d’optimiste.

Une situation « difficile» qui ne laisse pas une grande marge aux autorités face à un front social qui demande des solutions urgentes, surtout que le pouvoir d’achat des citoyens est mis à rude épreuve. Abdelmalek Sellal a beau expliquer que son gouvernement veut renverser la balance durant l’année en cours en créant les conditions d’une économie diversifiée, il sait pourtant que cela est impossible en l’espace d’un an. Lire la suite

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Des premiers résultats peu encourageants

Publié le 07/01/2017, par dans Non classé.

Même si elle n’a donné aucune précision sur la nature de la ressemblance, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, a annoncé, jeudi, que les résultats des examens du premier trimestre ne sont pas loin de ceux de la même période de l’année scolaire précédente.
Cette déclaration ambiguë, faite en marge d’une conférence nationale des directeurs du secteur, intervient quelques jours après le constat morose dressé par les syndicats quant à ces résultats qualifiés de « désastreux». Ces syndicats annoncent justement une régression significative du nombre d’élèves n’ayant pas réussi à obtenir la moyenne. D’après Messaoud Boudiba, porte-parole du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), cette régression est très claire dans les résultats des élèves de 2e année primaire et de 1re année moyenne, les deux paliers concernés par la deuxième génération de la réforme.

Si le Cnapeste reste confiant et déclare attendre le deuxième trimestre, ultime indicateur du niveau national, le Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (CELA) reste pessimiste et motive son attitude par les moyennes nationales des trois paliers de l’enseignement secondaire évaluées à 8,93/20 pour la 1re année, 9,32/20 pour la 2e AS et 9,03/20 pour les classes de terminale.

Toutefois, leur étude est incomplète car fondée sur des données collectées auprès des enseignants ; elle ne peut donc en aucun cas refléter avec exactitude le niveau national. Il n’en demeure pas moins qu’elle est un indicateur qui dresse un tableau négatif pour la réforme du système de l’éducation. Pour la Mme Benghabrit, les lacunes que pourrait révéler le bilan qui sera présenté par l’Inspection générale la fin du mois en cours ne concernent que quelques matières et certains établissements. Elle motive sa déclaration par les estimations des enseignants, qui considèrent que ces résultats négatifs sont dus à la longueur et à la difficulté du premier trimestre.

De leur côté, les syndicats ont une autre opinion : selon eux, la principale cause serait le recrutement hâtif de 60 000 enseignants, dont la moitié n’ont aucune expérience, ce qui influe ainsi sur leurs prestations et, de facto, sur les résultats. A ne pas négliger également l’impact du retard déploré dans le recrutement et le continuel manque d’encadrement pédagogique. Seraient-ce les prémices d’un échec de la réforme ? Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. Les résultats officiels ne seront connus que vers la fin de ce mois de janvier. L’hypothèse de la chute ou de la stabilité du niveau ne peut être confirmée qu’après le deuxième trimestre. Lire la suite

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Balise : La diversion par l’émeute !

Publié le 07/01/2017, par dans Non classé.

Les choses sont rentrées — ou presque—dans l’ordre à Béjaïa après une flambée de violence qui aura duré deux jours. L’opinion locale était embarquée sur les vaisseaux de la dénonciation et de la stigmatisation de la révolte des jeunes. Les scènes regrettables d’émeute et surtout celles de pillage ont eu ceci d’efficace : elles ont fait oublier, d’un coup, leurs causes. Les appels au calme lancés dans l’urgence n’évoquaient pas la légitimité de la grève des commerçants ; provoquée par l’entrée en vigueur de la loi de finances 2017.

L’anonymat de l’appel lancé a faussé les calculs pour avoir été une porte ouverte aux pires dérapages, mais surtout a légitimé des soupçons de manipulation. Les commerçants de la wilaya de Béjaïa n’ont, bien évidemment, pas perdu de vue cette donnée grave. Et ce n’est surtout pas faute d’intelligence que beaucoup parmi eux ont quand même fait grève. Les interventions publiques de représentants des commerçants ont eu tout le temps de le crier dans la presse.

Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans, s’est égosillé à dénoncer une « ruse» et à se démarquer de l’appel à la grève. C’est dans ce contexte que de nombreux commerçants n’ont pas ouvert leurs magasins au matin du 2 janvier dans plusieurs localités de la wilaya de Béjaïa, bien avant qu’apparaisse le moindre indice d’émeute. Trois semaines auparavant, les commerçants de Tizi Ouzou avaient bel et bien fait grève à l’appel d’un collectif d’associations professionnelles.

Tous ces éléments invitent à prendre acte d’un fait intentionnel et conscient, quand bien même il n’a pas été général. L’adhésion au mot d’ordre, au-delà de son détestable anonymat, est porteuse d’inquiétudes réelles qu’il n’est pas juste d’isoler de l’actualité préoccupante du pays. La loi de finances 2017 n’est, elle, pas du tout anonyme, elle est l’œuvre commune du gouvernement et du Parlement algérien. Elle est là de tout son poids écrasant que les pilleurs du magasin Condor de Béjaïa ne peuvent pas faire oublier.

Le régime s’entête à la garder et préfère user de la menace, de la fuite en avant et surtout de la diversion. Le Premier ministre a accusé des « parties chargées d’une mission pour déstabiliser le pays» et son ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, s’en est pris à « la main intérieure» et a menacé de faire appliquer la loi dans toute sa rigueur. La stagnation de la situation politique et économique du pays et la perpétuation entêtée d’un régime autiste reconvoquent les mêmes ingrédients qui ont fait éclater les « émeutes de l’huile et du sucre» en janvier 2011, les tragiques événements de 2001, de 1981, de 1980… Au centre de ces épisodes traumatisants se trouve la même jeunesse, ignorée, égarée et réprimée.

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Alger: Deux des agresseurs de ressortissants chinois à Bab Ezzouar, arrêtés

Publié le 06/01/2017, par dans Non classé.

Les services de Sûreté de la wilaya d’Alger ont arrêté deux individus impliqués dans des agressions contre des ressortissants chinois au niveau de la cité Boushaki à Bab Ezzouar, a indiqué vendredi un communiqué de ces services.
Les services de Sûreté de la wilaya d’Alger ont arrêté deux individus impliqués dans des actes de vandalisme et de vol de biens de ressortissants chinois résidant à la cité Boushaki (Bab Ezzouar), alors qu’un troisième individu est toujours en fuite. Suite au vol à l’arme blanche d’un lot de sacs à main en cuir et d’un véhicule appartenant à un ressortissant chinois résidant dans ladite cité, les éléments de la police ont été dépêchés dans la nuit où le vol a été commis le 2 janvier courant » pour assurer la protection des victimes et rétablir l’ordre.

Les mêmes services ont récupéré tous les biens volés ainsi que le véhicule, ajoute le même communiqué. Les mis en cause ont tenté de semer la terreur en utilisant des armes blanches, ciblant les locaux et commerces de gros appartenant à des ressortissants chinois au niveau de la cité Boushaki, selon le même communiqué

L’enquête en cours a permis d’identifier deux mis en cause parmi les auteurs de ces agressionses, tandis que le troisième est toujours en état de fuite, a-t-il précisé. Les deux mis en cause ont été présentés devant le procureur de la République territorialement compétent, qui a ordonné leur mise en détention préventive, pour association de malfaiteurs, vold par effraction d’un magasin, vol d’un véhicule (récupéré) et destruction de biens d’autrui avec circonstances aggravantes, a indiqué le communiqué.

Par ailleurs, la police judiciaire de la circonscription administrative de Baraki a arrêté deux mis en cause en possession de 500 comprimés psychotropes, tandis que le troisième est en état de fuite. Lire la suite

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