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«Les commerçants se sont servis avec l’appétit que tout le monde leur connaît»

Publié le 11/01/2017, par dans Non classé.

– La loi de finances 2017 a donné lieu, avant même qu’elle n’entre en vigueur, à des hausses des prix pour le moins anarchiques en l’absence de mécanismes de contrôle et de régulation. Comment interprétez-vous ces micmacs tant institutionnels que comportementaux ?

La loi de finances 2017 a bénéficié d’autant de publicité négative de la part de détracteurs politiques sans prise directe sur ses chiffres et incidences, que d’une mauvaise prise en charge en termes de communication de la part de ses promoteurs, qui au lieu d’en expliquer les incidences effectives sur le pouvoir d’achat des consommateurs et les capacités de financement des entreprises, se sont lancés dans une entreprise de promotion tout aussi politique du texte, comme une sorte de mise en pratique du nouveau modèle économique que personne n’a perçu dans sa lecture superficielle ou approfondie.

De ce fait, la majorité des citoyens, qui étaient sûrs que la crise apporterait son lot de restrictions et que la LF-2017 est une loi de crise, a anticipé de facto ses effets en termes d’augmentation des prix, bien avant sa promulgation, comme étant inéluctables. Les commerçants, grossistes ou détaillants, ne pouvaient rater cette aubaine, où le consommateur était préalablement préparé à des augmentations aussi bien par ses appréhensions injustifiées que par une propagande que l’Etat n’a pas su contrer intelligemment.

Ils se sont donc servis avec l’appétit que tout le monde leur connaît, à toutes les occasions des plus heureuses aux plus malheureuses, sous le regard d’une administration, qui est elle-même formatée pour aggraver en amont ce qu’elle ne sait pas cerner en aval, en croyant effectivement percevoir le fameux milliard de dollars de surplus de recettes de TVA, d’une sphère économique dont elle ne maîtrise dans les faits que le segment portuaire en partie et les quelques rares producteurs et prestataires déclarant au réel.

Pour le reste, il est tout à fait prévisible que dans un pays où le gros des redevables fiscaux cotise à l’IFU, à hauteur d’un million de redevables selon les propos du directeur général des impôts, pour un recouvrement global de 16 milliards de dinars, soit une moyenne de 16 000 DA par contribuable, toute augmentation de taxes à la consommation ira directement dans la poche de ces redevables non suivis, avec les excès que tout le monde a constaté en plus.

– A la veille de cette année 2017, l’ONS a levé le voile sur une inflation de 6,2% en glissement annuel et un indice des prix à la consommation en hausse de 7,4%. Comment voyez-vous l’évolution des tendances en 2017 ?

L’inflation étant calculée par effet de comparaison des indices des prix à la consommation entre deux même mois de plusieurs années, et sur des paniers de produits choisis théoriquement en fonction de leur incidence directe sur les dépenses globales des ménages, le taux d’inflation fait toujours ressortir la réalité de l’évolution des prix dans un pays donné, entre deux mois de la même année où il est minime, ou deux mêmes mois de deux années successives où il est effectif.

Mais dans le cas algérien, où le gros des produits consommés est soit importé, soit tributaire des importations pour ses intrants, trouver un taux d’inflation inférieur de loin à la dévaluation de la monnaie locale est une prouesse, qui montre que certains produits phares dans l’établissement des indices des prix à la consommation sont soit des produits soutenus, soit des produits à faible fluctuation, du fait qu’ils ont déjà atteint leurs limites d’ascension comme les loyers ou les achats immobiliers.

Pour tous les autres produits, tout maintien du taux d’inflation en l’état, pendant presque trois ans de crise financière et de dévaluation, ne peut provenir que d’une baisse des cours internationaux de ces produits, ou par une hausse des transactions non taxées, ou par un ralentissement de l’émission monétaire qui peut servir de repère aussi pour la détermination du taux d’inflation général selon une autre méthode.

Pour l’exercice 2017, il faut s’attendre à ce que cette fièvre de renchérissement des produits, induite par l’effet levier amplifié des nouvelles taxes, connaisse sa fin aussi vite qu’elle n’est apparue, et que faute de capacité de paiement et par effet de rétraction des dépenses des ménages, le gros des produits ayant subi une hausse sera ramené à sa juste valeur dans peu de temps.

Le taux d’inflation va donc se stabiliser ou même baisser, faute de circulation monétaire capable de suivre les hausses intempestives, sauf dans le cas d’une autre dévaluation du dinar induite par une autre ponction sur les réserves de change. La Banque centrale, semblant avoir choisi la politique d’assèchement des passifs monétaires en lieu et place de celle de la révision des taux de change à la baisse, est en train en quelque sorte de subventionner le dinar en circulation en asséchant les dinars scripturaux en partie, en vue de maintenir une parité du dinar, de nature à juguler l’inflation, mais ceci ne sera valable qu’un exercice ou deux.

Sinon, dans le cas d’une descente des réserves de change à 60 milliards de dollars en 2018, faute d’une autre politique économique effective, nos réserves ne pourront pas soutenir notre masse monétaire à son niveau de change actuel. Et là, toute la politique de 2017 en vue de juguler l’inflation verra son effet inverse amplifié en 2018, avec une inflation à deux chiffres et pas avec un 1 au début.

– Quel serait, selon vous, le seuil d’inflation soutenable pour les ménages et les entreprises et quels sont les outils dont disposent les pouvoirs publics pour y faire face ?

Avant de se référer à un taux général d’inflation qui n’est qu’indicatif des capacités d’achat de la monnaie nationale, il faudrait peut-être détailler notre modèle de dépenses, aussi bien privées que publiques, qui elles n’obéissent à aucune logique rationnelle, dans l’appréhension des coûts et des besoins.

A titre d’exemple, on peut en même temps estimer le renchérissement d’un produit nécessaire de quelques dinars comme étant une atteinte au pouvoir d’achat, alors que son budget a un impact limité sur nos dépenses et moyens, et en même temps digérer Lire la suite

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«J’appelle les militants sincères à faire partir Ould Abbès»

Publié le 11/01/2017, par dans Non classé.

Le secrétaire général du FLN affronte sa première crise avec la démission de son chargé de l’information. D’autres membres du bureau politique sont annoncés partants.
C’est la première fois qu’un membre du bureau politique (BP) du FLN s’en prend ouvertement au secrétaire général. Dans un entretien accordé à l’agence Sabqpress et repris sur sa page facebook, Hocine Khaldoun démissionnaire le 9 octobre du bureau politique, aussitôt remplacé par Moussa Benhamadi, a lancé un appel aux militants pour « démettre le secrétaire général et sauver le parti». Celui qui fut en charge de l’information accuse M. Ould Abbès de prendre des décisions sans en référer au BP : « Les membres du BP ne sont pas consultés et découvrent les décisions dans la presse.»

Il dénonce aussi les décisions prises à l’encontre de certains mouhafedhs démis de leurs fonctions « sans raison» apparente. Sur un autre chapitre, il juge les activités du secrétaire général « folklorique» et regrette que celui-ci n’ait pas jugé utile d’aller à la « rencontre des militants». Enfin, M. Khaldoun rappelle que le FLN ne se gère pas comme le « ministère de la Solidarité». Une allusion aux rôles tenus par les enfants du chef du parti là où il est en poste, et qui fait dire à certains que « chez les Ould Abbès, on fonctionne comme dans une dynastie».

Alors ministre de la Solidarité, sa fille était en charge de sa communication, et aujourd’hui ce sont ses deux grands enfants qui sont accusés par certains membres du BP de jouer un rôle important au FLN. Depuis l’installation de Moussa Benhamadi comme conseiller à la communication et à l’information, M. Khaldoun se savait sur une voie de garage et il n’était plus consulté ni informé des décisions du patron du parti. « Il a jugé l’arrivée de M. Benhamadi comme une attaque personnelle, affirme une cadre du parti.

Cette nomination empiétait sur ces plates bandes et ses attributions.» La contre-attaque de Djamel Ould Abbès n’a pas tardé. Dans une déclaration à un journal en ligne, le chef du parti a enfoncé l’ancien membre du BP, l’accusant de ne pas être à la hauteur de sa mission. « Je ne vais pas aller à l’aventure aux élections avec un système de communication et d’information défaillant. Ce système n’était pas à la hauteur», a-t-il déclaré.

Dans les couloirs du parti, d’autres noms sont annoncés comme partants. On cite ceux du coordinateur des mouhafadhas du Centre, Ahmed Boumehdi, mais encore de Djamel Madhi (en charge des relations avec le Parlement) et de Mustapha Bouallègue. Les trois membres du BP, très proches de Hocine Khaldoun, auraient choisi de partir et de mener une campagne contre le secrétaire général à l’extérieur du FLN.
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Sit-in de protestation à Béjaïa

Publié le 11/01/2017, par dans Non classé.

Les travailleurs du Théâtre régional de Béjaïa (TRB) ont observé, hier au chef-lieu de wilaya, un sit-in de protestation contre le licenciement de 25 de leurs collègues contractuels suite à d’importantes restrictions budgétaires.
Ils exigent la réintégration de tous les contractuels, l’effacement de toutes les dettes contractées par le TRB auprès de la CNAS et des fournisseurs, de revoir à la hausse la contribution annuelle, le payement de tous les salaires gelés depuis trois mois et qu’un directeur soit nommé à la tête du TRB, nous a confié à Farouk Mebarki, technicien lumière et syndicaliste en fin de contrat. L’action, qui a débuté vers 10h devant le TRB, a drainé, outre les travailleurs du théâtre, une foule de manifestants, dont des militants du MDS, du PST, du RCD, de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, du Café littéraire et de journalistes.

Une séquence d’une pièce théâtrale, qui se veut un message aux autorités contre « la persécution des artistes encore vivants», a été jouée sur le lieu de protestation. Au TRB, qui emploie 60 travailleurs, entre artistes et assimilés, la contribution annuelle octroyée par l’Etat aux structures théâtrales était de 7,9 milliards de centimes en 2015, avant de descendre de 58% à 3,6 milliards de centimes en 2016, soit 1,4 milliard de centimes de moins que la masse salariale estimée à 5 milliards de centimes.

Résultat : 25 travailleurs contractuels, dont 8 comédiens et des techniciens indispensables, seront dans la rue avant la fin du mois, et la deuxième tranche de la contribution 2016 n’est pas encore versée, laissant tous les travailleurs sans salaire depuis trois mois. « Nous avons un déficit de 1,4 milliard de centimes rien que pour payer les travailleurs, comment voulez-vous que notre théâtre continue de tourner», s’interroge un comédien, la gorge nouée. Et d’ajouter : « Il est plus que jamais nécessaire de donner un statut à l’artiste.

Celui-ci est livré à lui-même et un statut digne peut régler beaucoup de choses.» « En s’attaquant à des postes-clés, c’est l’histoire du théâtre qu’ils sont en train d’effacer», regrette, pour sa part, Bazou, musicien et metteur en scène. A noter que ce mouvement de protestation intervient après l’épuisement de toutes les voies légales visant à amener le ministère de la Culture à revoir sa décision de juin 2016 de réduire la contribution annuelle octroyée par l’Etat aux théâtres, nous explique Farouk Mebarki : « Nous avons frappé à toutes les portes : le ministère de la Culture, le wali, l’Inspection du travail, en vain. Même l’UGTA nous a tourné le dos.» Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 11/01/2017, par dans Non classé.

Des produits du terroir à l’honneur

La maison Lahlou organise aujourd’hui, comme chaque année, une journée nationale de promotion des produits du terroir algérien à Dar Lahlou Safex (Alger). Le thème est « La terre est notre mère». Le but de cette journée, selon Sid Ali Lahlou, initiateur de cette manifestation, est de faire connaître les produits du terroir, mais également les plats cuisinés à partir de ces produits locaux. Il s’agit également de rapprocher le consommateur du producteur, en rassemblant les différents exposants, issus de plusieurs régions, avec leurs variétés et leurs traditions. C’est une manière d’aller à la quête de l’identité et un retour aux racines. La gastronomie du terroir permet de raconter une histoire, d’afficher une identité. Elle remplit une fonction touristique majeure. Le couscous, ce plat millénaire, va se décliner à l’infini à cette occasion.

Brandt Algérie inaugure des Stores à Bordj Bou Arréridj

Brandt Algérie renforce sa présence en Algérie et réaffirme encore une fois sa détermination d’être un acteur référent et un leader dans le domaine de l’équipement domestique en Algérie, et ceci en procédant à l’inauguration de deux nouveaux Brandt Store à Bordj Bou Arréridj. Les deux showrooms baptisés Mohamadi Store et Palais Shop Store, situés respectivement à Route Bir Snab, lot 60, n°22, sont les 30e et 31e showrooms sur le territoire national. Ils font partie de la stratégie de Brandt Algérie, qui vise le développement de son réseau commercial, afin d’être plus proche de ses clients en les mettant au centre de ses préoccupations. Dans ces deux espaces commerciaux de 150 m² et 170 m², Brandt Algérie mettra en avant la variété de sa gamme de produits premium comprenant des cuisinières, des fours, des hottes, des plaques de cuisson, des micro-ondes, des lave-vaisselles, les tout nouveaux lave-linges Top, produits en Algérie sous les marques Brandt et Vedette et récompensés par le Janus de l’industrie 2016, des réfrigérateurs, des congélateurs, des téléviseurs et proposera également le petit électroménager.

Un satellite pour sécuriser les communications

Imane Houda Feraoun, ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, a annoncé le lancement, durant le premier semestre 2017, d’un satellite de télécommunications par l’Agence spatiale algérienne (ASA), précisant qu’il sera opérationnel fin 2017 et garantira la sécurité de tout le réseau de communication. Ce satellite assurera la connexion internet, en cas de coupure du câble sous-marin et même dans les régions isolées. Au sujet du câble sous-marin Oran-Valence, la ministre a indiqué que la réception de ce projet, dont le coût est estimé à 26 millions d’euros, était prévue durant le premier trimestre 2017, relevant un retard en raison de lourdeurs bureaucratiques. Rappelant la création d’une filiale d’Algérie Télécom en Europe en vue de relancer ce projet, Mme Feraoun a affirmé que ce câble sera opérationnel en 2017.

Le solaire pour rationaliser les dépenses

La culture du solaire s’incruste timidement dans la wilaya de Constantine avec en toile de fond des expériences de panneaux de signalisation fonctionnant à l’énergie propre, des réflexions et des études en cours dans la perspective de rationaliser les dépenses communales. La rationalisation, la rigueur budgétaire et l’optimisation des ressources sont autant de leitmotivs de la nouvelle donne économique prônée par le gouvernement, pour inciter les collectivités locales à réduire la facture budgétivore de l’électricité en développant les énergies renouvelables, d’autant que les Assemblées populaires communales (APC) du pays consacrent 50% de leurs dépenses à l’éclairage public. Dans cette optique, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales ambitionne de faire de 2017 l’année du développement des énergies renouvelables appelant, à ce titre, les institutions de l’Etat à donner l’exemple en matière d’exploitation de cette ressource alternative dans les édifices et les administrations publics, ainsi que pour l’éclairage public. Des initiatives ont, d’ores et déjà, été lancées dans certaines localités de l’est du pays, à l’instar des communes de AÏn Touta (wilaya de Batna) et Collo (wilaya de Skikda), alors que des réflexions sont engagées dans d’autres wilayas, notamment celle de Constantine. Lire la suite

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Mise en conformité fiscale : Seulement 500 personnes ont adhéré

Publié le 11/01/2017, par dans Non classé.

Selon les chiffres de la Banque d’Algérie, les sommes détenues par les personnes évoluant dans le commerce informel avoisineraient les 1300 milliards de dinars.
Quelque 500 personnes ont adhéré au dispositif de mise en conformité fiscale volontaire, selon le tout dernier bilan dressé hier par le directeur général des impôts, sur les ondes de la Chaîne 3, de la Radio nationale. A une question concernant l’évolution des résultats obtenus au cours de ces derniers mois, par rapport au chiffre de 250 personnes rendu public en février 2016, Abderrahmane Raouya a déclaré que « le nombre avait doublé» au cours de l’année 2016, sans plus de détail.

Le directeur général des impôts ne s’est pas attardé non plus sur les opérations comptabilisées, ni sur les sommes qui ont été bancarisées via cette mesure, prise à la faveur de la loi de finances complémentaire 2015 et reconduite dans le cadre de la loi de finances 2017. Pour M. Raouya, les pouvoirs publics, ne cherchent pas, à travers cette opération, tant des résultats chiffrés que « l’incitation des personnes» évoluant dans l’informel à légaliser leurs activités.

Il estime ainsi que la mesure n’a pas l’objectif de réaliser des recettes, mais plutôt la mise en confiance des opérateurs informels. L’invité de la radio souligne, par ailleurs, que l’opération se poursuit, « même si tous les paramètres ne sont pas au rendez-vous», estimant que « la prorogation pour une année du dispositif pourrait inciter plus de personnes à se rapprocher des services des impôts» pour régler leur situation et déposer leur argent auprès des banques en contrepartie « éventuellement» d’un taux d’imposition de 7%.

Il est à savoir, selon des estimations annoncées par la Banque d’Algérie, que les sommes détenues par les personnes évoluant dans le commerce informel, avoisineraient les 1300 milliards de dinars, soit environ 40 milliards de dollars. S’exprimant sur le phénomène de l’évasion fiscale, M. Raouya indiquait hier que l’administration fiscale a enregistré, en 2016, quelque 800 dépôts de plainte contre de « gros fraudeurs» ayant fait l’objet de contrôles fiscaux.

A une question sur l’instauration d’un impôt sur la fortune, M. Raouya a estimé que la prérogative incombe au gouvernement, soulignant que plus que l’instauration d’un impôt sur la fortune, « c’est la lutte contre le phénomène des richesses dont l’origine est inconnue» qui est importante. A propos de l’augmentation de 2 points du taux de la TVA, il a souligné qu’elle n’aura pas d’impact sur le pouvoir d’achat des citoyens, tout en indiquant que la fiscalité ordinaire permettra de récolter plus de 100 milliards de dinars de recettes au profit du budget de l’Etat en 2017. Lire la suite

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L’APOCE dénonce les hausses injustifiées

Publié le 11/01/2017, par dans Non classé.

L’Association de protection et orientation du consommateur et son environnement (Apoce) se prépare à lancer une campagne de dénonciation contre les commerçants et opérateurs ayant procédé à des augmentations des prix de produits, notamment, de large consommation.
Selon le président de l’Association, Mustapha Zebdi, « les augmentations de prix pratiquées depuis quelque temps sur certains produits ne sont nullement justifiées. Contrairement à ce que prétendent certains, elles n’ont aucun rapport avec l’entrée en vigueur de la loi de finances 2017 et, au mieux, ne sont pas proportionnelles avec ce qui a été prévu par cette loi». L’Association de défense des droits des consommateurs considère les récentes augmentations des prix sur le marché national comme étant, tout simplement, une « hausse anarchique, une spéculation et un désir de gains faciles».

Tout en concédant aux opérateurs économiques et aux commerçants le droit d’exercer dans un marché libre, le président de l’Apoce affirme que ce principe de libre marché est devenu le prétexte évoqué pour pratiquer une libre tarification sans contrôle, alors que « le libre marché est tout de même soumis à une réglementation et à des mécanismes qui ne sont pas, certes, tous mis en place». L’Association, qui se dit pleinement engagée dans la défense des droits des consommateurs, affirme qu’elle ne peut cautionner les hausses des prix des produits réglementés, les qualifiant d' »inacceptables et non autorisées».

Cependant, sur le terrain, Mustapha Zebdi fait remarquer que la marge de manœuvre de l’Association est limitée, en ce sens que les augmentations ont touché plusieurs produits. C’est la raison pour laquelle l’Apoce a décidé de cibler, dans une première phase, un seul produit, le plus consommé par les citoyens, à savoir la semoule, pour mener, dès février prochain, une campagne de dénonciation sous forme de requête collective qui sera adressée au ministère du Commerce et à ses directions à travers l’ensemble des wilayas du pays. « Le prix de la semoule est réglementé et ne peut, en aucun cas, connaître de hausse.

Notre objectif, à travers cette initiative, est de dénoncer certains opérateurs qui se cachent derrière la loi de finances 2017 pour procéder à des augmentations injustifiées», mais aussi d' »éclairer l’opinion publique et mettre les pouvoirs publics devant leurs responsabilités», explique encore M. Zebdi. Et de conclure que cette campagne nécessite « l’adhésion et le soutien de tout un chacun, y compris les commerçants eux-mêmes». Lire la suite

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