formats

Polémique entre la CSI et le gouvernement algérien

Publié le 31/01/2017, par dans Non classé.

Dans une correspondance, dont El Watan détient une copie, Sharan Burrow, secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), saisit le Président algérien pour dénoncer des intimidations et des entraves aux libertés syndicales.
Le 30 novembre 2016, des employés communaux se rassemblent à l’entrée du siège de la wilaya de Bouira. Une action de contestation parmi les centaines qui se tiennent tout au long de l’année. Cette fois, les travailleurs contestent la nouvelle loi sur la retraite et la loi de finances 2017.

Très vite, la police intervient, comme à chaque fois qu’un rassemblement est organisé dans un espace public. La manifestation pacifique est sévèrement empêchée et des syndicalistes sont arrêtés. Une manifestation parmi tant d’autres.
A la différence que, cette fois, les syndicalistes entrent en contact avec la Confédération syndicale internationale (CSI) pour signaler cette entrave à leur liberté syndicale.

Et celle-ci n’a pas manqué d’écrire à l’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles pour mettre en garde le gouvernement algérien contre l’arrestation de syndicalistes et la violation de leurs droits. Dans une correspondance, dont El Watan détient une copie, Sharan Burrow, secrétaire générale de l’organisation internationale, a adressé à l’ambassade d’Algérie à Bruxelles, en date du 1er décembre 2016, une lettre dans laquelle elle saisit le président algérien pour dénoncer des intimidations et des entraves aux libertés syndicales.

Une lettre à laquelle l’ambassadeur en poste, Amar Belani, a répondu, deux semaines plus tard, soit le 16 janvier, en réfutant ces accusations qu’il qualifie d' »allégations mensongères qui dérogent aux plus élémentaires règles d’élégance exigibles à l’adresse de la plus haute autorité d’un Etat souverain».

Insurrection civile

Dans un plaidoyer empreint d’indignation, le représentant officiel de l’Algérie a assuré que « les autorités algériennes ont agi conformément à la réglementation et dans le seul objectif de préserver l’ordre public contre un attroupement non autorisé dont les visées étaient, selon toute vraisemblance, l’incitation aux troubles civils».

Il qualifie l’attroupement d' »acte illégal» et accuse le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), à l’origine de l’action de protestation du 30 novembre 2016, de « vouloir le bouleversement de l’ordre public, voire la provocation d’une insurrection civile, un agissement éminemment politique et loin de toute revendication à caractère syndical».

La réponse de la Confédération syndicale internationale, par la voix de sa secrétaire générale, en date du 26 janvier, est cinglante : « Concernant votre défense portant sur le fait que la protestation était illégale et politique et ne revêtait pas de caractère politique justifiant ainsi les arrestations, il est clair qu’aucune arrestation ou autre forme d’ingérence violente de la part de la police ne devaient se produire, dès lors qu’elles sont en rapport avec des actions de protestation pacifique qui ne sont même pas considérées comme illégales sous les lois nationales.»

Elle ajoute : « L’image que vous nous donnez du respect de la liberté syndicale et du dialogue social en Algérie est malheureusement loin de la réalité.» Elle cite pour exemple Mellal Raouf, président du Syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz, condamné à 6 mois ferme par le tribunal de Guelma. « Nous en prenons acte et ne manquerons pas de soumettre ces informations à l’OIT», conclut Mme Burrow. Lire la suite

formats

Parrainages des électeurs : Un écueil majeur pour les partis

Publié le 31/01/2017, par dans Non classé.

La course contre la montre commence pour les partis et les candidats indépendants engagés dans la course à l’APN.
A quelques jours de la convocation du corps électoral, devant intervenir au courant de la semaine prochaine, les formations politiques intéressées par les législatives s’activent pour être au rendez-vous. La tâche s’annonce très difficile, voire même impossible dans certains cas. Outre la préparation des listes des candidats qui est souvent une opération problématique, les directions des partis voient leurs missions se compliquer davantage en raison de l’obligation de collecte des parrainages d’électeurs.

Les dispositions de la loi électorale amendée en 2016 faussent les calculs de l’écrasante majorité des partis (anciens ou nouveaux). Comment faire pour satisfaire l’exigence contenue dans l’article 94 de cette loi ? C’est la question qui se pose encore avec acuité. Malgré « l’exégèse» du ministère de l’Intérieur qui tente de simplifier la règle dite des 4%, la problématique reste pendante. Rares sont les partis rassurés par les explications du département de Noureddine Bedoui.

Que prévoit la nouvelle loi ? L’article 94 de ce texte impose des conditions rigoureuses pour la présentation des candidatures au niveau du territoire national : « Chaque liste de candidats présentée, soit sous l’égide d’un ou de plusieurs partis politiques soit au titre d’une liste indépendante, doit être expressément parrainée selon l’une des formules suivantes : par les partis politiques ayant obtenu plus de 4% des suffrages exprimés lors des élections législatives précédentes dans la circonscription électorale dans laquelle la candidature est présentée ; par les partis politiques ayant au moins dix élus au niveau de la circonscription électorale concernée dans laquelle la candidature est présentée.»

Les partis n’ayant pas satisfaits cette condition sont contraints d’appuyer leurs listes par des parrainages d’électeurs. « Dans le cas où une liste de candidats est présentée au titre d’un parti politique ne remplissant pas l’une des deux conditions citées ci-dessus, ou au titre d’un parti politique qui participe pour la première fois aux élections ou lorsqu’une liste est présentée au titre d’une liste indépendante, elle doit être appuyée par au moins 250 signatures d’électeurs de la circonscription électorale concernée pour chaque siège à pourvoir», lit-on dans le même article.

« Un minimum de 140 000 signatures à récolter»

Ainsi, pour présenter des listes de candidatures dans les 48 wilayas, les partis doivent récolter un minimum de 140 000 signatures d’électeurs. L’opération ne sera pas du tout repos pour l’écrasante majorité de la classe politique nationale. « Il y a des partis qui peuvent éviter le recours au parrainage des électeurs dans certaines wilayas où ils avaient déjà obtenu 4% des suffrages ou 10 élus.

Mais pour le reste des wilayas, la mission peut s’avérer impossible», assure le responsable d’un parti politique, qui souligne d’abord la difficulté de récupérer les formulaires de souscriptions auprès des électeurs sollicités. « Le ministère de l’Intérieur fournira-t-il suffisamment de formulaires pour permettre aux candidats de recueillir les 250 signatures requises pour chaque siège à pourvoir ? Car il y aura toujours des électeurs qui ne restitueront pas les documents signés», ajoute-t-il.

Le FLN et le RND favorisés

Il y a aussi le problème du délai. Jusqu’à aujourd’hui, les formulaires en question ne sont pas disponibles, alors que le temps presse. L’article 74 de la loi électorale oblige les partis à déposer « les déclarations de candidatures 60 jours francs avant la date du scrutin». Ainsi, ils ne disposeront que de 30 jours, à partir du 1er février, pour récolter les parrainages nécessaires. Toutes ces contraintes ont été introduites dans la loi, selon les responsables des partis de l’opposition, « pour favoriser les deux partis au pouvoir, le FLN et le RND, en vue de créer une bipolarité au sein de l’Assemblée populaire nationale».

Lire la suite

formats

On vous le dit

Publié le 31/01/2017, par dans Non classé.

– Le monoxyde de carbone tue trois femmes à Mascara

Hier, trois femmes ont trouvé la mort par asphyxie au monoxyde de carbone émanant du chauffe-bain de leur domicile à El Bordj et Mohammadia, dans la wilaya de Mascara, selon une source proche de la Protection civile. Dans la localité d’El Bordj, la victime, âgée de 40 ans, a été retrouvée morte dans son bain à son domicile. A Mohammadia, deux corps sans vie de deux femmes, âgées de 56 et 78 ans, découverts dans la salle de bains de leur habitation, ont été transférées à la morgue de l’hôpital Dahaoua Daho de la région. Elles sont mortes par inhalation de gaz toxique, nous dit-on.

– Colère après un accident mortel à Soumâa (Blida)

Au moment où il traversait la chaussée, un enfant de 14 ans, B. Abderrahmane, a été mortellement percuté, dimanche, par un véhicule sur la RN29 reliant Soumâa à la commune de Bouinan (wilaya de Blida). Cet accident, qui s’est produit au lieudit Bahli, a provoqué le mécontentement et la colère des riverains, qui ont barré la route, interdisant tout mouvement de véhicules et provoquant un embouteillage monstre. Ils ont exigé la pose de ralentisseurs sur l’axe routier de leur localité afin d’éviter ces accidents qui semblent se répéter dans le temps.

– Des pièces archéologiques volées récupérées par la gendarmerie à Chlef

Vendredi dernier, les éléments de la section de recherches de la gendarmerie de Chlef, relevant du groupement de wilaya, ont réussi à mettre la main sur une quantité de pièces archéologiques volées par un réseau de quatre personnes, dont le principal accusé est originaire de Relizane, indique un communiqué du groupement de gendarmerie de la wilaya. Il s’agit de pièces de monnaie en métal jaune remontant à l’époque du règne des Aghlabides.

L’Etat des Aghlabides étendait sa domination du nord de l’Algérie à la Tunisie et à l’ouest de la Libye, ainsi qu’au sud de l’Italie, la Sicile, la Sardaigne, la Corse et Malte. Son règne débuta en l’an 800 après J.-C. jusqu’à 909. Kairouan était sa capitale et son fondateur, Ibrahim Ibn Al Aghlab Ben Salam Ben Akal Ettamimi, était commandant de l’armée dans l’Etat abbasside. A cela s’ajoutent une feuille en papier sur laquelle est copié un guide d’extraction des trésors, et une seconde, manuscrite, traitant du même sujet.

Agissant sur informations, les enquêteurs de la section de recherches de la gendarmerie sont parvenus à localiser les auteurs à l’entrée ouest de la ville de Chlef, où ils s’apprêtaient à écouler ces objets historiques de valeur. Ces derniers étaient dissimulés à l’intérieur d’un véhicule Renault Laguna et dans la poche de l’un des mis en cause. Selon la même source, les investigations se poursuivent pour déterminer les tenants et les aboutissants de cette affaire, ajoutant que ce résultat a pu être obtenu grâce à l’exploitation d’informations sur les mouvements du réseau démantelé. Lire la suite

formats

Manipulation marocaine

Publié le 31/01/2017, par dans Non classé.

Le patron du contre-terrorisme marocain, Abdelhak Khiam, a affirmé que les huit pistolets récupérés lors du démantèlement d’une cellule de sept membres de Daech au Maroc ont été acheminés via la frontière algéro-marocaine.
En revenant sur les détails du démantèlement d’une cellule terroriste au Maroc, le chef du contre-terrorisme marocain, Abdelhak Khiam, commence par pointer le doigt vers l’Algérie, « sans entrer dans les détails du voisin hostile ou non». Lors d’une conférence de presse animée dimanche dernier, il affirme tout simplement que les armes saisies (huit pistolets dont un mitrailleur, deux gilets dotés de ceintures explosives et des munitions) par les éléments du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), qu’il dirige, « ont été introduites au Maroc, comme cela a été le cas pour les affaires précédentes, via sa frontière avec l’Algérie», après avoir été « infiltrées en coordination avec le groupe dit Etat islamique (EI), opérant en Irak, Syrie et en Libye».

Abdelhak Khiam détaille les conclusions de l’enquête préliminaire sur les sept présumés terroristes, membres de Daech, arrêtés à El Jadida, Salé, El Gara, Boulaâouane (province d’El Jadida) et au douar Maâtallah (province de Taza), dont le chef vient juste de boucler ses 20 ans. S’il ne fait pas rire, le récit de son itinéraire par le patron du contre-terrorisme marocain laisse perplexe.

« Il a pris attache via internet et les réseaux sociaux avec l’un des chefs du groupe terroriste Jund Al Khilafah en Algérie, un converti, pour intégrer ses rangs, mais il a essuyé un refus. Il a ensuite pris contact, par les mêmes moyens, avec les responsables de l’organisation terroriste Etat islamique en Irak et en Syrie, qui lui ont conseillé de passer d’abord à l’action au Maroc. Ils lui ont assuré toute l’aide nécessaire pour la création d’une cellule de l’organisation Etat islamique au Maroc.

Ils l’ont dirigé vers des éléments de Daech en Libye qui lui ont procuré de l’argent pour l’achat de l’armement, mais aussi pour le recrutement de quelques éléments dont certains sont encore en fuite. Il a loué un appartement (…) qui sert de refuge grâce à l’argent transféré par le canal bancaire (…) de Libye. Jusqu’à présent, l’enquête a révélé que les armes récupérées ont été introduites au Maroc, via la frontière algérienne, au sud-ouest du pays, qui reste une région assez vaste, difficile à contrôler.»

Peut-on croire à un tel scénario ? Difficile, même pour les plus naïfs. Le patron du contre-terrorisme marocain oublie que l’Algérie a été le premier pays à attirer l’attention du royaume sur le déplacement de dizaines, voire de centaines de ses sujets en Libye pour renforcer les rangs de Daech. Ils étaient pris en charge par une agence de voyage située à Tripoli, qui se chargeait du transport aérien du Maroc jusqu’en Libye en transitant par Alger. Rabat a même fait la sourde oreille en refusant de mettre un terme à ces déplacements sans retour suspicieux.

Il a fallu que les plus hautes autorités du pays décident de renvoyer tous ces Marocains à destination de Tripoli, en leur assurant le transport aérien jusqu’à Casablanca. Une telle décision ne sert-elle pas la sécurité du Maroc, dont au moins 1500 sujets sont déjà dans les rangs de Daech en Irak et en Syrie et au moins 500 autres en Libye ? Ces chiffres restent en deçà de la réalité, puisqu’ils ne prennent pas en compte les Marocains ayant une double nationalité.

Seulement hier, les autorités du Québec, au Canada, ont identifié un Marocain parmi les auteurs de la fusillade qui a fait au moins 6 morts dans une mosquée, alors que depuis des années, aucun nom d’Algérien n’a été cité parmi les terroristes à l’étranger et que leur nombre est insignifiant dans les rangs de Daech en Irak, en Syrie, ou en Libye, le pays voisin. Comment peut-on faire croire que l’Algérie, qui mobilise des moyens colossaux et ses forces armées tout le long des frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie, contre la menace terroriste, puisse être à l’origine du passage au Maroc de… huit pistolets, dont un mitrailleur ? Qui veut-on tromper avec cette saisie d’armes ?

Il est important de rappeler les coups fourrés du makhzen contre la sécurité de l’Algérie : l’hébergement de groupes terroristes du GIA qui bénéficiaient de camps d’entraînement non loin de la frontière algérienne ; le refuge octroyé à leur émir Abdelhak Layada en 1993, qui a suscité de longues tractations avec Alger avant qu’il ne soit extradé ; l’accusation de l’Algérie de l’attentat terroriste contre un hôtel à Marrakech en 1994, suivie par l’expulsion manu militari, en pleine nuit, de centaines de familles algériennes. Autant de coups fourrés qui ont porté sérieusement atteinte à la sécurité de l’Algérie.

Il est aussi important de rappeler que l’Algérie consacre des moyens colossaux pour faire barrage aux narcotrafiquants du makhzen et les réseaux de trafic d’armes auxquels ils recourent pour assurer le convoyage de leur poison vers l’Algérie. Le dispositif mis en place par les forces de l’ANP le long de la frontière ouest et les moyens technologiques ont permis de déjouer de nombreuses opérations d’acheminement de centaines de kilos de drogue et la saisie d’un véritable arsenal de guerre, comme des kalachnikovs, des lance-roquettes, des lance-grenades, des mortiers, pour ne citer que ces types d’armes.

Les plus initiés savent très bien que toute cette logistique mise en place par l’Algérie pour assurer la sécurité de ses frontières assure également celle de ses voisins, à commencer par le Maroc, dont les sujets enrôlés au sein des organisations terroristes risquent à tout moment de retourner au pays et d’en faire un champ de bataille. Mais une telle situation d’instabilité n’a jamais été souhaitée par l’Algérie, parce que consciente des dangers qu’elle peut avoir sur sa sécurité intérieure.

Visiblement, la sortie du patron du contre-terrorisme marocain, Abdelhak Khiam, avait d’autres objectifs que de rassurer les Marocains sur leur sécurité. Peut-être voulait-il détourner leur attention de l’échec de leurs autorités à rompre l’isolement du royaume sur plan international en raison de son occupation du territoire sahraoui et surtout son admission au sein Lire la suite

formats

Les jeunes filles plus touchées par la précarité de l’emploi

Publié le 31/01/2017, par dans Non classé.

Moins du quart des hommes algériens arrivent à l’université, tandis qu’un quart des filles atteint ce niveau d’instruction, révèle une étude réalisée par le Centre de recherche en économie appliquée (Créad) dont les grandes lignes ont été présentées hier à Alger.
La recherche réalisée sur un échantillon de 10 000 jeunes dans le cadre du partenariat avec la l’Union européenne s’intéresse aux jeunes Algériens de la tranche d’âge 15-29 ans. Selon le docteur Nacereddine Hammouda, chercheur auCréad, cette enquête aborde la situation des jeunes en matière de scolarité, de formation et d’insertion professionnelle. Le Dr Hammouda déplore le fait que peu de lumière ait été fait sur la situation des jeunes sortis trop tôt du système scolaire, n’ayant bénéficié ni de formation et encore moins d’emploi.

Pour ce chercheur — qui a esquissé les grands titres de cette enquête à l’occasion d’une journée de présentation des projets financés par l’Union européenne, tenue hier à Alger — les jeunes femmes sont plus nombreuses à souffrir de la précarité de l’emploi : « Un quart des garçons interrogés dans le cadre de l’enquête ont pu suivre une formation professionnelle après être sortis du système éducatif, contre beaucoup moins de filles.»

Les filles souffrent plus des affres de l’employabilité difficile en raison de l’indisponibilité des occasions de formation et de stage après les études universitaires, souligne le même chercheur, promettant plus de détails à la publication très prochaine des résultats de cette enquête, financée par l’UE. Le projet propose également un zoom sur le vécu des jeunes filles — plus nombreuses que les garçons — quittant les bancs de l’école sans accéder à la formation et dont le profil augure un chômage et une précarité en l’absence de qualification pour postuler au marché de l’emploi, précise le conférencier.

« On parle souvent du chômage des diplômés et on oublie souvent cette catégorie de jeunes qui ne sont ni dans le système éducatif, ni dans le marché du travail, ni dans la formation et sont 25% des jeunes concernés par l’enquête», déplore M. Hammouda, qui évoque également le manque de débouchés professionnels pour les formations universitaires classiques, les mastères professionnels étant le parent pauvre de l’enseignement supérieur. L’enquête qui sera présentée dans quelques semaines, selon le Dr Hammouda, s’est également penchée sur la dévalorisation de la formation professionnelle à l’embauche. « L’employé reçoit 8% de salaire en plus pour une année supplémentaire à l’école.»

Le volet de la précarité de l’emploi est aussi abordé dans cette enquête, avec les difficultés d’insertion professionnelle de ces jeunes percevant des salaires précaires n’atteignant même pas le SNMG. Des disparités en matière de rémunération sont relevées selon le genre, l’âge, le niveau d’instruction et le milieu de résidence. « Les filles touchent souvent moins que les garçons pour un travail égal», souligne le chercheur du Créad.
L’enquête fait partie des projets financés dans le cadre de la coopération et du partenariat avec l’Union européenne. Des projets de mobilité des étudiants Erasmus Plus grâce auquel 420 étudiants sont sélectionnés pour bénéficier de bourses d’études dans les universités des pays partenaires de ce programme, Eu4youth ou encore Euromed Invest qui facilite le contact entre les jeunes de la région, financés dans le même cadre, ont été présentés.

Le projecteur a été également braqué sur Paje, le Programme d’appui à la jeunesse et à l’emploi qui a permis, grâce à un financement de 26 millions d’euros de l’UE et 2,5 millions d’euros de financement national, à développer un réseau de formations aux métiers de réhabilitation du patrimoine local. Lire la suite

formats

Les insuffisants rénaux algériens se rendent à l’étranger à leurs frais

Publié le 31/01/2017, par dans Non classé.

Le drame des insuffisants rénaux chroniques risque de s’éterniser, malgré la politique engagée ces dernières années pour développer le programme de transplantation rénale.
L’année 2015 a été baptisée l’année de la transplantation, mais au regard des bilans des différents centres greffeurs, la réalité est tout autre. Les objectifs fixés sont très loin des attentes des équipes médicales et paramédicales. Il y a un net recul du nombre de greffes à partir de donneurs vivants apparentés, et zéro greffe à partir de donneurs en mort encéphalique.

Cela témoigne-t-il de l’échec des équipes médicales, ou simplement de l’absence d’une réelle volonté politique pour donner un nouveau souffle à cette activité qui permettra à des milliers de patients d’avoir une vie normale et à économiser au Trésor public des milliards de dinars dépensés dans l’hémodialyse censé être une étape provisoire dans la prise en charge de insuffisants rénaux ?

Quel bilan peut-on faire de l’activité de l’Agence nationale de don d’organes créée par décret présidentiel ? Une agence dont le rôle est de veiller à réunir toutes les conditions pour le développement de l’activité de la greffe d’organes, en assurant la disponibilité des greffons au profit de tous les services de santé publique. L’Institut du rein, qui est fin prêt et équipé, est encore inactif à ce jour. Une structure où toutes les conditions sont réunies pour que cette activité de greffe puisse être réalisée dans toute sa dimension de prélèvement, de greffe et d’hospitalisation.

Qu’est-ce qui empêche cette structure d’être fonctionnelle ? Ce sont autant de questions auxquelles les réponses restent encore vagues, voire même inexistantes. Selon les statistiques du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, 160 greffes de rein à partir de donneurs vivants apparentés ont été réalisées au cours de l’année 2016 sur un ensemble de 15 centres sur le territoire national, alors que près de 22 000 insuffisants rénaux sont en hémodialyse, et plus de 700 patients en dialyse péritonéale.

Sur les 160 cas énumérés fièrement par le ministère de la santé, plus d’une dizaine de patients ont été greffés à l’étranger, en Jordanie, en Irak, en France et en Turquie. Les listes d’attente des patients prêts à être greffés s’élargissent d’année en année et les patients prennent leur mal en patience. Une attente pour certains qui dure depuis plus de deux ans. Nous nous sommes approchés de certains insuffisants rénaux qui justement n’ont pas trouvé mieux que de prendre attache avec des centres étrangers, dont la Jordanie.

« J’ai retiré mon dossier de l’hôpital car je ne peux plus attendre, cela fait deux ans déjà, sans compter tous les frais pour les examens médicaux effectués depuis 2010 et qui avoisinent les 70 millions de centimes. Je refais les examens à chaque fois et cela me revient excessivement cher. En plus, le donneur, qui est ma tante, a 62 ans et de l’avis des médecins il est urgent de procéder à la greffe rapidement vu son âge. J’ai alors décidé de me rendre en Jordanie et le centre médical vient de m’envoyer le devis.

L’opération me revient à 450 millions de centimes sans les frais des immunosuppresseurs et d’hébergement. J’ai dû vendre ma voiture et avec l’aide de ma famille j’ai pu réunir cette somme et je me rendrai bientôt pour faire cette greffe rénale», nous confie un patient de Bouira, âgé à peine de 37 ans. Un autre patient rencontré dans un centre d’hémodialyse privé à Alger ne cache pas ses inquiétudes quant à l’aboutissement de son dossier : « Mon attente est plus que longue.

J’ai un donneur et nous avons fait tous les examens nécessaires à nos frais pour nous préparer à cette greffe. Une opération que j’attends depuis longtemps, mais en vain, il faut attendre. Je suis sur le point de faire les démarches pour me rendre en Irak ou en Jordanie. D’après certains patients qui étaient avec moi en hémodialyse et qui se sont fait greffer, tout se passe bien là-bas.

Il faut juste de l’argent.» Il est clair que si les transferts à l’étranger dans le cadre de la prise en charge par la sécurité sociale ont été pratiquent réduits à zéro cas en 2016, le phénomène reprend de plus belle avec les moyens propres des patients à défaut d’une prise en charge dans les centres hospitaliers algériens qui sont pourtant dotés de tous les moyens humains et techniques. D’ailleurs, ces mêmes patients reviennent après la greffe dans les services de néphrologie pour prendre leurs traitements gratuitement délivrés uniquement par les hôpitaux, à savoir les immunosuppresseurs. Il s’agit d’un traitement à vie. « Je suis revenu de Jordanie où j’ai subi la greffe de rein donné par mon frère.

Et là, je dois continuer un traitement que mon médecin m’a prescrit. Je suis venu justement le prendre ici à l’hôpital», nous confie un patient. « Ils sont nombreux à se rendre dans ces pays arabes au prix fort grâce aux appels lancés sur les réseaux sociaux, car ils ne peuvent plus attendre vu leur âge et la dégradation de leur état de santé», confirme Azem Rabah, le président de l’association d’aide aux insuffisants rénaux de Bouira.

Il déplore les délais d’attente pour prétendre à une greffe lorsque, bien sûr, il y a un donneur. « Les malades ne peuvent plus attendre. Ils se font généralement aider par les associations de village et leurs familles pour aller se faire greffer à l’étranger. Mais ce n’est pas toujours possible malheureusement pour tous les hémodialysés», souligne M. Azem et de revenir sur tous les blocages rencontrés pour justement bénéficier de ce traitement pourtant accessible. « La problématique se situe à deux niveaux. Il y a d’abord les centres d’hémodialyse qui ne jouent pas toujours leur rôle pour une meilleure préparation des malades à une greffe.

Tant qu’ils sont là, c’est tant mieux et le centre est toujours payé par la sécurité sociale. D’autre part, il y a aussi un blocage dans les hôpitaux. Si ce n’est pas le manque de réactifs, il y a l’indisponibilité des blocs, ou bien simplement c’est reporté pour x raisons. Tout cela Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair