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Pour le gel des projets publics

Publié le 01/04/2016, par dans Non classé.

Dans le cadre du renforcement des actions de contrôle et de rigueur budgétaire, je vous demande d’inviter vos responsables à la non-signature de nouveaux contrats, sauf dans le cas d’opérations exceptionnelles à caractère national.»
C’est ce qu’a déclaré le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, dans une circulaire signée le 24 mars dernier.

« Tout d’abord, si Abderrahmane Benkhalfa a pu prendre une telle décision, c’est grâce à l’article 71 de la nouvelle loi de finances qui lui donne le pouvoir absolu dans certaines situations. Donc malheureusement, c’est le développement de tout un pays qui se trouve entre les mains du ministre des Finances», se désole Jamel Chorfi, ex-président du Conseil national de l’ordre des architectes (CNOA). Ensuite, poursuit-il : « Cette action a été entreprise suite à la phase d’austérité que traverse le pays.

Cependant, cette mesure entraîne de nombreuses conséquences telles que la suspension de tous les projets, à savoir l’aérogare internationale, la gare ferroviaire ou encore les stades de Baraki et Douira. Elle sera aussi la cause de la fermeture de beaucoup de bureaux d’études et, par conséquent, ne fera qu’augmenter le taux de chômage.» Ce dernier poursuit : « Comment peut-on geler tous les projets sans tenir compte des engagements de l’Etat ? Malheureusement, l’avenir de milliers de familles est devenu incertain.» De son côté, Abdelhamid Boudaoud, président du Collège national des experts architectes, estime que cette décision « est une bonne chose».

Ce dernier explique : « Il y a des projets qui datent de plusieurs années mais qui n’ont jamais été achevés et cela est dû à la mauvaise gestion. Donc, décider de ne plus s’engager sur de nouveaux projets est une excellente idée, surtout en cette période de crise qui a mis le pays est à genoux. On ferait mieux de nous concentrer sur ce qui a déjà été entrepris et voir pour les nouveaux.» Lire la suite

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Messahel réitère l’engagement de l’Algérie aux côtés des pays du Sahel

Publié le 01/04/2016, par dans Non classé.

Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a réitéré, hier à Alger, l’engagement de l’Algérie à soutenir les pays du Sahel dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé transnational, soulignant le caractère indivisible de la sécurité des pays.

« Je réitère l’engagement de mon pays à soutenir la région du Sahel voisine dans sa lutte contre le terrorisme et le crime organisé transnational, partant de la conviction que notre sécurité est indivisible», a affirmé Messahel dans son allocution lors des travaux de l’atelier d’experts sur le « rôle de la justice pénale dans la lutte contre le terrorisme au Sahel», organisé par les groupes de travail sur le renforcement des capacités des pays de la région du Sahel. L’Algérie a abrité durant deux jours (mercredi et jeudi) les travaux de l’atelier sur le rôle de la justice pénale pour combattre le terrorisme dans le cadre de sa participation aux travaux du Forum global de lutte contre le terrorisme (FGCT), dont elle est membre fondateur, coprésidé avec le Canada.

« En sa qualité de membre fondateur du Forum et de coprésident de son groupe de travail, l’Algérie ne ménage aucun effort pour que cette instance parvienne à mobiliser des synergies et des ressources qui puissent contribuer à rendre la stabilité et la sérénité à la région afin de permettre de se consacrer pleinement au développement socioéconomique», a-t-il poursuivi. Le ministre a rappelé que la menace terroriste au Sahel se renforce avec l’élargissement continu du cercle de leurs activités criminelles, précisant que celle-ci se nourrit de plusieurs facteurs, notamment « l’immensité de territoires très peu peuplés, la porosité des frontières et le manque de ressources dont souffrent les pays concernés».

A cette occasion, il a souligné la grande importance qu’attache l’Algérie, à travers l’organisation de cet atelier, aux « dimensions de lutte que le terrorisme et ses commanditaires imposent aux pays du Sahel et aux besoins pressants, en particulier la primauté de la loi qui doit rester la règle dans la lutte contre le terrorisme». « Si le terrorisme se distingue par sa sauvagerie, le représentant de l’autorité publique exerçant les prérogatives de maintien et de protection de l’ordre reste le porte-drapeau des valeurs identitaires nationales et des valeurs universelles», a soutenu M. Messahel.

Pour combattre efficacement ce fléau, le ministre a insisté sur le renforcement de l’arsenal judiciaire. « Il est nécessaire que l’Etat soit fort. Il devrait en être de même de ses institutions et de son arsenal judiciaire», a-t-il martelé. Il a, dans ce sens, indiqué que « la disponibilité en nombre et en formation et expertises qualifiées de praticiens dans les différents domaines de la lutte contre le terrorisme s’impose comme une exigence incontournable». Par ailleurs, il a précisé que les efforts déployés pour faire face à ce fléau en matière de législation pénale sont « méritoires et nécessitent d’être soutenus dans le respect de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale de ces pays». Néanmoins, la réalité de la lutte contre le terrorisme et la promotion de la coopération bilatérale, régionale et internationale restent encore « handicapées», a estimé M. Messahel, appelant « à agir dans l’intérêt d’une meilleure efficacité dans notre lutte commune contre le terrorisme», a-t-il conclu. Lire la suite

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Ma seule ambition, servir la population de Bab El Oued

Publié le 01/04/2016, par dans Non classé.

Pilote de profession, Athmane décide, par sentiment citoyen, de se lancer dans la politique. Il devient, à 33 ans, P/APC de Bab El Oued, une commune dont la gestion a toujours été compliquée.
Vous avez hérité de l’une des communes les plus populaires et les plus surpeuplées d’Alger, Bab El Oued. Vous avez fait face à plusieurs chantiers, dont la crise du logement et celle du travail. La wilaya d’Alger a engagé plusieurs opérations de relogement depuis 2013. Vous en êtes où jusque-là ?

La crise du logement était notre première préoccupation car nous avons une forte densité de population avec plus de 80 000 habitants qui vivaient sur une superficie d’1,7 kilomètre carré, pour ne prendre que les statistiques de 2007 comme exemple. Nous avions en charge le dossier des 47 bâtiments connus sous le nom d’Immeubles menaçant ruine (IMR) où vivaient plus de 500 familles. 10 autres bâtiments ont été ajoutés à la liste après le séisme d’août 2014.

J’avoue que c’était une situation difficile à gérer, surtout pour un jeune P/APC comme moi. Mais nous avons pu reloger toutes les familles de IMR, sauf celles de 7 immeubles qui vont être incessamment relogées. 37 familles ont déposé des recours. Nous allons nous réunir avec le wali délégué pour en finir définitivement avec ce dossier.

Les dossiers sont actuellement au niveau de la commission installée à la wilaya déléguée. Nous avons aussi 600 familles qui habitent toujours les terrasses et les caves. C’est l’un des dossiers les plus épineux auquel nous faisons face. Leur relogement est prévu pour la prochaine opération portant le n°21.

Il nous reste le centre de transit qui abrite depuis 2013 les familles victimes des inondations de Bab El Oued (2001) dont les bâtiments sont devenus précaires. Le wali a demandé leur dossier.

Ils vont être relogés et l’assiette récupérée sera utilisée pour construire un tribunal. Nous avons aussi un quota de 140 logements sociaux qui vont être distribués prochainement après l’opération des terrasses et caves. Il faut savoir que nous avons 4000 demandes de cet ordre. Elles seront traitées après l’opération des terrasses et des caves.

Pour l’emploi, notre APC a créé 425 postes pour nos jeunes et contribué à employer d’autres dans certaines entreprises comme Sonelgaz, au port d’Alger, etc.

Comme on peut le constater, à Bab El Oued les bâtiments demeurent encore dans un état précaire et constituent une menace pour les habitants. Y a-t-il des opérations de réhabilitation de prévues ?

Effectivement, nous avons un programme de réhabilitation de prévu. Il ne faut pas oublier que ces immeubles, qui n’ont pas été rénovés depuis plus de 30 ans, appartiennent tous à l’OPGI et à la régie foncière. L’APC n’est pas habilitée à lancer ce genre d’opération. Néanmoins, nous avons trouvé un accord au cours d’une réunion que nous avons organisée le mois dernier avec le wali délégué. 15 milliards de centimes seront débloqués sur le budget communal.

L’opération touchera l’ensemble des bâtiments. De plus, les opérations de relogement nous ont permis de récupérer des assiettes de terrain que nous pourrons exploiter pour lancer d’autres projets prochainement.
Justement, parlez-nous de ces projets prévus pour votre commune…

Nous avons récupéré une assiette de 500m2 avec la démolition de l’immeuble situé au 6 rue Brahim Gharafa. Le projet de construction d’une maison de jeunes sur ce terrain est prévu par la Direction de la jeunesse et des sports depuis plus de deux ans. Nous attendons depuis, car nous n’avons aucune réponse depuis. Il est malheureux de constater qu’il n’existe pas de maison de jeunes dans un quartier comme Bab El Oued. Où voulez-vous que nos jeunes s’épanouissent ? Même les associations n’ont pas de lieu pour se réunir ! Nous avons récupéré aussi un terrain au niveau du cinéma Richelieu que nous allons utiliser pour la réalisation d’une bibliothèque R+3 pour un montant de 74 millions de dinars.

Ce projet est une première pour notre commune et profitera à nos enfants, nos élèves et nos étudiants. Nous avons aussi récupéré deux assiettes au niveau du 2, rue des Deys qui serviront pour la réalisation d’une crèche pour un montant de 58 millions de dinars. Nous allons réaliser deux terrains de football de 5e génération au niveau de Berrezouane pour un montant de 24 millions sur une superficie de 500 m2. Ces projets vont être entamés à partir du mois prochain.

Vous êtes jeune, réputé proche du peuple et de la société civile. Un prodige, comme on le dit ici. Vous évoluez dans un quartier populaire où il n’est pas toujours facile de gérer certaines situations. Cela fait quoi de passer de pilote à P/APC ?

C’est moi qui ai choisi de me présenter aux élections pour devenir P/APC de Bab El Oued alors que j’étais et que je demeure pilote chez Tassili Airlines. D’ailleurs, aucun parti ne m’a accepté, hormis un seul qui j’ai quitté plus tard. Pilote est un métier que j’adore. Je remercie d’ailleurs le directeur d’exploitation, le PDG et les syndicats de Tassili Airlines qui m’ont toujours soutenu.

Le fait de voyager et d’étudier à l’étranger comme à Oxford (Londres) et dans d’autres pays comme les Etats-Unis d’Amérique m’a permis de prendre conscience de l’évolution des autres contrées.

C’est ce qui m’a poussé à réfléchir davantage à mon pays, et à mon quartier plus particulièrement. Beaucoup me demandent pourquoi je suis passé de pilote à président d’APC !

Je leur ai toujours dit que je faisais ça par amour pour mon quartier d’enfance auquel je me sens redevable. Bab El Oued m’a tout donné. Je sais que j’ai aidé beaucoup de gens, mais je reste conscient que j’en ai certainement déçu d’autres. Le plus important est de faire son travail convenablement et défendre les l’intérêts de sa commune et de sa population. Je veux que mon quartier évolue. La communication reste un levier. Un maire doit être en contact permanent et direct avec sa population.

C’est un bonheur de voir l’accueil et sentir l’amour des gens. Il reste un point noir dans Bab El Oued, à savoir le marché des Trois Horloges. Je fais la promesse que Lire la suite

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Les migrants victimes d’une attaque préméditée

Publié le 01/04/2016, par dans Non classé.

Après les violents affrontements entre migrants et des habitants de Béchar la semaine passée, dans la cité OPGI, saccagée et brûlée, les migrants ont déserté les lieux. L’accusation de tentative de viol sur mineure par des Subsahariens, qui a mis le feu aux poudres, ne tiendrait pas la route. Enquête.
« Je suis sortie de la maison afin d’acheter un recharge téléphonique et un sirop à la pharmacie Bounini dans mon quartier du 18 Février. Quand je suis sortie du kiosque pour me diriger vers la pharmacie, j’ai remarqué qu’un migrant me suivait. J’étais obligée de fuir en me précipitant dans la pharmacie.

Lui, il est resté pas loin, il attendait que je sorte. A ce moment-là, il était environ 18 heures. Heureusement que dans la pharmacie j’ai trouvé une femme à qui j’ai raconté ce qui m’arrivait. Elle m’a demandé où j’habitais et je suis sortie avec elle. Elle m’a accompagnée jusqu’à la maison. C’est à ce moment-là que le migrant a rebroussé chemin», raconte Romaïssa Saïd avec beaucoup d’hésitation.

A neuf ans, elle est désignée par son père Brahim comme « l’élément déclencheur» des violentes émeutes qui ont secoué la ville de Béchar vendredi passé. La cité OPGI où habitaient des migrants a été violemment attaquée suite à une rumeur accusant des Subsahariens de tentative de viol sur une fillette. « Nous les avons poussés à sortir de cette cité, mais ce n’est pas encore fini. Nous allons les exterminer de toute la ville et des chantiers où ils se cachent en ce moment», menace le père de Romaïssa, 55 ans, commerçant.

Quand Romaïssa est sollicitée pour répondre à nos questions, il intervient souvent pour lui « rappeler» certains détails de « la tentative de viol qu’elle a évitée à la dernière minute». Dans ses premières déclarations rapportées par la presse, Brahim a indiqué que sa « fille a pris la fuite vers une pharmacie, qui se trouve non loin de la cité OPGI où habitent les migrants». Le père, qui surveillait sa fille quand cette dernière nous livrait son témoignage, ignore que la pharmacie en question est équipée de caméras de surveillance.

La pharmacie Bouanini a accepté de nous montrer la vidéo surveillance. Nous l’avons consultée et, effectivement, la fille est rentrée à 18h30. Mais, contrairement à ce qu’elle nous a raconté, il n’y avait pas de femme dans la pharmacie. Elle a donc acheté un sirop et des couches bébé et a quitté la pharmacie seule, sans avoir l’air inquiet ou d’être suivie. Une autre contradiction, Brahim nous a raconté que le mercredi 23 mars, il s’est présenté au commissariat où on aurait refusé de prendre sa déposition.

Fausse histoire

Selon des sources policières, « il n’a jamais voulu déposer plainte. Il est venu une fois pour nous demander d’intervenir. Nous sommes sortis sur le terrain, mais personne n’a vu la scène et il n’y avait aucune preuve et aucun témoin !» Une autre source sécuritaire affirme que « c’est une fausse histoire, ils veulent juste justifier leur attaque. Un migrant subsaharien ne peut pas tenter de violer une fille algérienne de neuf ans. Ils fréquentent uniquement les filles qui vivent avec eux.

D’accord, tous les migrants ne sont pas des saints. Certains d’entre eux à la cité OPGI font dans le trafic de faux billets et de la drogue, mais ils sont minoritaires. Tous les autres travaillent dans le chantier». La cité OPGI est coupée en deux zones : une partie est habitée par des familles algériennes, et une autre par les migrants. Nassim*, 35 ans, habite ici depuis deux ans avec sa femme et ses deux petites filles. Sa femme, Naïma*, la trentaine, témoigne : « Mon mari s’absente parfois plusieurs semaines, car les chantiers où il travaille sont loin.

Durant son absence, ni moi ni mes voisines n’avons été embêtées par les migrants ; au contraire, ils sont respectueux. En plus, dans la journée ils sortent tous travailler», raconte-t-elle, son bébé de deux ans dans les bras. La pharmacie Fezazi se trouve à quelques mètres de la cité. Trois des quatre pharmaciens qui travaillent à l’intérieur sont des jeunes filles. L. M. et S. R., deux pharmaciennes voilées, connaissent bien les migrants : « La majorité d’entre eux sont musulmans.

Des dizaines d’entre eux défilent dans la pharmacie quotidiennement, mais à aucun moment ils nous ont provoquées.». Le regard fixé au sol, casquette vissée sur la tête, Nassim se rappelle les violences de vendredi dernier. « Après la prière du vendredi, un premier groupe composé d’une dizaine de personnes a attaqué ici en lançant des pierres.

Personne n’a compris ce qui se passait. Mais quelques instants plus tard, les assaillants sont devenus 30 fois plus nombreux. Les migrants ont essayé de se défendre, mais en face ils étaient beaucoup plus nombreux. Alors ils se sont repliés.» Nassim vit dans un local qu’il a lui-même aménagé. « Regardez l’Algérie de 2016, c’est la même pièce que j’utilise comme chambre, cuisine et toilettes», se plaint-il.

Du côté où habitaient les migrants, c’est la désolation. Maisons saccagées, traces d’incendies… Les assaillants ont même démoli des murs et enlevé portes et fenêtres.

Difficile de se faire un chemin au milieu des décombres. « Les agresseurs ont volé beaucoup de choses. En plus des portes et des fenêtres, ils ont même volé les affaires des migrants», raconte Nassim en se demandant : « Pourquoi brûler et saccager, si c’est vraiment des représailles contre un seul migrant qui aurait tenté de violer une fille ?». Mardi, la police de la 7e brigade a mis la main sur une marchandise volée le jour de l’attaque contre les migrants. Selon des sources bien informées, le voleur en question est un vulcanisateur qui travaille dans la même cité. Il a caché la marchandise dans son garage.

Espoir

Les migrants qui ont quitté la cité durant la nuit du vendredi au samedi n’ont pas perdu l’espoir de retrouver leurs affaires volées. Abdulay Aboubaker, 32 ans, est Camerounais. Il travaille dans le bâtiment depuis son arrivée à Béchar depuis deux ans. « La police m’a évacué de la cité le samedi à cinq heures du matin.

On était une trentaine de personnes, les derniers Lire la suite

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La famille de Djamel Eddine Ouali interpelle le gouvernement

Publié le 01/04/2016, par dans Non classé.

Djamel Eddine Ouali, Algérien de 40 ans arrêté le 26 mars près de Salerne, au sud de l’Italie, dans le cadre des enquêtes sur les réseaux terroristes de Paris et de Bruxelles, est originaire du village Timelyiouine, de la commune d’Ouzellaguene, dans la wilaya de Béjaïa.
En 2003, il obtient son diplôme à l’Institut national des beaux-arts d’Oran comme graphic designer. Après avoir travaillé quelques années en Algérie, il décide de tenter sa chance à l’étranger. En 2006, il s’installe à Dubaï où il entame une carrière dans le domaine de la communication, la publicité et l’événementiel. En 2013, il décide de rentrer en Algérie afin de se marier avec S. Lynda le 10 octobre 2013, originaire de la même région, plus exactement du village Fournane.

Deux mois plus tard, Djamel Eddine part en Italie avec sa femme où il passe une dizaine de jours avant de rejoindre Bruxelles où il lance une entreprise avec un Belge en 2014. Selon les informations contenues dans le dossier de fond de Djamel Eddine, « les enquêteurs ont trouvé une carte de crédit de l’accusé dans l’appartement perquisitionné à Bruxelles», selon son avocat Gerardo Cembalo. D’après le procès-verbal établi par la police italienne après la perquisition qui a pris fin à deux heures du matin, « la dirigeante adjointe de l’équipe mobile du commissariat de Salerno reconnaît dans le procès-verbal avoir entendu, à 23h30 hier à Salerno, dans les bureaux de DIGOS, la nominée S. Lynda, mariée à Ouali Djamel Eddine en état d’arrestation aujourd’hui en cours d’exécution à un mandat d’arrêt européen inséré dans la base de données Schengen (SIS II) de l’autorité judiciaire de la Belgique».

Ouali Lynda, âgée de 30 ans, est enceinte de trois mois : « Les policiers ne m’ont pas demandé si j’avais besoin d’un avocat ou d’un interprète, alors que je ne parle pas italien et je ne comprends pas ce qui est mentionné dans les procès-verbaux que j’ai signés. Au départ, j’ai refusé de signer les PV», témoigne-t-elle pour El Watan Week-end à partir de l’Italie. « Mais un des policiers qui parlait un peu français m’a dit que ‘‘c’est rien » et que ‘‘ce n’est que la liste des documents qu’ils ont trouvés ».

Salerno

Selon l’avocat Belkacem Aït Salah, « c’est une violation flagrante de la Déclaration des droits de l’homme et la charte européenne et à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme. C’est une violation des traités régissant la réciprocité entre l’Algérie et l’Italie. En aucune façon les autorités italiennes ne peuvent obliger un citoyen algérien à signer un document en italien sans lui apporter assistance. En outre, les policiers devaient faire appel à un interprète. Le parquet de la ville doit automatiquement fournir une assistance au prévenu et les documents signés par les citoyens sont nuls et caducs». Depuis le 26 mars, Ouali Lynda se trouve seule dans la ville de Salerno.

« A plusieurs reprises, j’ai tenté de joindre l’ambassade d’Algérie en Italie afin de demander de l’aide, mais on m’a dit que je devais me débrouiller toute seule et que l’ambassade ne pourra pas m’aider, même si j’ai prévenu que j’étais en danger et que je soupçonne un coup monté contre mon mari», raconte-t-elle. Nous avons contacté l’ambassade d’Algérie en Italie à plusieurs reprises afin d’avoir des explications, mais « l’ambassadeur qui a été nommé n’est pas encore venu, et le chargé d’affaires est dehors», nous a-t-on répondu.

Selon le PV des affaires qui ont été saisies et dont nous avons une copie, la police a trouvé « des ordres de virement, des copies de passeport, des plaques d’immatriculation, un ordinateur et des disques durs». Aussi, « une photocopie du passeport d’un nommé Djouama Fouced» a été trouvée dans ces affaires. Selon les déclarations des officiels italiens, la justice a engagé un avocat d’office.

L’avocat chargé de l’affaire, Gerardo Cembalo, qui normalement est désigné d’office par la justice italienne, a demandé à la femme de Ouali Djamel Eddine « de reconnaître que son mari est un trafiquant pour qu’elle sauve sa peau. Il lui a aussi demandé aussi de le payer», selon nos sources.

Mais selon Maître Belkacem Aït Salah, « l’avocat nommé d’office est pris en charge par le gouvernement italien». La famille de Djamel Eddine Ouali « appelle le gouvernement algérien pour intervenir et assister la femme de l’accusé à tort et demande à la Présidence d’intervenir pour que l’on puisse délivrer un passeport adéquat au père de Djamel Eddine afin de pouvoir se déplacer et assister son fils».
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L’essentiel de la semaine

Publié le 01/04/2016, par dans Non classé.

Samedi

Les médias qui avaient affirmé que Ferhat Mhenni avait déclaré qu’il allait légaliser le mariage homosexuel en Kabylie ont été démentis par ce dernier. Le suspense n’a finalement pas duré bien longtemps. Les homosexuels algériens qui ont plié bagage pour s’installer en Kabylie ont fait demi-tour. Par ailleurs, Louisa Hanoune, présidente du PT, a été élue pour un 5e mandat et a déjoué la tentative de redressement orchestré contre elle. « C’est un score difficile à battre», aurait dit Bouteflika.

Dimanche

Enseignants vacataires sont en colère. Les policiers l’étaient aussi. Ces derniers les ont accueillis avec des bus devant le siège du MDS, où ils ont passé la nuit. Direction Kharrouba avant de les obliger de regagner leurs wilayas. « Alger pour les Algérois», a déclaré le général Hamel. Mais ils n’ont pas abdiqué ; les enseignants ont décidé d’envahir Alger à partir de Béjaïa. Les citoyens ont été solidaires tout au long du voyage, mais pas les policiers qui les ont tabassés à Bouira.

Lundi

Le match nul qu’a fait l’Algérie face à l’Ethiopie a failli engendrer une augmentation du prix du baril. Les spécialistes qui ne veulent plus de Gourcuff ont exprimé leur désarroi. « Gourcuff n’aime pas le couscous», ont-ils accusé. C’est la saison des exclusions. Même Saadani veut revoir l’effectif du clan présidentiel. Il souhaite ne plus revoir Ouyahia qui s’expose trop avec son costume de président. Entre-temps, les enseignants vacataires résistent. Certains ont même marché avec leur famille.

Mardi

Un Egyptien, muni d’un faux gilet explosif, a détourné un avion et obligé les pilotes à atterrir à Chypre, tout çà pour revoir sa dulcinée. Ce qui serait intéressant, c’est de savoir si sa copine ferait la même chose pour le revoir en prison en Egypte. L’histoire a connu un rebondissement quand un Ecossais s’est pris en photo avec l’amoureux. Il est vrai que l’amour rend aveugle, mais pas au point d’oublier qu’on a Al Sissi comme président.

Mercredi.

Oups. Le congrès de l' »opposition» s’est transformé en une réunion. Les « Aïcha El Bouassate» ont manqué à l’appel. Guichet fermé du côté du FLN qui, lui, est resté fidèle à la tradition. Comme dans les cabarets, ça commence par une fête et ça se termine par une bagarre. Saadani a été bousculé, mais Chakib Khelil, lui, a failli être jugé en public. Les jeunes qui l’ont reconnu à bord de sa Clio auraient tenté de le lyncher. Comme quoi on peut fuir la justice de son pays, mais pas la colère de son peuple.

Jeudi

Ni les prix flambants, ni la chaleur, ni même les fatwas wahhabites contestées de par le monde n’ont dissuadé nos pèlerins à partir à La Mecque. L’histoire n’intéresse personne, l’important est de savoir si Gourcuff reste ou non. Les joueurs de l’EN ont refusé son départ. Le gouvernement Sellal signera-t-il le sien ? Nekkaz, qui a mis un milliard de centimes pour celui qui lui prouve l’implication de Chakib, ne le pense pas. « Le peuple n’aura pas la même attitude des joueurs de l’EN», a-t-il assuré. Lire la suite

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