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Pourquoi le FLN a peur de Ouyahia

Publié le 18/02/2016, par dans Non classé.

Brandissant le statut de parti majoritaire au sein des institutions élues, Amar Saadani affirme que le FLN « doit être la locomotive» et lance son projet mort-né portant création d’un front de soutien au programme du chef de l’Etat.
Le poste de Premier ministre a-t-il réveillé les démons de la guerre et de la division entre le deux partis au pouvoir, en l’occurrence le FLN de Amar Saadani et le RND d’Ahmed Ouyahia ? Tout porte à le croire, d’autant plus que l’animosité entre les responsables des deux partis ne date pas d’aujourd’hui. Le conflit latent qui les oppose remonte à la fin des années 1990 et surtout aux législatives de 1997, remportées à l’époque par le RND, privant ainsi le FLN du statut de parti majoritaire.

Depuis cette date, pour les besoins du régime, les responsables de ces deux formations ont été contraints de cohabiter et d’afficher un semblant d’entente. Mais ceux du FLN n’ont jamais tourné la page des législatives « truquées» de 1997. Après une union de façade qui aura duré une douzaine d’années, la hache de guerre a été déterrée par, notamment, l’actuel secrétaire général de l’ex-parti unique, Amar Saadani. Ce dernier ne cesse de mettre en avant un « ego politique» démesuré, selon lequel sa formation — qui est aussi celle du chef de l’Etat — ne devrait pas se contenter du second rôle.

C’est dans cette logique qu’il a opposé une fin de non-recevoir à la proposition du secrétaire général par intérim du RND, Ahmed Ouyahia, de reconstituer une nouvelle alliance présidentielle. Brandissant le statut de parti majoritaire au sein des institutions élues, Amar Saadani affirme que le FLN « doit être la locomotive» et lance à son tour son projet mort-né portant création d’un front de soutien au programme du chef de l’Etat.

La guéguerre entre les deux partis, qui ne s’est jamais estompée, a pris d’autres proportions à l’issue de l’adoption du projet de révision de la Constitution. La disposition contenue dans l’article 77 de ce texte obligeant le Président de consulter la majorité parlementaire avant de nommer un nouveau gouvernement attise visiblement les convoitises des responsables du FLN.

« La locomotive et le wagon»

Avant même l’annonce de la démission du gouvernement Sellal, le secrétaire général de l’ex-parti unique est monté au créneau pour tenter de s’opposer à un éventuel retour d’Ahmed Ouyahia. « Ahmed Ouyahia n’est pas la personne la mieux indiquée pour diriger le gouvernement post-révision de la Constitution (…). S’il y a nomination d’un nouveau gouvernement, le poste de Premier ministre devrait revenir au FLN», avait-il déclaré à un journal électronique arabophone. Et d’ajouter : « Ahmed Ouyahia ne mérite pas de conduire le gouvernement. La nouvelle Constitution impose de nouvelles idées et de nouveaux visages capables de générer cette nouvelle ère en vue de réaliser les objectifs attendus par les Algériens.»

Le membre du bureau politique du parti, Sadek Bouguetaya, lui a emboîté le pas dans une déclaration à une chaîne de télévision privée. « Mieux vaut rendre effectif le fonctionnement du Parlement avec ses deux Chambres, renforcer les institutions de l’Etat et garantir la stabilité de la société plutôt que de nommer quelqu’un qui éprouvera des difficultés au niveau du Parlement», avait-il affirmé en réaction à une question sur une éventuelle nomination d’Ahmed Ouyahia au poste de Premier ministre. Pour ce cacique du FLN, « le président de la République, président du parti, a assez d’intelligence politique pour choisir celui qui garantira la stabilité».

Pourquoi cet acharnement contre Ahmed Ouyahia ? Y a-t-il un agenda caché pour lequel Amar Saadani & Co se préparent actuellement ? « On ne peut pas anticiper et lire leur (les responsables du FLN, ndlr) arrière pensée», rétorque Seddik Chihab, chargé de la communication au RND. Qualifiant de « verbiage» cette polémique autour d’Ahmed Ouyahia, il précise que son parti « a souscrit au programme du président Bouteflika qu’il soutient quel que soit le nom du Premier ministre». « Si le Président décide de rappeler Ouyahia nous le soutiendrons, comme nous le ferons aussi s’il maintient Abdelmalek Sellal qui fait un bon travail aussi. De plus, nous n’avons pas de problème avec le FLN avec qui nous avons des dénominateurs communs», dit-il.

Interrogé sur cette polémique, le chargé de communication du FLN, Hocine Kheldoune, assure que « son parti n’a aucun problème avec Ouyahia». « Il faut contextualiser les déclarations de Bouguetaya et du secrétaire général du parti. C’est un faux débat, car au FLN nous n’avons aucun problème avec le RND», soutient-il. Pour Hocine Kheldoune, « il y a des parties qui ont lancé le nom d’Ahmed Ouyahia pour tenter de parasiter l’action du pouvoir et montrer l’existence de divergences en son sein».

« C’est une tentative vouée à l’échec, car le poste de Premier ministre est secondaire. Il y a plusieurs dispositions dans la nouvelle Constitution qui sont prioritaires, avant celle contenue dans l’article 77», indique-t-il, estimant que l’application de cette mesure « relève des prérogatives du chef de l’Etat qui est le garant de la Constitution». Cependant, cette réaction ne met pas fin à la polémique qui risque d’enfler encore dans les jours à venir. La guerre de positionnement en prévision de nouvelles échéances, notamment les législatives de 2017, sera encore plus acharnée. Et la concurrence entre ces deux partis sur « la locomotive et le wagon» risque de mener le train du pouvoir à la dérive…

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On vous le dit

Publié le 18/02/2016, par dans Non classé.

– La CNAS s’ouvre à la presse

Le directeur général de la Caisse nationale d’assurances sociales, Tijani Hassan Haddam, a adressé une directive à tous les directeurs d’agence et aux principaux responsables de son secteur leur demandant d’utiliser de façon efficiente tous les moyens de communication et de s’ouvrir davantage aux médias afin de porter le message de la CNAS en tant qu’acteur social de premier plan et de veiller à ce que le lien entre cette institution et les assurés sociaux reste fort et indéfectible. M. Haddam, qui a pris ses fonctions il y a quelques mois, ne cesse d’apporter sa touche personnelle afin d’améliorer la relation entre l’institution qu’il dirige et le citoyen algérien.

Ce dernier suit de très près l’application de cette directive d’ouverture et de transparence dans la gestion des affaires de la CNAS. Habitué des plateaux-télé et ayant le verbe facile et convaincant, M. Haddam n’ignore pas l’apport positif que peuvent avoir les médias dans la sensibilisation et l’information envers le citoyen. Depuis son arrivée à la tête de la CNAS, le directeur général a fait sien un credo : favoriser et encourager les compétences et les personnes qui ont à cœur d’œuvrer sans cesse pour améliorer la qualité des services apportés aux assurés et surtout l’humanisation et la simplification des procédures d’une institution autrefois haut lieu de la bureaucratie. Une politique et une initiative plus que louables et qui semblent s’inscrire dans la durée au vu des avancées et des améliorations effectives déjà enregistrées.

– Un Salon dédié aux talents et à l’emploi

Le grand rendez-vous des compétences, des opportunités d’emploi et du recrutement est de retour. Dans sa 13e édition en seulement cinq ans d’existence, le désormais très connu salon Talents & Emploi sera de nouveau à Alger du 3 au 5 mars au palais de la culture Moufdi Zakaria de Kouba. Mais pas seulement… S’érigeant désormais comme le plus grand carrefour de rencontre entre les candidats à l’emploi (toutes catégories, niveaux et secteurs confondus), recruteurs, cabinets conseil et entreprises à la recherche de compétences, Talents & Emploi devient un véritable baromètre du marché de l’emploi en Algérie.

C’est aussi une inestimable base de données, constamment mise à jour. Organisés conjointement par l’Agence conseil en communication & marketing RH, The Graduate et Emploitic.com, site leader du recrutement sur internet, Talents & Emploi se consacre inlassablement à dynamiser le marché de l’emploi en Algérie à travers ses successives éditions porteuses, régulièrement, de nouveautés dans un environnement concurrentiel, en constante évolution et marqué par l’émergence de nouveaux métiers. Son objectif est de contribuer à l’essor de l’entreprise algérienne. Il se veut, certes, un forum de recrutement, mais aussi un espace de networking et d’intermédiation.

– Cinq Egyptiens sauvés de l’asphyxie à Béjaïa

Cinq ressortissants égyptiens ont été sauvés in extremis, hier, d’une mort par asphyxie par les éléments de la Protection civile de Béjaïa. Selon un communiqué de la Protection civile, celle-ci a été informée par la gendarmerie alertée avant 6h de l’urgence d’intervenir pour secourir les cinq personnes, âgées entre 25 et 50 ans, retrouvées dans une maison, probablement louée, au village Ibourassen, commune de Oued Ghir, dans la banlieue de Béjaïa. Les ressortissants ont inhalé du monoxyde de carbone qui s’échappait d’un chauffage alimenté par gaz de ville. Ils ont été évacués vers l’hôpital de Béjaïa où ils ont été pris en charge.

– Un bac à pétrole prend feu

Un incendie s’est déclaré, avant-hier matin, à Béjaïa, sur le joint d’étanchéité d’un bac à pétrole brut, basé au niveau de l’arrière-port, a indiqué un communiqué de la Protection civile. « Les secours de la Protection civile de la wilaya de Béjaïa sont intervenus en renfort aux éléments de la sécurité interne de l’unité de Sonatrach, sise à l’arrière-port, suite à un incendie qui s’est déclaré sur le joint d’étanchéité du bac R13 (pétrole brut), cette matinée vers 8h17», lit-on dans le communiqué. Le même document indique que l’incendie a été maîtrisé au bout de 40 minutes et qu’il a été provoqué par la foudre. Pour assurer la surveillance, la Protection civile a maintenu son unité de secours sur place. Lire la suite

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Le général Benhadid entame une grève de la faim

Publié le 18/02/2016, par dans Non classé.

Le général à la retraite Hocine Benhadid, en détention provisoire depuis cinq mois, a décidé de passer à l’action en entamant une grève de la faim et des soins.
Ses avocats ont essayé, pour la troisième fois, de le dissuader en raison de son état de santé fragile mais il a refusé, cette fois-ci, d’y renoncer. « Je lui ai rendu visite hier, certes, il est malade, très faible mais il ne veut pas renoncer a son action. Après avoir épuisé toute les voies de recours pour une prise en charge sérieuse de son état de santé, le général Benhadid abat sa dernière carte pour se faire entendre. Nous ne savons pas encore si la grève est illimitée ou pas», explique maître Bachir Mechri.

Le général Benhadid, incarcéré à la prison d’El Harrach depuis des mois, ne dénonce pas cette fois-ci les lenteurs judiciaires en matière de gestion de son dossier, mais s’insurge beaucoup plus contre le silence de l’administration quant à ses demandes pour bénéficier de soins appropriés dans une structure hospitalière.

Le général Benhadid avait annoncé, à deux reprises, son intention d’observer une grève de la faim, mais ses avocats lui ont conseillé de patienter jusqu’au vote de la nouvelle Constitution. Dix jours après son approbation par le Parlement, le général Benhadid n’a eu aucune réponse concernant son affaire et ses doléances. « Le 5 janvier dernier, le général Benhadid avait décidé d’observer une grève de la faim nous lui avons demandé d’attendre un peu pour éviter que l’on nous accuse de faire pression sur la justice et de perturber le vote sur la Constitution.

Il a reporté son action car nous avons envisagé d’introduire une demande pour une mise en liberté provisoire», note maître Mechri précisant que la défense avait saisi à plusieurs reprises la direction pénitentiaire d’El Harrach et les concernés pour un éventuel transfert du général dans un établissement sanitaire pour des soins, mais en vain. « C’est l’indifférence totale.

Nos demandes datées du 5 janvier et du 3 février 2016 sont restées lettre morte. Ce mépris a irrité notre client qui a décidé de passer à l’action sans même nous avisés», rapporte maître Mechri. Diabétique, atteint d’insuffisance cardiaque et souffrant d’une hernie discale qui s’est aggravée à cause de l’humidité de la prison, le général Benhadid, âgé de 70 ans, veut alerter l’opinion publique sur son cas.

Avec la révision de la Constitution, le collectif d’avocats du général de Benhadid espérait que les promoteurs de ce texte ne pourraient pas laisser le général privé de sa liberté. « Dans le cadre de cette révision de la Constitution, nous souhaitons que les rédacteurs de cette nouvelle loi puissent donner la preuve de la sincérité de l’affirmation de ces principes. Et la détention du général Benhadid ne doit pas être un point noir», affirme Me Mechri. Lire la suite

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Hommage à un grand bâtisseur

Publié le 18/02/2016, par dans Non classé.

La SNATPB avait réalisé plusieurs complexes dédiés à l’industrie du textile et du cuir.
Cela fait 25 ans que Mohamed Arezki Lounis-Khodja, fondateur et président-directeur général de la Société nord-africaine des travaux publics et bâtiment (SNATPB), a quitté ce bas monde. Manager, aux compétences reconnues aussi bien en Algérie qu’à l’étranger, ce défunt PDG a su, en un quart de siècle, bâtir une grande entreprise qui rivalisa avec les groupes internationaux fortement présents sur un marché national en plein essor. Ses proches et anciens cadres lui ont bien rendu hommage, 25 ans après sa disparition. Décédé en janvier 1991, Mohamed Arezki Lounis-Khodja a légué un outil de construction fiable et efficace.

Créée en 1965, la SNATPB a longtemps fait le bonheur de l’Algérie. Des logements aux zones industrielles en passant par les infrastructures de base, la SNATPB était partout. Elle a été l’une des premières entreprises à voir le jour au lendemain de l’Indépendance. Spécialisée dans les travaux publics et le génie civil industriel, la SNATPB avait pu réaliser avec efficacité des centaines de grands projets nationaux. En quelques années, cette société avait réalisé les gros œuvres de plusieurs grandes cimenteries qui existent encore aujourd’hui, à l’instar de la cimenterie de Meftah, celle de Hadjar Soud ou encore celle de Chlef.

Avec des techniques jugées révolutionnaires à l’époque, la SNATPB a réussi à s’imposer comme l’un des principaux « bâtisseurs» au niveau national. Ses réalisations ne se limitaient pas à cela. Elle avait également construit les gros œuvres de plusieurs complexes sidérurgiques et industriels, à l’image de l’emblématique El Hadjar (aciérie, laminoir à chaud, laminoir à froid, tuberie sans soudure…). La SNATPB avait eu également à réaliser plusieurs complexes dédiés à l’industrie du textile et cuir.

Parmi les usines construites par cette société, celle de Draâ Ben Khedda qui existe encore et celle de Oued Tletat, dont le site accueille aujourd’hui un complexe dédié au montage de véhicules Renault. Il y a aussi des usines de tannage de peaux à Jijel et Bouira ainsi que celle des chaussures de Dellys. La SNATPB avait également la technicité qui lui a permis de construire des stations de traitement des eaux usées, comme celle de Fergoug d’El Mohammadia, à l’ouest du pays et celle de Médéa.

C’est aussi cette société qui avait construit les sucreries et raffineries d’El Khemis et de Guelma. C’est elle aussi qui avait fait les gros œuvres de l’emblématique salle Harcha Hassan à Alger. « L’édification des ouvrages d’art est en même temps celle de l’Algérie, de sa vie économique, sociale et politique», écrivait Mohamed Arezki Lounis-Khodja qui, de l’avis de ceux qui ont eu à travailler avec lui, avait la culture pluridisciplinaire qui existait dans son activité mais aussi une compétence multiforme d’un véritable chef d’entreprise. Lire la suite

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Béjaïa. Des statues remplacées dans la polémique

Publié le 18/02/2016, par dans Non classé.

L’affaire du projet de réalisation de trois statues dans la ville de Béjaïa, qui fait bruire la rue et les réseaux sociaux depuis quelques jours, frôle le scandale.
Outre le fait que rien ne justifie l’urgence d’une telle dépense en ces temps censés être d’austérité et de rationalisation, le projet, lancé et financé par l’APC sans en associer trop de monde, est entouré d’opacité et la qualité promise meilleure et irréprochable de ces statues est finalement très discutable. Onze millions de dinars ont été claqués par l’APC pour les réaliser, prélevés sur le budget communal d’à peine 35,2 millions.

Au moment où l’état de la ville de Béjaïa est peu reluisant et beaucoup d’associations sont privées de subventions, l’APC s’est permis une fantaisie dans une conjoncture qui invite plutôt à la rigueur. Hier, deux des trois statues de 2,7 millions de dinars chacune ont été installées. Celle du journaliste assassiné Saïd Mekbel, après l’abjecte démolition de l’ancien buste, jugé par le wali, Ouled Salah Zitouni, peu ressemblant au personnage, et celle du sociologue et historien antique Ibn Khaldoun, elle aussi en remplacement de l’ancien buste auquel on a fait le même reproche.

Démolition à coups de massue

Le désormais ancien buste de Saïd Mekbal a été réalisé à l’initiative d’un groupe de journalistes de Béjaïa, et sur fonds de wilaya voté par l’APW. Il a été confié une première fois à l’APC avant que celle-ci n’en soit dessaisie et que la DAL ne soit désignée comme nouveau maître d’ouvrage du projet.

Contrairement au buste d’Ibn Khaldoun, qui a été déboulonné par son concepteur pour être récupéré par l’association de Sauvegarde du patrimoine de Béjaïa, celui de Saïd Mekbel a été réduit en miettes à coups de massue. Cette démolition inexpliquée a suscité une grande indignation et d’aucuns pensent que le buste aurait pu être récupéré pour être implanté ailleurs. S’exprimant sur la page facebook de la cellule de communication de l’APC de Béjaïa, le président de l’Apc, Abdelhamid Merouani, a affirmé qu’il « n’a jamais donné l’ordre de démolir l’ancienne statue».

La statue du Soldat inconnu est aussi au programme bien que l’Apc se soit déjà fendue d’un communiqué pour absorber la colère de la rue protestant contre la destruction de cette statue érigée dans les années 1980. L’APC a assuré qu' »il n’est pas question de toucher au monument». Son remplacement est bel et bien prévu.

La nouvelle statue du Soldat inconnu est dans le parc communal sis à Sidi Ali Lebhar. Elle a coûté la bagatelle de 4,85 millions de dinars. L’APC a-t-elle menti ou a-t-elle agi sous contrainte ? L’Assemblée municipale s’est réunie sur ce projet, avec les représentants de l’ONM, l’ONEC et CNEC qui ne voient pas d’inconvénient au remplacement de cette statue, selon Zaidi Hakim, vice-président chargé de l’aménagement urbain à l’APC de Béjaïa.

Beaucoup estiment que l’APC tente de la sorte un passage en force en s’assurant la légitimité de la famille révolutionnaire. Celle-ci « a approuvé le projet», a affirmé à El Watan Zaidi Hakim. Pourquoi tient-on à imposer une statue vaille que vaille alors que quand il s’agit de bitumer une route ou de réparer une conduite c’est le comportement inverse auquel ont droit les citoyens ? C’est la question que l’on se pose.

« Duperie»

Une ambiguïté de taille reste cependant à lever. De quelle matière ont été confectionnées les nouvelles statues ? Est-ce réellement du bronze ? Selon des professionnels de la sculpture, il n’en est rien. Un spécialiste bien informé assure à El Watan que les nouvelles statues sont réalisées à base de résine de bronze, matière ne renfermant pas les mêmes propriétés de résistance aux éléments. Ce spécialiste assure que ces statues ne sont que recouvertes d’une poudre de bronze, ce qui leur donne leur apparence actuelle.

Pourtant quand il s’est recueilli, il y a quelques mois place Saïd Mekbel, le wali a été on ne peut plus clair : « Le buste qui sera réalisé en bronze (matière la plus adéquate) reflétera le visage du défunt, étant donné que celle qui est sur place ne lui ressemble pas.» Si pour les profanes, cette imprécision ainsi entretenue passe inaperçue, pour les initiés, à leur tête les artistes-sculpteurs, c’est une « duperie» à laquelle il faut mettre un terme. « Ces statues sont réalisées à base de résine et non avec du bronze pur.

Celui-ci coûte très cher, de plus, nous n’avons pas de fonderie en Algérie, à l’exception de celle basée à Blida qui appartient à l’ANP. Il faut donc dire la vérité aux gens», rectifie un sculpteur qui s’est confié à nous. Celui-ci, outre la matière, n’estime pas plus ressemblantes ni mieux confectionnées les statues, réalisées par une entreprise algéroise qui a obtenu le marché en consultation restreinte et dont le patron est un certain Kerroub Mohammed. Plus sévère, notre interlocuteur parle de « ratage».

En attendant le lever de voile sur les deux nouvelles statues posées hier, on peut d’ores et déjà déceler sur les quelques photos de la statue de Saïd Mekbel qui circulent sur les réseaux sociaux, des disproportions flagrantes et des insuffisances quant à la ressemblance au défunt journaliste. En somme tout ce qu’on a reproché à l’ancien buste qui a coûté plus d’un million de dinars est reproduit à coups de nouvelles dépenses. Lire la suite

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Ammal (Boumerdès) : L’ANP abat deux terroristes

Publié le 18/02/2016, par dans Non classé.

Les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) ont éliminé deux terroristes hier après-midi, dans les maquis de la commune de Ammal au sud de Boumerdès.
Les deux criminels ont été abattus suite à une opération de ratissage menée au niveau du village douar Bousmail, sis à la frontière nord-est entre les deux communes de Ammal et Beni Amrane. Selon des sources locales, l’opération est toujours en cours au niveau de la forêt Aghroud fortement boisée, dans la commune de Ammal. Suite à cette opération, plusieurs armes, des munitions et autres objets ont été récupérés. Il s’agit de deux pistolets mitrailleurs, six chargeurs, deux paires de jumelles, une grenade, une quantité de munitions et des téléphones portables. Sur les lieux du ratissage, les éléments de l’ANP ont découvert une casemate, servant de cache aux terroristes, qui a été détruite. Lire la suite

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