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Le Koweït face au gouffre du déficit

Publié le 14/11/2016, par dans Non classé.

Le gouvernement, qui prépare la tenue des élections législatives anticipées dans quelques jours, doit faire face à la réticence du peuple koweïtien aux mesures d’austérité.
La forte dépendance au pétrole a mis le Koweït dans une situation précaire après la chute des cours. A l’instar d’autres monarchies du Golfe, le Koweït a été contraint d’adopter des mesures d’austérité, dont la libéralisation des prix du diesel et du kérosène, ainsi qu’une augmentation des prix de l’essence.

Le Koweït est dans l’obligation de prendre plusieurs autres mesures d’austérité, qui s’ajoutent aux efforts de cet émirat pour réduire ses dépenses publiques et augmenter ses revenus non pétroliers dans le but de diversifier son économie. La presse locale cite, entre autres mesures pour réduire la dépense publique, l’augmentation des prix de l’eau, de l’électricité et de l’essence, du kérosène et autres carburants, ce qui a conduit en octobre dernier à la dissolution du Parlement et à la convocation d’élections anticipées pour le 26 novembre afin d’éviter que la crise politique ne dure.

Le Koweït, qui compte 4,3 millions d’habitants, dont trois millions d’étrangers, a prévu pour l’exercice en cours un déficit de 29 milliards de dollars, le premier depuis 16 ans d’excédents. Le pays a accumulé environ 600 milliards de dollars (539 milliards d’euros) qui ont été investis par le fonds souverain Kuwait Investment Authority aux Etats-Unis, en Europe et en Asie.

Les dépenses, qui ont triplé à des niveaux record entre 2006 et 2015, principalement pour les salaires et les subventions, ont été réduites de 15% lorsque les prix du brut ont perdu 60% de leur valeur. Pays membre de l’Opep, le Koweït, avec une production de 3 millions de barils par jour, a en conséquence accusé un déficit budgétaire de 13,7 milliards d’euros en 2015/2016. Sans mesures d’austérité, le gouvernement ne pourrait même pas payer les salaires des fonctionnaires, qui représentent plus de la moitié des dépenses publiques. Lire la suite

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La Tunisie en «état d’urgence économique»

Publié le 14/11/2016, par dans Non classé.

Secteur important de l’économie de la Tunisie, le tourisme est presque agonisant. Les recettes de cette activité ont enregistré au cours des neuf premiers mois de l’année en cours une baisse de plus de 8% par rapport à la même période de 2015 (une autre année catastrophique), selon des chiffres officiels.
Du 1er janvier au 31 septembre, la Tunisie a enregistré quelque 730 millions d’euros, contre 800 millions à la même période de 2015. Soit une baisse de 8,4%, d’après des données publiées sur le site du ministère du Tourisme. La chute atteint 34,1% si l’on se rapporte au neuf premiers mois de 2014, avant les attaques djihadistes contre le musée du Bardo et sur une plage de Sousse, en mars et juin 2015. Attaques qui ont fait 60 morts, dont 59 touristes étrangers.

Selon le rapport de suivi de la situation économique en Tunisie de la Banque mondiale, rendu public en avril dernier, il est indiqué, concernant l’année 2015, que le taux de chômage reste élevé à 15,4%. La dette publique a atteint 52% du PIB. Récemment, le ministre de l’Investissement, Fadhel Abdelkefi, a estimé que la Tunisie est en « état d’urgence économique» du fait notamment d’une croissance inférieure à 1,4% en 2016.

Ceci dit, la Tunisie est contrainte à entreprendre des réformes pour convaincre les institutions financières internationales à débloquer des aides pour la relance économique. Mais la puissante centrale syndicale UGTT a un autre avis. Elle a annoncé, le 17 octobre, son rejet « catégorique» du projet de loi de finances 2017 approuvé le 14 du même mois par le gouvernement, qui table sur une reprise de la croissance à hauteur de 2,5%, mais aussi sur un gel, pendant au moins un an, des salaires dans la Fonction publique.

La centrale syndicale dit en outre n’avoir pas senti de la part du gouvernement de « véritable volonté de lutter contre la corruption et la contrebande et de faire face à l’évasion fiscale». Elle « fait porter au gouvernement et à toutes les parties qui le constituent la responsabilité d’une déstabilisation sociale».

Des propos qui pourraient alimenter la contestation sociale, alors que Tunis se prépare à organiser une conférence internationale pour l’investissement les 29 et 30 novembre. Président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), une ONG qui recense notamment les mouvements sociaux à travers le pays, Abderrahmane Hedhili a récemment averti que la Tunisie traversait une période délicate : « Aujourd’hui, dans les quartiers populaires, nous avons le même profil qu’en 1984», lors des émeutes du pain.

Et de constater : « Les gens ont la mémoire courte. Aujourd’hui, on n’a pas l’impression que le gouvernement prend toutes ces questions au sérieux.» Dans un pays marqué par de multiples crises depuis sa révolution en 2011, la paix sociale constitue un défi majeur pour le gouvernement. La Tunisie a signé en mai un nouveau plan d’aide de 2,6 milliards d’euros sur quatre ans avec le Fonds monétaire international (FMI), et promis de mettre en œuvre une série de réformes délicates. Et la France s’est engagée, en janvier 2016, à apporter un milliard d’euros d’aides sous forme de prêts. Lire la suite

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Bâtonnat de Béjaïa : Grève d’une semaine à partir d’aujourd’hui

Publié le 14/11/2016, par dans Non classé.

Les avocats affiliés à l’Ordre régional des avocats de Béjaïa (Orab) entameront une grève générale d’une semaine à partir d’aujourd’hui pour contester contre les mauvaises conditions de travail et les « intimidations» de l’administration judiciaire locale.
Cette résolution a été prise avant-hier lors d’une assemblée générale où il a été décidé, également, de poursuivre le boycott de la session criminelle engagé depuis l’ouverture de cette dernière, le 6 novembre. Afin de contourner la grève et d’assurer la poursuite des audiences en session criminelle, les responsables de la cour de Béjaïa ont eu recours au dispositif de l’article 271 qui autorise exceptionnellement à l’accusé de demander la désignation un « défenseur» — qui peut être un proche, une personne de sa famille — en guise d’assistance judiciaire. Une manœuvre « préméditée» qui a irrité le bâtonnat, selon Me Boudina, qui dénonce « une entorse à la loi puisque cette mesure a été utilisée exceptionnellement dans les années 1960 et 1970 afin de pallier au manque d’avocats».

Le bâtonnier, Djenadi Mohand Saïd, a indiqué que « le recours à l’article 271 ne garantit pas un procès équitable et met la justice dans une position de parti-pris au regard des décisions clémentes délivrées et le traitement expéditif des lourds dossiers criminels». Pour les avocats, ce comportement de la cour est sans précédent dans les annales de la justice algérienne. Les revendications portées par les avocats de Béjaïa sont d’ordre professionnel.

Il s’agit, entre autres, de la réouverture des tribunaux d’Amizour, Sidi Aïch, Kherrata et de l’annexe de Tazmalt qui ont été brûlés et saccagés lors des événements du Printemps noir, en 2001. Bien que les travaux de réfection soient achevés, ces structures, qui ne sont pas encore équipées en mobilier, demeurent fermées à ce jour. Les autres revendications sont liées au droit de l’avocat de disposer de tous les documents et informations monopolisés, actuellement, par les juges. Lire la suite

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Abdelmalek Sellal demain à Riyad pour mettre fin à «la brouille»

Publié le 14/11/2016, par dans Non classé.

Abdelmalek Sellal se rendra demain en Arabie Saoudite. La visite du Premier ministre algérien intervient après une brouille entre les deux pays qui aura duré de longs mois et vise à réchauffer des relations vacillantes du fait du positionnement et de l’implication saoudienne dans les conflits dans certains pays arabes.
Alger avait fermement tenu au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays, malgré les pressions saoudiennes qui tentaient de rallier les Etats membres de la Ligue arabe à ses projets hégémoniques dans la région. Dans un message adressé au roi d’Arabie Saoudite, le président Bouteflika avait souligné, en avril dernier, l’attachement de l’Algérie au principe de non-ingérence et le rejet de la guerre comme solution aux conflits. Une position fortement soulignée dans le refus de faire partie de la coalition d’Etats arabes ayant intervenu militairement sous la baguette saoudienne pour bombarder le Yémen.

Un refus qui s’ajoutait aux réserves algériennes de déclarer le Hezbollah libanais comme organisation terroriste. De même que dans les conflits syrien et irakien, Alger a refusé de s’aligner sur les positions de l’axe Qatar-Arabie Saoudite et a ouvertement dénoncé les interventions étrangères dans des Etats membres de la Ligue arabe. Le courroux saoudien ne tarda pas à se manifester, notamment à travers la décision de la pétromonarchie d’investir dans les territoires occupés du Sahara occidental.

Le froid qui s’est installé dans les relations bilatérales a toutefois cédé à un retour de chaleur en septembre dernier, à la faveur de la réunion des pays membres de l’OPEP. Cette réunion s’était d’ailleurs soldée par un accord important pour une réduction de la production pétrolière de 33 millions de barils/jour en vue d’influer sur une remontée des cours du pétrole. A la surprise générale, l’Arabie Saoudite avait fortement soutenu cet accord et vient d’ailleurs de renouveler son appui, à Alger même, hier, par la voix de son ministre de l’Energie, de l’Industrie et des Ressources minières, Khaled Abdelaziz Al Faleh.

Le dégel dans les relations bilatérales porte donc une signature économique que la conjoncture actuelle impose. Les deux pays sont fortement touchés par les conséquences de la baisse des cours du pétrole. La crise financière étant bien installée, le « conflit» politique entre les deux Etats est mis au placard. L’accueil qui sera réservé à Abdelmalek Sellal et les propos qui seront tenus par ses interlocuteurs saoudiens, lors de cette visite, donneront le ton de ce que sera l’avenir des relations bilatérales. A noter que M. Sellal prévoit aussi un voyage en Iran. Riyad semble bien tenté de tempérer ses ardeurs après les bouleversements géopolitiques intervenus dans la région.

Gonflée par le soutien américain depuis le déclenchement, en 2011, des Printemps arabes, l’Arabie Saoudite a mené campagnes et guerres pour s’imposer dans la région et gêner les intérêts iraniens. Aujourd’hui, les données ont changé et le royaume wahhabite perd jour après jour le soutien de ses alliés. Le réchauffement des liens avec Alger peut, au-delà de l’aspect économique, avoir pour conclusion une volonté de Riyad de revoir sa politique étrangère et de calmer le sentiment vengeur qui pourrait souffler de Syrie, de Russie ou d’Iran. Alger peut, dans cette optique, paraître comme un bon médiateur aux yeux du royaume.
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Etude comparative de la société Kabyle telle que présentée par Bourdieu et Feraoun

Publié le 13/11/2016, par dans Non classé.
Etude comparative de la société Kabyle telle que présentée par Bourdieu et Feraoun
TIZI-OUZOU – Une étude comparative de la société kabyle dans l’oeuvre du sociologue français Pierre Bourdieu et celle du romancier algérien Mouloud Feraoun a été présentée dimanche à Tizi-Ouzou par l’universitaire Nadia Gada. Intervenant lors d’un colloque sur « Pierre Bourdieu et la société Kabyle » organisé à l’hémicycle Rabah Aissat de…

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Le tamazight de l’Atlas blidéen revisité avec un nouveau lexique édité par le HCA et l’OPU

Publié le 13/11/2016, par dans Non classé.
Le tamazight de l'Atlas blidéen revisité avec un nouveau lexique édité par le HCA et l'OPU
ALGER – Le Haut Commissariat à l’Amazighité (HCA) a édité, en collaboration avec l’Office des publications universitaires (OPU) un ouvrage intitulé « Tamazight de l’Atlas blidéen », préparé par le chercheur indépendant Samir El Arifi. Il s’agit, en effet, du premier ouvrage scientifique à traiter de la lexicographie amazighe de la région…

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