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Oum El Bouaghi : L’association « les amis de la culture » à la conquête du patrimoine matériel amazigh

Publié le 10/01/2020, par dans Non classé.
Oum El Bouaghi : L'association

OUM EL BOUAGHI- Avec l’avènement du nouvel an amazigh 2970, l’association « les amis de la culture », domiciliée dans la commune de Fkirina (30 km à l’Est d’Oum El Bouaghi), intensifie ses efforts pour valoriser et transmettre la culture amazighe, héritée des ainés, aux jeunes générations dans le but de leur faire découvrir l’histoire profonde de la région.

Depuis sa création en 2013, les actions de cette association dans ce domaine consistent, selon son président Mekki Hamli, à ‘’se déplacer dans les campagnes et les zones rurales des wilayas d’Oum El Bouaghi, Khenchela et Batna, dans le but d’acquérir et collecter tout ce qui touche à l’identité amazighe, notamment les ustensiles en poterie, en pierre, ainsi que les habits et les bijoux traditionnels pour les faire découvrir aux nouvelles générations ».

« L’association a pu se procurer, depuis sa création, une kheima tissée dans des coloris reflétant l’identité amazighe de la région de Khenchela « , a souligné la même source, précisant que « cette kheima, confectionnée par les mains expertes de la femme amazighe, est dressée chaque année à l’occasion de Yennayer à l’intérieur des lieux d’exposition pour perpétuer une tradition ancestrale ».

Et d’ajouter : « A l’intérieur de cette kheima, plusieurs articles symbolisant l’identité amazighe sont exposés dont sifria, un récipient en cuivre dans lequel le Aich (le plomb) est préparé pour célébrer Yennayer avec de la viande séchée et des légumes de saison telles que les pommes de terre et les carottes ».

Des objets anciens traduisant le quotidien de la population amazighe

Selon M. Hamli, l’association « les amis de la culture » possède une collection d’articles et d’objets anciens rassemblées ces dernières années dans différents lieux de vie des populations amazighes à travers l’histoire, légués par les ancêtres et utilisés quotidiennement, afin de « les exposer à chaque occasion pour mettre en valeur l’histoire amazighe ».

Il s’agit notamment de « bernous » en laine pour hommes, « El Lhaf » porté par les femmes, orné de couleurs et de broderies typiquement amazighes, « El Kherdj » tissé avec du fil et servant à transporter des charges sur le dos des ânes, « Laâdila », confectionnée sous forme d’un sac dans lequel sont amassés les grains de blé et « chekdef », dispositif en fer placé sur le dos des bêtes pour y transporter des pierres, a confié le président de l’association « les amis de la culture ».

Et de renchérir : « Concernant les récipients en terre cuite que l’association a collectés, il y a +Ezzir+, une grande jarre en poterie, large au milieu avec une base rétrécie servant à conserver le beurre pour en faire du « D’hene » et aussi un ustensile appelé +El Borma+ réservée à la cuisson de différents mets culinaires ».

Yennayer, au premier plan des activités des associations culturelles

Plusieurs associations culturelles, activant sur le territoire de la wilaya d’Oum El Bouaghi, œuvrent à travers leurs programmes dédiés à la célébration d’événements culturels, à la préparation du nouvel an amazigh « Yennayer », correspondant au 12 janvier de chaque année et symbolisant historiquement la victoire du roi berbère Chachnak sur Ramsès et son armée il y a 2970 ans, et participer à des expositions pour faire revivre les coutumes, les traditions amazighes et l’histoire de la région.

Ces associations concoctent, en ce sens, des plats traditionnels comme « El Aich », « Chekhchoukha », « Ghrayef » et « Rfis », à l’instar des associations « Ahfad Aissa Djermouni » et « Assala oua Tawassoul », activant toutes les deux dans la wilaya d’Oum El Bouaghi et qui se retrouvent à l’occasion du nouvel an amazigh propulsées au-devant de la scène à la faveur de leurs expositions.

Parmi les articles exposés, il y a des objets étroitement liés aux traditions de la femme amazighe en matière de vêtements comme « El Melhefa », l’un des habits caractéristiques de la femme amazighe, des bijoux en argent comme « El Khelkhal », « Jbine » et « El Khelala », et ce, en plus de « Telthima »,un morceau de tissu avec lequel la femme berbère recouvre sa tête, a affirmé Damouna Tahir, président de l’association « Ahfad Aissa Djermouni ».

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