formats

Oultache «je n’ai pas tué Ali Tounsi»

Publié le 27/02/2017, par dans Non classé.

Dans une salle bondée de monde, l’audience du tribunal criminel d’Alger, que préside le juge Omar Belkherchi, s’ouvre à 9 heures 30.
L’accusé n’est toujours pas au box. L’attente va durer 10 minutes avant qu’il n’arrive encadré par sept policiers. D’emblée ses avocats, Me Tayeb Belarif et Amine Sidhoum, avocats de l’auteur présumé de l’assassinat de Ali Tounsi, présentent une liste de douze témoins à convoquer composée des experts ayant établi les rapports de de balistique, de biologie et de psychiatrie, ansi que les trois médecins légistes qui ont effectué l’autopsie, de même que le juge d’instruction et le chef de la BRI (brigade d’intervention et de recherche) qui avait mené l’enquête sur l’assassinat.

Le juge :  » je la veu avec la filiation de chacun, lance le juge. Il s’ennerve en voyant Me Sidhoum la présenter au greffier. Le procureur général :  » la programmation de cette affaire a été faite au mois de décembre dernier. Pourquoi les avocats présentent la liste trois jours seulement avant le procès ? Ils auraient du le faire avant.

En plus ce sont eux qui ont notifié les convocations aux témoins. Ce ne sont pas les avocats qui décident. La loi le permet, mais c’est souvent le parquet, partie prenante, qui s’en charge. Je vous demande de ne pas prendre compte de cette demande…, dit-il. Me Belarif, n’est pas de cet avis.

Il estime avoir agit dans le cadre de la loi en envoyant la liste, cinq jours avant le procès, et que le parquet général a lui-même notifié les convocations aux témoins la veille du procès. L’arrêt de la cour suprême donne droit à l’accusé de faire appel à tout expert qu’il estime important à entendre. Les convocations se font par huissier de justice et rien ne l’interdit. C’est notre liste nous tenons à est-ce qu’elle soit acceptée…». La déclaration tourne au vinaigre et le juge lève l’audience pour cinq minutes. Il décide d’accepter la demande en précisant au procureur général, de faire en sorte que les personnes convoquées soient présentes. Il fait l’appel des témoins, une quarantaine, dont sept étaient absents, avant de les sommer de quitter la salle. Après la composition du jury, et la lecture des 54 pages de l’arrêt de renvoi, le président demande à l’accusé de se défendre. Oultache, agé de 72 ans, et natif de Chelghoum Al Aid, à Mila, toujours, entouré par ses sept gardes, s’avance difficilement vers la barre.

« Vous dribler beaucoup»

Le juge met à sa disposition une chaise. Il est déjà 13 heures 40.  » Mr le juge, en écoutant le greffier j’ai remarqué qu’il a occulté des choses très importantes que j’ai déclarées au sujet du défunt…., souligne l’accusé, avant que le président ne lui précise qu’il aura l’occasion de le faire durant l’interrogatoire.  » Je suis pilote de ligne et j’ai été au maquis à l’age de 16 ans. J’ai étudié en Egype, aux états unis et en russie, déclare Oultache avant que le président ne l’interrompt. J’ai atteint le grade de colonel de l’armée de l’air et j’ai pris ma retraite à 54 ans…, dit-il avant que le juge ne l’interrompt.  » Une retraite à 54 ans. Vous étiez jeune non ?, lance le président.  » J’étais un peu difficil. Je n’acceptais pas tout…, réplique l’accusé et le juge avec le sourir répond :  » vous driblez beaucoup. Si vous vous limitiez à jouer vous n’auriez pas la retraite. L’accusé se retrouve :  » exactement. C’est la vérité.

A cet age et avec mon grade ou il faut aller vers le grade de général, ou il faut quitter. Le juge  » que voulez-vous dire ?. L’accusé :  » ou il faut être du genre oui sidi ou il faut partir. Le juge  » vous ne disiez jamais oui sidi ?. L’accusé :  » jamais. Dans ma vie j’ai toujours été exemplaire. Le président lui demande s’il a été poursuivi, et Oultache dit non, avant que le magistrat ne lui rappelle l’affaire des marchés des équipements informatiques, pour laquelle il a écopé d’ujne peine de 7 ans.  » Vous avez été condamné pour corruption…, lance le juge. L’accusé :  » mais cette affaire est liée à celle-ci, ils ont voulu me créer un alibi. Ils ont tout fomenté…. Le magistrat lui demande de parler avec respect, avant de l’interroger sur l’arme qu’il portait sur lui et qui a servi lors de l’assassinat de Ali Tounsi. Le juge : » avez-vous un permis de port d’armes,. Oultache :  » j’ai ma carte professionnelle de commissaire divisionnaire et ma carte d’identité…. Le juge insiste :  » donnez moi l’autorisation et je vous acquitte pour cette accusation. Oultache :  » je n’ai pas besoin d’une autorisation…. Le président :  » cela ne vous donne pas le droit d’avoir une arme sans permis.

L’accusé ne cesse de répéter qu’il n’a pas besoin d’une telle autorisation arguant du fait qu’il s’agit selon lui, d’une arme personnelle et non pas professionnelle.  » je l’ai achetée. La sureté nationale ne m’a pas donné d’armes. J’ai acheté les armes comme je peux même acheter des avions. Le juge :  » vous être un hors la loi alors ?. L’accusé : je suis respectueux de la loi. Le juge :  » si la police vous arrête comment allez vous vous défendre ?. L’accusé :  » j’ai déjà été arrêté à des barrages de la gendarmerie et je leur ai montré ma carte professionnelle. Je suis passé… N’ayant pas pu avoir de réponse, le magistrat passe à l’assassinat et demande à Oultache de s’expliquer.

 » Pourquoi je vais le tuer ? Il n’y a entre nous ni des histoires de fmmes ni d’argent. Le juge s’offusque :  » pourquoi les femmes peuvent susciter des crimes ?. L’accsué :  » je ne l’ai pas tué…. Le président :  » qui l’a tué ?. Oultache :  » ce sont eux. Le juge :  » Ce n’est pas ce que vous avez dit au juge d’instruction…. L’accusé :  » de quel juge parlez-vous ? Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé Oultache «je n’ai pas tué Ali Tounsi»
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair