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On vous le dit

Publié le 13/08/2016, par dans Non classé.

Ils vivent en plein milieu des Etats-Unis, tout est donc de leur faute

Leur adresse correspond approximativement au point géographique marquant le milieu exact des Etats-Unis. Et pour cette raison, une société internet renvoyait par défaut toutes sortes d’alertes et de plaintes vers un couple du Kansas ayant décidé de porter l’affaire en justice. « Le scénario s’est répété un nombre incalculable de fois», selon Me Randall Rathbun, l’avocat de James et Theresa Arnold: des agents frappaient à la porte de leur ferme plantée au beau milieu du Kansas « à la recherche d’un enfant fugueur, d’une personne disparue, de preuves d’une fraude informatique ou après une alerte pour tentative de suicide». Les Arnold avaient déménagé il y a cinq ans dans cette propriété rurale du comté de Butler, non loin de Potwin, une bourgade de moins de 500 habitants. Dès la première semaine, le couple « extrêmement timide» et réfractaire aux interviews, a subi ces visites incessantes et leur lot de « détresse émotionnelle, peur pour leur sécurité et humiliation», a affirmé l’avocat dans des documents présentés la semaine dernière à un tribunal fédéral.

Des cercueils en carton au Venezuela

Quand son frère est décédé il y a un mois, Miriam Navarro a eu besoin que ses voisins se cotisent pour l’aider à payer le cercueil, un bien désormais inaccessible pour beaucoup au Venezuela, pays plongé dans une grave crise économique. « J’étais effondrée. Je n’avais pas l’importante somme d’argent que demandaient les pompes funèbres», raconte cette femme au foyer de 66 ans, dans sa maison encore en construction de Maracay, à 105 kilomètres de Caracas. « Sans l’aide du voisinage, j’aurais eu à l’enterrer dans la cour de la maison», affirme-t-elle. Grâce à l’argent collecté, elle a pu acheter un cercueil fabriqué par un menuisier de son quartier, Ronald Martinez, mais elle a dû choisir l’option la moins chère, en MDF, matériel comprimé fait de sciure et de résine. Comme elle, de nombreux Vénézuéliens peinent à affronter les coûts élevés d’un enterrement : certains optent pour la crémation pour éviter de payer un emplacement dans le cimetière, d’autres se contentent d’un cercueil en carton-pâte ou réduisent la période de veillée mortuaire de 24 à huit, quatre voire deux heures.

En Equateur, les débuts hésitants du paiement par téléphone mobile

Dans une cafétéria du centre de Quito, Alejandra Arias règle ses consommations avec une simplicité étonnante: elle appuie sur un bouton de son téléphone mobile, une technologie encore balbutiante en Equateur, où elle suscite une certaine méfiance. « C’est beaucoup plus pratique et en plus on n’a pas besoin d’avoir la monnaie», se réjouit cette étudiante, qui reçoit sur l’écran de son téléphone la confirmation du paiement de 1,95 dollar – l’économie de l’Equateur étant dollarisée depuis 2000 – ainsi que la référence de l’établissement, « Don Polito». Alejandra est l’une des rares Equatoriennes à utiliser ce système, malgré les efforts du gouvernement pour le promouvoir. Ses adversaires y voient une tactique de l’Etat pour récupérer des liquidités dans un moment de récession liée à la chute des cours du pétrole. Né en Afrique, le paiement par téléphone mobile, validé par des institutions financières comme la Banque mondiale, est bien implanté dans les pays en développement, marqués par l’insécurité et une faible bancarisation. Pour l’utiliser, un simple téléphone avec carte sim suffit.

Un artiste doit prouver à la justice qu’il n’est pas l’auteur d’un tableau

C’est peut-être l’un des procès les plus étranges de l’histoire moderne de l’art : un célèbre peintre britannique doit prouver à un tribunal américain qu’il n’a pas peint une toile. Robert Fletcher, un gardien de prison canadien à la retraite, affirme détenir une peinture de Peter Doig, artiste de renommée internationale dont les tableaux d’art contemporain se vendent à plusieurs millions de dollars. Mais ce dernier nie tout lien de parenté avec la toile. Il revient donc à un juge de l’Illinois de déterminer, au terme d’un procès en cours qui doit prendre fin vendredi, s’il s’agit d’une arnaque ou si l’artiste tente de cacher un passé obscur. Robert Fletcher, qui a porté plainte en 2013 contre le peintre, affirme être passé à côté d’une précieuse vente et demande des dommages et intérêts, ainsi qu’une reconnaissance de l’authenticité du tableau. La peinture, représentant un canoë blanc dans un marais, pourrait valoir des millions de dollars si elle est bien la griffe de Peter Doig, contre quelques dizaines de milliers de dollars si sa paternité est discutée. Le retraité jure que les deux hommes se sont déjà rencontrés au Canada en 1976. A l’époque, il aurait acheté l’œuvre pour la modique somme de 100 dollars à l’artiste dont le nom était orthographié « Doige», et non Doig. Lire la suite

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