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On vous le dit

Publié le 07/04/2016, par dans Non classé.

Les retraités augmentés de… 2,5 %

Temps durs pour les travailleurs retraités. Le pléonasme n’est pas de trop au pays des Khelil/Bouchouareb et autres grands collectionneurs de retraites offshore et de parachutes dorés. Pour cette année 2016, les deux millions et demi de retraités auront droit à 2,5 % ! Ce taux, modique et frisant la diffamation des années de labeur, n’est évidemment pas celui des gracieux pots-de-vin et commissions encaissables sous le soleil des paradis fiscaux ! Non, ces 2,5 % renvoient au taux de la revalorisation des pensions et allocations de retraite, qui sera vraisemblablement annoncé par le ministre El Ghazi himself, ce 1 er mai, à l’occasion de la Fête du travail. « C’est une insulte aux retraités», se désole un ancien de la Fédération des retraités.

La décision, prise en amont par le ministre du Travail, aurait été entérinée, sans panache, par les dignitaires de la fédération. « Non seulement ils ne se sont pas opposés à cette décision, mais ils ont cosigné avec les responsables de la Caisse nationale des retraites — dont la trésorerie est dans un état critique — un PV dans lequel les 2,5% passent pour une revendication de la fédération.» De 12,5% d’augmentation en 2014 à 5% en 2015, la revalorisation des pensions s’est réduite à 2,5% par ces temps de crise et d’austérité applicable aux petites gens aux petits revenus. « Cela représente à peu près 500 DA de plus pour un retraité avec une pension de 20 000 DA/mois», précise notre interlocuteur.

En lieu et place d’une indexation évolutive des retraites sur les niveaux de salaires réels alloués aux travailleurs en activité (selon le grade et la fonction de chacun à la date de sortie en retraite), les pensions, indexées sur le taux d’inflation officielle — qui est de 4%, comme décrété par le gouvernement — ne résistent pas à l’épreuve de l’inflation réelle galopante, arborant un taux à deux chiffres, selon des experts. A moins d’un revirement miraculeux, le gouvernement Sellal — qui a eu déjà à annoncer la mauvaise nouvelle de l’abrogation prochaine du dispositif de retraite anticipée — continuera à dispenser ses minables retraites à son laborieux peuple et de gros bakhchich et des primes à l’impunité à ses membres.

Mesures d’aide aux cotisants à la Casnos

Le décret exécutif n°15-289 du 14 novembre 2015, relatif à la sécurité sociale des personnes non salariées exerçant une activité pour leur propre compte (n°61) a prorogé les délais de paiement pour le secteur non agricole au 30 juin et pour les non-salariés du secteur agricole au 30 septembre. La Casnos prévoit la possibilité d’un fractionnement de la cotisation annuelle, par échéancier, pour certaines activités.

Des facilitations sont accordées pour la régularisation de la situation par paiement échelonné des cotisations antérieures selon les capacités financières des débiteurs. L’assiette de cotisation maximale est élevée de huit à vingt fois le montant annuel du SNMG. Il est possible de valider des années de cotisations de rachat pour toute personne exerçant une activité non salariée ayant atteint l’âge de la retraite n’a pas réuni les conditions d’années de cotisations exigées. Par ailleurs, la Casnos a mis en place un club de presse pour se rapprocher de ses cotisants.

Des émeutiers brûlent le véhicule du président de l’APC

Après des menaces proférées depuis quelques mois, des jeunes émeutiers à Beni Abbès (240 km au sud de Béchar) sont passés à l’acte avant-hier. Ils ont commencé par brûler le véhicule du président de l’Assemblée populaire communale avant de s’attaquer au nouveau siège de la wilaya déléguée en brisant quelques vitres de l’édifice. Les émeutiers ont été neutralisés par les éléments de la Sûreté nationale. Ces jeunes protestataires réclamaient des emplois, qui sont rares dans cette petite localité touristique de 14 000 habitants.

Ils avaient acquis des camions de transport auprès de l’Ansej, rapporte-t-on, mais ne trouvent pas de débouchés sur place. Notre source indique que ces transporteurs s’estiment lésés et surtout exclus du bénéfice des marchés publics réservés à des entreprises locales. Mais cette exclusion a trouvé son paroxysme avec le refus, souligne-t-on, de la commune d’autoriser ces camionneurs à procéder à l’enlèvement du sable de l’oued de Beni Abbès pour le commercialiser à des entreprises locales. Lire la suite

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