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Nouveaux manuels scolaires : 25 éditeurs publics et privés en lice

Publié le 18/09/2016, par dans Non classé.

Quelque 25 éditeurs publics et privés ont déposé leurs candidatures pour l’avis d’appel d’offres ouvert, jeudi dernier, pour l’édition de récents manuels de deux nouveaux paliers, apprend-on d’une source au ministère de l’Education nationale.
Ces manuels concernent le palier primaire (3e et 4e AP) et la 2e année moyenne, avec les changements prévus dans le cadre de l’application de la deuxième génération des programmes. Un référencement des illustrations, cartes et autres documents cartographiques sera adopté à la confection des nouveaux manuels. Le référencement implique les services des ministères des Moudjahidine, des Affaires religieuses, de la Culture et de l’Institut national de cartographie, pour l’évaluation des contenus et illustrations portés dans ces ouvrages, précise la même source.

L’Etat a décidé de supprimer le monopole sur la production du manuel scolaire en 2008, conformément à la loi sur l’orientation de l’Education nationale. Avant, le ministère de l’Education avait l’autorité de la production et de la gestion de tout le processus de la confection et de la réalisation de ces livres, explique-t-on au niveau du ministère de l’Education, « en vue d’impliquer les compétences nationale», comme objectif fixé par la législation en vigueur. Ainsi, le ministère n’est plus éditeur du manuel qui est un document agréé, mais « pas officiel». Le ministère fixe les grandes lignes du contenu et délivre l’agrément et est chargé de la distribution, selon la même loi.
La ministre de l’Education, Nouria Benghebrit, précise la même source, n’a pas souhaité une « libération sauvage et anarchique» du manuel et a décidé d’appliquer les décisions de cette législation par étape.

C’est ainsi que la production et l’édition des manuels du primaire sont toujours sous le monopole du ministère de l’Education à travers l’Office national des publications scolaires (ONPS), contrairement à ceux du moyen et du secondaire totalement libérés de ce monopole, explique notre source, ajoutant que « le ministère procède à l’homologation de ces ouvrages», à travers l’évaluation du contenu et de sa forme. Un cahier des charges fixé par l’Institut national de recherche en éducation (INRE), sous la tutelle du ministère de l’Education, définit les caractéristiques de l’ouvrage, les grandes lignes à respecter dans la réalisation du contenu du manuel, à travers la commission d’homologation et d’évaluation composée d’académiciens, d’inspecteurs, de pédagogues, d’universitaires et d’enseignants.

Cette commission a aussi la charge d’évaluer les aspects techniques liés à la confection du manuel, notamment la toxicité des composants, la qualité du papier, des couleurs, le poids du livre… La commission veille également sur le respect des dispositions de la loi sur l’orientation de l’éducation nationale de 2008, notamment en ce qui concerne l’égalité des genres, le respect des religions et l’intégration de 80% de textes et d’auteurs algériens. « Le travail d’évaluation devait se faire en amont et en aval, c’est-à-dire avant et après la publication de l’ouvrage», explique la même source. L’enquête ouverte sur l’erreur contenue dans le livre de géographie permettra de situer la responsabilité des intervenants sur la chaîne, de la conception à l’impression.

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