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Nouveau modèle de croissance économique : Des ambitions et des obstacles

Publié le 12/04/2017, par dans Non classé.

Le nouveau modèle de croissance économique, dont les détails ont été dévoilés avant-hier par le ministère des Finances, fixe des objectifs économiques et budgétaires pour le moins ambitieux, sans indiquer concrètement les moyens d’y parvenir.
Le nouveau modèle de croissance économique, dont les détails ont été dévoilés avant-hier par le ministère des Finances, fixe des objectifs économiques et budgétaires pour le moins ambitieux, sans en indiquer concrètement les moyens d’y parvenir. Mis en avant depuis près de deux ans, en réponse notamment à la crise financière née de la chute des prix du pétrole, cette nouvelle démarche, restée longtemps sans contours, avait fait, rappelle-t-on, l’objet d’un débat au cours de la 19e rencontre tripartite gouvernement-UGTA-patronat, qui s’est déroulée en juin 2016.

Approuvé unanimement par le gouvernement et ses partenaires patronal et syndical, ce projet de stratégie économique avait été adopté officiellement un mois plus tard par le Conseil des ministres, tandis que son contenu n’a été précisé que depuis lundi dernier à travers un résumé publié sur le site internet du ministère des Finances.

Faisant la part belle aux nouvelles politiques budgétaire et fiscale à favoriser, en substitution aux ressources de la fiscalité pétrolière qui ont connu une érosion drastique ces deux dernières années, le nouveau modèle de croissance se fixe ainsi, entre autres objectifs, de faire progresser les recettes fiscales de « 11% par an en vue de couvrir progressivement les dépenses de fonctionnement à hauteur de 84% en 2019, contre 47% en 2014».

Pour ce faire, le gouvernement table notamment sur l’accélération de la modernisation administrative, l’instauration d’un numéro d’identifiant commun des entreprises pour faciliter les transactions électroniques, un meilleur recouvrement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur certains produits de luxe importés, ainsi que l’amélioration de la fiscalité locale à travers l’encouragement de l’impôt foncier.

Dans le même ordre d’idées, la nouvelle feuille de route économique, qui déroule une politique budgétaire pluriannuelle, évoque une stabilisation des dépenses budgétaires aussi bien de fonctionnement que d’équipement à un niveau global ne dépassant pas les 7000 milliards de dinars par an en termes de décaissements.

Au plan des équilibres extérieurs, la nouvelle démarche prônée par les pouvoirs publics pour redresser les fondamentaux économiques n’est pas moins ambitieuse par ses objectifs, alors qu’elle reste plutôt avare en termes de projections sur l’évolution du contexte énergétique mondial et sur les moyens à mettre en œuvre pour amorcer une inversion du solde du compte extérieur.

C’est ainsi qu’il est prévu, à travers le nouveau modèle de croissance, un excédent de 2,2 milliards de dollars du solde de la balance des paiements dès 2019, alors que celle-ci, faut-il le rappeler, a vu son déficit se creuser de manière brutale en raison de la chute du baril, en passant de 1,32 milliard de dollars au premier semestre de 2014 à près de 28 milliards de dollars à fin 2015, selon les chiffres de la Banque d’Algérie.

Quoi qu’il en soit, le nouveau modèle de croissance (lire le document du ministère des Finances en pages 8 et 9) énumère certes des objectifs de diversification économique et de réajustements budgétaires à la fois nécessaires et ambitieux, mais ne reste pas moins équivoque et indécis sur les modes opératoires et les mesures concrètes que le gouvernement prévoit de mettre en œuvre pour passer d’un modèle économique basé sur la rente à une croissance tirée par l’entreprise et le marché.
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