formats

Nous sommes loin d’avoir découvert tout le pétrole et le gaz conventionnels que recèle l’Algérie

Publié le 06/10/2017, par dans Non classé.

Il ne faut pas seulement renoncer à investir dans le gaz de schiste, mais il faut constituer tout un lobbying, à l’échelle internationale, pour arrêter le massacre.
Le développement de cette filière va influer très négativement (c’est déjà le cas) sur les prix de vente du gaz conventionnel et diminuer de moitié la valeur du gaz de Hassi R’mel. Tous les pays où la démocratie n’est pas un vain mot ont décrété un moratoire portant sur les techniques de fracturation hydraulique. Le risque zéro n’est pas garanti quant à la pollution des nappes d’eau souterraines, point de gaz ou de pétrole de schistes.

Si nous avions entamé alors un programme de restructuration en profondeur de notre politique économique, nous aurions commencé aujourd’hui à apprécier les multiples bénéfices d’une sortie du piège de la rente. Je pense qu’il faut absolument décréter un moratoire à long terme sur le développement des hydrocarbures non conventionnels. La nappe albienne et la rente agricole d’un Sahara enfin vert valent mieux que les appétits de compagnies étrangères interdites de shale gaz dans leurs pays.

En matière de sécurité énergétique, nous devons savoir que nous sommes loin d’avoir découvert tout le pétrole et le gaz conventionnels que recèlent nos bassins sédimentaires (3 fois la superficie de la France). La moyenne mondiale des forages d’exploration est de 130 puits /10 000 km2 alors qu’elle n’est que d’une dizaine en Algérie. Nous avons l’un des gisements d’énergie solaire parmi les plus importants au monde, complètement négligé à ce jour, un crime. Notre parc de centrales électriques est ridicule.

Il est composé en grande majorité de turbines à gaz (30% de rendement), alors que la norme mondiale est de 60% de rendement grâce aux centrales à cycle combiné. Nous devons rapidement mettre en place une stratégie de sortie du diesel, modifier la loi sur les hydrocarbures et régler la question de l’instabilité juridique et fiscale, fruit de la gestion Khelil.

Il faut développer massivement les centrales solaires thermiques et le photovoltaïque dans le secteur résidentiel et des services, mettre en place un cadre contraignant de construction d’un bâtiment économe en énergie et compenser les surcoûts induits pour le secteur du bâtiment par un transfert partiel des économies ainsi réalisées par le secteur de l’énergie.
Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé Nous sommes loin d’avoir découvert tout le pétrole et le gaz conventionnels que recèle l’Algérie
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair