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«Nous enregistrons quelque 4000 morts chaque année sur les routes»

Publié le 02/04/2016, par dans Non classé.

Quel est le bilan des accidents depuis le début de l’hiver ?

Depuis le début de la saison hivernale, durant la période allant du 24 décembre au 19 mars, nos services sont intervenus 22 273 fois dans 11 984 accidentsqui sont à l’origine de 13 642 blessés et 462 décès. Il est vrai que le nombre des accidents et des blessés est toujours en hausse. Depuis quelques années, nous enregistrons une moyenne annuelle de 4000 morts. Un chiffre lourd, mais tout de même stable.

Croyez-vous que les mauvaises conditions climatiques soient à l’origine des bilans élevés de ces dernières semaines ?

Elles n’en sont pas à l’origine, mais sont plutôt un facteur aggravant. Le manque de visibilité en est l’une des causes, s’y ajoute la chaussée glissante qui provoque le phénomène d' »aquaplaning», c’est-à-dire que le véhicule au moment du freinage ne se comporte pas de la même manière qu’en temps sec ; la distance de freinage est rallongée de 4 à 5 mètres, soit une douzaine de mètres pour freiner son véhicule en temps de pluie afin d’éviter un accident. Le non-respect de la distance de sécurité est aussi un facteur favorisant les carambolages fréquents ces derniers temps. Certains conducteurs n’ont pas l’habitude de conduire sur le verglas et, malheureusement, manquent de formation. Ils savent manipuler un véhicule, mais sont loin de maîtriser l’art de la conduite.

Que faut-il faire pour remédier à cela ?

Il faut que les auto-écoles s’y mettent réellement et se dotent de simulateurs pour que les conducteurs aient un minimum de compétences et de connaissances sur la conduite en temps pluvieux, neigeux ou sous un vent de sable. Cela aiderait sensiblement à faire baisser le nombre de drames routiers suite aux mauvaises conditions climatiques. Nous devons aussi, avant d’initier une diminution, stabiliser ces bilans et éviter au maximum la hausse.

Cela, bien sûr, nécessite tout un travail, à commencer par les campagnes de sensibilisation et leur continuité. Revoir la consistance de ces campagnes et leur méthode est une urgence. Le pari actuel est de convaincre le conducteur que le code de la route n’est pas là pour limiter sa liberté, mais pour le protéger. Nous devons aussi améliorer sans cesse le cadre juridique et les aspects liés au contrôle technique, à l’état des routes et aux systèmes de signalisation. Il faut tout remettre en question pour espérer arriver à un résultat. L’exemple de la Suède est plus que convaincant.

Entre temps, nous ne cessons d’appeler à la prudence et à la vigilance. La prise de conscience des citoyens reste la clé de la diminution de l’hécatombe routière. Lire la suite

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