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«Nous allons faire appel»

Publié le 23/04/2016, par dans Non classé.

Jay Strongwater est l’avocat commis d’office de Hamza Bendelladj qui vient d’être condamné à 15 ans de prison ferme. Membre du barreau de Géorgie (Etats-Unis), son cabinet est basé à Atlanta. Il répond aux questions d’El Watan.
Quels sont les arguments des procureurs américains contre Hamza Bendelladj qui ont mené à cette condamnation ?

Les procureurs ont estimé le nombre d’ordinateurs infectés à plusieurs millions avec un coût moyen de réparation de 150 dollars par machine. Dans l’ordinateur de mon client, ils ont trouvé plus de 400 000 comptes estimés à 500 dollars chacun. Et aucune circonstance atténuante ne lui a été accordée.

Quels sont vos contre-arguments ?

Pour nous, l’emploi du virus SpyEye et l’utilisation des brèches de sécurité dans les systèmes de données des grands magasins sont deux choses distinctes. Notre expert l’a démontré devant la cour. Un bon pourcentage des cartes de crédit obtenues par Hamza Bendelladj étaient expirées. En plus, les antivirus bon marché peuvent facilement supprimer le cheval de Troie SpyEye. Leur coût est minime et très loin de l’estimation du gouvernement.

Hamza Bendelladj faisait partie des clients d’Aleksandr Panin (le créateur du virus), qui en avait plus de 150. Il y avait plusieurs versions de SpyEye, dont quelques-unes seulement liées à mon client. Et le gouvernement n’a apporté aucune preuve que celui-ci a réalisé des gains ou des profits.

Allez-vous faire appel ?

Oui. Nous avons 14 jours pour le faire. Le processus peut prendre de 12 à 18 mois.

Pourquoi le hacker algérien a-t-il écopé d’une peine plus lourde que le Russe qui a créé le virus SpyEye ?

Alexandr Panin s’est présenté comme un développeur qui n’a gagné aucun sou. Il y avait une entente avec les procureurs : en échange de sa coopération, ils ont requis une peine plus légère contre lui. Comme je l’ai dit, Hamza était l’un des 150 clients de Panin.

Il y a plus de 80 versions du virus SpyEye. Le gouvernement n’a apporté aucune preuve quant à la version qu’aurait utilisée Hamza.

Mais Bendelladj aurait développé sa propre version de SpyEye…

Oui, le gouvernement a démontré en cour que Hamza Bendelladj a développé des « add ons» (ajouts) à SpyEye.

Pourquoi aucune somme d’argent n’a été réclamée au hacker algérien ?

Il n’y a aucune raison pour cela, puisque l’Etat n’a subi aucune perte. En plus, il n’y a, virtuellement, aucune possibilié de récupérer quoi que ce soit de Hamza Bendelladj.

Pourra-t-il espérer être libéré avant 15 ans ?

Il faut qu’il passé au moins 85% de la peine en prison. Mais comme il n’est pas citoyen américain, il ne pourra pas bénéficier d’autres remises de peine. A la fin, il sera expulsé vers l’Algérie. Lire la suite

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