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Nouri et Belaïb : les aveux de faiblesse du gouvernement

Publié le 22/09/2016, par dans Non classé.

Des membres du gouvernement sont réduits à pousser des plaintes au lieu d’agir et de prendre des mesures fermes pour faire appliquer la loi.
Deux ministres se sont succédés ces dernières semaines, pour dénoncer des pratiques illégales. Le ministre de l’Environnement Abdelouahab Nouri a révélé une affaire de détournement de terres à Dounia Parc (Alger). Bakhti Belaib, ministre du Commerce, s’est plaint des pressions dont font l’objet les cadres de son département de la part d’importateurs véreux.

Ce genre de nouvelles est de nature à étonner les simples citoyens qui subissent quotidiennement les abus de pouvoir des autorités et le diktat des sous-fifres de l’administration publique. Ainsi, des membres du gouvernement sont réduits à pousser des plaintes au lieu d’agir et de prendre des mesures fermes pour faire appliquer la loi, du moins celles concernant leurs secteurs respectifs.

Les déclarations de ces deux ministres – que certains qualifient de  » courageuses » dans la mesure où elles risquent de leur coûter leurs postes- sont un aveu de faiblesse du gouvernement et de l’Etat dans son ensemble, face à la délinquance économique.

Les proches de l’équipe au pouvoir ne cessent de répéter, par la voix du SG du FLN notamment, que la mise à la retraite de l’ancien chef du DRS, le général Toufik, a mis fin à l’ère de  » l’Etat dans l’Etat ». Mais la portée de ces propos est aussi limitée que les calculs étroits d’un chef de parti qui quémande faveurs et protection auprès de la Présidence. Car, dans les faits, les révélations de Belaib et Nouri montrent que les changements dans les postes de responsabilité ne font que modifier la liste des bénéficiaires de cette situation de non droit.

Quant à la Justice, très prompte quand il s’agit de condamner des activistes sur les réseaux sociaux, elle demeure entièrement impuissante devant les grands bonnets de l’import-import et du foncier. La question de l’indépendance de la Justice remet sur le tapis celles relatives à la séparation des pouvoirs et à la mise en place d’un système politique démocratique en Algérie.

En substance, si l’Etat est incapable de lutter contre ces fléaux, c’est parce que ses représentants souffrent d’un déficit de légitimité.

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